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HORIZONS

NO 6 - DÉCEMBRE 2010 MAGAZINE DE CIEL GROUP

CIEL Agro-Industry un succès qui dépasse les frontières

Fairways, un produit immobilier innovant à Anahita

MITCO Halifax, un partenariat réussi

s o mmaire

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ÉVÉNEMENT

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CHAIRMAN'S AWARD : Floreal

08

ENTRETIEN

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ERIC DORCHIES : « Faire du Woven

Madagascar se distingue 06

LAGUNA CLOTHING ouvre

Cluster une entité internationale »

DOSSIER

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CIEL AGRO-INDUSTRY, un succès qui dépasse les frontières

une deuxième usine en Inde 07

FAIRWAYS, un produit immobilier

innovant à Anahita 08

THE NEST, le nouveau-né

ZOOM SUR

18

MITCO-HALIFAX, un partenariat

de Fortis Clinique Darné 09

BANK ONE :

réussi Une nouvelle succursale à Rose-Belle

PROFIL/MÉTIERS

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ANAHITA HOMEOWNERS RELATION TEAM, un accompagnement de A à Z

GROS PLAN

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ECO-TOURISME :

PORTRAIT

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CYRIL ROSSE, disponibilité et fiabilité

Les guides, sentinelles de la Vallée de Ferney

10-11

14

20

22

, 4th Floor, Ebène Skies Rue de l'Institut, Ebène, Mauritius Tel: (230) 404 2200 - Fax: (230) 404 2201 www.cielgroup.com - Email: [email protected]

Conception, rédaction, mise en page : Totem Ltd

édito

Chers collègues,

N

09

22

GALEN COURNADIN ET JEAN-YVES PIAT,

porte-drapeaux de Flagstone

PROFIL

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CONSOLIDATED FABRICS LIMITED :

Le bien-être des employés prime

SOCIAL

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ACTOGETHER, un nouvel élan MARIE-LAURE ZISS-PHOKEER,

du journalisme au social 25

CSR : La Fondation Nouveau Regard prête main forte à Ti-Diams ; L'entraide à Lacaz Lespoir ; Anfen traque l'échec scolaire FERNEY TRAIL investit le Domaine

26

de l'Etoile

26

ous terminons avec ce numéro le volet sur l'internationalisation du Groupe CIEL et le dossier qui vous est présenté à cet effet est particulièrement intéressant. Nous avons tenu récemment un conseil d'administration de TPC en Tanzanie où nous avons pu constater la belle performance de cette compagnie qui a connu une vraie « success story ». Cela fait maintenant dix ans que notre partenariat avec le groupe Quartier Français et le Gouvernement de la Tanzanie existe et nous avons été très honorés récemment de recevoir une lettre de félicitations des autorités tanzaniennes pour les immenses progrès accomplis depuis la privatisation de cette entité en l'an 2000. Le travail accompli par toutes les équipes responsables du pôle CIEL Agro-Industry a été exemplaire et je voudrais rendre un hommage particulier à l'équipe de direction de TPC et à son CEO, Robert Baissac, pour avoir su faire face à de nombreux défis depuis notre installation au pied du Kilimanjaro. Je voudrais ici réiterer l'importance de l'esprit d'ouverture dont le Groupe CIEL a su faire preuve au cours de ces récentes années en « internationalisant » ses activités, que ce soit en Tanzanie, en Inde, à Madagascar ou plus récemment au Bangladesh. Cette stratégie se révèle aujourd'hui payante et nous permet de voir l'avenir avec un certain optimisme, même si nous savons que les conditions économiques sur nos principaux marchés restent difficiles. Notre nouvelle usine de chemises « state of the art », à quelques dizaines de kilomètres de Bangalore, en Inde, est également un événement qui mérite d'être mentionné, de même que la tenue de notre cinquième édition du « Chairman's Award for Manufacturing Excellence » à Madagascar où nous sommes maintenant installés depuis vingt ans. Le Groupe CIEL reste toutefois un groupe mauricien à part entière et toutes nos démarches d'internationalisation ne peuvent qu'avoir un effet bénéfique sur nos activités locales, en assurant leur pérennité. Vous trouverez par ailleurs dans ce numéro l'expression de notre capacité à nous réinventer et à faire preuve de créativité ; notre volonté de nous rapprocher de notre clientèle ou encore notre passion à exercer notre métier, quel que soit notre secteur d'activité. Les défis restent nombreux mais nos équipes sont motivées et notre culture d'excellence nous permet d'attaquer la nouvelle année avec courage et détermination de f a ç o n à poursuivre nos efforts d'investissements tant à Maurice qu'à l'étranger. Je saisis l'occasion qui m'est offerte pour vous souhaiter à tous ainsi qu'à vos familles un Joyeux Noël et une excellente année 2011.

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événement

CHAIRMAN'S AWARD FOR MANUFACTURING EXCELLENCE - GARMENTS

Floreal Madagascar se distingue

Floreal Madagascar Usine 1 a remporté le « Chairman's Award for Manufacturing Excellence » et Arnaud Dalais a été décoré par les autorités malgaches.

E

Zoul Jadoo, Factory Manager d' Aquarelle Clothing Ltd Grand-Bois et Eric Dorchies, CEO du Woven Cluster. Vimal Gungadin, Factory Manager de Floreal Knitwear Madagascar Usine 2, Siddick Bocus, Factory Manager de Tropic Knits Maurice et Bertrand Theveneau, Executive Director de Tropic Knits.

xcellence globale, qualité et innovation... Ce sont là les valeurs qui sont récompensées par le Chairman's Award for Manufacturing Excellence, organisé par CIEL Textile à l'intention des différentes unités de confection du groupe. La cérémonie, cette année, s'est tenue le samedi 23 octobre au Centre de Conférences International Ivato à Madagascar. Elle était parrainée par SEM Richard Fienena, ministre de l'Economie et de l'Industrie malgache. Cette édition du Chairman's Award a vu la consécration de Floreal Madagascar Usine 1, sous la direction de Sadeck Takun, qui aura démontré les meilleures qualités sur l'ensemble des critères d'évaluation. Il faut souligner qu'à cette occasion, le Président de CIEL Textile, Arnaud Dalais, a été fait Chevalier de l'Ordre National Malgache par la Haute Autorité de la Transition (HAT). Touché par cette reconnaissance, le Président de CIEL Textile a déclaré : «Cela fait vingt ans que Floréal est à Madagascar et quand j'ai appris que le président de la HAT a voulu m'offrir cette

L'équique gagnante, de Floreal Madagascar Usine 1 porte en triomphe le responsable de l'unité, Sadeck Takun.

décoration, j'ai été heureux. C'est un signe que le pouvoir actuel croit aux entreprises franches.» La remise des Awards est précédée d'une série d'audits menés par les principaux directeurs du groupe dans chacune des 15 unités à Maurice, à Madagascar et en Inde. « Pour CIEL Textile, le Chairman's Award est avant tout une façon de motiver les équipes tout en fixant des objectifs d'excellence élevés pour permettre d'atteindre la satisfaction totale de nos clients à tous les niveaux. Ce n'est pas juste une récompense honorifique mais le résultat d'un audit sérieux mené en interne. Pour le groupe CIEL Textile, c'est un projet qui nous permet de constamment nous améliorer, en maintenant un niveau de motivation élevé et en partageant, entre les différentes unités de production, les connaissances acquises par tout un chacun », précise Arnaud Dalais.

Arnaud Dalais, CEO du Groupe CIEL, a été fait Chevalier de l`Ordre National Malgache. La décoration lui a été remise par SEM Richard Fienena, ministre de l'Economie et de l'Industrie malgache.

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événement

Plusieurs autres Awards ont été remis ce jour-là ­ le Quality Excellence Award, qui récompense l'unité ayant maintenu les meilleurs niveaux de qualité tout au long de l'année, a été remis à Aquarelle Clothing Ltd (Shirts Division) - Tana et Floreal Knitwear Ltd - Madagascar Usine 2. Le Most Improved Factory Award a été remis à Aquarelle Clothing Ltd (Shirts Division) - Grand Bois. Cette récompense est attribuée à l'unité ayant le plus progressé en une année. CIEL Textile a également récompensé le Most Curious Manager pour avoir développé des qualités d'innovation. Vimal Gungadin de Floreal Knitwear Ltd - Madagascar Usine 2 et Girish Jagarnath d'Aquarelle Clothing Ltd (Shirts Division) - Antsirabe se sont en effet distingués. L'Outsourcing Excellence Award a été remis à Pastel Blue. Le Cost Effective Award a été remis à Floreal Knitwear Ltd - Maurice. Enfin, une récompense individuelle a été remise aux meilleurs employés de chacune des unités du groupe, comprenant celles de Maurice,

de Madagascar, et d'Inde, qui était aussi représentée. Harold Mayer, CEO de CIEL Textile, devait noter à cette occasion : « Nous avons été présents à Madagascar pendant la crise de 2002. Et nous continuons à être présents dans la Grande île, nous espérons que le pays va vite retrouver sa voie ». Il évoque également « des équipes motivées et volontaires, qui cherchent à se réinventer constamment pour améliorer leurs performances et par conséquent la compétitivité de leurs produits sur le marché international. »

Sadeck Takun, responsable de Floreal Madagascar Usine 1.

