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EMOR - SPECIAL TSNIOUT - n°26

Samedi 5 mai 2007- 17 Iyar 5767 Entrée de Chabbat : 20h51 Sortie de Chabbat : 22h06

Nefesh Yehudi

La feuille de la princesse----------

La Tsniout : Comme une Rose entre les Épines

La Tsniout souvent traduite par « pudeur » est en réalité la clé de la vie spirituelle de la femme et de la jeune fille juives.

Bien souvent considéré comme un « code vestimentaire » (important, certes) elle concerne pourtant tous les domaines de notre vie. Si l'on analyse le rôle de la femme juive à travers notre Histoire, on remarque qu'il a été prépondérant et que sa part dans la Torah est immense. Par exemple c'est grâce aux « femmes vertueuses » de l'époque que nous avons mérité de sortir d'Egypte pour former un peuple. De même lors du don de la Torah Hachem dit à Moché de la transmettre en commençant par l'enseigner « à la maison de Yaacov » : c'est-à-dire aux femmes. Les Imaot (Matriarches) vont inspirer la femme juive et lui servir de modèles à travers toutes les générations. Le Midrach enseigne à propos de Sarah qu'elle était l'une des plus belles femmes du monde. En effet, il est écrit qu'avant d'entrer en Egypte, Avraham « craignit » pour Sarah tant elle était belle. Il lui dit « je sais maintenant que tu es une belle femme » (Béréchit 12, 11). Rachi explique qu'il ne s'était jamais rendu compte à quel point elle était belle tant ils étaient Tsnouyim (pudiques) tous les deux. 1. 2. La première évocation de la beauté est exprimée à travers la Tsniout d'Avraham et de Sarah, quel est le lien qui unit ces deux notions ? On peut également se demander où trouve-t'on dans la Torah un avertissement quant aux dangers du non respect de la Tsniout ?

1. Pour répondre à la première question, il faut comprendre que si Avraham s'est étonné de la beauté de sa femme c'est que malgré les dizaines d'années passées ensemble, il n'avait pas succombé à l'usure ou à l'habitude qui finit par banaliser la beauté. Le secret dit Rachi c'est la Tsniout (Béréchit 12-11). La nature déprécie et abîme tout ce que l'oeil a l'habitude de regarder. La Tsniout permet à la femme de protéger et de préserver son trésor de beauté et de féminité. En se dévoilant rapidement et en s'exposant sans limite et sans retenue, une femme se prive de son arme la plus puissante « sa noblesse et sa dignité »; elle est victime de la loi implacable de la nature : la lassitude. Le monde moderne voit dans les règles de la Tsniout (pudeur) un moyen visant à porter atteinte à la beauté de la femme. Au nom de cette modernité, des milliers de femmes ont rejeté leur pudeur et leur dignité. Pour la Torah, la Tsniout (pudeur) et la beauté sont complémentaires. L'une des plus belles femmes de la terre, Sarah Iménou, convoitée par les rois de l'époque, était extrêmement Tsnoua (pudique) au point que son propre mari s'étonnait encore de sa « beauté ». Pour revenir au 21éme siècle, il est intéressant de constater que ce qui donne encore de la valeur aux choses c'est leur raréfaction. Si les diamants étaient en vente au kilo au marché comme les pommes de terre, on ne les appellerait pas « pierres précieuses ». Si les tableaux de Renoir, de Picasso et autre peintre célèbre pouvaient s'acquérir en librairie, ils seraient à la portée de toutes les bourses. Tout le monde s'accorde à dire que c'est la difficulté de voir ou de se procurer certaines choses qui justifie leur valeur. Il découle de ce qui précède que le monde moderne ne cherche pas à glorifier la beauté de la femme. La beauté s'achète, se vend, se négocie, s'exploite, s'exporte... On fait d'un chef d'oeuvre un livre de poche et d'un tableau de maître une litho.

