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874 femmes et enfants (aux noms divulgués) ont été tué-es par des hommes (ou par des inconnus) au Québec depuis le 6 décembre 1989, soit 689 femmes et 185 filles et garçons Liste détaillée des victimes connues et identifiées, de janvier 1989 au 29 octobre 2008 au Québec SOURCES: Allo Police, The Gazette, Journal de Montréal, La Presse, site web LCN, etc. 1989 Manon Geoffroy, 31 ans, droguée et tuée dans son sommeil d'un coup de fusil, le 2 janvier à Victoriaville par Paul Dupuis, 36 ans, un collègue de travail en instance de divorce qui était installé chez elle depuis 5 mois. Il avait consommé de l'alcool et des médicaments, et son avocat a décrit le meurtre comme un geste de "distraction". Il a plaidé coupable à une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et n'a été « condamné » qu'à deux ans et un jour. Hazel Weldon, 66 ans, veuve et retraitée de l'Université McGill, battue à mort le 5 janvier à Montréal par un suspect de grande taille (qui n'a jamais été appréhendé) à son arrivée chez elle de la bibliothèque. Catherine Dansereau, 9 ans, et Philippe Dansereau, 6 ans, tirés à bout portant, le 12 janvier à Québec, par leur père François Dansereau, un ex-soldat amateur de musique classique qui n'avait pas réussi à trouver un emploi d'enseignant au primaire. Avant de se suicider, Dansereau a laissé à la mère des enfants un message culpabilisant: « Nous aurions tellement aimé continuer à t'aimer... » Csato Mogyorossy, 54 ans, étranglée chez elle à Longueuil le 14 janvier par son mari Gaspar Mogyorossy, qui l'a insultée jusqu'à ce qu'elle cesse de respirer et attendu 30 heures après le crime avant d'appeler la police. Il a prétendu qu'elle avait tenté de l'empoisonner. Elle s'était adressée à une maison d'hébergement et avait demandé à la police qu'une plainte soit déposée en raison des menaces de mort de son mari, mais la police avait négligé de transmettre ce signalement aux procureurs de la Couronne. Précédemment, Gaspar M. s'était fracturé la main en la battant et avait porté plainte contre sa victime! Malgré les menaces de mort documentées, il n'a été accusé que d'homicide involontaire coupable et a reçu une sentence de 4 ans et 4 mois aprèes un procès devant jury. Aline Raymond, 55 ans, agricultrice abattue de 4 balles de carabine, le 15 janvier à Sainte-Anne-desPlaines, avec son mari, Maurice Alarie, par Stéphane Gilbert, 20 ans et deux adolescents de 17 ans, à qui elle avait jeté de l'eau. Gilbert a été condamné à 25 ans de prison. Caroline Martin, 16 ans, et sa mère France Martin, poignardées le 27 janvier à Montréal par Luc Beauregard, 30 ans, un voisin et employé d'église divorcé, après qu'il ait tenté de violer France Martin. Les victimes servaient de baby-sitter à Beauregard lorsqu'il recevait son enfant en « droit de visite ». Il a plaidé l'ivrognerie et a négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré. Sentence: 14 ans avant toute libération conditionelle. Il a été envoyé à l'Institut psychiatrique Pinel. Alberte Bouchard, assommée avec une poêle à frire, poignardée au coeur et laissée avec deux dagues plantées dans les yeux, en même temps que son mari, le 29 janvier à Boucherville, par leur fils adoptif Michel de la Boissière, un étudiant en gestion à l'Université du Québec à Montréal. Le meurtrier harcelait continuellement sa mère pour de l'argent et lui volait souvent ses cartes de crédit. Il venait d'acheter un

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loft de 100 000 $ avec son complice dans le meurtre. De la Boissière a feint le désarroi en « découvrant » les cadavres et s'est précipité chez sa maîtresse. Au procès, il a tenté d'utiliser en défense le « syndrome de la femme battue » en se disant victimisé par Alberte Bouchard. Condamné à 15 ans avant toute libération conditionnelle avant 15 ans après avoir accepté de plaider coupable à une accusation réduite. On apprend au début de février que Benoît Roy, 25 ans, infirmier dans les Forces canadiennes, est l'auteur du meurtre de sa fille Sandy Roy, 22 mois, le 23 novembre 1988, après qu'elle ait vomi sur lui. Il s'en occupait pendant que sa mère était au travail et avait prétendu qu'elle avait fait une chute. Sentence: 15 ans. Monica Frey, 33 ans, abattue le 2 février à Saint-Felix-de-Kingsley, par son père Joseph Frey, un immigrant suisse laissé à demi-paralysé par un ACV et dont elle s'occupait depuis le départ de sa mère, partie vivre chez des amis. Le meurtrier s'est ensuite suicidé. Andrée Auger, 31 ans, étranglée le 7 février, à Montréal, par un partenaire sexuel, Pierre Bélanger, 31 ans, chômeur. Auger était la première femme débardeur autorisée à travailler au Port de Montréal. Elle avait récemment annulé ses plans d'épouser Bélanger, mais ils avaient renoué le soir du meurtre. Cindy Wheeler, 18 ans, abattue dans son sommeil le 8 février, à Stoke Centre, d'un coup de fusil à la tête, par un partenaire sexuel Joseph Ambroise Moreau, 52 ans, qu'elle avait décidé de quitter pour un garçon de son âge après avoir cohabité quatre ans avec lui dans une cabane. « Tu ne partiras jamais d'ici ! » a crié l'assassin, qui s'est ensuite suicidé. Iris Goldie-Gaves, 49 ans, abattue le 13 février à Montréal, en même temps que le propriétaire, dans un bar dont elle était la gérante. Lorraine Massicotte, 44 ans, enseignante universitaire, battue à mort le 18 février à Sainte-Foy avec divers objets, dont une chaise, par Gaston Bourdages, un courtier en assurances divorcé qu'elle avait rencontré à un meeting de catholiques charismatiques. Après le meurtre, Bourdages s'est fait hospitaliser en affichant des signes d'agitation. Sentence: 7 ans pour homicide involontaire coupable, avec possibilité de libération conditionnelle après 28 mois. Maxime Veilleux-Dionne, 23 mois, tué à Laprairie le 21 février par le nouveau partenaire sexuel de sa mère, Richard Poirier, 23 ans, qui a plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré. Claire Métivier-Montambeault, 51 ans, tuée d'un coup de fusil au visage, le 23 février à Nicolet, par son mari Roch Montambeault, 45 ans, après avoir tenté de parler de divorce avec lui. Elle l'avait expulsé 3 semaines plus tôt, mais il avait loué un appartement dans le même édifice et la harcelait continuellement. Sentence: 10 ans avant toute libération conditionnelle. Cécile Larrivée-Larocque, 59 ans, tuée d'un coup de fusil au visage, le 26 février à Saint Moïse, par Robert Marin, 48 ans, son partenaire sexuel depuis 6 semaines, après qu'il l'ait accusée de l'avoir « abandonné » cet après-midi-là. Marin a ensuite tenté d'écarter les enfants de la victime de la scène et n'a été condamné qu'à 5 ans pour homicide involontaire coupable. Francine Lacasse, 44 ans, abattue de deux balles de carabine à la tête, à Macamic (Abitibi) le 6 mars, par André Coulombe, 55 ans, qui s'est ensuite suicidé. Après 14 ans de cohabitation, il était parti vivre dans une autre ville mais est revenu et est entré par effraction chez Lacasse. Joan Buckland, 46 ans, poignardée à plusieurs reprises au cou, le 8 mars à Montréal, par Cecil Niles, 31

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ans, après être retournée chez elle d'un party organisé à l'appartement de Niles. Sentence: 13 ans pour meurtre au deuxième degré. Claire-Hélène Morin, 48 ans, mère de 6 enfants, abattue d'un coup de fusil à la porte de son ex-domicile, le 16 mars à Saint-Georges-de-Beauce, par son mari Raymond Fortin, 63 ans, 45 minutes après que celuici ait reçu un avis de divorce, alors qu'elle retournait chez elle chercher ses affaires. Fortin s'est ensuite suicidé. Virginie PELLETIER, 17 ans, assommée à coups de marteau, le 24 mars à Chicoutimi, par Benoît Desrosiers, 32 ans, un employé du cinéma tenu par le père de la victime, après avoir tenté d'avoir un rapport sexuel avec elle. Le meurtrier a d'abord caché le cadavre dans la salle de cinéma, puis l'a découpé pour le disperser à plusieurs endroits. Malgré un rapport de psychiatre établissant qu'il avait été tout à fait conscient de ses actes, Desrosiers a pu négocier une accusation réduite de meurtre au deuxième degré. Sentence: 25 ans. Kien Quang Han, 16 ans, est abattu le 26 mars dans une rue du quartier chinois de Montréal. Marie-Josée Beauchesne, une prostituée de 33 ans, égorgée le 2 avril à Montréal par René Pétillon, 27 ans, alors que celui-ci était en libération conditionnelle. Il lui a aussi écrasé la tête avec une bûche et un téléviseur. D'abord accusé de meurtre prémédité, Pétillon a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré. Le jury a tout de même rejeté une défense de « black-out dû à la cocaïne ». Sentence: 20 ans. Monique Nadeau, 41 ans, tuée en même temps que ses enfants, Sophie Nadeau, 15 ans, Alexandre Nadeau, 9 ans, et Pierre-Luc Nadeau, 8 ans, le 3 avril à Amos par leur mari et père, Réjean Nadeau, 44 ans. Denise Guillemette, 37 ans, factrice, abattue de trois balles de carabine à la gorge, le 10 avril à SaintRaphaël-de-Bellechasse, par son ex-mari Marcel Asselin, 38 ans, qu'elle avait quitté 3 semaines plus tôt avec son fils de 17 ans en lui laissant un deuxième fils de 14 ans. Asselin l'avait attirée à la maison sous prétexte de signer des documents. Il s'est ensuite suicidé, en laissant une note où il disait souhaiter être enterré près de sa victime. Carole Blaquière, 28 ans, étranglée avec un lacet de bottine, le 17 avril à Montréal, par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, Simon Lalumière, 24 ans, un informateur de police qui avait annoncé son intention de tuer Blaquière. Il a tout de même pu négocier une accusation réduite de meurtre au deuxième degré et n'a été condamné qu'à 10 ans avant toute libération conditionnelle. Sylvie Laverdière, 24 ans, gérante d'un centre Nautilus, battue et étranglée dans son appartement avec un cordon de téléphone, le 18 avril à Sainte-Thérèse de Blainville. Aucun suspect n'a été arrêté, mais la police soupçonne que le meurtrier était quelqu'un qui avait la confiance de la victime. Joé Saussereau Meilleur, 17 ans, trouvé abattu d'une balle à la tête, chez lui à Montréal, le 20 avril. Grosdawa Listes, 55 ans, poignardée 3 fois à la gorge et abattue d'un coup de fusil, le 22 avril à Montréal, par son mari Nedeljko Listes, un alcoolique qui a aussi abattu son fils Anthony, 19 ans, lorsque celui-ci a ramené la police après avoir fui la scène du premier meurtre. La police avait souvent été appelée chez Listes pour violence conjugale. Une défense d'aliénation mentale a été rejetée et Listes a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré dans le cas de sa femme et de meurtre au premier degré dans le cas de son fils. Sentence: 25 ans avant toute libération conditionnelle.

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Rita Lefebvre-Delage, 59 ans, poignardée 3 fois au cou, le 24 avril à Sainte-Agathe-du-Nord, par François Bellemare, 33 ans, fils de l'homme qu'avait récemment épousé la victime. À son procès, Bellemare a dit qu'il venait de lire de la pornographie et qu'il avait soudainement ressenti un impérieux fantasme de meurtre. Accusé d'homicide involontaire coupable, il n'a été condamné qu'à 4 ans et on lui a recommandé de s'inscrire à une thérapie. Marie-France Thibault, 45 ans, apparemment battue à mort le 29 avril à Lévis par un partenaire sexuel Denis Deschênes, 38 ans, qui avait déjà été condamné à 3 reprises, avait passé 90 jours en prison et avait été envoyé en counseling pour violence conjugale. Malgré ses ecchymoses et plusieurs côtes brisées, le coroner a conclu que la victime avait « chuté accidentellement » et Deschênes n'a fait l'objet d'aucune accusation. Isabelle Lajoie, 7 mois, et Mathieu Lajoie, 25 mois, tués le 29 avril à Lafontaine par leur père Denis Lajoie, qui en avait obtenu la garde après le départ de leur mère. Quelques heures après le meurtre des enfants, Lajoie s'est suicidé en mettant le feu à une chambre de motel. Guylaine Charette, 20 ans, abattue d'une balle à la tête, le 3 mai à Saint-Jean-sur-Richelieu, apparemment par Jacques Boutin, 37 ans, et André Souligny, 26 ans, deux membres du gang des Hells Angels qui auraient aussi abattu le propriétaire jamaïcain du bar où travaillait Charrette, parce que celui-ci refusait de leur vendre l'établissement. Malgré un témoignage du propriétaire donné sur son lit de mort, les deux hommes ont été acquittés de ces meurtres. Linda Flood, 18 ans, une Noire battue et étranglée le 7 mai à Montréal. On a trouvé son corps nu, la culotte bourrée dans la bouche, dans un secteur boisé du Mont-Royal, 15 jours après sa disparition. La police n'ayant pas pris la peine de comparer sa description au rapport de personne disparue déposé par la mère de la victime, elle n'a été identifiée que quatre mois plus tard, après la publication de sa photo. Aucun suspect n'a été appréhendé. Régine Saint-Pierre, 60 ans, abattue chez elle par des cambrioleurs, de balles à la tête et au thorax, le 7 mai à Saint-Hubert, en même temps que son mari. Céline Landry, 24 ans, enceinte de 3 mois, abattue de 2 balles le 13 mai à Val d'Or par un partenaire sexuel depuis 8 ans, Daniel Duchesne, 26 ans, alors qu'elle s'apprêtait à déménager chez sa soeur. Duchesne s'est ensuite suicidé. Gaétane Ayotte, 29 ans, poignardée à la tête le 14 mai à Montréal, dans le cadre d'une apparente tentative de cambriolage, alors que son mari était incarcéré. Aucun suspect n'a été appréhendé. Carole Charron, 28 ans, tuée avec son mari de 50 coups de couteau, y compris des mutilations génitales, devant ses enfants, le 19 mai à Lachenaie, par leur voisin José Raymond, 24 ans, pris sur le fait alors qu'il tentait de voler leur système de son. Raymond a plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré. Sentence: 15 ans avant toute libération conditionnelle. Lucie Paquette-Tétreault, 32 ans, poignardée à Lac-Nominingue, le 5 juin, par un partenaire sexuel Jacques Dextradeur, 37 ans, après qu'elle ait mis fin à leur cohabitation. Dextradeur s'est ensuite tailladé et s'est rendu à un poste de police en prétendant que le couple avait été attaqué par des étrangers. Il a été condamné à 10 ans pour meurtre au deuxième degré. Pauline Laplante, 44 ans, directrice d'un centre jeunesse, ligotée, violée et poignardée à 38 reprises, le 6