LES QUINZE MEILLEURS EMPLOYÉS

UNITÉS

Aquarelle Clothing Ltd [Shirts Division] - Surinam Aquarelle Clothing Ltd [Shirts Division] - Grand Bois Aquarelle Clothing Ltd [Shirts Division] - Tana Aquarelle Clothing Ltd [Shirts Division] - Antsirabe Aquarelle India [Shirts Division] - India Laguna Jigani Unit [Shirts Division] - India Laguna Kanakapura Unit - India New Island Clothing Limited Tropic Knits Ltd - Reunion 1 Tropic Knits Ltd - Reunion 2 Tropic Knits Ltd - Madagascar TM1 Tropic Knits Ltd - Madagascar TM2 Floreal Knitwear Ltd - Floreal Floreal Knitwear Ltd - Madagascar Usine 1 Floreal Knitwear Ltd - Madagascar Usine 2

NOMS

BAPOO Sunitabye LATOUR Sabina Bibi RAZAFINDRATOANDRO Véronique RAHAJAMAHEFA Tanteliniaina DAKSHAYINI PRAMEELA N. POORNIMA V. PARIDA Dillip DIGUMBAR Radika CHENGADU Vanessa RAKOTOARIVELINA Mahavonisoa Bienvenue MANAMPISOA Iavotra Heriniaina URPATEE Avinash RASOAMBOLANORO Tantely Fenosoa RANDRIANASOLONOMENJANAHARY Haja Gérard

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Les meilleurs employés de CIEL Textile.

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événement

TEXTILE

Laguna Clothing ouvre une deuxième usine en Inde

Construite sur 110 000 pieds carrés à Bangalore, l'usine pourra produire 15 000 chemises haut de gamme quotidiennement. Elle a nécessité un investissement de Rs 80 millions et emploiera plus de 3 000 personnes en 2011.

L

agunaClothing,jointventureà50/50entreCIEL Textile(WovenCluster)etleGruppoTessileMonti SPA (Italie) a lancé sa deuxième usine de fabrication de chemises à Bangalore en juillet dernier. Située dans le village de Seegekote, à environ sept kilomètres de la ville de Kanakapura, avec en toile de fond un paysage pittoresque et apaisant, l'usine s'étend sur 110 000 pieds carrés. Cette installation représente l'un des premiers grands projets de production de vêtements de cette ampleur dans les zones rurales du Karnataka, et est une étape importante pour le développement de la région. Avec une capacité de production de 15 000 chemises haut de gamme par jour, la nouvelle usine de Laguna Clothing devrait employer plus de 3 000 personnes lorsqu'elle aura atteint sa vitesse de croisière en 2011. « Pour l'heure, la production a déjà atteint les 4 500 chemises par jour, explique Sarbajit Ghose, le responsable de

Laguna Clothing. Les opérations à l'usine dépassent déjà nos attentes. »

UNE TECHNOLOGIE DE POINTE

Laguna Clothing dispose déjà d'une usine a Jigni, Bangalore, avec une capacité de 3000 chemises par jour. Cette nouvelle usine vient donc renforcer sa présence sur le marché textile international des chemises classiques haut de gamme. Parmi ses clients, l'on retrouve Charles Tyrwhitt (UK), Banana Republic (US), Dressman (Suede), ainsi que d'autres grandes marques dont Hugo Boss, Thomas Pink (UK), Dillards (US). Laguna Clothing a nécessité un investissement initial de Rs 40 millions de chacun des deux partenaires et cette deuxième usine a été financée sur des fonds propres et des prêts bancaires, sans investissement supplémentaire. Laguna Clothing utilise une technologie de pointe

et a également intégré des caractéristiques écologiques dans la construction de son usine, avec, par exemple, une optimisation de la lumière naturelle et de la ventilation, l'utilisation de l'eau de pluie, le recyclage de l'eau et la régénération de la vapeur. Tous les travailleurs, en majorité des femmes, sont formés en interne, pour fabriquer des produits haut de gamme. La direction a mis à leur disposition des infrastructures de classe internationale, y compris une crèche dédiée aux enfants du personnel, une cafétéria et des installations médicales attachées à l'hôpital local, entre autres. Cette nouvelle usine, conçue pour permettre un rendement optimal de produits de qualité et une performance exceptionnelle en termes de livraison, est appelée à devenir une « référence » en Inde, comparable aux meilleures unités de production au monde.

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événement

DÉVELOPPEMENT

Fairways, un produit immobilier innovant à Anahita

Dix-huit lotissements, donnant sur un somptueux lac ou une forêt, au choix, ont été mis en vente par CIEL Properties. Les clients auront une marge de manoeuvre plus large, en ce qui concerne l'architecture et la décoration.

U

n chez-soi au coeur d'un cadre idyllique et sécurisé, à Anahita... CIEL Properties a lancé un nouveau type de produit, The Fairways, accessible aux Mauriciens. Il s'agit d'un produit immobilier, récemment intégré aux projets IRS du Board of Investment, permettant d'acquérir un terrain en toute propriété, et en concomitance. Les clients peuvent choisir eux-mêmes leurs architectes et leurs décorateurs s'ils ne souhaitent pas faire appel à l'équipe sollicitée par Anahita. Ils auront ainsi une marge de manoeuvre relativement large. Ce projet novateur comprend dix-huit terrains, à cinq minutes de la Place Belgath, le coeur d'Anahita. Une partie des lotissements donne sur la forêt et l'autre avoisine un

somptueux lac. La montagne Bambou ou les fairways 1 et 2 du parcours de golf conçu par Ernie Els offrent un magnifique panorama. Là encore, le choix de son futur environnement revient au client. CIEL Properties, qui assure le développement et la promotion d'Anahita World Class Sanctuary, a tenu à marquer le lancement de ce nouveau concept le 4 septembre dernier. C'est en trois lieux différents du village qu'ont été organisées des activités variées : le Fairways Golf Challenge tenu au Four Seasons Golf Club, un marché artisanal et l'élaboration rapide de plats succulents ont animé, pendant toute une journée, la Place Belgath, où l'ambiance n'a été que plus vivante grâce à l'intervention du Country Jazz Band. Le Golf Club House était la

destination finale. Une remise de prix au coucher du soleil y était organisée : de quoi rendre mémorable le lancement de Fairways.

Un nouveau GM à Anahita The Resort

Le Georges V à Paris, le Royal à Deauville, le Galawa aux Comores et l'Hermitage à la Baule... Ce sont là quelques-unes des plus grandes références du secteur hôtelier mondial, qui figurent au palmarès de Dominique Di Daniel. Anahita The Resort a ainsi nommé une valeur sûre pour le poste de Directeur Général, depuis le premier octobre 2010. Anahita représente, pour ce dernier, la « future génération de complexes hôteliers permettant à nos clients de découvrir l'île Maurice d'une manière différente. » Dominique Di Daniel jouit d'une expérience considérable dans le domaine hôtelier, ayant, durant de nombreuses années, travaillé pour les hôtels The Residence, membre de The Leading Hotels of the World. Pendant cinq ans, il a rempli la fonction de Directeur Général à The Residence de Tunis. Avant cela, et jusqu'en l'an 2000, il occupait le poste d'assistant au Directeur Général à The Residence de l'île Maurice. Le nouveau GM d'Anahita The Resort se dit très heureux de rejoindre l'équipe et est reconnaissant de la confiance placée en lui pour cette fonction de leadership.

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événement

SOINS HIGH-TECH

« The Nest », le nouveau-né de Fortis Clinique Darné

C'est un véritable nid douillet que « The Nest » offre au bébé. Par la même occasion, l'établissement de Floréal met à la disposition de la maman les infrastructures les plus sophistiquées, pour assurer un bon suivi de sa grossesse et un accouchement réussi.

n doux cocon pour les bébés et leur maman. Voilà ce que propose Fortis Clinique Darné grâce à sa nouvelle aile « The Nest », entièrement dédiée à la santé et au bien-être de la mère et de l'enfant. Inauguré le 17 juillet 2010, « The Nest » offre non seulement un service néonatal moderne mais aussi des soins pédiatriques, obstétriques, gynécologiques et une unité de réanimation de manière à assurer une couverture totale de soins. « The Nest est né de cette conviction profonde qu'une mère et son enfant sont des êtres d'exception dont il faut connaître la physiologie, les émotions, les aspirations et les angoisses. Nous voulons ainsi respecter leur zone de confort en matière de santé et de bienêtre », souligne Raj Gore, Chief Operating Officer de Fortis Clinique Darné. Fortis Clinique Darné est la seule clinique privée à disposer d'une unité de réanimation néonatale entièrement fonctionnelle et bénéficiant des technologies les plus avancées. « The Nest » est constitué de l'unité « well-baby », équipée de salles de travail dotées d'équipements performants et de l'unité de réanima-

U

tion néonatale, destinée aux nouveaux-nés présentant des signes de complications. Cette dernière comprend trois niveaux de soins : le premier s'adresse aux enfants atteints de jaunisse à la naissance et qui sont soignés par photothérapie, le deuxième accueille ceux qui souffrent de pathologies légères à guérison rapide ou ceux qui sont en convalescence après un problème sérieux, et le troisième niveau prend en charge les nouveaux-nés dont la survie dépend de soins de haute technologie. Là, ils peuvent être mis sous respiration artificielle de haute fréquence ou peuvent subir des interventions telles que la pause d'un cathéter artériel ou une chirurgie néonatale. « C'est la première fois à Maurice qu'une telle unité de soins avec des services aussi complets et complexes est mise à la disposition des mamans et des bébés. Au-delà de ces soins

aussi pointus technologiquement, cette nouvelle unité leur apporte toute l'attention et tout l'amour dont ils ont besoin à cet instant de leur vie. Nous leur offrons un environnement propice à tisser des liens très forts entre les membres de la famille, le personnel soignant et la clinique en général », rappelle Yajna Seewooruthun, Marketing Officer de Fortis Clinique Darné. L'équipe de néonatologie est aussi aux petits soins avec les prématurés, qu'ils soient « en interne » (ceux qui naissent dans les centres spécialisés de Fortis Clinique Darné) ou « en externe » (ceux qui naissent dans d'autres établissements et qui sont transférés en urgence au centre de soins tertiaires de Fortis Clinique Darné à la suite de complications postnatales). Ils sont admis en service de réanimation, où toutes les fonctions vitales ainsi que leur activité cérébrale sont constamment surveillées. Fortis Clinique Darné dispose aussi d'une ambulance spécialisée en soins néonatals équipée d'incubateur et de respirateur artificiel. Elle assure le transfert des bébés vers n'importe quel point de l'île.