Il est regrettable que la femme juive n'ait pas complètement échappé, par son appartenance au peuple élu, à ce phénomène de société. C'est pour nous mettre en garde contre ce qui précède que le Rabbi Falk, dans son ouvrage intitulé Oz Véhadar Lévoucha (son habit est fait de force et de splendeur), s'inspirant d'un verset du Chir Hachirim compare la Bat Israel à une rose. Il est écrit « comme une rose entre les épines, ainsi est ma bien-aimée parmi les filles » (Chir Hachirim 2-2 ). La rose est une fleur particulière : elle est entourée d'épines qui menacent de la blesser voire de la détruire et pourtant ses pétales sont fragiles et ses feuilles sont fines. Sa spécificité est de relever la tête et de la placer au-dessus des épines qui l'entourent. Elle émerge d'entre les ronces et ses pétales et ses feuilles sont préservés. Ce tableau représente la femme juive de notre génération où tout semble se liguer pour l'empêcher de relever la tête sans se blesser par les épines environnantes. Elle doit adopter une conduite qui la protége de la pollution spirituelle dans laquelle elle se trouve; cette conduite c'est la Tsniout ! Elle est discrète, réservée, pudique. Elle a un comportement digne, noble et généreux. Elle donne l'exemple et elle échappe à la Toum'a (impureté) qui l'entoure. La Torah la compare à une « fille de Roi dont l'honneur est son intériorité » (Téhilim 45), et ne doit pas être influencée par le monde extérieur. 2. Il n'y a dans la Torah qu'un seul endroit où il est mentionné qu'une faute a pour conséquence la fuite de la Chékhina (présence divine). Il est écrit dans la paracha Ki Tetsé (Dévarim 23-15), à propos de la sainteté du camp d'Israël : «Et Hachem ne verra pas en toi une forme de nudité, sinon il te quittera ». La faute qui fait fuir la présence divine c'est le dévoilement de la nudité, tandis que la Tsniout la fait revenir. On le voit chez nos Avot (patriarches) et leurs épouses. Ils avaient trois particularités remarquables :

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il y avait une lumière qui restait allumée d'un Chabbat à l'autre dans la tente des matriarches. il y avait de la bérakha (abondance) dans la pâte qu'elles pétrissaient une colonne de nuées divine protégeait leurs tentes. la lumière c'est le symbole de la Torah qu'étudiaient nos Avot (comme il est dit : « car la mitsva est une bougie et la Torah est la lumière »). la brakha venait par le mérite de leur Akhnassat Orh'im (accueil des invités). la colonne de nuée divine protectrice c'est leur Tsniout.

Le Sefer Béer Moché explique par le mérite de quelles Mitsvot ces phénomènes se perpétuaient :

Le respect des lois de la Tsniout est le moyen le plus efficace pour faire résider la Chekhina (présence Divine) au sein d'un foyer, c'est cette présence qui nous protègera et nous assurera la brakha(réussite) dans tous les domaines comme il est dit : « ...Avo élékha oubérakhtikha » «...je viendrai vers toi et je te bénirai » (Chémot 20-24).

Pour la petite histoire...

... Nos sages ont dit... « Toute resplendissante est la fille du Roi dans son intérieur, sa robe est faite d'un tissu d'or » (Tehillim 45,14) « Les Imaot (Matriarches) se distinguèrent en particulier par leur Tsniout, car c'est là que réside l'essentiel des qualités de la femme et sa plus grande élévation » (Maharal de Prague,

Gvourot Hachem ch.60)

Lors de son voyage vers Eretz Israël, le Gaon de Vilna envoya une lettre de H'izouk (encouragement) aux membres de sa famille qui ne l'avaient pas accompagné connue sous le nom de « Igheret haGra ». Dans sa lettre, il avertissait de la nécessité de se préserver de la colère, de la dispute, de la jalousie ainsi que d'autres mauvaises midoth (traits de caractère). Il insista spécialement sur la gravité du Lachone Ara (médisance) et de toutes les avérot (interdits) liées à la parole. A la fin de sa lettre, il adressa ces quelques mots à sa Mère : « ma mère bien-aimée, je sais que tu n'as pas besoin de mon moussar (morale) tant tu es tsenouha (pleine de tsniout...)! » Il nous apparaît ici que la Tsniout a pour vertu d'éloigner toutes les mauvaises tendances inscrites dans la nature des êtres humains.

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Tsniout

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