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juin à Piedmont, dans le troisième d'une série de crimes semblables commis dans la région depuis 1987. Ce meurtre a par la suite été avoué par William Fyfe, qui aurait tué au moins dix femmes dans les Laurentides et à Montréal. Ghislaine Sergerie, 40 ans, abattue d'un coup de fusil de chasse, le 10 juin à Cap-Chat, par son mari Romain Landry, 40 ans, dont elle avait quitté le domicile 3 mois plus tôt en préparation de son divorce, après qu'il l'ait trompée et ait tenté de l'empêcher de retourner sur le marché du travail. Elle revenait toutefois chaque semaine nettoyer la maison et faire la lessive de Landry; elle pliait ses vêtements au moment où il l'a abattue. Il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable après qu'un psychiatre engagé par la défense ait soutenu qu'une accusation de meurtre au deuxièeme degré serait « trop sévère » et n'a été condamné qu'à 6 ans. Bernadette Hamel, 61 ans, abattue d'un coup de feu et de deux coups de hache le 23 juin chez elle, par son mari récemment retraité, Augustin Bédard, 63 ans, qui était en dépression et pour qui elle avait cherché un travailleur social. Après le meurtre, des policiers ont bu une bière sur la galerie avec Bédard en prenant note de ses explications: on lui aurait refusé un permis de construction, il craignait de se voir « placé » en institut psychiatrique... Accusé de meurtre au premier degré, il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et n'a été condamné qu'à 6 ans. Kioomars Meghdadi, 17 ans, originaire d'Iran, est abattu d'une balle dans le garage où il travaillait, le 29 juin à Montréal. Josée Trépanier, abattue dans une voiture en même temps qu'un homme, le 5 juillet à Montréal, par Robert Boileau, 29 ans, qui est retrouvé mort 4 mois plus tard avant d'avoir été officiellement accusé. On soupçonne une affaire de trafic de stupéfiants. Josée Desjardins, 19 ans, étranglée, assommée et défigurée à coups de pierre et de hache, le 7 août à Boucherville, par un ami Yves Saint-Germain, 35 ans, dans le but de l'empêcher de témoigner contre des trafiquants de drogue, dont la mère de la victime avait abattu un homme pour venger le fait qu'il avait rendue sa fille (Josée Desjardins) accro à la cocaïne. Desjardins avait témoigné contre sa mère dans cette affaire une semaine plus tôt. Saint-Germain a été condamné à 10 ans avant toute libération conditionnelle, malgré un alibi que lui avait offert la mère de la victime. Jeanne Letendre-Montambeault, 35 ans, tuée de 26 coups de couteau, le 17 août à Valleyfield, par Marcel Duval, 42 ans, qui s'est ensuite suicidé en buvant un produit de nettoiement de tuyaux. Duval faisait l'objet d'une ordonnance de non-communication après avoir battu et violé la victime 5 semaines plus tôt, mais celle-ci avait demandé au tribunal de lever l'interdit, même si Duval avait une nouvelle maîtresse. Ginette Strasbourg, 39 ans, étranglée le 21 août à Montréal par un partenaire sexuel depuis 6 ans, le thanatologue de police Oliva Éthier, 48 ans. Après le meurtre, Éthier a bu toute la soirée, puis traîné le corps de la victime dans une ruelle et prétendu l'avoir trouvée là. Accusé d'homicide involontaire coupable, il a été condamné à 10 ans avant toute libération conditionnelle. Rachel Roy, 20 ans, poignardée à plusieurs reprises en fin de soirée, le 2 septembre à Gatineau, au restaurant où elle travaillait, par un voleur, Yves Charest, 18 ans, qui a dit avoir agi sous l'influence de drogues. La victime, intimidée par un vol récent, s'apprêtait à quitter cet emploi pour un voyage en Europe. Charest a été condamné à 10 ans avant toute libération conditionnelle, pour meurtre au deuxième degré.

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Nicole Bisaillon-Layer, 47 ans, une Montréalaise abattue d'un coup de fusil alors qu'elle tentait de protéger sa fille, aspergée d'essence et incendiée chez elle, le 6 septembre à Glen Falls (N.Y.), par son mari Bill Layer, 50 ans, un amateur d'armes à feu qu'elle avait quitté en mai après 26 ans de violence conjugale, en raison de ses menaces de mort. Elle avait même donné ses munitions à des voisins dans la crainte du meurtre. Layer qui avait également blessé sa fille de 15 ans, Tiffany, d'un coup de fusil à la hanche, n'a été condamné que pour meurtre au deuxième degré. Pauline Simard, 39 ans, abattue de deux coups de carabine, le 7 septembre à Lac-Bouchette, par Jules Lauzon, 56 ans, qu'elle avait quitté 2 semaines plus tôt après qu'il ait refusé de l'épouser. Simard avait couru chez des voisins et Lauzon l'avait blessée en tirant de sa fenêtre. Les voisins l'ont repoussée, Lauzon l'a traînée jusqu'à un boisé et l'a achevée sous les yeux des policiers arrivés sur les lieux mais qui s'étaient cachés après qu'il ait fait feu dans leur direction. Il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et une sentence de seulement 3 ans. Il était en institut psychiatrique au moment du verdict. Claire Lorange, 43 ans, et ses enfants Jeffrey Lorange, 6 ans, et Anthony Lorange, 4 ans, assommés à coups de batte de baseball et étranglés, le 17 septembre à Verdun, par leur mari et père Richard Brisebois, 43 ans, comptable à l'emploi de la Société Radio-Canada. Celui-ci s'est ensuite pendu. Florence Champagne-Côté, 70 ans, égorgée et assommée à coups de marteau, le 24 septembre à Montréal, par Oscar Mondor, 73, qui l'avait invitée à venir dormir chez lui. Après avoir nettoyé et rangé les outils du crime, Mondor a déjeuné, puis été déclarer à la police qu'il l'avait tuée « par amour », « parce qu'elle parlait à d'autres hommes ». Accusé de meurtre prémédité, il a été acquitté pour aliénation mentale. Murielle Lussier, 36 ans, trouvée nue, battue, étranglée dans une carrière par sa mère, le 5 octobre à Noyan. Marcel Evrard, 36 ans, propriétaire d'un restaurant de l'endroit, a été accusé de meurtre au premier degré mais acquitté faute de preuves, même si on l'avait vu partir avec elle d'un bar le soir du meurtre. Myriam Bédard, 27 ans, poignardée à plusieurs reprises, le 9 octobre à Québec, par un partenaire sexuel, Martin McNicott, un ex-détenu. Malgré les cris de Bédard, personne n'avait appelé la police, les voisins parlant d'une « querelle d'amoureux ». Monique Nadeau, 53 ans, étranglée dans sa baignoire, le 17 octobre à Montréal, par son neveu ivre, Sylvain Aubut, 31 ans, qui était en libération conditionnelle après avoir passé 6 ans en prison pour l'homicide involontaire coupable d'un homosexuel 12 ans plus tôt. Il s'est rendu en appelant un reporter d'affaires criminelles pour lui dire: « Je viens de tuer une femme. Je vais faire une petite sieste et je te rappellerai. » Aubut a été condamné à 13 ans avant toute libération conditionnelle. Valérie Dalpé, 13 ans, poignardée à plusieurs reprises le 19 octobre à Montréal-Nord, après avoir été agressée et menacée par deux hommes qui n'ont pas été retrouvés. Son corps, retrouvé au dépotoir d'ordures municipal, avait été débité en six morceaux et placé dans des sacs à poubelles laissés sur un coin de rue. Francine Lavoie, 45 ans, poignardée trois fois dans ses vêtements de nuit chez elle, le 20 octobre à Montréal. La police soupçonne que l'assassin était connu de la victime, mais il n'y a eu aucune arrestation. Hélène Gauthier-Soucy, 45 ans, dénudée, ligotée, bâillonnée et poignardée à la gorge et au ventre devant

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sa fille de 7 ans, le 26 octobre à Gatineau, par un cambrioleur dans la trentaine qui s'était introduit chez elle par la fenêtre de la chambre de bain. Aucune arrestation. Lise Houle, 32 ans, morte à demi-nue au bout de son sang après avoir été gravement battue dans un terrain de stationnement près de chez elle, le 28 octobre à Montréal. Aucune arrestation. Mliwan Khulna Vong, 26 ans, poignardée au cou et au dos, le 13 novembre à Montréal, par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, Houmphan Phansiri, 38 ans, quelques heures après que celui-ci ait reçu une « sentence » avec sursis pour l'avoir agressée. Phansiri a attendu que le nouvel époux de la victime la laisse seule avec son bébé pour l'assassiner, et s'est ensuite suicidé. Florence Lépine-Arguin, 82 ans, battue et étranglée avec une courroie de cuir alors qu'elle tentait d'appeler la police, le 14 novembre à Sherbrooke, par son petit-fils, Gilles Bégin, 27, après qu'il ait tenté de lui emprunter 350$. Il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et a été condamné à 10 ans. Dany Beaulieu, 19 ans, caissière dans un dépanneur, abattue le 16 novembre à Rivière-du-Loup par Erick Audette, 18 ans, durant un vol. Audette était frustré du fait que Beaulieu n'avait pas la clé du bureau du gérant et il a continué à tenter d'y entrer par effraction après l'avoir tuée. Il a été accusé de meurtre au premier degré. Cécile Lachance, 77 ans, abattue avec un pistolet, le 20 novembre à Saint-Cuthbert, en même temps que son mari, par leur petit-neveu, Richard Guérin, 22 ans, qui était venu leur emprunter de l'argent et les a ensuite dépouillés de 12 000 $. Guérin a tenté une défense d'aliénation mentale mais a été reconnu coupable de deux meurtres au premier degré et condamné à 25 ans de prison. Salma Sultana, 31 ans, étranglée le 3 décembre à Montréal par son mari Mohamed Eusuf, un médecin natif du Pakistan arrivé au Canada depuis un an. Il l'avait agressée à plusieurs occasions, et la victime avait prévenu sa famille de ses menaces de mort depuis qu'elle lui avait dit vouloir divorcer. Sultana a appelé la police à l'aide le jour du meurtre, et les agents auraient pu lui sauver la vie, mais ils se sont présentés à la mauvaise adresse ­ un autre appartement sur le même étage ­ et sont repartis sans plus. Marie-Blanche Dufour, 65 ans, abattue d'un coup de fusil à la poitrine, le 4 décembre à Les Escoumins, par un partenaire sexuel depuis 3 ans, Jean-Paul Deschênes, 67 ans, qui a ensuite tenté de se suicider. Dufour avait demandé l'aide de sa fille face à la violence croissante de Deschênes. Se décrivant comme persécuté par la victime, celui-ci a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et n'a été condamné qu'à 16 mois de prison. Aurélie Grimoux, un bébé hydrocéphale de 8 mois, torturée, assommée contre un comptoir de cuisine, et affamée à mort par ses parents le 6 décembre à Montréal. Le cadavre a été jeté dans le Saint-Laurent après avoir été conservé 3 semaines dans un sac de plastique. Le père, Grégoire Grimoux, 21 ans, un immigrant récemment arrivé, avait été accusé de sévices sur enfants en France et avait kidnappé ses deux enfants après s'en être vu refuser la garde. D'abord accusé de meurtre, le couple Grimoux a négocié une accusation réduite de négligence criminelle et a été condamné à 4 ans de prison après un an de détention préventive. Massacre de l'École Polytechnique. Le 6 décembre, à l'Université de Montréal, 13 étudiantes et une employée du Bureau des admissions sont abattues à la carabine semi-automatique à chargeur surdimensionné par Marc Lépine (né Gamil Gharbi), 25 ans, un amateur de jeux de guerre, dont la

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candidature avait été refusée à l'École Polytechnique, et qui avait été entraîné aux techniques de combat par son oncle, sergent des Forces canadiennes. Les victimes de cette tuerie, abandonnées par leurs camarades masculins, sont: Geneviève Bergeron, 21 ans; Hélène Colgan, 23 ans; Nathalie Croteau, 23 ans; Barbara Daigneault, 22 ans; Anne-Marie Edward, 21 ans; Maud Haviernick, 29 ans; Maryse Leclair, 23 ans; Annie Saint-Arneault, 23 ans; Barbara Maria Klucznick, 31 ans; Anne-Marie Lemay, 27 ans; Sonia Pelletier, 28 ans; Michèle Richard, 21 ans; Annie Turcotte, 21 ans et Maryse Laganière, 25 ans. Lépine a laissé, avec une lettre de suicide/manifeste encore fièrement affichée sur des sites masculinistes une liste d'une vingtaine femmes et de féministes ­ dont le Collectif masculin contre le sexisme ­ que seul le « manque de temps » aurait protégées de ses balles. Lépine avait pu entrer à l'École Polytechnique en tenue militaire et portant ses armes dans un grand sac et avait attendu longuement au Bureau des admissions avant d'entamer sa tuerie par le meurtre de l'employée Maryse Laganière. Lisette Boucher, 42 ans, séquestrée en voiture et tuée de 3 balles à la tête, le 7 décembre, à SaintPolycarpe, apparemment par un partenaire sexuel, Réjean Giroux, 42 ans, récemment condamné à 15 mois de prison pour une tentative de meurtre contre une autre femme. Boucher avait parlé à des amies de quitter Giroux qui la violentait et la terrifiait. Il a été acquitté grâce à la défense de son avocat Serge Ménard (aujourd'hui député bloquiste), qui a tiré parti de légères contradictions dans la preuve de la Couronne. Jane Grefford, 22 ans, barmaid, battue au visage, poignardée plusieurs fois au cou et à la poitrine et abandonnée à côté d'une caisse de bière sur un quai, le 10 décembre à Lavaltrie, après avoir refusé les avances de Mario Dubois, 24 ans, Reynald Mercier et Patrice Lamothe. Dubois a reçu une sentence de 10 ans avant toute libération conditionnelle après avoir négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré. Mercier a été condamné à 3 ans et Lamothe à 2 ans de prison. Èverose Guilloux, 26 ans, étranglée le 20 décembre à Montréal, apparemment par un partenaire sexuel, Louisius Gesner, 28 ans, qui a été trouvé blessé sur les lieux mais dont la police soupçonne que les blessures auraient été auto-infligées. Monique Stocker, 40 ans, dont le cadavre a été trouvé caché dans un tuyau d'égout derrière chez elle, le 22 décembre à Québec, un mois après qu'un partenaire sexuel André Mercier, 35 ans, l'ait battue à mort, peu après sa sortie de prison pour des voies de fait précédentes contre elle. Mercier, qui l'avait menacée de mort, faisait l'objet d'une ordonnance de non-communication, mais il s'était installé chez Stocker à sa sortie de prison et avait recommencé à la battre. Il a refusé de négocier une reconnaissance de culpabilité à une accusation de meurtre au deuxième degré, préférant plaider l'intoxication, mais a été condamné à 25 ans pour meurtre au premier degré. Jocelyne Bourbonnais-Delorme, 44 ans, battue à mort le 29 décembre à Sainte-Julienne par son mari, Jacques Delorme, 45 ans, un conseiller en carrières qui l'a également sodomisée avec une carabine. Malgré un historique de violence conjugale à l'endroit de la victime, il a été acquitté pour « aliénation mentale ». Berthe Hardy-Blanchette, 46 ans, décapitée dans son sommeil de 5 coups de hache, le 31 décembre à Neufchatel, par son fils ivre, Daniel, 21 ans, qui a ensuite fracassé plusieurs appareils électroniques dans la maison avant d'appeler la police. Il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable. Son avocat a décrit le meurtre comme un « acte d'euthanasie » et le meurtrier comme une « victime des besoins de sa mère » que la prison pousserait certainement au suicide (même s'il venait d'y passer six mois sans problème). Le juge Louis Fortin l'a acquitté ­ sous les applaudissements de l'auditoire ­ en se qualifiant de « libertaire » et en lui recommandant de s'inscrire à un programme de désintoxication.