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événement

SERVICES BANCAIRES

Une nouvelle succursale de Bank One à Rose-Belle

B

ank One a inauguré sa nouvelle succursale de Rose-Belle en janvier de cette année-ci, au complexe commercial du Vieux Moulin. Ce changement d'emplacement se justifie par le fait que le centre des affaires de Rose-Belle, se déplaçait petit à petit, mais aussi parce que les anciens locaux devenaient de plus en plus exigus. La nouvelle succursale est spacieuse et dégage une certaine fraîcheur. Elle se caractérise par des nouveautés qui portent la griffe Bank One : un café bien chaud pour les clients, l'Internet gratuit pour tous et une salle d'attente dotée d'un grand écran, de quoi vous donner l'envie de vous y attarder. Le décor est moderne, très tendance : un immense display wall vantant les offres de Bank One, un comptoir pour quatre places assises et un bureau ouvert.

Fait assez rare et qui mérite d'être souligné : le personnel de Bank One Rose-Belle est exclusivement féminin. Quatre femmes qui arborent un joli sourire en permanence, ce qui ne passe pas inaperçu. Bank One se place résolument à l'avant-plan de l'innovation et de la technologie, l'objectif étant d'établir des relations durables avec ses clients. La banque dessert à la fois le marché domestique et international, et offre des solutions financières à tous les segments ­ Retail, Corporate et Private. Celles-ci comprennent les comptes courants et les dépôts, le crédit aux particuliers et aux entreprises, le financement import/export, le marché des capitaux à long terme, aussi bien qu'un bouquet d'autres services innovants. La succursale de Rose-Belle est la quatorzième de Bank One à Maurice.

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grosplan

ECO-TOURISME

Les guides, sentinelles

de laVallée de Ferney

Ils ont pour tâche de faire découvrir aux visiteurs le trésor de faune et de flore que recèle la Vallée de Ferney. Mais au-delà, les guides se sentent investis d'une autre mission : les sensibiliser à la sauvegarde du site.

l est urgent, aujourd'hui plus que jamais, de restaurer et de sauvegarder ce sanctuaire de biodiversité qu'est la Vallée de Ferney. Les guides sont là pour rappeler aux visiteurs les enjeux de cette restauration. En effet, il ne reste que 1,8 % de forêt primaire à Maurice, d'où l'importance de l'éradication de plantes exotiques qui s'y trouvent pour une réhabilitation des plantes endémiques et indigènes. Le défi consiste aussi à réintroduire dans le ciel de Ferney le Pigeon des Mares, la « Grosse Cateau Verte », le Merle Cuisinier, le Coq des Bois et le Cardinal de Maurice en recréant leur habitat naturel. « Il nous incombe aussi de faire partager l'histoire de Maurice en rappelant que ce site attractif est le berceau de Maurice, lieu où débarquèrent les Hollandais et où furent introduits les cerfs de Java et la canne à sucre», souligne Giovanni Latouche, Operations Coordinator de la Vallée de Ferney et responsable de la formation des guides. Après sept ans au sein de la Mauritian Wildlife Foundation (MWF), comme responsable des opérations à l'île aux Aigrettes, il rejoint il y a quatre ans la Vallée de Ferney, dès le début de l'aventure.

I

Il se forge une solide expérience aussi bien théoriquement qu'au contact des scientifiques tels que Jean-Claude Servathian, botaniste et chercheur au MWF. Il bénéficie toujours d'une formation continue, notamment avec Pricila Iranah, coordinatrice de conservation à la Vallée de Ferney. Tel est aussi le cas pour tous les guides qui ne cessent de perfectionner leur passion et de la communiquer aux visiteurs. Sans les guides, identifier une plante n'est pas chose aisée. Mais au-delà de l'aspect pédagogique qu'est la présentation de la flore et de la faune, c'est la personnalité du guide qui fait que le visiteur en ressort content et émerveillé. Il s'assure aussi du bien-être des visiteurs et leur porte assistance si besoin est ; ils sont d'ailleurs habilités à prodiguer les premiers soins. Une visite guidée dure entre une heure et demie et deux heures. Il est aussi désormais possible pour les visiteurs d'effectuer des randonnées libres, munis d'une carte d'orientation, mais ils peuvent toutefois faire appel à des guides postés dans la forêt, tels des repères. La Vallée de Ferney offre aussi des visites en 4x4 avec un guide mais uniquement hors de la zone de conservation.

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grosplan

Patricia Laverdure, une passion grandissante

Un parcours atypique que celui de Patricia Laverdure. Employée comme femme de ménage en 2006 à la Vallée de Ferney, elle est quelquefois sollicitée en accompagnement du guide pour canaliser les grands groupes de marcheurs. Très vite, elle prend goût à ces balades et devient sensible à la nature environnante et c'est tout naturellement qu'un an plus tard, elle obtient les galons de guide. « Je me souviens que chaque jour j'étudiais 5 plantes et ça a fini par payer. A mes débuts en tant que guide, j'avais le trac mais j'ai été bien épaulée par Giovanni et Sandy qui m'ont appris le métier. Je pouvais aussi compter sur les encouragements d'Oumesh Rummun, de François Rousset et de mon mari. Aujourd'hui encore je bénéficie de formations de Giovanni Latouche et de Pricila Iranah. » Cette mère d'une fille de 9 ans est maintenant une excellente guide, appréciée tant pour sa grande sociabilité que pour ses connaissances. La Vallée de Ferney n'a plus de secret pour elle et pourtant, à la fin de chaque sortie, elle en ressort toute émerveillée ; un émerveillement qu'elle partage avec les marcheurs. Et, pour rien au monde Patricia ne délaisserait son métier de guide. « Tant que j'aurai la force de marcher et de gravir des collines, je ferai découvrir cette belle nature aux Mauriciens et aux étrangers. Les guides de la Vallée de Ferney sont là pour rendre la visite vivante et pour apporter une âme à ce site écotouristique. »

Sandy Juhoor, une amoureuse de la nature

Se balader au coeur de la Vallée de Ferney avec Sandy Juhoor est un pur moment de plaisir. Espiègle, extravertie, toujours souriante, elle vous conte les mille particularités des plantes; celle-ci a des vertus médicinales, cellelà est aphrodisiaque. Toujours avec cette touche d'humour qui la caractérise, elle entraîne les randonneurs dans un véritable é c h a n g e . « Je partage mes connaissances mais j'apprends aussi beaucoup des touristes et des Mauriciens. Ce site est un espace récréatif et instructif, un vaste théâtre naturel et les visiteurs sont les acteurs pour la préservation de ce patrimoine mauricien. Je n'hésite pas à les inciter à en parler autour d'eux, plus particulièrement quand ce sont des écoliers et des étudiants qui viennent à la Vallée de Ferney. » Cela fait quatre ans que Sandy ne se lasse pas de répandre cette bonne parole tout en exerçant son métier de guide. Fervent défenseur de la nature, elle devient bénévole, à 16 ans, sur l'île aux Aigrettes au sein de la Mauritian Wildlife Foundation et le sera pendant deux ans. Ses week-ends et les heures après l'école seront ainsi totalement consacrés à sa passion. Cette passion est d'ailleurs partagée par toute la famille avec un père pour qui les plantes n'ont aucun secret et une soeur qui est guide à l'Ile aux Aigrettes. « Peut-être que le fait d'avoir grandi sur la propriété de Riche-enEau y est pour quelque chose. J'accompagnais les adultes à la chasse, je grimpais les collines, j'adorais faire la cueillette des litchis dans les vergers. A la Vallée de Ferney, je suis vraiment dans mon élément. Je ne me vois pas du tout en talons hauts et mini-jupe enfermée dans un bureau. »

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entretien

ERIC DORCHIES, CEO DU WOVEN CLUSTER

«Faire du une entité

Le CEO du Woven Cluster évoque la nécessité d'être présent dans des marchés comme l'Inde et la Chine. Véritables clusters textiles, ces pays offrent au Groupe CIEL la possibilité de faire le plein de clients.

entretien entretien

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PRÉSENTEZ-NOUS LES UNITÉS QUI COMPOSENT LE WOVEN CLUSTER ?

Le Woven Cluster de CIEL Textile se compose d'Aquarelle Clothing, d'Aquarelle India et d'Aquarelle Bangladesh qui sont regroupés sous le Casual Shirts Cluster. New Island Clothing et Laguna Bangalore constituent le Formal Cluster. On compte aussi Pastel Blue, spécialisée dans la confection des vêtements femmes et Consolidated Fabrics Ltd qui fabrique du tissu. Le chiffre d'affaires global de la dernière année financière, close le 30 juin dernier, s'élève à trois milliards de roupies pour le Woven Cluster. La particularité de certaines des usines de Maurice, c'est qu'elles sont accréditées par des organismes internationaux certifiant leur habilitation à fabriquer des tissus à base de coton produit avec un niveau réduit d'engrais et de pesticides. Nous sommes également accrédités à produire des vêtements issus du commerce équitable (Fairtrade) dont la certification garantit d'une bonne traçabilité du fil à la chemise.

LA COMPÉTITIVITÉ ACCRUE DES PRODUCTIONS EN PROVENANCE D'ASIE A INCITÉ AQUARELLE À S'IMPLANTER, IL Y A CINQ ANS DÉJÀ, À BANGALORE. UNE INTERNATIONALISATION QUI CONTINUE ET QUI S'EST AVÉRÉE PAYANTE. QUELLES SONT VOS APPRÉCIATIONS SUR CETTE STRATÉGIE ?