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1990 Jacqueline Bernard, 50 ans, assommée au cours de la nuit, le 2 janvier à Montréal, dans un appartement où elle avait emménagé seule un mois plus tôt. Aucun suspect n'a été appréhendé. Danielle Provost, 34 ans, poignardée à 52 reprises, le 5 janvier à Québec, par Jean-Claude Lemay, 27 ans, 3 semaines après avoir mis fin à leur relation qui durait depuis 6 mois avec beaucoup d'agressions par Lemay, un toxicomane (colle). Lemay avait matraqué trois policiers appelés par des voisins la semaine précédente, mais avait été libéré par le juge Marc-André Drouin avec pour condition de ne pas approcher Provost. Il s'est tailladé pour suggérer l'auto-défense et a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable. Sentence: 10 ans. France Lacharité, 23 ans, prostituée, étranglée le 6 janvier à Montréal, apparemment dans une chambre de motel dont on a retrouvé la clé dans sa poche. Elle avait été jetée à moitié nue dans le conteneur à ordures d'un restaurant voisin. Aucune arrestation. Pascal Poulin, 10 ans, enlevé, violé et poignardé le 21 janvier à Montréal. Aucune arrestation. Sylvie Mireault, 26 ans, assistante juridique, étranglée dans son appartement, le 7 février à Saint-Léonard, par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, Pierre Dutton, 30 ans, qui voulait emménager avec elle après avoir divorcé d'une autre femme. Dutton a pris la peine de monter le son d'un poste radio pour cacher les cris de la victime, dont il a collecté l'assurance-vie (50 000 $). A son procès, il a prétendu que celle-ci voulait se suicider et lui avait demandé de l'étrangler. Accusé de meurtre prémédité, il a négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré et a été condamné à la sentence minimum: 10 ans. Lise Bélisle, 33 ans, étranglée le 9 février à Saint-Charles Borromée, et retrouvée sept mois après le meurtre. Un accusé, Denis Deschênes, 47 ans, a prétendu qu'elle avait tenté de le faire chanter au sujet d'un vol à main armée. Il a été acquitté parce qu'un magistrat a déterminé que son témoignage, fait sous polygraphe, n'avait pas été fait de façon libre et volontaire. Carole Bienvenue, 26 ans, poignardée le 9 février à Montréal, alors qu'elle attendait l'autobus, par Marc Demontigny, 18 ans, après qu'il lui ait volé sa bourse et l'ait pourchassée et traînée dans un tunnel piétonnier qui était souvent le lieu d'agressions contre des femmes. A son procès, Demontigny a simulé l'aliénation mentale, mais la juge Dionysia Zerbisias l'a condamné à perpétuité pour meurtre au premier degré. Sylvie Théorêt, 27 ans, barmaid, tuée de 3 coups de feu au visage et à la poitrine, le 15 février à Longueuil, par Roland "Gazou" Bélair, 44 ans, qui avait tenté de la violer et sur qui elle avait fait feu. Elle dormait sur un divan du bar à la demande du propriétaire, comme mesure de sécurité après un récent cambriolage. Bélair avait passé la journée à livrer des messages de la St-Valentin, déguisé en clown. Il a plaidé l'auto-défense et a été condamné à 15 ans pour meurtre au deuxième degré. Louise Fleury, serveuse de restaurant, 31 ans, kidnappée dans une maison de repos où elle travaillait seule et tuée de plusieurs coups de feu chez elle, le 17 février à Montréal, au cours d'une violente scène de jalousie par Raymond Baird, 36 ans, chez qui elle vivait depuis 8 ans en s'occupant du fils de Baird. Le meurtrier, qui était de plus en plus violent au cours des mois récents, avait ramené chez lui une carabine deux semaines plus tôt. Condamné à perpétuité, Baird a bénéficié d'une libération conditionnelle en 2002 et a été arrêté de nouveau en 2006 pour avoir presque étranglé une nouvelle partenaire sexuelle à

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Longueuil. Francine Noël, 28 ans, abattue dans une voiture en même temps qu'un partenaire sexuel, le 18 février à Saint-Nicéphore, deux jours après que des accusations de trafic de drogue aient été portées contre eux. Aucune arrestation. Manon Trottier, 23 ans, serveuse, violée et poignardée à la poitrine et au cou, le 2 mars à Brownsburg, par Denis Marenger, 26 ans, après avoir été enlevée du restaurant où elle assurait seule le quart de nuit. Au procès, Marenger a accusé la victime d'avoir nui à son rapport avec une autre femme. Il a ensuite négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré et a été condamné à la peine minimum de 10 ans de prison. Johanne Saint-Éloi, 4 ans, tuée d'un coup au ventre qui lui a brisé le foie, le 9 mars à Montréal, par le partenaire de sa mère, Yves Rosemond, 34 ans, un colosse de 6 pieds. D'abord accusé de meurtre au deuxième degré, il a plaidé coupable à une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et n'a été condamné qu'à 5 ans de prison. Sandra Gaudet, 14 ans, enlevée alors qu'elle revenait chez elle à pied, le 10 mars à Val d'Or, puis violée, battue, torturée et étranglée, apparemment par Billy Taillefer, 23 ans, et Hugues Duguay, 21 ans, qui revenaient d'une soirée à leur bar « topless » préféré. Son corps dénudé, portant des traces de morsure aux seins et à la vulve, a été jeté sur un banc de neige. Taillefer et Duguay ont d'abord été condamnés à 25 ans minimum d'emprisonnement, sur la base d'une déclaration incriminante attribuée à Taillefer, mais Duguay a d'abord réussi à faire réduire cette peine à 12 ans lors d'un nouveau procès et, en 2003, leurs deux condamnations ont été cassées par la Cour suprême en raison de contradictions dans la preuve retenue contre eux. La Couronne s'est finalement dite incapable, en septembre 2006, d'intenter un nouveau procès à Taillefer, comme l'avait demandé la Cour suprême. Le père de Taillefer avait également été condamné pour complicité après le fait. Billy Taillefer a dit « songer sérieusement » à intenter une poursuite contre la Sûreté du Québec et le ministère de la Justice. Claire Sampson, 34 ans, et Danielle Laplante, 24 ans, séquestrées à la boutique où elles travaillaient, violées et poignardées à plusieurs reprises, le 13 mars à Outremont. Un homme avait violé des travailleuses dans une autre boutique d'Outremont un mois plus tôt. Un an plus tard, Agostino Ferreira, un élégant jeune homme de 31 ans, a reconnu la responsabilité de ces meurtres alors qu'il violait deux autres femmes, cueillies à la boutique où elle travaillaient rue Saint-Denis et séquestrées chez lui. À son procès pour leur viol, il a provoqué l'ire de groupes de défense des victimes en se représentant lui-même et imposant un contre-interrogatoire très tendancieux à ses présumées victimes. Sans être jamais accusé du meurtre de Sampson et Laplante, Ferreira a été déclaré délinquant dangereux en 1996. Johanne Plante, 29 ans, tuée le 23 mars à Beauport, dans un incendie allumé par Jean Fortier, 25 ans, qui tentait de se suicider. Il a été condamné à 6 mois de prison pour homicide involontaire coupable. Lise Verreault-Bélanger, 45 ans, danseuse nue, retrouvée morte de froid et couverte d'ecchymoses le 24 mars à Saint-Georges-de-Beauce, l'estomac plein d'anti-dépresseurs. Elle essayait depuis 16 mois de retrouver sa fille Martine. Un coroner a déterminé que ses blessures avaient pu être causées par plusieurs chutes dues à l'overdose d'anti-dépresseurs et a conclu à un « accident ». Ginette Vincent, 37 ans, barmaid, poignardée à deux reprises chez elle, le 25 mars à Montréal, par Denis Laplante, 37 ans, un partenaire sexuel depuis 4 mois qui la battait de plus en plus souvent depuis quelques semaines et à qui elle avait annoncé sa décision de rompre. Un psychiatre a témoigné pour Laplante que

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celui-ci avait subi un « black-out », mais la Couronne a fait valoir qu'il avait pris la peine de nettoyer son couteau et ses vêtements. Il a été condamné à 10 ans avant toute libération conditionnelle. Jonathan Couture, 16 ans, battu à mort et noyé, le 26 mars à Saint-Basile-le-Grand, par Yves Lamontagne, 25 ans, et Louis Fortier. Francine Villeneuve, 35 ans, retrouvée le 26 mars à Chicoutimi, six semaines après avoir été étranglée chez elle, le 15 février, par un partenaire sexuel, René Saint-Pierre, 43 ans, qui avait emménagé avec elle un an et demi plus tôt. Arrêté après plusieurs épisodes de violence conjugale, Saint-Pierre faisait l'objet d'une ordonnance de non-communication. Il a enveloppé le corps dans un drap, l'a caché sous un lit et a vécu encore six semaines dans l'appartement avant de se pendre dans un placard. Lyne Saint-Onge, 27 ans, tuée d'un coup de fusil, le 28 mars à Saint-Denis-de-Brompton, par son mari jaloux Paul Lavigne, 31 ans, après qu'il ait quitté une partie de sucres et conduit ses enfants chez sa mère. Lavigne ne tolérait pas que Saint-Onge parle à qui que ce soit. Pourchassé par la police, il s'est suicidé d'un coup de feu dans sa voiture sur une route secondaire. Lorraine Keogh, 35 ans, abattue d'une balle à la tête en même temps qu'un partenaire sexuel, le 3 avril à Laval, et abandonnée dans un sac à ordures sur une autoroute. Meurtre apparemment lié au trafic de la drogue. Aucune arrestation. Julie Beauvais, 1 ans, et Éric Beauvais, 3 ans étouffés dans leur sommeil, le 7 avril à Saint-Césaire, par leur père, Clément Beauvais, 34 ans. La mère des enfants avait demandé le divorce quelques mois plus tôt. Le meurtrier avait été autorisé à conserver le domicile familial et à avoir les enfants tous les weekends, malgré le fait qu'il avait été accusé de menaces de meurtre contre eux ­ mais acquitté lorsque la Couronne a abandonné la poursuite. Après avoir tué les enfants et avisé leur mère par téléphone, il a essayé de se suicider, puis s'est enfui à l'arrivée de la police. La défense et la Couronne ont toutes deux plaidé l'aliénation mentale. Reconnu coupable de deux meurtres au deuxième degré, il a été condamné à 10 ans. Louisette Laflamme, 33 ans, assommée à coups de barre à clous et poignardée à plusieurs reprises, le 8 avril à Saint-Denis-de-Brompton, par un motard des Hells Angels, Jocelyn "Tarzan" Roy, 26 ans, sous prétexte d'une dette liée à la drogue. Accusé de meurtre prémédité, il a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré et condamné à 15 ans avant toute libération conditionnelle. Donald Desruisseaux, 10 ans, trouvé étranglé le 11 avril à Sainte-Anne-de-Pierreville. Aucune arrestation. Carole Blanchette, 31 ans, et son fils Alexandre Blanchette, 3 ans, étranglés avec une serviette et poignardés le 27 avril à Saint-Nicéphore, par un partenaire sexuel avec qui Blanchette tentait de rompre, Roland Morin, 28 ans, qui lui avait offert 10 000 $ pour demeurer sa partenaire sexuelle mais refusait de la payer. Morin avait pris une assurance-vie de 140 000 $ sur la vie de Blanchette. Il a été reconnu coupable de meurtre au premier degré et condamné à 25 ans. France Bazinet, 32 ans, abattue d'un coup de carabine, le 11 mai à Lantier, par son ex-conjoint Serge Miron, 38 ans, chez elle devant leurs deux enfants de 4 et 10 ans. Miron a prétendu que Bazinet lui refusait des droits de visite. Il a été reconnu coupable de meurtre au premier degré et condamné à 25 ans avant toute libération conditionnelle. Joanne Beaudoin, 35 ans, une femme récemment divorcée poignardée à plusieurs reprises chez elle, le 16

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mai à Ville Mont-Royal. De l'équipement électronique et sa voiture ont été volés et la voiture retrouvée en flammes sur l'Ile Sainte-Hélène. Aucune arrestation. Son nouveau partenaire sexuel a annoncé une récompense de 10 000 $ pour tout renseignement permettant d'élucider le meurtre. Johanne Renaud, 19 ans, battue, mordue au visage et étranglée, le 25 mai à Charlesbourg, par un partenaire sexuel depuis deux mois, Abderrahman Chouaiby, 25 ans, Marocain d'origine, lorsqu'elle lui a annoncé qu'elle partait après deux semaines de violence conjugale. Chouaiby a été condamné pour homicide involontaire coupable et libéré après 32 mois de prison. En 2000, il a obtenu que soit renversée en appel une ordonnance d'expulsion du Canada, même s'il avait également été condamné en 1990 à 8 ans de prison pour vol avec voies de fait. Antoinette Asselin, 36 ans, abattue d'un coup de pistolet, le 2 juin à Dolbeau, par un partenaire sexuel, Bertrand Gagnon, avec qui elle cohabitait depuis 9 mois. Gagnon a ensuite tenté de se suicider. Au procès il a prétendu avoir signé un pacte de suicide avec la victime, qui souhaitait être tuée « par surprise ». Acquitté par un jury et le juge François Tremblay. Louise Lessard-Piché, 37 ans, serveuse, poignardée à deux reprises le 4 juin à Longueuil par son mari depuis 20 ans, Gaétan Piché, 39 ans, après une querelle tard en soirée. Comme Piché était de plus en plus violent avec elle depuis quelques mois, elle avait décidé de le quitter ­ décision qu'il n'acceptait pas ­ mais avait accepté de sortir avec lui ce soir-là. Piché a été condamné à 8 ans pour homicide involontaire coupable. Nicole Tremblay, 46 ans, abattue le 28 juin à Montréal par son mari Réal Michaud, une semaine après leur séparation. Michaud s'est ensuite suicidé. Danielle Falardeau, 33 ans, trouvée nue, étranglée et mutilée le 28 juin à Neufchâtel, dans un coin isolé du parc où elle aimait s'étendre au soleil. Falardeau vivait complètement isolée depuis la perte de la garde de son enfant 6 ans plus tôt. Aucune arrestation. Nicole François, 40 ans, travailleuse sociale d'origine française, étranglée le 27 mai à Laval et laissée le long d'une autoroute par Yvon Saint-Louis, 38 ans, et Édouard Kula, qui avaient tenté de coucher avec elle. Saint-Louis était en libération conditionnelle depuis un mois après avoir purgé les 2/3 d'une sentence de 18 ans. Nouvelle sentence: 10 ans avant toute libération conditionnelle. Barbara Cadieux, 32 ans, une Québécoise tuée à sa maison du Vermont, le 13 juin à Beebe-Plain, d'un coup de fusil au visage, en même temps que son partenaire, Frank Wood, par Walter Noyes et Gordon Kidder, qui cherchaient ­ selon l'hebdo Allo Police ­ à faire disparaître des témoins d'un autre meurtre commis 6 ans plus tôt. Noyes a été condamné pour meurtre prémédité et Kidder à dix ans pour complicité. Yvette Martin-Chouinard, 70 ans, assommée de coups de batte de baseball, le 17 juillet à Joliette, durant un vol soigneusement planifié par Stéphane Pratte, 23 ans, un portier de bar qui avait brisé sa porte patio quelques heures plus tôt. Pratte, qui avait des antécédents criminels d'agression sexuelle, a prétendu que le cambriolage visait à payer de la drogue. Il a été condamné à perpétuité pour meurtre au premier degré. Moïra Fortin, six mois, abattue d'un coup de fusil dans son lit, le 2 août à Saint-Jean-Chrysostome, par son père récemment séparé, Jacques Fortin, 40 ans, qui avait obtenu des droits de visite même s'il était en dépression nerveuse. Fortin a ensuite annoncé le meurtre à son ex-femme par téléphone et s'est suicidé.

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Micheline Lapierre, retrouvée dans un boisé, le 2 août à Lac-Connelly après avoir été battue à mort par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, Yvon Saint-Louis, 38 ans, qui a aussi assassiné Nicole François (voir plus haut). Sentence: dix ans de plus pour meurtre au deuxièeme degré. Teresinha Ng, 40 ans, femme de chambre dans un hôtel, violée et étranglée le 5 août à Montréal par un touriste équatorien, Louis Alejandro Castro Pacheco, 27 ans, qui s'est simplement endormi dans son lit d'hôtel après le crime. Il venait de passer quelques jours à boire dans sa chambre. Il a négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré. Sentence: 15 ans avant toute libération conditionnelle. Alexandra McBride, 46 ans, une touriste originaire du Pays de Galles, est étranglée dans un motel, le 11 août à Québec, par son mari, le riche homme d'affaires Ievan Jenkins, 49 ans, qui l'avait accusée d'infidélité et avait prévenu des proches qu'il ne la ramènerait pas à leur domicile de Cardiff. Son avocat a produit plusieurs témoins pour dépeindre la victime comme une harpie, et Jenkins a prétendu que McBride lui avait dit qu'elle ne l'avait jamais aimé, qu'il était un mauvais père, qu'elle avait un amant, etc. Le procureur Sabin Ouellet n'a accusé Jenkins que de meurtre au deuxième degré. Le juge André Bilodeau lui a exprimé sa sympathie et ne l'a « condamné » qu'à 3 ans de liberté sur parole, le 6 décembre 1990. Le verdict a été porté en appel mais ne semble pas avoir été modifié. Josée Paquin, 21 ans, poignardée à plusieurs reprises dans son lit, le 16 août à Montréal, par son ex-mari, Mario Paquin, 24 ans, qui l'avait publiquement menacée de mort et l'avait harcelée durant des semaines après leur rupture deux mois plus tôt. Vicky Michaud, 4 ans, et Pierre-Luc Michaud, 2 ans, abattus dans leur lit de coups de fusil au thorax, le 19 août à l'Isle-Verte, par leur beau-père récemment divorcé, Réjean Rioux. Malgré son alcoolisme, une dépression grave et des tentatives précédentes de suicide, Rioux avait obtenu des droits de visite, les enfants venant à une maison où il vivait seul depuis 6 mois. Il n'a pas eu de difficulté à se procurer un permis d'arme à feu et une arme. Il s'est suicidé après le double meurtre. Louise Campbell, 52 ans, tuée d'un coup de fusil à la tête, le 27 août à Mont-Saint-Grégoire, par son mari Herménégilde Lamarche, 59 ans, trois semaines après qu'elle ait demandé le divorce et déménagé chez un de ses enfants. Lamarche avait dressé et barbouillé de sang un mannequin de vitrine dans un boisé dont ils étaient propriétaires. Il y a conduit Campbell, l'a tuée dans son camion et s'est suicidé. Léonie Hanscom-Dubé, 72 ans, battue, violée et étranglée, le 27 août à Montréal, par le concierge de l'immeuble d'habitation où elle habitait, Michel Demers, 35 ans, qui a plaidé l'intoxication à son procès. Il a négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré et a été condamné à 15 ans. Les filles de la victime ont intenté une poursuite contre le propriétaire de l'immeuble pour avoir engagé Demers sans vérifier ses antécédents criminels. Christine Tremblay, 25 ans, poignardée à dix reprises dans le dos, le 28 août à Sacré-Coeur, par son mari Yvon Thivierge, 30 ans, alors qu'elle l'aidait à livrer des légumes à des magasins d'alimentation. Après deux séparations au cours des trois derniers mois, Tremblay avait accepté de refaire vie commune avec Thivierge. Après avoir jeté son corps dans un fossé, Thivierge a terminé ses livraisons, en jetant son couteau 12 km plus loin. De retour chez lui, il a tenté de se suicider avec un « cutter » Exacto. Il n'a été accusé que d'homicide involontaire coupable. Le psychiatre Denis Rochette a dit à son procès que Thivierge avait subi une « brève psychose réactionnelle ». Ce dernier n'a été condamné qu'à 8 ans. Julie Labonne, 13 ans, et Éric Labonne, 16 ans, abattus à coups de carabine dans leur lit et entassés dans le coffre de sa voiture par leur père Gaétan Labonne, 35 ans, le 28 août à Pointe-aux-Trembles. Labonne a

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ensuite abattu sa maîtresse, Céline Lemieux-Letendre, 42 ans, et blessé son épouse avant de s'enlever la vie. Dans une note, Labonne s'est amèrement plaint des délais de sa procédure de divorce. Marie-Paule Foucault, 42 ans, et sa fille, Samara Foucault, 14 ans, abattues à coups de pistolet, le 31 août à Ville Saint-Laurent, par leur mari et père, Habib Djendoubi, 43 ans, qui a prétendu au procès que la victime s'apprêtait à refaire vie commune avec lui après 4 mois de séparation. Alcoolique et drogué, Djendoubi s'est présenté chez Foucault à 2 heures du matin, pistolet en main, en prétendant vouloir savoir si ses filles acceptaient son retour à la maison. Sentence: 15 ans. Germaine Hébert, 54 ans, mère de 5 enfants, poignardée à 12 reprises à la gorge derrière chez elle, le 2 septembre à Roberval, par un déficient intellectuel, Kim Bouliane, 19 ans, qui était en train de voler des légumes dans son jardin. Six semaines plus tôt, Bouliane avait tenté de tuer une autre femme dans la cinquantaine qui accueillait des personnes désinstitutionnalisées malgré leurs problèmes mentaux. Il a été accusé d'homicide involontaire coupable. Le Protecteur du citoyen Daniel Jacoby est intervenu dans son dossier. Nathalie Jolicoeur, 22 ans, meurt le 5 septembre à Drummondville, 3 semaines après avoir été abattue d'un coup de revolver à la tête par son père, Aimé Jolicoeur, 49 ans, qui n'a été accusé du meurtre qu'un an et demi plus tard. Gertrude Paquin, 40 ans, abattue de plusieurs balles, le 9 septembre à Montréal, par un partenaire sexuel, le concierge Lucien Martel, 66 ans, gravement déprimé depuis quelques mois. Il s'est ensuite suicidé. Thérèse Brière, 41 ans, tuée d'un coup de fusil, le 10 septembre à Brossard, par son ex-mari André Jacob, 54 ans, qui avait été accusé de menaces de mort à son égard un mois avant et avait été libéré sur parole une semaine auparavant dans l'attente de son procès, deux semaines plus tard. Georgette Forget, 63 ans, égorgée le 13 septembre à Saint-Jérôme par son beau-frère, l'agent de police retraité Marcel Lavoie, 61 ans, dont l'épouse avait emménagé chez Forget trois mois plus tôt. Après avoir reçu son avis de divorce, Lavoie a plusieurs fois tenté de communiquer avec son ex-conjointe pour la faire changer d'idée, puis s'est rendu chez Forget, l'a tuée et a traîné son corps dans le garage. Il s'est ensuite rendu à la police et a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable. Sentence: 14 ans. Louise Prieur-Santerre, 29 ans, et ses enfants Geneviève Santerre, 5 ans, et David Santerre, 7 mois, tués le 15 septembre à Laval par leur mari et père, Guy Santerre, 32 ans, qui a ensuite pris une douche, s'est rédigé un chèque de 2 500 $ avec le chéquier de la victime et est retourné à un bar de danseuses nues pour continuer à consommer de la cocaïne et jouer au billard. À son procès, il a tenté une défense d'aliénation mentale (à cause de la cocaïne) mais a été reconnu coupable de meurtre au premier degré et condamné à 25 ans. Louise Héroux, 36 ans, secrétaire de direction, tuée par son ex-mari, Richard Shahin, 38 ans, un gardien de sécurité en chômage, le 23 septembre à Montréal, lorsqu'elle est retournée à son appartement chercher ses affaires et conversait au téléphone avec la soeur de Shahin. Monique Saint-Germain, battue à mort le 30 septembre à Montréal, par son partenaire sexuel, Jean-Alix Miguel, 34 ans, un amateur de kick-boxing mesurant plus de 6 pieds. Après avoir piurgé seulement sept ans de prison, ayant négocié une accusation d'homicide involontaire, Miguel a obtenu un emploi d'enseignant à la Commission scolaire de Montréal en cachant ses antécédents judiciaires. En 2004, une

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réclamation à la CSST a mis en lumière son passé et et il a été congédié mais a remporté un procès en août 2007 où il contestait cette décision. Jocelyne Parent, 31 ans, vendeuse d'articles de quincaillerie, poignardée dans un escalier, le 1er octobre à l'Ile-Bizard, par son mari, Patrick Prévost, 36 ans, un mécanicien natif de France, qui s'est ensuite suicidé. Ils étaient en instance de divorce et elle était venue prendre des dispositions de pension alimentaire avec lui. Jérôme Leclerc, 8 ans, tué le 10 octobre à Sainte-Foy, par son père, Roland Leclerc, 35 ans, qui s'est ensuite suicidé. Pascale Lemaire, 20 ans, coiffeuse, trouvée morte le 27 octobre à Saint-Mathieu-de-Laprairie après deux mois de disparition. Guy Bissonnette, 33 ans, a été accusé du vol de sa voiture, de son porte-monnaie et de ses cartes de crédit, mais pas de son meurtre. Il a été condamné à 3 ans de prison. Joyce Bond, 40 ans, est battue à deux doigts de la mort, arrosée d'essence à briquet et brûlée vive le 28 octobre à Montréal, par Richard Lebrun, 40 ans. Elle décède 13 jours plus tard. À son procès, Lebrun prétend que Bond s'est elle-même aspergée d'essence et a demandé à être brûlée. Janette Daigneault, 68 ans, une handicapée presque aveugle est trouvée assommée et poignardée à plusieurs reprises chez elle, le 1er novembre à Montréal. Aucune arrestation. Anna Marden, 32 ans, une femme victime de violence conjugale qui s'était échappée vers un refuge deux semaines plus tôt, est poignardée d'une centaine de coups, le 2 novembre à Montréal, devant ses enfants, par Harry Robert Dewitt, 48 ans, dont elle s'était récemment séparée après un mariage de 6 mois. Dewitt avait tenté d'écarter les enfants de la maison en les envoyant au dépanneur. Ils ont tenté de sauver la vie à leur mère, mais le meurtrier s'était enfermé avec elle dans une pièce. La Couronne n'a demandé que 12 ans de prison (même après avoir souligné qu'il s'était déjà produit 28 morts violentes dans le contexte de ruptures au cours des six derniers mois au Québec), mais le juge Pierre Pinard a condamné Dewitt à 15 ans. Marie Lemay, 71 ans, poignardée à six reprises au cou et au dos, le 12 novembre à Jonquière, dans une chambre de motel par un partenaire sexuel, Roland Gagné, 61 ans, qui s'est ensuite enivré avec un copain. Au procès, il a prétendu que Lemay le « poussait à bout » en le harcelant au sujet de ses enfants. D'abord accusé de meurtre au deuxième degré, il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et n'a été condamné qu'à 8 ans. Francine Lefebvre, 35 ans, et sa fille Janie Lefebvre, 8 ans, poignardées le 15 novembre, à Montréal, par le partenaire sexuel de la mère depuis deux mois, Alain Corbeil, 23 ans, libéré un an plus tôt de prison après une sentence pour vol et fraude. Corbeil a dit que Lefebvre venait de lui annoncer son intention de le quitter. Après avoir jeté le corps de Francine Lefebvre dans une baignoire et tué sa fille, Corbeil a fait une sieste puis passé deux jours à prendre de la drogue. Michelle Sévigné, 43 ans, poignardée une quarantaine de fois puis égorgée « pour mettre fin à ses souffrances », le 16 novembre chez elle à Repentigny, par son fils, Sébastien Brousseau, 21 ans, un étudiant en cinéma à qui elle avait refusé de lui prêter sa voiture et qu'il blâmait de s'être séparée de son père. Brousseau a ensuite volé des bijoux et chamboulé la maison pour laisser croire à un cambriolage, avant de jeter ses vêtements ensanglantés dans un conteneur à ordures. Libéré sous cautionnement et confié à son père, il a plaidé l'autodéfense ­ disant que sa mère l'avait attaqué avec une batte de baseball