La toute première étape d'internationalisation a été franchie il y a plus de 10 ans avec l'implantation de notre première usine à Madagascar. Le projet de s'orienter vers l'Asie a démarré en 2004 et nous avons commencé la production en mai 2005. Notre stratégie de base est de faire du Woven Cluster une entité globale et internationale et non pas uniquement régionale. L'intérêt pour nous d'aller en Asie, en Inde en particulier, est de positionner l'entreprise dans de véritables clusters textiles. L'industrie textile est beaucoup plus importante en Inde qu'à Maurice et notre présence là-bas nous met sur la route des clients qui peuvent aussi bien bénéficier

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entretien

Woven Cluster internationale»

de l'Inde mais aussi de Maurice et de Madagascar. S'agissant de la dernière année financière, le chiffre d'affaires effectué par l'Inde et le Bangladesh représente 35 % du chiffre d'affaires global. L'objectif est d'atteindre les 50 % dans les deux ans à venir tout en maintenant nos activités régionales. Il n'est pas question ici d'une diminution de capacité au profit de l'Asie mais d'une croissance. On va forcément augmenter notre capacité en Inde et au Bangladesh en démarrant de nouvelles usines dans les régions de Bangalore et de Dhaka dans les 24 mois à venir. Maurice, à Madagascar, en Inde et au Bangladesh, on peut ainsi offrir sous un même toit une solution multipays. En étant ainsi dans plusieurs pays, on répartit les risques, que ce soit la fluctuation des taux de change ou les problèmes politiques. Quand j'étais en Inde, j'ai réalisé qu'on aurait eu un jour ou l'autre des opportunités sur le marché domestique et c'est ce qui est en train de se concrétiser. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que les distributeurs eux-mêmes aillent en Asie et nous demandent de les accompagner dans cette démarche. Là, c'est un positionnement et un concept nouveaux que nous sommes en train de découvrir et nous étudions les opportunités de mettre en place, dans les six mois qui viennent, une petite capacité de production en Chine pour accompagner certains de nos clients pour leur marché chinois. Si nous sommes présents sur les marchés domestiques chinois et indien, « sky will be the limit ». Depuis vingt ans, nous avons orienté tout notre business vers les marchés américain et européen. Aujourd'hui, ce gâteau est à maturité et tout le monde se bat pour prendre les parts de marché de l'autre. L'avenir est dans ce virage qu'on a déjà amorcé.

QU'EN EST-IL DE LA CHINE QUI SEMBLE VOULOIR DOMINER LE MONDE TEXTILE ?

Ce qui se trame dans notre métier, c'est que la Chine a pris une part de marché énorme ces dix dernières années. La plupart de nos clients y achètent près de 50 % de leurs vêtements ; cela, parce que la Chine était très agressive, extrêmement compétitive et très fiable également. Ce pays est arrivé aujourd'hui à un tournant. La main-d'oeuvre commence à manquer, les salaires doivent être révisés à la hausse et le Yuan est sous pression pour une appréciation. De ce fait, il est évident que la Chine de demain ne sera pas celle d'hier. Beaucoup de détaillants sont en train de réviser leur sourcing d'approvisionnement et chercher une solution de remplacement à la Chine. Vu le volume archi-dominant de la Chine, aucun pays ne peut se targuer d'être à lui seul une solution de remplacement à la Chine, même pas l'Inde. Donc, les distributeurs vont devoir transférer une partie du business de la Chine vers différents pays.

DES STRATÉGIES COMMERCIALES QUI SE RÉVÈLENT GAGNANTES GRÂCE AUSSI À DES VALEURS COMMUNES QUI ANIMENT LES EMPLOYÉS DU WOVEN CLUSTER ET QUI SONT FONDAMENTALES POUR LA BONNE MARCHE DE CE PÔLE ? QUELLES SONT-ELLES ?

Bien entendu et je dirai que la valeur essentielle du groupe est la satisfaction de la clientèle. C'est ce qui nous guide et qui nous permet d'assurer une performance de haut niveau. C'est vraiment LA valeur fondamentale ; sans cela rien ne résiste et c'est sur cette valeur que je communique chaque jour.

A LA LUMIÈRE DE CELA, QUELS SONT VOS AXES DE DÉVELOPPEMENT ?

Notre stratégie de base a été de développer un concept d'entreprise internationale, la meilleure solution de remplacement à la Chine. Aquarelle étant présente à

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dossier

TROISIÈME VOLET SUR L'INTERNATIONALISATION DU GROUPE

CIEL Agro-Industry,

Le pôle agriculture du Groupe CIEL n'envisage pas l'avenir sans une expansion de ses activités dans la région et au-delà. La Tanzanie sur le plan sucrier, l'Europe ou l'Amérique du Nord dans l'exportation de fleurs ne sont que des étapes de son internationalisation et de sa diversification.

un succès qui dépasse les front

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aproductionsucrière,l'horticulture,l'énergie etlesloisirs sont des secteurs que le Groupe CIEL a maîtrisés sur le sol mauricien. Aujourd'hui, son objectif déclaré est d'exporter ce savoir-fairesurlecontinentafricainetmêmepar-delà.Atelpointque CIEL Agro-industry n'envisage pas son avenir sans une réelle prise encomptedesopportunitésd'expansionendehorsdel'îleMaurice, tant au niveau des opérations existantes, tel TPC en Tanzanie, que d e s projets nouveaux à être élaborés. La décision d'internationaliser les activités de CIEL AgroIndustry, qui s'est longtemps résumé aux activités de DRBC, remonte au milieu des années 90, nous explique son Chief Executive Officer (CEO), Patrick d'Arifat. « Ce fut une décision stratégique découlant d'une réflexion par rapport aux perspectives limitées de croissance dans la filière canne à sucre à Maurice. Il fallait aller vers d'autres cieux pour pouvoir vraiment "exploiter" au mieux le savoir-faire développé par la compagnie. » C'est ainsi qu'un nombre important de projets de différentes natures - investissement et/ou management - ont été étudiés à cette époque. « La première initiative qui s'est concrétisée a été la mise en place d'une structure de management avec d'autres partenaires locaux pour gérer une sucrerie en Tanzanie pour le compte d'investisseurs locaux qui n'avaient pas en interne l'expertise requise. C'est à travers cette expérience que CIEL Agro-Industry a eu par la suite la possibilité de se porter acquéreur, avec le Groupe Quartier Français de La Réunion, de 75% de la sucrerie de TPC Ltd en Tanzanie. » C'était en 2000. Dix ans plus tard, TPC est l'enseigne phare de CIEL AgroIndustry en ce qui concerne l'internationalisation. Le CEO

de l'usine tanzanienne, Robert Baissac, mesure le chemin parcouru et évalue les forces et faiblesses de la compagnie : « Nous avons la chance en Tanzanie d'avoir un marché intérieur important pour notre sucre. Nous écoulons la quasi totalité de notre production dans les régions avoisinant la sucrerie et ne sommes pas obligés de recourir à l'exportation. » Un avantage certain dans un contexte de baisse du prix du sucre sur le marché européen. Malgré le changement dans l'actionnariat de TPC - une majorité des titres de la holding sucrière de Quartier Français a été rachetée par Tereos, groupe agro-industriel coopératif spécialiste de la première transformation de la betterave, de la canne et des céréales. « Le management opérationnel assuré par une équipe d'expatriés et de Tanzaniens continue de fonctionner comme par le passé », fait remarquer Patrick d'Arifat. Ceci dit, note le CEO de CIEL Agro-Industry, TPC ne pourra que bénéficier de la grande expérience et de la vision des dirigeants de Tereos, à travers leur participation aux discussions sur les grandes orientations stratégiques de la compagnie. « L'apport d'un opérateur de cette envergure, qui opère aussi bien en Europe, au Brésil, aux Etats-Unis, en Afrique que dans l'océan Indien, ne peut que représenter une opportunité pour TPC de vraiment devenir un producteur de sucre compétitif à l'échelle mondiale et de se positionner pour d'autres développements régionaux », déclare Patrick d'Arifat. Quant à l'équipe dirigeante de l'usine tanzanienne, elle reste concentrée sur ses projets et sur les objectifs qu'elle s'est fixés. « Nous avons un `business plan' sur cinq ans qui s'achève en 2014. Pour le moment nous sommes à peu près en accord avec le plan en ce qui concerne la