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­ et négocié un plaidoyer d'homicide involontaire coupable. Il a été condamné à 4 ans et 10 mois. Brousseau a entamé en prison et continué en libération conditionnelle des études en droit. Devenu coordonnateur de l'Office des droits des détenu(e)s du Québec, il a poursuivi jusqu'en Cour suprême le Barreau du Québec qui a refusé à cinq reprises de l'admettre, vu ses antécédents criminels. Il a finalement eu gain de cause en 2006. Lise Brisebois, 23 ans, infirmière, disparue depuis longtemps, retrouvée dans un champ à l'état squelettique, le 17 novembre à Rainville. Elle avait apparemment été enlevée huit mois plus tôt dans le terrain de stationnement d'un centre commercial de Brossard. Aucune arrestation. Isabelle Brouillette-Venne, 55 ans, vendeuse itinérante, tuée de deux balles à la tête. Son corps a été retrouvé au bord d'une autoroute, le 17 novembre à Mirabel. Aucune arrestation. Sylvie Chauvin, 27 ans, tuée de deux coups de fusil à la tête, le 21 novembre à Val-Bélair, apparemment par son mari Daniel Laflamme, 30 ans, un colosse de 200 livres, militaire des Forces canadiennes. Il aurait prévenu un ami, Jean Chamaillard, de ses intentions, dans le but de percevoir l'assurance-vie de Chauvin et de faciliter une aventure. Il lui aurait également demandé de trouver un tueur à gages ou de commettre lui-même le meurtre pour 5% de l'argent de l'assurance. Laflamme a envoyé sa fille faire une course, aurait abattu sa femme à l'extérieur de la maison et aurait fait semblant de tenter de la ressusciter au retour de l'enfant. Son avocat a plaidé un « trouble mental », que le juge a qualifié de « black-out » dans ses directives au jury, ce qui a entraîné la tenue d'un deuxième procès, après qu'il ait été reconnu coupable de meurtre au premier degré et condamné à 25 ans. Laflamme a été acquitté lors de ce deuxième procès, son avocat présentant le principal témoin à charge, Chamaillard, comme le véritable assassin et les juges d'appel blâmant le juge de première instance pour ses « remarques hostiles » à l'endroit de Laflamme. Celui-ci a subséquemment intenté une poursuite contre le gouvernement et la police du Québec pour un million de dollars. France Legault, 32 ans, prostituée, égorgée et presque décapitée, le 4 décembre à Montréal par Jean-Paul Dufort, 47 ans, un employé des postes qui a ensuite embarqué le cadavre de Legault dans sa voiture. Il a prétendu l'avoir tuée dans un accès de colère après qu'elle lui ait dit qu'elle avait le sida ­ ils n'avaient pas encore eu de relation sexuelle. Dufort a négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré et a reçu la sentence minimum de 10 ans. Louise De Prater, 32 ans, secrétaire, trouvée nue et étranglée le 8 décembre à Montréal, dans une ruelle. Martine Auger, 25 ans, policière violée et tuée par André Trottier, 27 ans, qui l'avait suivie jusque chez elle. Le corps a été trouvé une semaine plus tard. Trottier venait de sortir de prison après une sentence pour viol de sa partenaire sexuelle. Accusé du meurtre d'un pédophile en prison, il avait été acquitté. Olivette Dupont-Baril, 59 ans, tuée d'une balle de pistolet à la tête dans son lit, après son retour de la messe de minuit, le 25 décembre à Saint-Boniface, par son mari Ange-Albert Baril, 60 ans. Celui-ci s'est ensuite tiré une balle et est mort 2 semaines plus tard. Elizabeth Bernachez-Larocque, 59 ans, mère de 20 enfants, tuée d'un coup de fusil à la tête, le 25 décembre à Jonquière, à son retour de chez une de ses filles par un de ses fils, le skinhead Yves Larocque, 32 ans, le seul de ses enfants qui habitait encore avec elle. Il a prétendu « vouloir échapper à son autorité » et a été acquitté pour aliénation mentale. Paula Laviolette, 47 ans, poignardée le 28 décembre à Saint-Bruno-de-Montarville par son fils Zolt, 22

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ans, un étudiant en droit sorti d'un hôpital psychiatrique une semaine plus tôt. Il voulait devenir chanteur, se sentait rejeté et avait avisé sa mère et son frère de son projet de meurtre. Paula Laviolette avait demandé que son fils soit confié à la surveillance d'un psychiatre, mais il avait reçu son congé de l'hôpital une semaine plus tard. Il a été acquitté pour aliénation mentale en octobre 1991. Joanne Murray, 25, abattue en même temps qu'un partenaire sexuel, Kenneth Gordon, le 31 décembre à Montréal, dans un édifice de rapport de Côte des Neiges. Contexte: apparemment le trafic de la drogue. Gordon devait comparaître en Cour quatre semaines plus tard pour répondre à une accusation de possession de drogue. 1991 Danielle André, 33 ans, est enlevée et tuée le 17 janvier à Laval par Jean-Pierre Duclos, 25 ans, un homme déjà condamné pour meurtre dont elle avait refusé les avances dans un bar. Duclos l'a suivie jusque chez elle, l'a ligotée, battue, tuée d'un coup de feu et a jeté son cadavre nu, pieds et poings liés, près d'une voie ferrée. Arrêté plus tard en Colombie, via Interpol, il a été condamné à perpétuité et a fait appel. Quatre policiers de Laval ont été accusés de conspiration et obstacle à la justice dans cette affaire. Nathalie Dallaire, 21 ans, tuée le 23 janvier à Crabtree, deux jours après avoir été enlevée par Gervais Fortin, 38 ans, alors qu'elle se rendait à pied aux bureaux de l'assurance emploi. Fortin l'a torturée et battue pendant 14 heures, lui déchirant le vagin et l'anus avec un bâton et lui couvrant le corps de traces de crayon-feutre rouge. Elle est morte suffoquée par un bâillon qu'il lui avait mis dans la bouche. À son procès, Fortin a prétendu que la victime lui rappelait sa mère. Il avait gravement agressé son épouse en 1986 et avait été condamné à 42 mois de prison. Sentence: 20 ans de prison pour le meurtre de Dallaire. Suzanne Bergeron, tuée d'un coup de fusil, le 3 février à Beauport, par un partenaire sexuel, le musicien de tournée Jean-Paul Grimard, 48 ans, avec qui elle cohabitait depuis 15 mois. Grimard s'est par la suite dit convaincu que la victime s'apprêtait à le quitter. Il a acheté un fusil, l'a tuée, a passé la soirée et la nuit chez des amis et s'est suicidé le lendemain. Carole Boisvert, 36 ans, étranglée le 11 février à Saint-Tite-des-Caps par un partenaire sexuel, David Dixon, 28 ans, un ex-détenu (pour vol à main armée) qu'elle avait tenté à quelques reprises de chasser de sa vie. Sentence: 15 ans pour homicide involontaire coupable, négocié par réduction d'une accusation initiale de meurtre au deuxième degré. Nathalie Lévesque, 23 ans, trouvée ligotée et battue à mort sous un pont, le 20 février à Notre-Dame-duRosaire, à 20 km de Québec d'où elle était partie sur le pouce. Itinérante et arrêtée un an plus tôt pour sollicitation, elle avait été refusée à un refuge pour sans-abri. Son partenaire a prétendu ne pas savoir qu'elle se prostituait. Aucune arrestation. Sylvie Viau, 16 ans, menottée et pendue à un arbre, à demi-scalpée et tuée d'un coup de fusil, le 22 février à Laval. Elle tentait d'échapper à un gang de jeunes d'origine haïtienne et a été exécutée par un tueur à gages, Sylvain Bonenfant, 20 ans, qui s'était fait tatouer sur le dos les initiales de Viau sur une pierre tombale parmi 24 autres. Viau vivait dans un foyer pour jeunes où elle avait été placée par la DPJ quatre ans plus tôt. Bonenfant a été condamné à 18 ans avant toute libération conditionnelle. Cécile Roy, 81 ans, tuée d'un coup de fusil au visage, le 2 mars à Saint-Honoré, par son fils Raymond Lebel, 41 ans, qui avait d'abord étranglé son chat, irrité par le refus de Roy d'être placée en maison

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d'accueil. Dans une lettre de justification, il a décrit sa mère comme « trop contrôlante ». Sentence: 12 ans avant toute libération conditionnelle, pour meurtre au deuxième degré. Suzanne Lecours, 29 ans, tuée de trois coups de pistolet à la tête, le 20 mars à Montréal, alors qu'elle sortait de voiture avec son mari près d'un bar où il l'avait invitée à venir négocier des dispositions de pension alimentaire et une éventuelle réconciliation, dans un secteur de la ville qu'elle ne connaissait pas. Aucune arrestation. Sophie Gervais, 20 ans, modèle et fonctionnaire, tuée le 7 avril à Saint-Lazare, dans l'explosion d'une bombe qui visait apparemment un partenaire sexuel, l'opérateur d'agence d'« escortes » William Pomerleau. Albina Arbour-Cloutier, 69 ans, tuée le 14 avril à Sainte-Mélanie, en même temps que trois hommes, par Jean-Pierre Rivest, 47 ans, qui s'est ensuite suicidé. Rivest était homosexuel et se disait harcelé par les victimes. Monique Woods, danseuse, tuée le 15 avril à Price, d'un coup de fusil au cou dans son sommeil par son mari, l'agent de sécurité/pompier Eddy Sergerie, 42 ans, après qu'elle ait parlé de le quitter. Celui-ci s'est ensuite suicidé. Francine Turcotte-Bérard, tuée de 3 coups de feu à la tête, le 7 mai à Laval, après s'être vu refuser l'aide de la police quelques heures plus tôt, par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, Robert Collin, 55 ans, un meurtrier en libération conditionnelle et militant pour les droits des détenus. Il venait de rentrer au Canada du domicile d'un ami avocat en République dominicaine et n'avait pas été arrêté, malgré le bris de ses conditions de libération. Elle lui avait donné 10 000 $ - la moitié de tout son pécule ­ pour qu'il la laisse tranquille après 23 ans de pénitencier et 18 mois à la harceler. Elle a été tuée alors que les policiers entouraient sa maison. Les agents ont passé 4 jours à négocier la reddition de Collin et l'ont embrassé à sa sortie de la maison... Suzanne Jodoin 59 ans, étranglée avec une cravate, le 13 mai à Rimouski, par son mari, Laurent Jodoin, 64 ans, après une querelle. Il a ensuite tenté de se suicider puis appelé une ambulance. Sentence: 9 ans et 8 mois après négociation d'une accusation réduite d'homicide involontaire coupable. Germaine Désilets, 80 ans, meurt étouffée chez elle, le 27 mai à Montréal, après avoir été battue et ligotée par des cambrioleurs. Ceux-ci avaient appelé la police pour les prévenir, mais les agents se sont présentés à la mauvaise adresse. Aucune arrestation. Jeanet Grenier-Lajoie, 68 ans, trouvée le 3 juin à Gatineau après 8 mois de disparition, nue et ensevelie sous le plancher de sa remise après avoir été suffoquée dans un sac à ordures. Elle avait dit à des amies être inquiète depuis qu'un inconnu la suivait dans la rue. Ada Burns, 81 ans, trouvée nue et poignardée à plusieurs reprises à la gorge et à la poitrine, le 9 juin à Verdun, dans son appartement d'un centre d'accueil. Richard Jolicoeur, un cambrioleur, a plus tard été arrêté, reconnu coupable de meurtre au premier degré en 1994 et condamné à perpétuité. Ginette Gaudette, 43 ans, étranglée chez elle, le 21 juin à Charlesbourg, par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, Robert Cormier, 43 ans. Ils venaient de se quereller dans un bar et une rupture définitive était imminente. Sentence: le minimum de 10 ans.

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Lucette Mageau-Casey, 61 ans, tuée à coups de hache, le 2 juillet à Montréal, par un illustrateur de livres religieux, Zouhair-Hedi Kammoun, 29 ans, le lendemain de son éviction par elle d'un appartement. La police avait été appelée après que celui-ci ait été vu sur la rue avec une hache une demi-heure plus tôt, mais ne l'avait pas repéré. Il n'a été arrêté que six semaines plus tard, dans un bar de Saint-Hyacinthe. Anne-Marie Sharpe, 19 ans, tuée le 6 juillet à Shawville d'un coup de carabine au thorax par son mari Jim Tanner, 25 ans, qu'elle avait quitté un mois et demi plus tôt pour aller vivre chez sa cousine. Tanner, qui a ensuite tenté de se suicider, a prétendu qu'elle le harcelait. Guylaine "Fanny" Gent, 20 ans, prostituée, poignardée à plusieurs reprises, le 13 juillet à Montréal, par André Saint-Jean qui l'avait embarquée sur le pouce. Saint-Jean était en liberté conditionnelle après le meurtre d'un homme de 61 ans en 1981. Il a confessé deux autres meurtres, commis en prison, et a été condamné à 20 ans avant toute libération conditionnelle, après avoir négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré. Josée Pitre, une Blanche de 20 ans, présentée comme ayant été tuée d'une balle perdue alors qu'elle quittait un party de Jamaïcains au milieu de la nuit, le 21 juillet à Montréal. Aucune accusation n'a été portée. Solange Lelièvre, 44 ans, enseignante, assommée et poignardée à plusieurs reprises, le 28 juillet à Grande-Rivière, par son ex-mari Philippe Cody, 46 ans, un employé d'église dont elle avait divorcé six mois plus tôt. Il vivait depuis chez ses parents, à trois maisons de la victime. Cody a été libéré sous cautionnement après son arrestation, malgré le meurtre et une accusation de viol portée contre lui 9 ans plus tôt. Des proches en colère de la victime ont empli la salle d'audience au moment de son enquête préliminaire. Lucille Morin, 68 ans, assommée de 10 coups de fer à repasser dans son appartement, le 8 août à SaintJean-sur-Richelieu, apparemment par une connaissance. Aucune arrestation. Patricia Shandroo, 39 ans, native de l'Inde, tuée avec un couteau à steak, le 19 août à Greenfield Park, par son mari Paul Meyer, 29 ans, qui avait agressé un voisin d'âge mineur deux mois auparavant. Meyer s'est ensuite suicidé en sautant dans le fleuve Saint-Laurent. Manon Leblanc, 29 ans, abattue de deux coups de feu, le 29 août à Sherbrooke, par son mari Jean-Paul Provost, 44 ans, qui avait auparavant été condamné pour séquestration de la victime. Plusieurs autres plaintes avaient été déposées, puis abandonnées contre lui par le passé. Après avoir été condamné à 16 mois de prison et en avoir purgé une partie, il a été libéré a début d'août, a planifié le meurtre, s'est rendu chez Leblanc, l'a séquestrée et abattue. Il la soupçonnait d'avoir amorcé une relation avec un autre motard, « Tarzan » Roy, et a écrit sur son mur: « Ne place jamais une femme au-dessus de ta Harley, même si tu l'aimes. » Sentence: 25 ans pour meurtre au premier degré. Andréa Gagné, 45 ans, trouvée morte le 31 août à Mont-Joli, apparemment de causes naturelles, mais son mari Marcel Bélanger, 49 ans, a été accusé de meurtre deux mois plus tard. Joan Williams, 55 ans, battue et égorgée, le 11 septembre à Montréal, par son fils Steven Clark, 31 ans. Il a traîné le cadavre dans le garage de la maison, l'a jetée sur des sacs à poubelles et a feint de l'y découvrir le jour suivant, après avoir nettoyé les traces du meurtre. Clark blâmait sa mère d'avoir ramené à la maison un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre.

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Thérèse Riel, 58 ans, Ginette Lamirande-Grenon, 47 ans, Marie-Berthe Marcotte, 54 ans, et Élise Leboeuf, 31 ans, tuées le 12 septembre à Saint-Isidore-de-Laprairie dans l'incendie criminel d'un centre d'accueil pour personnes âgées allumé par le garde de sécurité de l'établissement, Denis Vanier, 27 ans. Sentence: 10 ans. Francine Gouin, 41 ans, enseignante, tuée d'un coup de pistolet au visage devant sa fille de 13 ans, le 22 septembre à Saint-Étienne-de-Lauzon, par son mari Grégoire Foy, 56 ans, dont elle tentait de divorcer. Il n'acceptait pas qu'elle puisse conserver le domicile familial et avait menacé de mort ses enfants au début d'avril 1990. Foy avait alors été arrêté par la Sûreté du Québec de Laurier-Station, mais aucune accusation n'avait été déposée contre lui. Il s'est ensuite suicidé, après avoir mis le feu à son chalet. Céline Saint-Amant, 28 ans, assistée sociale, meurt dans un incendie criminel allumé le 23 septembre à Malartic. Ghislaine Dubé, 37 ans, secrétaire d'un notaire à l'assermentation, abattue de trois balles de pistolet à la tête, le 23 septembre à Mascouche, par son ex-mari, Michel Ouellet, 37 ans, mécanicien, un mois après qu'elle ait entamé des procédures de divorce. Ouellet avait agressé Dubé 5 mois plus tôt avec un pic à glace mais avait été accusé de voies de fait simples et libéré sous cautionnement (par le juge Claude Lamoureux). Dubé avait été chercher Ouellet en voiture pour faciliter l'exercice de son droit de visite auprès de leur fille Vanessa et avait offert de lui laisser toutes leurs possessions. Ouellet s'est ensuite suicidé. Eva Paradis, 67 ans, assommée de plusieurs coups à la tête, le 25 septembre à Montréal, pendant que son mari était parti à la chasse. Aucune arrestation. Suzanne Grondin, 21 ans, mère autonome d'un enfant de 9 mois, trouvée battue à mort le 29 septembre à Laval dans le terrain de stationnement d'une banque, une journée après avoir été vue faisant du pouce. Grondin avait occasionnellement recours à la prostitution. Aucune arrestation. Chien Chin Wong, 49 ans, aide-infirmière, tuée de plusieurs coups de couteau de cuisine, le 7 octobre à Ville Mont-Royal, par son fils Raymond, 24 ans, un diplômé de l'Université McGill souffrant de schizophrénie. Aloma Potvin, 39 ans, assommée à coups de hache, le 10 octobre à Breakeyville, par son mari Jean-Marie Tremblay, 37 ans, ouvrier de la construction, à qui elle venait d'annoncer son intention de partir. Tremblay a été décrit comme souffrant de dépression depuis son retour d'un emploi dans le Grand Nord. Il a ensuite incendié l'appartement et s'est suicidé. Johanne Patenaude, 25 ans, abattue d'une balle de carabine dans le dos durant son sommeil, le 12 octobre à Longueuil, par un partenaire sexuel Gérald Bougie, 35 ans, qui rentrait d'une partie de chasse marquée par la consommation de drogue et qu'elle avait accusé d'avoir une liaison. Il n'a été accusé que de meurtre au deuxième degré. Karine Pagé, 12 ans, asphyxiée au monoxyde de carbone, le 20 octobre à Saint-Athanase, par son père récemment séparé, Robert Pagé, 34 ans, qui a survécu à une tentative de suicide et a été accusé de meurtre. Ginette Dufresne, 34 ans, ex-infirmière et prostituée, battue et étranglée, le 2 novembre à Montréal, à son domicile qui servait de « piquerie ». On lui a aussi enfoncé une cuiller dans la gorge. Elle avait reçu des

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menaces de mort et déposé une plainte au poste de police No 52. Deux suspects avaient alors été arrêtés et accusés. Aucune arrestation n'a été effectuée pour son meurtre. Rolande Nadeau, 31 ans, une patiente récemment désinstitutionnalisée d'un établissement psychiatrique, battue à mort de coups de pieds à la poitrine, le 3 novembre à Québec, apparemment par un autre patient, Jean-Marie Émond, 20 ans, dans la chambre meublée de celui-ci. Theresa Luca, 44 ans, immigrante salvadorienne, tuée par son mari Salvatore, 48 ans, le 12 novembre à Montréal. Squelette d'une femme non identifiée trouvé le 12 novembre à L'Acadie, après avoir apparemment été tuée sept mois plus tôt. La police a cherché à connaître son identité en disant qu'elle portait des jeans Calvin Klein et des bottes de cow-boy. Rose-Ann Blackned, 23 ans, une Autochtone de Nemaska, est trouvée sévèrement battue et gelée derrière un motel de Val d'Or, le 16 novembre. Aucune arrestation et les médias n'ont pas reconnu sa mort comme un meurtre. Lynn Labonté, 29 ans, poignardée et égorgée le 18 novembre à Montréal, par son mari Pierre Clément, 31 ans, dont elle était en instance de divorce. Elle avait demandé à son frère de passer chez elle pour retirer une arme à feu que Clément gardait à domicile. Après une journée de querelles avec lui, elle avait confié à sa mère sa fille de 6 ans. Clément a ensuite tenté de se suicider mais s'est rendu plutôt à l'hôpital. Sentence: 12 ans. Marie-Claude Côté, 17 ans, étudiante, est retrouvée dans le fleuve Saint-Laurent, le 21 novembre à Boucherville, une semaine après avoir été enlevée à sa sortie du bar La Barina, du quartier Côte SaintPaul, où elle s'était rendue avec un nouveau groupe d'amis. Céline Pearson, 29 ans, danseuse originaire de Chibougamau, est trouvée morte au bord d'une autoroute, le 1er décembre à Saint-Aimé-de-Yamaska, près d'un bar où elle travaillait depuis 18 mois, après avoir apparemment été jetée d'un véhicule en marche. Aucune arrestation. Lise Papineau, 49 ans, tuée à l'aide d'une carabine artisanale, le 4 décembre à Longueuil, par son mari Raymond Rousseau, 52 ans, qui s'est ensuite suicidé. Leurs corps ont été retrouvés deux semaines plus tard. Louise Gagnon, 29 ans, est poignardée le 6 décembre à Montréal, par un partenaire sexuel, André Parent, 45 ans, qui a ensuite tenté de se suicider dans un motel de Montréal. La victime avait déjà été condamnée pour tenue d'une maison de débauche. Isabelle Rolin, 23 ans, étudiante à l'Université de Montréal, est battue à mort et laissée à moitié nue dans une ruelle, le 6 décembre à Montréal, apparemment par un homme rencontré dans un bar. Ex-danseuse, elle élevait son enfant seule.

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1992 Jacqueline Fortin, 48 ans, battue et abattue d'une balle chez elle, en même temps que son mari, le 2 janvier à Sainte-Monique, par deux voleurs, Daniel Tremblay, 30 ans, et Benoît Girard, 25 ans. Rollande Asselin-Beaucage, 47 ans, assassinée et horriblement dépecée chez elle, le 6 janvier à SaintCalixte, par Serge Archambault, un boucher de 36 ans, qui a également été reconnu coupable du meurtre de deux autres femmes en 1992. Jacinthe Dufour, abattue le 16 janvier, à Chicoutimi-Nord, par un partenaire sexuel Michel Beaumont, 42 ans, qui s'est ensuite suicidé. Myriam Valois, 34 ans, trouvée battue à mort le 19 janvier à Longueuil après être disparue durant deux jours. Gemma Dessureault, 59 ans, tuée à coups de hache, le 5 février à Montréal, dans un établissement psychiatrique par Gérard Rufiange, 30 ans, lui aussi interné. Christine Deslauriers, 34 ans, tuée le 7 février à Valleyfield par un partenaire sexuel Robert Tremblay, 47 ans, immédiatement après avoir rompu avec lui. Tremblay s'est ensuite suicidé. Gaétane Saint-Pierre, 30 ans, tuée le 9 février à Saint-Pascal-de-Kamouraska, par un partenaire sexuel, Roger Ouellet, 34 ans, après avoir rompu avec lui. Scott MacKormack, 2 ans, battu à mort le 20 février à Montréal par le partenaire sexuel de sa mère, Paul Payne, 23 ans. Nicole Desgagnés, 32 ans, battue à mort le 29 février à Sainte-Victoire-de-Sorel par Roger Sénécal, 53 ans, qu'elle fréquentait depuis deux semaines. Marie-Ève Larivière, 11 ans, violée et étranglée le 7 mars à Laval, alors qu'elle se rendait à un dépanneur près de chez elle. Aucune arrestation. Charlene McFarlane, 24 ans, mère de deux enfants, égorgée chez elle, le 8 mars à Montréal. Lijuan Wang, une universitaire américaine de 31 ans, est tuée et son cadavre mutilé pour empêcher qu'on l'identifie, par son ex-mari Weimin Wu. Son cadavre est trouvé le 12 mars dans un banc de neige au sud de Val d'Or dans le parc de la Vérendrye. Wu l'avait kidnappée à Indianapolis le 8 mars et emenée de force au Canada. Il ne sera arrêté que 3 mois plus tard, à la suite d'un petit accident d'auto. Malgré un plaidoyer d'autodéfense, il est condamné à 12 ans avant toute libération conditionnelle, une sentence qu'il contestera à plusieurs reprises devant des tribunaux du Québec et du Manitoba, disant entre autres que c'est aux USA et non au Canada qu'il avait tué Wang. Sur la base de son comportement en prison, dont le harcèlement criminel de gardiennes, la Commission des libérations conditionnelles a écrit en 2006 qu'il était trop dangereux pour être jamais libéré. Viviane Simoneau, 26 ans, tuée le 9 avril à Québec par un partenaire sexuel, Gaétan Ampleman, 38 ans, dans le contexte d'une querelle entre Ampleman et un frère de Simoneau. Jonathan Gilbert-Leblanc, 2 ½ mois, battu à mort par son père André Leblanc, 22 ans, le 13 avril. Celui-ci n'a été accusé qu'à la fin de 1993. L'autopsie a révélé que l'enfant avait subi trois autres raclées depuis sa

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naissance. Condamné à 8 ans de détention après avoir négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable, Leblanc a engendré un autre enfant avec la mère de la victime, Andrée Gilbert, mais celui-ci a été appréhendé par la DPJ. Yvette Latulippe, 68 ans, égorgée par des voleurs chez elle, le 16 avril à Montréal. Caroline Guimond, 20 ans, tuée d'une balle à la tête, le 27 avril à Québec, par un partenaire sexuel Assi Ahmad Hassam, 31 ans, qui s'est ensuite suicidé. Claude Lecours, 42 ans, abattue le jour de la Fête des mères, le 10 mai à Longueuil, par son fils de 14 ans, Martin Labelle, un vendeur de drogue et fanatique de sciences occultes qui a également tué son père et son frère avec un fusil emprunté à un ami. Labelle avait annoncé à plusieurs reprises son intention d'exterminer sa famille. À son procès devant le tribunal des adultes, son avocat a plaidé l'insanité temporaire. Labelle a été condamné à 10 ans, mais cette peine a été réduite à 6 ans en appel. Il a fait appel en Cour suprême pour tenter de faire valider sa défense d'insanité mentale. Nicole Bloomer, 44 ans, abattue le 20 mai à Montréal par Henri Labonté, 76 ans, qui est mort d'un infarctus durant l'attente de son procès. Yvette Groleau-Gariépy, 81 ans, tuée par un cambrioleur dans son appartement, le 24 mai à Montréal. Micheline Lacharité, 48 ans, meurt dans un incendie criminel allumé le 25 mai à Montréal par Kelly Dreta, 25 ans. Rhéa Landry-Carufel, 33 ans, abattue le 25 mai à Montréal, par Pierre Lepage, 31 ans, son beau-frère violent sous les yeux de sa soeur, l'épouse qu'il battait. Lepage s'est ensuite suicidé. Bercuhi Leylekoglu, 33 ans, et sa fille Talin Leylekoglu, 2 ans, étranglées et violées dans leur appartement, le 26 mai à Brossard, par Denis Paulet, 45 ans, dans un meurtre raciste, où des swastikas et le mot TERMINATOR ont été peints sur le mur. Sentence: 25 ans. La mère de Paulet a également été inculpée et condamnée dans cette affaire. Nicole Sassoon, 21 ans, battue à mort et retrouvée le 30 mai à Côte Sainte-Catherine, dans une écluse de la voie maritime du Saint-Laurent, six mois après être disparue en novembre 1991, après sa sortie de prison où elle était incarcérée pour vol. Son père n'avait signalé sa disparition qu'en février. Annie-Dominique Normandin, 27 ans, abattue le 16 juin à Mirabel par un partenaire sexuel, Claude Gagné, 41 ans. Sentence: 6 ans. Mireille Bruneau, 39 ans, tuée le 17 juin à Sainte-Julienne par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, Yves Lemay, 39 ans. Sentence: 20 ans, réduite en appel à 13 ans. Jocelyne Plante, 45 ans, meurt le 18 juin à Saint-Adolphe d'Howard avec un partenaire sexuel, André Larivière, 46 ans, dans l'incendie criminel qu'il a allumé dans un hôtel. Immaculée-Barbara Pierre, 26 ans, tuée le 21 juin à Montréal par un partenaire sexuel, Igino Assente, 40 ans, qui s'est ensuite suicidé. Stéphane Dion, 11 ans, poignardé à mort le 23 juin par Sébastien Lemieux, 18 ans, alors qu'il était à vélo.

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Lemieux a également poignardé au ventre une des femmes qui l'avaient attrapé et tentaient de le retenir. D'abord condamné à 18 ans, sa sentence a été réduite en appel à 14 ans avant toute libération conditionnelle. Dany Fleurant, 13 mois, battu à mort le 29 juin à Montréal par le partenaire sexuel de sa mère, Sylvain Paquette, qui n'a été accusé qu'en avril 1993. Virginia Pacuraru, 37 ans, tuée le 1er juillet à Notre-Dame-de-la-Merci par un partenaire sexuel, Claude Langlais, 56 ans, déjà condamné pour le meurtre d'une autre femme et qui était en liberté conditionnelle. Langlais s'est ensuite suicidé. Josée Mathieu, 28 ans, tuée le 17 juillet à Pincourt par un partenaire sexuel, Pierre Roy, 36 ans, avec qui elle tentait de rompre. Celui-ci s'est ensuite suicidé. Carole Rajotte, 32 ans, tuée le 18 juillet à Drummondville par un partenaire sexuel, Yvan Rhéaume, 34 ans, avec qui elle tentait de rompre. Rhéaume a été condamné à 12 ans pour homicide involontaire coupable. Hortensia Diaz, 41 ans, tuée le 19 juillet à Montréal par son mari, Gabriel Diaz, 46 ans, dont elle voulait divorcer. Yvonne Duchesne, 46 ans, tuée le 19 juillet à Rimouski par un homme qu'elle venait de rencontrer, Eugène Lefrançois, 26 ans. Kamalmatie Murlidhar-Janack, 38 ans, tuée le 22 juillet à Lachine par son mari dont elle venait de divorcer, Rohan Janack, 34 ans. Alice Benoît, 45 ans, tuée en même temps que son fils à Canton-de-Granby le 1er août, par son mari Gilles Perreault, 48 ans, qui s'est ensuite suicidé. Une femme est poussée en bas d'un balcon le 12 août à Canton-de-Hatley ­ et meurt huit jours plus tard ­ par son petit-fils qui avait déjà tué sa mère en 1985 et été acquitté pour insanité mentale. Travis Paris, 17 ans, abattu en même temps que deux hommes, le 12 août à Montréal, dans une transaction de drogue, par Cory Bresford, 20 ans, Anthony Collins, 18 ans, et un garçon de 17 ans dont le nom n'a pas été publié. Chantal Lavoie, 25 ans, poignardée à mort le 15 août à Montréal par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, Daniel Raymond, 37 ans. Joséphine Sberna, 33 ans, artiste, assommée et noyée dans sa baignoire, le 20 août à Montréal, par Thomas-René Géro, 38 ans, un récent partenaire sexuel qui s'est servi de sa carte de débit pour acheter du crack. Malgré la diffusion d'une photo très claire de lui, la police a mis 2 ans avant d'arrêter Géro, qui a été condamné à 15 ans pour meurtre au premier degré en mai 1994. Thérèse Labelle, 32 ans, violée et tuée le 28 août à Boisbriand par Gyno Vigliotti, 22 ans qui, le même jour, a tué deux autres femmes de Boisbriand, Lorraine Bourgeois, 60 ans, et Diane Paquette, 44 ans. Vigliotti s'est suicidé en prison au début de 1994.