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production, alors que les résultats financiers sont significativement meilleurs, surtout liés à un excellent prix du sucre sur le marché local », se félicite Robert Baissac. La production sucrière est estimée à 76 126 tonnes pour la récolte 2010 - 2011. « Mais les bons rendements obtenus jusqu'à présent suggèrent que nous dépasserons la barre des 80 000 tonnes de sucre », dit le CEO. Le record à ce jour, réalisé en 2008-2009, est de 78 449 tonnes, avec une partie des cannes provenant de la saison précédente. « Nous avons aussi la chance de bénéficier d'une bonne extraction jusqu'à présent cette année.» Deep River-Beau Champ quant à elle, a une place de choix sur le marché international des sucres spéciaux. Présente dans ce créneau depuis 1981, elle produit entre autres la gamme des Muscovado unique au monde. Ces sucres spéciaux occupent aujourd'hui une large place sur le marché international (voir encadré). CIEL Agro-Industry peut aussi se targuer d'avoir acquis un savoir faire dans le domaine horticole. En effet, en faisant l'acquisition d'Anthurium Export Company Ltd et ses compagnies associées en 2008, et en les amalgamant toutes sous l'enseigne World Tropicals Ltd, DRBC transmettait par là une volonté d'internationaliser ses activités en même temps qu'elle se diversifiait dans l'horticulture. « Un des objectifs de l'acquisition des compagnies aujourd'hui regroupées au sein de World Tropicals Ltd est aussi de saisir des opportunités de mettre à profit la grande expertise acquise dans le secteur horticole pour établir des opérations dans ce domaine dans la région », commente Patrick d'Arifat. Les marchés de World Tropicals Ltd sont aujourd'hui aussi variés que sa production. En La Réunion, l'Australie, le Canada, l'Europe, l'Extrême et le Moyen-Orient, World Tropicals trouve un marché diversifié pour ses 175 variétés de fleurs. La crise financière elle-même a forcé l'entreprise à chercher des alternatives aux baisses de revenus en provenance de l'Europe. « Dès que la crise financière nous a frappés, nous avons su que les choses n'allaient jamais redevenir comme avant et que les recettes d'hier ne seraient plus les solutions aux `challenges' de demain. Nous nous sommes donc appesantis sur d'autres marchés ayant moins souffert de la crise que nos marchés traditionnels en Europe, tout en essayant de faire évoluer notre offre », explique Jean-Robert Lincoln, Group Agricultural Development Manager de CIEL Agro-Industry, tout en évoquant la nécessité d'étudier l'opportunité de produire aussi en Afrique et en Asie. « Nous avons aussi identifié de nouvelles lignes de développent liées à nos compétences, que nous mettons en place au fur et à mesure, tout en reconnaissant le besoin de reconsolider nos activités, ainsi que nos marchés, traditionnels et principaux. » World Tropicals Ltd, dont les quatre sites de production locaux fournissent anthuriums et autres fleurs et feuillages tropicaux, s'est aussi attelée à faire évoluer ses techniques de culture, ainsi que celles des planteurs pour qui elle exporte, dans un effort d'améliorer sa production - et surtout la part de fleurs de qualité exportable - tout en contenant ses coûts. « Nous cherchons à varier notre offre, soit en y ajoutant de la valeur, soit en rationalisant davantage le conditionnement afin de réduire nos frais d'exportation. » Après TPC et World Tropicals Ltd, l'aventure ne devrait pas s'arrêter là pour CIEL Agro-Industry. En effet, elle continue de regarder toujours plus loin. « Nous étudions depuis quelque temps déjà un certain nombre de projets et/ou de pistes de développement potentiel dans la région, principalement l'Afrique de l'Est, tout en étant bien entendu ouverts à d'autres possibilités », déclare Patrick d'Arifat, précisant que le contexte actuel incite tout de même à la prudence. « Un projet sucrier, pour être viable dans les conditions actuelles, requiert une importante mobilisation de fonds. Il s'agit donc de ne pas se tromper et d'entreprendre en amont les indispensables études préliminaires afin de s'assurer de la viabilité financière des projets éventuels. » Gageons que l'esprit d'aventure de CIEL Agro-Industry aura le dessus...

tières

Sucres spéciaux : DRBC affine sa gamme

Demerara, Dark Muscovado, Dark Brown Soft ou Light Muscovado... Ce ne sont là que quelques-uns des produits faisant partie de la famille des sucres spéciaux que Deep River-Beau Champ destine principalement au marché international. Leur création - le précurseur, le Light Muscovado, a vu le jour en 1981 répondait, à l'époque, à une volonté de la compagnie d'apporter de la valeur ajoutée à ses sucres et à offrir du nouveau aux clients internationaux de l'Union européenne. Trente ans plus tard, forte de la relation de confiance qui s'est installée avec les clients, non seulement l'UE, mais aussi les USA, le Canada, Hong Kong ou Dubai, la gamme va en s'élargissant et ce sont quelque 23 000 tonnes de sucre qui sont exportées, soit un tonnage dépassant largement celui de 1982. Pour s'assurer de la qualité irréprochable de ses produits, DRBC a opté en 2009 pour une certification ISO 22000 : 2005 (combinant la norme HACCP, liée à la sécurité alimentaire, à la norme ISO 9001 : 2000) pour la totalité de ses sucres.

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La diversification de TPC

as de salut sans diversification. Comme le secteur cannier mauricien a dû se réinventer durant la décennie écoulée, les opérateurs basés en Tanzanie se doivent d'appliquer le même schéma à TPC. Ainsi, celle-ci se trouve actuellement à une étape cruciale de son développement, devant trouver des zones d'activités parallèles à la production sucrière. La production d'énergie est ainsi un secteur d'activité qui se développe hors des frontières mauriciennes, nommément en Tanzanie. Robert Baissac explique en effet que TPC est, depuis la saison 2008-2009, autosuffisante en alimentation électrique avec une production de quelque 10 MW. « Nous arrivons à produire de l'énergie pour toute la propriété, ce qui inclut l'irrigation qui consomme environ 5 MW. » Fait notable, depuis cette saison - 2010-2011 - la centrale, opérant comme un Independent Power Producer, fournit de l'électricité au réseau tanzanien. Autres avenues de diversification : les activités touristiques et la distillerie. TPC souhaite en effet enclencher des activités touristiques sur ses terres, plus particulièrement dans sa réserve naturelle de quelque 4 500 hectares. « Notre réserve naturelle fait maintenant partie des développements en cours. Nous nous sommes structurés pour protéger notre forêt contre le braconnage et la coupe des arbres. La clôture qui va couvrir un périmètre de 30 km environ est bien avancée. » Le défi reste d'obtenir les permis nécessaires des autorités pour ramener des animaux de l'extérieur à l'intérieur de la réserve. « Une fois cette tâche achevée nous commencerons à nous organiser pour enclencher le développement touristique de la réserve. » En ce qui concerne la distillerie, TPC en est au stade préliminaire de l'étude de marché pour l'alcool dans la région de l'Afrique de l'Est.

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TPC : zoom sur les ressources humaines

e domaine s'étend sur 15 800 hectares. De ce nombre, seule la moitié est sous culture de cannes. Plus de 4 000 personnes travaillent directement ou indirectement pour TPC : l'on dénombre 1893 employés permanents, toutes catégories confondues. A ceux-là viennent s'ajouter 709 employés temporaires qui sont sous contrat d'un an ou moins et qui travaillent principalement à l'irrigation, à l'usine ou au transport. Pendant la coupe, il faut rajouter 500 coupeurs de canne qui sont employés directement

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par la compagnie et qui sont payés à la tonne de canne coupée. L'équipe dirigeante, ou le Top Staff, est constituée de 33 personnes. De ces 33 personnes 16 sont des expatriés, principalement mauriciens, mais l'on compte aussi des Français et Sud-Africains. Des 16 expatriés en poste à TPC, 3 ne sont pas employés directement par la compagnie mais par des compagnies offrant un service dans les domaines de la sécurité, de l'informatique et de la maintenance du chemin de fer.

TPC contourne ses contraintes

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'usine tanzanienne, dans la région du Mont Kilimanjaro, se trouve en région semi-aride. Ce qui n'est pas sans provoquer certaines difficultés en matière de culture de cannes, car elle doit investir des sommes importantes dans l'amélioration de ses systèmes d'irrigation. Des 15 800 hectares dont dispose TPC, seuls 7 600 sont sous culture de canne. Et là encore, précise Robert Baissac, le CEO de la compagnie, « une partie de ces terres est marginale et ne produit pas beaucoup de cannes car les sols ont des taux de sels trop élevés. De plus, à TPC nous n'avons pas de possibilités de nous étendre au-delà des frontières actuelles de la propriété car toutes les terres aux alentours sont

occupées. » La solution ? « Nous nous efforcerons d'augmenter nos rendements à l'hectare ou de réclamer des terres marginales. Cela se fera en drainant graduellement les sels dans le sous-sol, en y ajoutant de grandes quantités d'eau par aspersion lorsque les champs ne sont pas cultivés ; de cette façon nous pourrons augmenter les rendements de ces champs quand ils seront replantés. » Autre moyen de donner un coup de pouce à la production : « Au niveau de l'usine nous avons encore à gagner en améliorant la récupération et l'efficience. » Les défis, dans cette usine, ne s'arrêtent pas à cela. «Nous devons en effet investir dans le renouvellement des équipements...

Pour la plupart il s'agit d'équipements datant d'avant la privatisation, ce qui fait qu'ils sont aujourd'hui obsolètes. Dans le domaine du transport nous réduisons graduellement l'âge de notre flotte de véhicules et engins; il y a encore beaucoup à faire au niveau de la réhabilitation du réseau de chemin de fer et l'installation d'un système informatique performant se poursuit... » L'aspect social n'est pas en reste. « Nous consacrons des sommes importantes dans la réhabilitation et l'électrification des maisons de nos employés », note Robert Baissac, regrettant par la même occasion la difficulté de trouver localement des compétences dans le domaine sucrier.

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zoomsur

SERVICES FINANCIERS

MITCO-HALIFAX :

un partenariat réussi

Fusionner pour mieux réussir. HALIFAX et MITCO, deux sociétés du Groupe CIEL opérant dans le secteur du global business, s'associent pour offrir des services toujours plus pointus et efficaces.

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ne fusion qui offre un véritable potentiel de création de valeurs. C'est ce à quoi aspire CIEL Investment Ltd (CIL) en faisant opérer de concert Halifax Management Limited (Halifax) et la Mauritius International Trust Company Ltd (MITCO), deux pointures dans le secteur du Global Business, qui est le nouveau pôle de développement de Maurice au sein des services financiers. CIL avait racheté Halifax en 2007 et a fait l'acquisition, en début d'année, de 55 % des parts de MITCO, une des premières sociétés de gestion offshore mauriciennes, présente sur le marché depuis 1993. « Amalgamer ces deux sociétés à partir de 2011 a pour but de consolider nos assises dans ce secteur, d'étendre et de mieux cibler nos activités, de développer de meilleurs services et d'exploiter de nouveaux créneaux. Tout cela grâce à des ressources combinées et étoffées », explique Kee Chong Li Kwong Wing, directeur de MITCO. Une équipe de 45 spécialistes dans les domaines tels que l'économie, la fiscalité, le droit, les trusts, la comptabilité et le secré-

tariat opérera dès l'année prochaine sous le seul nom de MITCO. Une stratégie nouvelle qui fait que MITCO est dorénavant constituée de 3 créneaux distincts : les fonds d'investissement, la gestion du patrimoine et les services aux entreprises (voir encadré).