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Huguette Demers-Paradis, 43 ans, tuée le 8 septembre à Plessisville par son mari André Demers, 51 ans, qui s'est ensuite suicidé. Christina Palasanu, 5 ans, tuée par son père, Gica Palasanu, 35 ans, le 10 septembre à Montréal. Chantal Brochu, 23 ans, est violée et tuée le 19 septembre à Montréal par Robert Leblanc, 25 ans, de Sherbrooke, qu'elle venait de rencontrer dans un bar. À son procès, celui-ci est étiqueté récidiviste dangereux (à ne pas remettre en liberté à moins qu'il puisse prouver qu'il ne constitue plus un danger), après qu'il ait été établi qu'il a également agressé 3 autres femmes à Sherbrooke entre le 25 septembre et le 12 novembre 1994. Condamné à 25 ans en 1996. La Cour suprême a rejeté en juillet 2002 la requête par Leblanc d'un nouveau procès. Yanne Cornu-Poirier, 26 ans, est battue à mort et jetée dans une ruelle, le 18 octobre à Montréal, par un partenaire sexuel et proxénète, Jersy Plata, 29 ans, qui a été condamné à l'emprisonnement à perpétuité. La victime était la fille de la cinéaste canadienne Anne-Claire Poirier (auteure du film sur le viol « Mourir à tue-tête ») ; celle-ci a consacré à la mort de sa fille un autre film intitulé « Tu as crié `Let me go !' » Berta Dimidjan, 41 ans, tuée dans son appartement le 22 octobre à Montréal. Lorraine Cyr, 28 ans, tuée le 22 octobre à Lac-Brôme par un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre, David Dussault, 34 ans, qui s'est ensuite suicidé. Exhumation le 29 octobre à Aylmer des restes de Nathalie Dumont, 17 ans, tuée en 1984. Nuran Demirel Keser, 35 ans, une réfugiée politique turque, est tuée le 4 novembre à Montréal par son mari, Ahin Keser, 37 ans. Jocelyne Poirier, 45 ans est tuée le 7 novembre à Saint-Marc-sur-Richelieu, par un partenaire sexuel, Joseph Haroun, 57 ans. Katerine Morin, 20 ans, et Nathalie Beauregard, 21 ans, abattues à la mitraillette, le 9 novembre à Brossard, par Daniel Jolivet, 36 ans, et Paul-André Saint-Pierre, 50 ans, parce qu'elles avaient été témoins de l'assassinat de deux hommes dans le contexte du trafic de la drogue. Jolivet a été condamné à perpétuité et Saint-Pierre à 12 ans pour meurtre au deuxième degré. Sylvie Lefebvre, 36 ans, est étranglée le 18 novembre, à Montréal, par son mari Jacques Tessier, 37 ans. Chantal Brière, meurt asphyxiée, le 26 novembre à Deux-Montagnes, après avoir été agressée sexuellement par Serge Archambault, 36 ans, auteur de deux autres meurtres de femme cette année-là. Le même jour, la police trouve les restes d'Anna-Maria Codina-Leva, 30 ans, également tuée par Serge Archambault en juin 1989. Delima Kopeau, 36 ans, est tuée par un partenaire sexuel, Gilles René, le 17 décembre à Montréal.

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1993 Danielle Boucher, 37 ans, chauffeure ou directrice d'une agence d'escortes, est tuée par balles de l'intérieur de son véhicule, le 3 février à Montréal, apparemment pour lui voler les recettes de la journée. Gilles Chagnon, 54 ans, sera arrêté pour ce crime 13 ans plus tard, en décembre 2006. Carole Lachapelle, 31, étranglée avec un fil électrique et asphyxiée avec un sac de plastique, le 12 février à Montréal, par un partenaire sexuel, Jean Robichaud, 28 ans, qui a prétexté l'auto-défense. Sentence: 10 ans. Rose Lagacé, 38 ans, est tuée le 14 février à Montréal par un partenaire sexuel, Ghislain Hudon, 31 ans. Ian Lambert-Tourangeau, 4 ans, étranglé avec une serviette, le 20 février à Chambly, par son père Luc Tourangeau, 27 ans, qui voulait le voir « renaître » et lui a expliqué le « jeu de la transition » avant de le tuer. Le meurtrier a dit aux policiers qu'il avait décidé de « résoudre un problème de famille ». Acquitté pour aliénation mentale, il a été institutionnalisé à l'Institut psychiatrique Pinel en 1994. Steven Sirois, 10 mois, battu à mort le 11 mars à Montréal par son père Stéphane Sirois, 22 ans, avec qui il se trouvait seul. Sentence: 7 ans, même si Sirois a eu un autre enfant avec la mère de la victime au cours de la période d'attente du procès. Priscilla Décarie-Rondeau, 5 semaines, battue à mort pour la faire taire, le 24 mars à Montréal, par Claude Mercier, 43 ans, qui a continué à jouer aux cartes avec les parents de l'enfant et n'a été accusé de meurtre que le 30 septembre. Condamné à 15 ans de prison en novembre 1994. Odette Dugas, 33 ans, tuée le 26 mars à Lac-des-Plages par un partenaire sexuel, Royal Proulx, 49 ans. Tricia Shelen Pilingy, 20 ans, poignardée par un inconnu, le 9 avril à Montréal. Tina Laposta, 19 ans, abattue avec un homme, le 11 avril à Montréal, par trois autres hommes. Hélène Farman, 43 ans, veuve et conseillère municipale, est violée et tuée le 12 avril à Manseau par un voisin, Ferdinand Vidal, 29 ans, qui la poursuivait de ses avances. Après un premier procès avorté, Vidal a été condamné à perpétuité en 1994, mais il a obtenu un troisième procès où il a négocié une sentence réduite de 13 ans. Annick Gravel, 15 ans, tuée le 16 avril à Saint-Emile-de-Suffolk par Martin Désormeaux, 25 ans. Condamné au minimum de 10 ans. Jessica Chiasson-Huard, 3 mois, meurt à Chandler le 26 avril, 3 jours après avoir été violemment secouée par son père, Jean Chiasson, 28 ans. Marielle Michaud, 60 ans, est tuée le 1er mai à l'Isle-Verte par un partenaire sexuel, Florian Saint-Pierre. Marie-Josée Champagne est abattue d'un coup de carabine, le 14 mai à Joliette, apparemment par un partenaire sexuel, Serge Lahaise, 28 ans, mais aucune accusation n'a été portée contre lui. Mylène Marceau, 24 ans, abattue d'un coup de carabine, le 14 mai à Pierrefonds, en même temps que son frère Benoît par son ex-mari, Serge-Maurice Ewonde, après que celui-ci l'ait enlevée, violée et menacée

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de mort le 16 février. Ewonde avait été retenu en prison par deux ordonnances judiciaires successives mais, après qu'un troisième juge l'ait remis en liberté, il s'est immédiatement rendu chez Marceau pour la tuer avant de tenter de fuir aux États-Unis. Arrêté à la frontière, il a été condamné au minimum de 25 ans pour deux meurtres au premier degré. Marie-Pier Gauthier, 8 mois, meurt le 28 mai à Montréal, 4 jours après avoir été brutalement secouée par son père Gilles Gauthier, 28 ans, parce qu'elle « pleurait trop ». Il s'est ensuite commandé une pizza en laissant l'enfant inconsciente. L'autopsie a démontré que celle-ci avait subi des sévices durant 4 mois. Gauthier, qui a épousé la mère de la victime après le crime, a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable mais a été condamné à 12 ans de prison, 3 de plus que ce que demandait la Couronne. Diane Gélinas, 39 ans, est abattue le 1er juin à Montréal par William Bien-Aimé, un partenaire sexuel avec qui elle venait de rompre. Rita Tookalook, 37 ans, poignardée à la tête et à la poitrine pendant son sommeil, le 3 juin à Kuijjuarapik, par son frère intoxiqué, Perpy Tookalook, 28 ans. Celui-ci a été condamné à 8 ans après avoir négocié une accusation réduite d'homicide involontaire. Pierrette Vaillancourt-Péladeau, 47 ans, est tuée le 7 juin à Saint-Hubert par son fils, Patrick Péladeau, 25 ans, qui sera arrêté aux Etats-Unis après s'être enfui là-bas. Lise Raymond, 36 ans, poignardée et laissée mourir au bout de son sang, le 10 juin à Longueuil, par Gérard Vachon, 44 ans, son mari qui la battait depuis longtemps et qui n'a appelé la police que 20 heures après l'attentat. Reconnu coupable de meurtre au deuxième degré, Vachon a été envoyé en institut psychiatrique plutôt qu'en prison après avoir livré un témoignage incohérent qui a permis à son avocat, Richard Therrien, d'affirmer qu'il avait probablement souffert d'aliénation mentale au moment du meurtre. Claire Lafrenière, 30 ans, danseuse, poignardée à sept reprises au ventre, le 28 juin à Oka, par un partenaire sexuel marié, Jean-Marie Roussel, 45 ans, qu'elle avait confronté au sujet d'une maîtresse et menacé de quitter. Il a jeté son corps dans la célèbre pinède d'Oka ­ un Autochtone ayant trouvé le corps n'a pas été cru par la police ­ et a tenté de se disculper de traces du sang de Lafrenière sur ses jeans en parlant d'une tentative précédente de suicide par celle-ci. (Attention ­ aussi listé pour l'année 1994) Lucie Brousseau, 20 ans, poignardée dans son appartement de Roberval, le 2 juillet, par Eric Thibeault, 23 ans. Sentence: le minimum de 10 ans. Maryse Charron, 41 ans, est trouvée battue à mort le 25 juillet à Québec. Micheline Grégoire-Denis, 50 ans, propriétaire d'une garderie, assommée à coups de crosse de fusil, le 8 août à Saint-Eustache, en même temps qu'un partenaire sexuel, André Pagé, au cours d'un vol par deux complices du trafic des cigarettes illégales, Tony Gerbert, 30 ans, et Ronald Kelly, 39 ans. Sentence: 17 ans. Evette Brown-Alliman, 28 ans, tuée en même temps que son mari, le 12 août à Montréal, dans le contexte du trafic de la drogue. Santino D'intino, 7 mois, tué d'un coup à la tête, le 17 août à Montréal, par son père Domenico D'intino,

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35 ans. L'enfant avait été hospitalisé avec des fractures 2 semaines plus tôt. Sentence: 5 ans. Youlia Ermenlieva, 30 ans, tuée le 15 août à Montréal par son ex-mari, Gezim Dedja, 34 ans, qui a finalement été arrêté en Italie 5 ans plus tard et extradé à Montréal pour son procès au début de l'an 2000. Deborah Ann Rottman, 33 ans, poignardée et battue à mort dans son lit avec une bouteille de bière et une loupe, le 23 août à Montréal, par un collègue de travail, Steven Osovsky, 31 ans, venu la protéger d'un ex-partenaire qui la harcelait. À son procès, Osovsky a prétendu avoir été piégé par la police qui aurait inventé sa confession. Condamné à 10 ans avant toute libération conditionnelle. Pierrette Garceau, 52 ans, tuée le 31 août à Montréal par son mari Paul Garceau, 49 ans, qui s'est ensuite suicidé. Victoire Cossette, 61 ans, tuée avec son mari, le 8 septembre à Brossard, par trois jeunes hommes, Yannick Gagné, 19 ans, Claude Boismenu, 20 ans, et Sylvain Rouiller, 19 ans, engagé par le fils des époux Cossette, Richard Timm, 30 ans. Gagné a été condamné à perpétuité, Boismenu à 5 1/2 ans. Timm a finalement été accusé et reconnu coupable de meurtre prémédité (sentence: 25 ans). Son pourvoi en Cour suprême pour faire annuler sa déclaration de culpabilité à la suite d'une détention prolongée a été rejeté en 1999. Ann Tuyet Nguen, 41 ans, meurt dans l'incendie criminel de son appartement, le 10 septembre à Montréal. Diane Francis est tuée, le 18 septembre à Neuville, par René Coderre, 42 ans, un partenaire sexuel avec qui elle tentait de rompre. Celui-ci s'est ensuite suicidé. Pierrette Pelletier, 53, asphyxiée avec un oreiller puis étranglée, le 22 septembre à Montréal, par André Harnois, 34 ans, un voisin dont elle avait refusé les avances. Il a ensuite volé son téléviseur et d'autres articles pour les ramener à son appartement. Harnois avait déjà purgé une sentence de 4 ans pour une autre agression sexuelle contre une voisine alors qu'elle allaitait son enfant, et avait été condamné pour deux autres intrusions chez des femmes, dont son ex-partenaire. Sentence: 13 ans avant toute libération conditionnelle, pour meurtre au deuxième degré. Michael Paquette, 4 mois, secoué à mort, le 4 octobre à Thurso, par son père Mario Paquette, 22 ans, qui a prétendu avoir simplement échappé l'enfant. Il a négocié un plaidoyer de négligence criminelle en mars 1996 et n'a été condamné qu'à 18 mois de prison. Claude Ferron, 55 ans, trouvée étranglée dans son appartement, le 3 novembre à Montréal. Emmanuella Corso, 82 ans, battue et étranglée, le 11 novembre à Morin Heights, par son mari Gordon Lamothe, 81 ans, dans ce qu'il a par la suite décrit comme un « meurtre de compassion ». Lamothe a été acquitté et est mort au début de 1994. Manon Paquin, 29 ans, poussée devant une rame de métro, le 30 novembre à Montréal, par Oueibique Tagui, 34 ans, qui a prétendu que Paquin lui rappelait une secrétaire qui venait de l'informer du rejet de sa demande de prêt étudiant. Tagui s'est par la suite pendu dans sa cellule de prison. Hélène Dufresne, 56 ans, tuée le 14 décembre à Montréal, par Antoine Viau, 44 ans, le lendemain de sa tentative d'obtenir de la police qu'il soit arrêté pour des menaces de mort à son endroit. Viau s'est suicidé

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dans sa cellule deux mois plus tard, après avoir échoué à convaincre un psychiatre de l'Institut Pinel de témoigner de son aliénation mentale. Alexandre Riendeau, 7 ans, agressé sexuellement et étranglé, le 28 décembre à Deux-Montagnes, par son père Daniel Riendeau, 36 ans, un étudiant en psychologie récemment séparé et emprisonné pour voies de fait contre sa conjointe. Riendeau avait obtenu sa libération conditionnelle et des droits de visite pour le temps des Fêtes, contre l'avis du procureur de la Couronne, malgré le fait qu'il avait envoyé de prison une longue lettre de menaces de mort à la mère. Enthousiaste des thèses néo-jungiennes de Guy Corneau (dont il voulait se joindre au Réseau Hommes-Québec), Riendeau a laissé le manifeste de Corneau « Pères manquants, fils manqués » sur le cadavre de son fils, ouvert à une page traitant de la nécessité pour les hommes de se réapproprier « l'agressivité masculine ». Il a orchestré autour du corps un rituel égyptien décrit par Corneau, puis a agressé sexuellement son ex-conjointe devant le cadavre de son fils lorsqu'elle est revenue chez elle. Après qu'elle ait réussi à s'échapper, Riendeau a tenté de se pendre. Il a été condamné à 25 ans de prison.