« UNE CONCIERGERIE FINANCIÈRE »

Cette fusion est géographiquement intéressante puisqu'elle permet d'effectuer une couverture plus vaste ; le marché d'Halifax est principalement régional et en Afrique, tandis que celui de MITCO est davantage implanté en Asie et en Europe. MITCO a aussi une société fiduciaire aux Seychelles depuis un an. Ce qui permet de proposer aux clients une juridiction autre que celle de Maurice. Il est aussi question d'ouvrir des bureaux en Afrique et en Asie dans un avenir proche. « Nous voulons que nos clients utilisent Maurice comme une réelle plateforme financière. Notre activité cadre avec la politique du gouvernement qui est de faire de notre île un pont entre l'Afrique, l'Inde et la Chine. Ce pôle des services financiers coïncide d'ailleurs avec la stratégie de

l'internationalisation du Groupe CIEL qui est présent dans les secteurs sucrier, bancaire et télécommunications en Afrique et textile en Asie », précise Bob Bachun, CEO/Managing Director de Halifax Management Limited. MITCO agit comme facilitateur et administrateur de sociétés nationales et internationales en les aidant dans leurs opérations bancaires, financières et dans leurs échanges commerciaux sur le plan international. Cela, grâce à des produits financiers appropriés, des structures fiscales minimisant les taxes, du capital et aussi à travers des véhicules de fonds d'investissement. « Nous sommes une sorte de conciergerie financière qui s'engage à mettre à la disposition de ses clients des services à moindre coût puisque les taxes sont moins élevées à Maurice. Nous disposons aussi d'une maind'oeuvre hautement compétente et d'une stabilité sociale, économique et politique », souligne Amal Autar, Executive Director de MITCO. A travers son réseau de firmes professionnelles, cette société est ainsi amenée à être non seulement un one-stop shop mais

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zoomsur

Les nouveaux services combinés de MITCO

MITCO offre une palette de services à des clients nationaux et internationaux que ce soit des institutions financières, des entreprises commerciales ou même des particuliers. Elle offre des structures d'optimisation fiscale, des trusts et holdings fiscalement avantageux pour la gestion d'actifs, pour les investissements transfrontaliers et pour le Private Banking.

MITCO s'articule autour de 3 domaines spécifiques :

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Tous les services associés aux fonds d'investissement (Fund Services)

La constitution et l'administration de fonds que ce soit des fonds de capital à risque, un portefeuille de fonds ou des 'real estate funds'.

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La gestion du patrimoine (Wealth Management Services)

Conseils fiscaux et juridiques. Apporter une assistance permanente dans la mise en place de solutions patrimoniales pour le client. Structurer son patrimoine et l'informer de l'ensemble des solutions financières existant sur le marché afin de gérer au mieux ses intérêts.

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Les services aux entreprises (Corporate and Trust Services)

Debout de g. à dr.: Peter Siaw, Nutan Bissonauth, Sookraj Seechurn, Jimmy Lam et Amal Autar. Assis de g. à dr.: Bob Bachun, Elizabeth Li Kwong Wing, Poonam Keenoo-Seegoolam et Kee Chong Li Kwong Wing.

Constitution des sociétés, services spécialisés en comptabilité et secrétariat pour les groupes financiers, les multinationales et les grandes entreprises qui cherchent à bénéficier des traités de non-double imposition. Accompagner les sociétés dans leurs transactions transfrontalières en minimisant les impositions fiscales. Tous ces services sont offerts en association avec d'autres sociétés du Groupe CIEL telles que Bank One et IPRO.

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profil/métiers

De g. à dr.: Patricia Lieutier, Hélène Salinié et Nadine Glover.

SERVICES

Anahita Homeowners Relation Team,

un accompagnement de A à Z

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'avènement du projet Anahita World Class Sanctuary a vu la création de nouveaux métiers de l'hospitalité. Offrir aussi bien des services administratifs, financiers, locatifs que des services de gestion et de maintenance des résidences et des villasd'Anahita,c'estcequeproposelaHomeownersRelation Team d'Anahita, avec à sa tête Hélène Salinié qui a rejoint le Groupe CIEL en avril 2007. Cette Française, détentrice d'un master de gestion et de marketing en hôtellerie à l'Université de Toulouse et ayant travaillé une dizaine d'années en France dans de grands palaces et hôtels de luxe, met son savoirfaire au service de ce projet. « Je suis arrivée à Anahita au tout début du projet, pour assurer une bonne transition entre la phase de vente et l'installation des propriétaires dans leur nouvelle maison mauricienne, devenant ainsi le point de contact permanent du client. L'objectif est de faciliter la gestion de leur bien, la plupart résidant à l'étranger », souligne Hélène Salinié. Cette dernière est épaulée dans sa tâche par Patricia Lieutier à qui il incombe de superviser les contrats de gestion de propriété, dits 'property management'. Elle assure aussi la visite et l'inspection du bien du client pour ensuite lui envoyer un rapport de visite. Qu'ils soient à Anahita ou à l'étranger, les propriétaires sont ainsi assurés d'obtenir des services fiables, dans un délai imparti, administrés par une équipe de confiance qui veille sur leur bien. Nadine Glover, assistante administrative, fait aussi partie de l'équipe. Sa tâche s'articule surtout autour de la gestion des comptes des clients et des contrats de maintenance. En charge du suivi comptable, elle leur envoie régulièrement leurs relevés de compte et s'assure que les services contractés sont exécutés et réglés. Cette petite équipe de trois employées a réussi à établir une relation forte avec les propriétaires qui, à ce jour, sont au nombre de 100. Un volume qui ne cessera d'augmenter pour atteindre à la fin du projet 324 propriétaires. Cette clientèle est composée à 70%

d'Européens, à 20% de Sud-Africains et les 10 % restants sont de nationalités multiples, dont des propriétaires mauriciens. « Cette diversité est intéressante et stimulante pour nous car nous sommes forcément amenées à développer une approche et un mode de communication différents pour nous adapter au profil des clients. Nous nous efforçons de leur offrir un service personnalisé, puisque pour nous chaque client est unique, tout en appliquant un certain nombre de règles communes à tous. L'émergence de nouveaux marchés, tels que la clientèle venue des Emirats, de l'Inde ou de Russie nous oblige à nous remettre toujours en question et à trouver de nouvelles approches qui correspondent à leurs exigences », dit Hélène Salinié. Si certains propriétaires d'Anahita World Class Sanctuary sont des résidents permanents, d'autres ont acheté dans une optique d'investissement. Et là, la fine équipe leur offre la possibilité de mettre leur bien en location au travers d'Anahita The Resort. Elle agit en tant qu'intermédiaire entre le propriétaire et tous les prestataires de service, tels que les assureurs et autres prestataires externes. Elle permet aux résidents de mieux comprendre le fonctionnement du Resort et des opportunités qui s'offrent à eux. « Nous offrons vraiment un service de proximité. Nous sommes pour ainsi dire leur concierge privé, préparant chacun de leur séjour ou ceux de leurs invités. Nous les aidons à appréhender la culture mauricienne et à découvrir les richesses de l'île, qu'elles soient humaines, culturelles ou naturelles, rappelle Hélène Salinié. Au-delà de ce rapport clientèle privilégié, nous avons bien entendu des interactions très fortes avec le service de syndic assuré par Flagstone, société du Groupe CIEL, le bureau de vente immobilière d'Anahita, les équipes de CIEL Properties et les équipes d'opération d'Anahita The Resort.» A terme, la Homeowners Relation Team sera amenée à s'agrandir pour offrir toujours plus de services et de prestations.

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portrait

Cyril Rosse,

disponibilité et fiabilité

Conseiller auprès de quelque 3 500 planteurs de Deep River-Beau Champ, Cyril Rosse parle avec enthousiasme de son métier, ou plutôt de sa mission : aider les petits planteurs à accéder à de meilleurs moyens techniques.

Le métier de chargé de communication a été créé parce qu'il y avait une grande marge entre les rendements d'un usinier et d'un petit planteur.

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vec un grand-père administrateur à Union Flacq et un père travaillant aussi dans l'industrie sucrière, Cyril Rosse développe très jeune une passion pour ce métier. Après une année passée à Riche-en-Eau et onze à Beau Plan, il intègre Constance-la-Gaieté en 1983. Le 1er janvier 1998, il rejoint l'équipe de Deep River-Beau Champ (DRBC) suite à la fermeture de Constance-la-Gaieté. Il devient ainsi le conseiller aux planteurs sucriers à DRBC Milling. « Cela fait maintenant 12 ans que j'endosse la cape du chargé de relations publiques pour servir d'intermédiaire entre l'usinier et les petits planteurs. Ce métier a été créé parce qu'il y avait une grande marge entre le rendement d'un usinier et celui d'un petit planteur. Il a fallu combler ce fossé », souligne Cyril Rosse. Environ 3 500 planteurs peuvent bénéficier de la grande expérience du conseiller de DRBC pour maximiser leur récolte. D'autant plus que Cyril Rosse est constamment en relation avec les institutions sucrières telles que le Mauritius Sugar Industry Research Institute pour être au fait des nouvelles pratiques culturales. « Beaucoup de petits planteurs ont encore le réflexe de travailler comme le faisaient, jadis, leurs grands-parents. Je suis là pour les aider à accéder à de meilleures techniques. Puisque DRBC est un pourvoyeur de très bonnes matières premières, je peux leur proposer des boutures de cannes qui leur permettent d'avoir de très bonnes récoltes », précise le conseiller de DRBC Milling. Pouvoir ainsi évoluer à l'extérieur sans être systématiquement confiné dans un bureau ; c'est ce qui plaît à Cyril Rosse. « Je suis dans les champs aux côtés des petits planteurs pendant 80% de mon temps et les 20 % restants sont consacrés au travail administratif. » Sa bonhomie, sa grande disponibilité et son

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caractère très conciliant font que Cyril Rosse est très apprécié des planteurs qui, d'ailleurs, n'arrêtent pas de le solliciter au téléphone aussi bien à son domicile qu'à son bureau. Et, c'est toujours avec la même amabilité dans la voix qu'il essaie de résoudre leurs moindres problèmes. « Cyril Rosse est un être constamment à l'écoute et qui a à coeur d'offrir les meilleurs services aux planteurs. Il est l'homme le plus heureux lorsqu'il réussit à trouver une solution à n'importe quelle situation inextricable. Le courant passe très bien entre les planteurs et lui, d'autant plus qu'il est lui-même petit planteur et fils de petit planteur», souligne Mario Antonio, Human Resources & Communications Manager de DRBC. Tout le long de sa carrière et aujourd'hui encore, à 57 ans, sa plus grande satisfaction, lorsqu'il rentre chez lui, c'est ce sentiment d'un travail bien fait. Là, ce père de famille de trois filles et trois garçons, de 4 à 34 ans, retrouve avec bonheur les siens et vaque à ses occupations familiales. C'est d'ailleurs avec beaucoup d'émotion qu'il a assisté à l'ordination de son fils Richard à la cathédrale St Patrick à Melbourne en septembre dernier, une concélébration de l'archevêque australien Denis Hart et de l'évêque mauricien Maurice Piat. Et, lorsque Cyril Rosse se sent quelque peu l'âme solitaire, il s'adonne à une partie de pêche ou se laisse bercer par de la musique rétro.

Cyril Rosse recevant une bénédiction de son fils, nouvellement ordonné prêtre à la cathédrale St Patrick, à Melbourne.

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portraits croisés

PATRIMOINE IMMOBILIER

Galen Cournadin et Jean-Yves Piat, porte-drapeaux de Flagstone

Galen Cournadin et Jean-Yves Piat ont toujours opéré en binôme au sein de Flagstone, société de « property management » du Groupe CIEL. Ils n'ont eu de cesse de mettre à la disposition des sociétés du groupe leur expertise dans la gestion du patrimoine immobilier.

érer l'ensemble du patrimoine immobilier du Groupe CIEL n'est pas une mince affaire mais Galen Cournadin et Jean-Yves Piat sont de ceux qui aiment relever les défis. Respectivement Property Manager et Project Manager à Flagstone, ils ont été les véritables maîtres d'oeuvre de cette compagnie affiliée jusqu'ici à CIEL Properties, se partageant les tâches, se passant le relais au fur et à mesure que les projets se concevaient et se concrétisaient. Même si Galen Cournadin a rejoint l'équipe de CIEL Properties (CPL) en tant qu'Asset Manager récemment dans le cadre d'une restructuration de CPL, ses responsabilités restent les mêmes. Entre les villas et les infrastructures à Anahita, les agences bancaires, les bureaux et bâtiments industriels, c'est tout le spectre des métiers de l'immobilier qu'ils ont pu explorer : la mise en oeuvre d'un projet, le suivi des travaux de construction et d'aménagement, puis l'administration des biens, le syndic, la gestion de la location, etc. C'est d'ailleurs cette diversité tant dans la nature même du métier que dans le secteur d'activités des clients qui plaît à Jean-Yves Piat, chargé du project management. Son rôle consiste entre autres à s'assurer du suivi des

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projets, de leur conception à leur livraison. Un rôle de maître d'oeuvre qui semble tout taillé pour celui qui, au terme d'une Maîtrise en sciences, a commencé sa carrière dans le bâtiment, chez Blanche Birger, avant d'intégrer le Groupe CIEL en 2004. « Il y a différents types de travaux à livrer et tout cela est une source de motivation et d'enrichissement permanents. » Les clients internes sont, entre autres, Ebène Skies, DRBC, World Tropicals, Noveprim, Bank One, et les compagnies textiles du groupe. Flagstone est sollicitée pour des projets variés, allant du rebranding des agences de Bank One aux travaux d'infrastructure à la Vallée de Ferney, en passant par l'aménagement des bureaux à Ebène Skies. La compagnie travaille aussi en externe comme ce fut le cas pour l'Etude Montocchio et d'Hotman. Flagstone apporte en outre son expertise à la gestion des parties communes d'Anahita. « La plus grande part de notre travail se fait hors du bureau puisque nous allons régulièrement sur les sites, à Anahita, Beau Champ ou Ferney », note pour sa part Galen Cournadin. Property Manager à Flagstone depuis 2007 seulement, il affiche toutefois une grande expérience puisqu'il débute dans ce domaine en

1995 au sein de Rogers après un Bsc en Business Management à l'Université de Maurice. Il décrochera aussi un MBA à l'Université de Surrey tout en exerçant son métier. Il est chargé de gérer les actifs du Groupe CIEL (asset management). « Ma fonction se décline en plusieurs tâches : établir les contrats de location, administrer, gérer la maintenance et tout problème survenant sur un site ; assurer la liaison avec les autorités concernant les permis pour tout projet de développement immobilier et gérer la relation locataire/propriétaire. » « Galen et moi, nous nous complétons sur un certain nombre de tâches, ce qui permet d'offrir un service complet sur les projets », dit Jean-Yves Piat. Le maître mot reste la synergie. Et la flexibilité. « Nous côtoyons régulièrement les clients et les employés des différentes autorités concernées, remarque Galen Cournadin. Cet aspect relationnel me plaît beaucoup. Il faut aimer les gens, être très flexible, se montrer bon communicateur et ne pas lésiner sur la qualité des services pour pouvoir exceller dans ce domaine. » Les deux hommes y sont toujours parvenus, d'ailleurs, heureux de pouvoir évoluer au sein d'une structure dotée d'un management ouvert permettant ainsi une

Il faut aimer les gens, être très flexible et ne pas lésiner sur la qualité des services.

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prof i l

WELFARE

Consolidated Fabrics Ltd : le bien-être de l'employé prime

Loisirs, santé, formation et sécurité au travail sont au coeur de la politique de Welfare que Consolidated Fabrics Ltd a mis en place à l'intention de ses employés.

n employé heureux est un employé efficient. Et qui reste fidèle à l'entreprise. Cette devise, la direction de Consolidated Fabrics Ltd (CFL) a voulu la faire sienne. Ainsi, elle accorde une place de choix au bien-être de ses employés, qu'il s'agisse de conditions de travail à l'usine ou de leur développement et épanouissement personnels. Pas un anniversaire qui ne passe inaperçu, pas une naissance qui ne soit oubliée... Les notions de loisirs, de santé et sécurité au travail, de récompense, sont désormais élevées au rang d'impératifs aux yeux de l'employeur. Ce dernier, d'ailleurs, a depuis deux ans mis en place un cadre pour une politique de bien-être à l'intention des 650 employés de CFL. Une politique qui a fait suite à des remaniements au sein du personnel de cette unité de production, aussi bien que du côté d'Aquarelle Clothing, compagnie affiliée. « On a certes dû prendre des décisions difficiles, mais aujourd'hui on a des équipes solides qui

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nous permettent d'assurer l'avenir», fait remarquer Pradeep Shiwmaharaj, HR & Finance Manager du Woven Cluster (qui comprend CFL et les unités d'Aquarelle). D'où la nécessité de renforcer le sentiment d'appartenance de tous ces hommes et femmes sur qui reposent la productivité et la profitabilité de l'entreprise. Ainsi, le département des ressources humaines tient à marquer l'anniversaire de chaque employé en lui remettant une carte de voeux et en lui offrant un déjeuner gratuit à la cantine. De même, l'arrivée d'un bébé dans la famille d'un ouvrier s'accompagne de cadeaux, tout comme l'est un mariage.

PERSÉVÉRANCE ET DUR LABEUR

A chaque fête religieuse, l'employeur tient à exprimer ses voeux ; de plus, fêtes de fin d'année, pique-niques sont organisés pour offrir au travailleur un moment de détente bien mérité. Des « get together » occasionnels, ajoute Pradeep Shiwmaharaj, sont l'occasion de communiquer directement avec les travailleurs, de « partager nos victoires ». De victoire il est aussi question avec les Chairman's Awards visant à mettre en avant les employés les plus méritants... D'autres moyens de s'assurer de leur motivation : des jeux concours ou de jeux de société qui, par la même occasion, ont une influence positive sur l'esprit d'équipe. La santé du travailleur contribuant largement à sa productivité, CFL porte également un intérêt croissant au bien-être physique et

Pradeep Shiwmaharaj, HR & Finance Manager du Woven Cluster de CIEL Textile.

psychologique des employés en leur proposant des causeries, notamment sur une alimentation équilibrée, sur le rôle des parents dans le développement des enfants ou sur le cheminement spirituel. Des cours de yoga sont organisés à l'intention des femmes. De plus, l'entreprise a mis en place des programmes visant à offrir des examens dentaires et ophtalmologiques, ainsi que des lunettes à prix réduits au personnel. La formation n'est pas en reste chez CFL : les ouvriers peuvent ainsi acquérir des notions de premiers soins, se familiariser avec le Health & Safety et se mettre à des cours d'alphabétisation, selon leurs besoins... Et si ces besoins précis sont pris en compte à CFL, c'est, dit Pradeep Shiwmaharaj, pour donner aux employés les moyens de faire face aux nombreux défis de l'industrie. C'est aussi, au final, dans le but de promouvoir les valeurs que sont la persévérance et le dur labeur. « C'est une façon de changer les attitudes, de nous amener à donner le meilleur de nousmême. » Le Welfare passe aussi par la responsabilité civile. CFL joue un rôle de premier plan dans la communauté en participant à des activités CSR de la Fondation Nouveau Regard. L'usine, basée à Solitude, est très active auprès de Lacaz Lespoir et de la Fabrique de Saint Malo, avec qui elle collabore depuis ces deux dernières années, s'y rendant régulièrement pour assurer le monitoring du projet. CFL parraine aussi sept étudiants du collège technique de Saint Malo pour deux ans.

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social

Un nouvel élan pour ACTogether

ACTogether

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ssociations, fonds privés, financeurs publics et internationaux... Ils se retrouvent tous sur la même plateforme de communication : le site web www.ACTogether.mu. Avec un seul but : synchroniser et rendre plus efficace l'action CSR (Corporate Social Responsibility) dans les domaines de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale au niveau national. Ce 'one-stop-site', mis en oeuvre en 2008, se voit insuffler un nouveau dynamisme depuis septembre, grâce au recrutement de Marie-Laure Ziss-Phokeer. Cette journaliste française a pour mission d'animer le site au quotidien et d'imaginer de nouvelles fonctionnalités afin de le rendre plus attractif. Jusque-là, des professionnels en freelance travaillaient pour le site, mais avec les nouvelles lois sur le CSR, il y avait de nombreuses possibilités en vue de créer une véritable plateforme. « Pour faire vivre ACTogether, il fallait quelqu'un qui ait à la fois une formation de journaliste et qui soit réellement intéressé par le social », précise Delphine Bouic, responsable de la Fondation Nouveau Regard. Quatre mois après son arrivée, Marie-Laure Ziss-Phokeer a déjà pris ses marques, multipliant les articles sur différents thèmes, étoffant chaque jour davantage la revue de presse du site, la rubrique petites annonces... Pour Marie-Laure Ziss-Phokeer, ce site est un outil formidable pour le travail en réseau des acteurs du monde social. D'où la nécessité d'élargir son champ d'action et de connecter toujours plus de gens : salariés ou bénévoles, managers CSR, fonctionnaires, journalistes... Dès 2011, le site accueillera de nouvelles

www.actogether.mu

Le recrutement, en septembre d'une coordinatrice pour le site web ACTogether développé par la Fondation Nouveau Regard, donne une impulsion nouvelle à l'action CSR du Groupe CIEL. Une action centrée sur le travail en réseau et la mise en avant des ONG.

rubriques. « Nous voulons traduire la législation sur le CSR, intégrer des vidéo-reportages, enrichir le profil de chaque ONG, créer un forum, un calendrier... » D'autres projets dépassent le cadre « virtuel » du site web. En effet, la nouvelle coordinatrice souhaite s'emparer de nouveaux supports média : elle songe déjà à faire publier des articles du site web dans la presse écrite dès janvier, à organiser dans les locaux des ONG des conférences avec des acteurs sur le terrain. Elle évoque aussi des réunions de networking en régions et à Rodrigues pour évaluer les besoins concrets des ONG. Il s'agira de leur donner la parole, de les inviter à partager leurs bonnes pratiques. « Nous pourrons faire intervenir des professionnels pour les conseiller sur leur communication : comment rédiger un communiqué de presse, comment entretenir des relations avec les médias...» détaille Marie-Laure Ziss-Phokeer. Une façon conviviale, mais efficace de « communiquer sur le site et autour du site ». L'objectif, suggère la coodinatrice, est d'amener le plus grand nombre à prendre conscience du potentiel qu'offre un site web. « Toutes les ONG n'ont pas les moyens d'en avoir un et nous leur offrons un espace pour promouvoir leurs projets. Ce site ne concerne d'ailleurs pas que les ONG soutenues par la FNR, il vise aussi les managers CSR d'autres groupes ». Reste donc à souhaiter que la version 2011 « donnera une impulsion au travail en réseau et non en concurrence ».

Marie-Laure Ziss-Phokeer, du journalisme au social

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ela fait presque un an et demi que MarieLaure Ziss-Phokeer est à Maurice. La réalité du pays, cette jeune Française mariée à un Mauricien, l'a découverte en travaillant à l'ExpressDimanche... Mais avant cela, elle a eu l'occasion de vivre une année à Washington, où elle a suivi toute la campagne de Barack Obama, en tant que journaliste freelance. Une manière enrichissante de mettre

à profit les enseignements de l'Ecole de Journalisme de Strasbourg, mais aussi ses compétences acquises au groupe L'Est Républicain. Aujourd'hui coordinatrice d'ACTogether, elle met un point d'honneur à rester au contact des acteurs de terrain pour rédiger des reportages vivants sur le milieu associatif et des portraits des hommes et des femmes, qui oeuvrent dans l'ombre.

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social

CORPORATE SOCIAL RESPONSIBILITY

La Fondation Nouveau Regard prête main forte à T1-Diams

La Fondation Nouveau Regard s'est engagée à aider l'association T1-Diams, qui elle-même prend en charge des personnes atteintes du diabète de Type 1, le plus dangereux. Une action énergique qui se traduit essentiellement par un programme d'éducation thérapeutique.

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ommentorganisersesrepas,gérersontemps de repos ? Sur quels principes s'appuyer pour une meilleure hygiène de vie ? Des questions somme toute banales, mais qui sont capitales pour celui qui souffre de diabète, surtout le diabète de Type 1, réputé plus difficile à soigner. Des réponses, T1Diams aide tous les jours des malades à en trouver. Et la Fondation Nouveau Regard a investi Rs1milliondansl'accompagnementdecetteassociation qui vient en aide aux malades, dont une majorité d'enfants. Il faut savoir en effet que si l'on dénombre autant d'enfants et d'adolescents au sein de l'association, c'est parce que la maladie se révèle principalement durant l'enfance. Rs 800 000 de la somme engagée va donc à un programme d'éducation thérapeutique à l'intention des malades. Car il s'agit là de suivre les adhérents, de leur apprendre à tester leur taux d'insuline, de les aider à changer leurs habitudes. « Ils doivent très vite apprendre à adapter leur quotidien

à la maladie », fait ressortir Delphine Bouic, responsable de la FNR «et la difficulté, justement, repose sur le fait qu'ils sont très jeunes. » Partant de ce constat, un soutien est également prévu pour les parents d'enfants malades. Outre d'accueillir les enfants au centre, T1-Diams met aussi à leur disposition un service d'infirmières à domicile. Une façon d'alléger le quotidien des parents. L'action de la FNR se veut concrète. La Fondation a ainsi financé un « camp de diabétiques » qu'organise T1-Diams chaque année. « Pendant quatre ou cinq jours, des enfants, parmi les plus âgés se retrouvent entre eux et apprennent à organiser leur journée », dit Delphine Bouic. C'est là un enseignement susceptible de les aider toute leur vie... Sur le même modèle, il y a également la journée « Enjoy Life» qui rassemble les malades et leur permet de partager leurs expériences respectives. De célébrer la vie plutôt que de s'apitoyer sur leur sort...

ANFEN traque l'échec scolaire

La FNR est aussi active sur le plan de l'éducation. Elle prête main forte à l'Adolescent Non Formal Education Network (ANFEN) qui regroupe 18 centres d'accompagnement à l'intention des recalés du CPE. A travers ce réseau, des travailleurs sociaux sont amenés à faire le lien entre les centres et les familles, en vue d'offrir un encadrement aux enfants. C'est la FNR qui finance les salaires des travailleurs sociaux pour deux ans, mettant à leur disposition Rs 1.4 million. Des bourses sont offertes au collège St.-Patrick et les salaires des enseignants de l'association Teen Hope sont payés par le FNR. Par ailleurs, une aide substantielle est offerte à la SACIM, qui prend en charge les enfants devant se faire opérer à l'étranger.

L'entraide à Lacaz Lespoir

La FNR soutient le projet de développement communautaire mis en place à la cité Solitaire, à Solitude. Le centre abrite ainsi une permanence pour l'écoute et pour les services d'urgence, mais c'est surtout la formation que la FNR souhaite mettre en avant. « Il y aura des formations en Lifeskills Management, en informatique, des cours d'alphabétisation pour adultes et enfants », explique Delphine Bouic, de la FNR. Une manière de rendre chaque individu plus autonome. « Nous voulons leur offrir une assistance en leur expliquant quelles sont les formations professionnelles, qui sont à leur disposition, comment y accéder. Ce sera un centre de formation et un centre de renseignements à la fois. » La première phase de ce projet a été inaugurée fin octobre. Le projet global, étalé sur cinq ans, prévoit un budget de Rs 5 millions pour la concrétisation des diverses activités. La deuxième phase, actuellement à l'étape des négociations, devrait déboucher sur la création d'un jardin commun. Un programme qui, conjugué à des formations en agriculture, a pour objectif de donner aux habitants de la cité les clefs de l'autosuffisance alimentaire. Ils pourront éventuellement vendre une partie de leurs récoltes.

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activités

COURSE À PIED

Ferney Trail investit le Domaine de l'Etoile

Conjuguer sport et philanthropie : c'est le pari de Ferney Trail, qui en était cette année à sa troisième édition. Outre la sauvegarde de la biodiversité à Maurice, les organisateurs ont voulu apporter leur soutien aux personnes atteintes d'hémophilie.

ls étaient un peu plus de mille participants, cette année, à prendre le départ du Ferney Trail, le 2 octobre au Domaine de l'Etoile. Environ 120 personnes concouraient dans la catégorie des 28 km et quelque 900 personnes s'étaient inscrites pour le parcours de 10 km. Celui-ci, du reste, a vu une très bonne participation des moins de 18 ans, qui étaient près de 200 pour cet événement organisé par le Groupe CIEL. Si les marcheurs et coureurs ont pu profiter des paysages magnifiques du Domaine de L'Etoile - et de la chaîne de montagne de Bambous pour le long parcours - ils

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ont, par la même occasion, apporté leur soutien au volet philanthropique de l'événement. En effet, la course ayant pour mission de sensibiliser le public à la nécessité de sauvegarder la biodiversité mauricienne, une bonne partie des recettes va à des projets de conservation de la faune et la flore de la vallée. De plus, pour sa troisième édition, le Ferney Trail s'est associé au Haemophilia Patients and Parents Support Group, une ONG qui oeuvre pour l'amélioration des traitements aux personnes atteintes d'hémophilie et d'autres troubles héréditaires de la coagulation sanguine. C'était également une occasion pour le comité de soutien de JeanFrancois Duvergé de faire une levée de fonds pour subvenir aux soins médicaux de ce dernier. Saluons l'excellent travail d'équipe entre les différentes unités du Groupe CIEL participant à l'organisation de l'événement et le soutien indéfectible des sponsors qui a fait de cet événement un succès.

Vishal Ittoo, triple gagnant du 28 km.

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Information

HORIRZON

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