1994 Calliope Vournous, 43 ans, poignardée à deux reprises et assommée contre un plancher de tuiles, le 12 janvier à Dollard-des-Ormeaux, par son fils John Vournous, 15 ans, qui a ensuite nettoyé méticuleusement la scène du crime, rédigé une lettre d'excuses et mis fin à ses jours à l'aide du pistolet de son père. . Christina Deladurantaye, un bébé secoué à mort par son père, Jacques Deladurantaye, 35 ans, le 12 janvier. D'abord accusé de meurtre au deuxième degré, il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire et été condamné à 4 ans de prison. Sarah Dutil-Coculuzzi, 11 ans, violée, étranglée et égorgée, le 21 janvier à Montréal, par Timothy John Cobb, 30 ans, un voisin en attente d'un autre procès pour meurtre et dont Dutil-Coculuzzi allait souvent garder l'enfant de sa partenaire. Il a jeté son corps dans un conteneur à ordures. La DPJ avait été alertée au sujet des conditions de vie de la victime mais n'était pas intervenue. Marthe Beaulieu, 55 ans, serveuse, tuée le 21 janvier à Saint-Roch-des-Aulnaies, par son concubin Réjean Martin, 30 ans, un alcoolique qui, après une querelle, a été emprunter un fusil et deux cartouches à un voisin. Il a abattu Beaulieu alors qu'elle téléphonait à sa fille et s'est ensuite suicidé. Carmen Lagueux, 38 ans, tuée d'une balle de carabine au thorax, le 31 janvier à Sainte-Marie-de-Beauce, par un partenaire sexuel, Gino Marcoux, 31 ans, qui voulait emménager avec elle. Marcoux s'est ensuite suicidé. Claudette Archambault, 52 ans, tuée à sa porte d'un coup de pistolet à la tête, le 14 février à Montréal, par un partenaire sexuel dont elle s'était séparée une semaine plus tôt, Henri Benoît, 65 ans. Benoît qui possédait un permis de port d'armes à utilisation restreinte, a été accusé de meurtre au premier degré. Jonathan Beaudin, 4 ans, meurt le 15 février à Montréal, à la suite d'une série de lavements administrés durant une heure et demie, avec 30 litres d'eau soit 400 fois la quantité d'eau recommandée, par son père Michel Beaudin, 36 ans, un Rosicrucien adepte des médecines douces qui voulait le « purifier » et, dans sa lettre de confession, a écrit: « Ils ont leurs raisons mais pas la Vérité... » Accusé d'homicide

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involontaire, il a été condamné à 18 mois de prison en 1996. Pauline Boulet-Bellegarde. Battue par deux hommes qui cambriolaient sa maison, elle meurt de ses blessures deux semaines plus tard, le 20 février à Montréal. Lise Bourgeois, 62 ans. Abattue d'un coup de carabine, le 4 mars à Laval, par son mari Roger Monahan, qui s'est ensuite suicidé. Il a été décrit comme dépressif à la suite d'un léger accident automobile qui, en l'amenant à rester à domicile, le faisait « désespérer d'une retraite paisible ». France Roy, 28 ans, tuée d'une balle de pistolet à la tête, le 7 mars à Saint-Georges-de-Clarenceville, par un nouveau partenaire sexuel, Denis Beaupré, 22 ans. Beaupré a prétendu que le coup était parti accidentellement à cause d'un cahot sur la route où il conduisait. Beaupré a jeté le corps de Roy dans le fossé et s'est rendu à la police le lendemain. Sentence: 5 ans pour meurtre au deuxième degré. Un complice, Marc Lapierre, 19 ans, a écopé de 18 mois de prison. Georges-Éric Lohier, 17 ans, poignardé le 12 mars à Brossard par un autre garçon de 17 ans au cours d'une bataille de rue. Jean-Marc Harper, 3 ans, meurt à l'hôpital, le 15 mars à Hull, suite à une vingtaine de coups à la tête donnés par un partenaire sexuel de sa mère, Gregory MacMillan, 23 ans. L'autopsie démontre que le garçon avait reçu plusieurs raclées au cours des mois précédents. Après des préliminaires de plus de deux ans (durant lesquels MacMillan est resté en liberté sous cautionnement), qui ont indigné la famille de la victime, MacMillan a été condamné à 7 ans de prison pour homicide involontaire, malgré une tentative de le présenter comme mentalement incompétent à subir un procès. Muguet Balès-Lemay, 10 mois, laissée enveloppée dans un sac de plastique, le 8 avril dans un boisé à Saint-Romain, près d'Eastman, par ses parents Joseph Balès, 33 ans, et Hélène-Marie Lemay, 31 ans, des membres de la secte Adventiste du 7e jour. Ceux-ci se sont rendus à New York et ont créé une commotion en prétendant que leur enfant avait été kidnappée dans Central Park. La cause de la mort n'a pas été déterminée, mais Balès a été condamné à 90 jours de prison en mars 1995 pour « indignité à l'endroit d'un cadavre » Béatrice Lavoie, 75 ans, assommée de plusieurs coups de bâton de majorette à la tête, le 9 avril à ValBélair, en même temps que son conjoint Maurille Lepage, 82 ans, battu à coups de fusil, qui est mort dix jours plus tard. Les meurtriers, qui cherchaient à les dépouiller d'argent conservé à la maison, ont été dénoncés en 2003 par un indicateur comme étant Shawn Denver-Lambert, alors âgé de 37 ans et incarcéré à Miami, et Pierre Lévesque, 36 ans, un résident de Lévis. A leur procès en 2004, ils ont été reconnus coupables de deux meurtres prémédités. Mais au début d'octobre 2007, Denver-Lambert et Lévesque ont tous deux obtenu un nouveau procès par décision de la Cour d'appel du Québec, sous prétexte que Denver-Lambert, qui comprenait pourtant très bien le français, n'avait pas obtenu d'être jugé en anglais. Quant à Lévesque qui avait demandé d'être jugé séparément, la Cour d'appel a décidé que le juge de première instance avait erré dans ses directives au jury. Mikaela Tautu, 41 ans, et ses filles Diana et Deilia, de 13 et 14 ans, assommées à coups de batte de baseball par leur mari et père Dan Tautu, 42 ans, le 2 mai à Pointe-Claire, après que celui-ci ait tenté d'incendier son cabinet de dentiste. Des voisins ont signalé que les clameurs de violence familiale étaient fréquentes chez les Tautu. Tautu était criblé de dettes malgré d'excellents revenus. Il s'est infligé des blessures superficielles et a été acquitté pour aliénation mentale.

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David Guillet, 16 ans, meurt dans un incendie criminel allumé par son père, René Huillet, 41 ans, et Gilles Potvin, 39 ans, le 4 mai à La Tuque. Tara Manning, 15 ans, violée, étranglée et poignardée 40 fois dans son lit, le 5 mai à Dorval, par Gregory Bromby, 17 ans, pendant que sa famille dormait. Le meurtrier a été arrêté un mois plus tard, après avoir violé une autre jeune femme, et a été identifié grâce à son sperme. Sentence: 10 ans. Sabina Mitchell, 18 ans, étranglée et jetée dans sa baignoire, le 6 mai à Montréal, derrière une porte verrouillée et sans trace d'entrée par effraction, dans l'appartement où elle venait d'emménager avec son bébé. Mitchell avait été battue et presque étranglée par un homme dans le vestibule de son immeuble d'habitation précédent et n'avait pas identifié son agresseur à la police. Aucune arrestation. Françoise Barnes-Carrière, 55 ans, abattue d'un coup de carabine, le 6 mai à Papineauville, par le partenaire sexuel de sa fille, l'ex-policier Michel Audet, 47 ans, avec qui celle-ci venait de rompre et qui s'était réfugiée chez elle. La police avait été appelée à l'aide après des menaces d'Audet. Non seulement, n'ont-ils pas fourni cette aide mais ils ont tenté de nier, après le meurtre, avoir reçu cette demande. Audet, qui avait longtemps violenté sa partenaire, avait insisté pour que celle-ci continue à assurer sa comptabilité après la rupture. Il l'avait même séquestrée avec sa mère le jour précédant le meurtre, avec l'arme utilisée le lendemain. Après avoir tué Barnes-Carrière, son mari et le nouveau partenaire de son ex-femme, Audet s'est suicidé. Lise Cossette, 24 ans, étranglée et assommée de 4 coups de marteau, le 27 mai à Saint-Antoine, par un partenaire sexuel, Mustapha Chadi, 33 ans, après lui avoir annoncé qu'elle rompait avec lui. Chadi a déshabillé le cadavre, l'a rhabillé avec des vêtements propres et a continué à utiliser la voiture et la carte de débit bancaire de la victime. Après que des amies de Cossette aient signalé sa disparition à la police, Chadi a été arrêté au volant de la voiture de Cossette, dont les vêtements ensanglantés étaient encore sur le siège arrière. Sentence: 10 ans pour meurtre au deuxième degré. Nathalie Morrissette, 24 ans, tuée de 40 coups de crochet à viande et égorgée le 17 juin à Montréal par Alain Jarry, 23 ans, un co-locataire récent qui la poursuivait de ses avances. Réfugié chez son frère, Jarry a prétexté la légitime défense après avoir confronté Morrissette au sujet d'activités de prostitution à leur appartement. Il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et a été condamné à 17 ans de prison. Jocelyne Montreuil, 53 ans, trouvée tuée dans sa baignoire, le 19 juin à Montréal, après que des voisins l'aient entendu gémir et plaider avec un agresseur qui passait la nuit chez elle. Elle avait eu la jambe presque amputée au genou et avait été poignardée au coeur à plusieurs reprises. Un partenaire sexuel occasionnel, Tivadar Galantai, 59 ans, ingénieur en chômage, a été arrêté. Mélanie Cabay, 19 ans, violée, assommée et étranglée le 22 juin à Montréal, après avoir été enlevée sur la rue alors qu'elle revenait d'un party en fin de soirée. Son corps a été retrouvé deux semaines plus tard, caché sous des bardeaux d'asphalte dans un terrain vague de banlieue. Sa mère, Mireille Bélisle, a depuis créé une fondation de soutien aux familles et aux proches de victimes de disparition et de meurtre, qui tient également des activités de sensibilisation à la violence. Claire Lafrenière, 30 ans, danseuse, poignardée à sept reprises au ventre, le 28 juin à Oka, par un partenaire sexuel marié, Jean-Marie Roussel, 45 ans, qu'elle avait confronté au sujet d'une maîtresse et menacé de quitter. Il a jeté son corps dans la célèbre pinède d'Oka ­ un Autochtone ayant trouvé le corps n'a pas été cru par la police ­ et a tenté de se disculper de traces du sang de Lafrenière sur ses jeans en

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parlant d'une tentative précédente de suicide par celle-ci. Roussel a été condamné à 25 ans pour meurtre au premier degré. (Attention ­ aussi listé pour 1993) Christiane Maurice, 35 ans, trésorière municipale, abattue le 5 juillet à Saint-Clet, avec son partenaire sexuel, André Leroux, maire de Saint-Clet, chez lui. Les meurtres ont été associés à leur participation au trafic des cigarettes de contrebande. Suspect: Gilbert Durocher, 31 ans, un ex-détenu. Marie-Chantale Desjardins, 10 ans, enlevée, étranglée et jetée dans un fossé, le 16 juillet à Blainville, où elle est retrouvée 4 jours plus tard. Aucune arrestation. Élaine Cormier, 37 ans, étranglée et laissée nue le 20 juillet dans un secteur boisé de Saint-Hippolyte, où elle est retrouvée 20 jours plus tard. Un partenaire sexuel récent, le pyromane Alain Beauchamp, 40 ans, qui venait d'échapper à deux accusations de viol malgré des preuves lourdes, a été condamné à 15 ans pour meurtre au deuxième degré. Il a tout nié au tribunal, même s'il avait avoué à son frère: « Si son cadavre est découvert, je suis vraiment dans la merde. » Dora Psyrris, 27 ans, prostituée et junkie, trouvée étranglée dans une ruelle de Montréal, le 30 juillet. Karen Margaret Ann Lewis, 18 ans, prostituée originaire de Halifax, trouvée nue, mains et pieds liés et étranglée dans un parc industriel en bordure de l'autoroute 15, le 13 août à Laval. Elle avait parlé de quitter son pimp, après 5 ans dans l'industrie de la prostitution. Principal suspect: Jean-Édouard Connille, arrêté alors qu'il tentait d'engager quelqu'un pour faire tuer une autre femme. Victoria Debes-Ghazal, 58 ans, poignardée par son mari, Fouad Ghazal, 57 ans, le 17 août à Gatineau, une semaine après lui avoir annoncé son intention de divorcer. Ghazal venait également de tenter de tuer son fils Élie, 30 ans. Revenu sur la scène du meurtre, il a été arrêté et a publiquement incité la communauté libanaise de Gatineau à ne pas assister aux funérailles de la victime, admonition qui a été ignorée. Il a été condamné en juin 1995. Joanna Smolenska-Powada, 41 ans, courtière en immobilier, assommée à coups de démonte-pneus, le 19 août à Brossard, par un partenaire sexuel, Stéphane Charron, 21 ans, après qu'il soit entré par effraction dans une maison que la victime avait achetée au père de Charron 3 ans plus tôt. Charron n'a été accusé que de meurtre au deuxième degré. Jeanne Francoeur, 16 ans, de St-Gérard-des-Laurentides, battue à mort dans ce qui a été décrit comme un « bad trip » de drogue, le 20 août à St-Séverin-de-Proulxville, par Éric Périgny, 21 ans. Son corps y a été retrouvé exactement un an plus tard. Périgny a été condamné à 10 ans avant toute libération conditionnelle, après avoir négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré. Nelly Bobishe, 34 ans, une Autochtone mère de deux enfants, tuée à son domicile d'une vingtaine de coups de fourchette et de couteau, le 25 août à Montréal, apparemment par un voisin et partenaire sexuel, Ali Abdoulkadir Musse, 40 ans, un Somalien d'origine qui n'a pas été arrêté. Nancy Martins, 25 ans, mécanicienne automobile, violée et étranglée, le 27 août à Dorval, par Gerald Jacobs, 21 ans, après avoir assisté à une course de stock cars avec lui et d'autres amis. Jacobs a ensuite conduit le camion de Martins durant quelques jours, y a mis feu dans la réserve de Kahnesatake et a conduit la police au cadavre. Colette Julien, 47 ans, violée et étranglée le 4 septembre dans sa maison du quartier montréalais de Notre32

Dame-de-Grâces, dans le cadre d'une série d'entrées par effraction et de viols qui ont amené les femmes de ce quartier à protester publiquement contre l'inaction des forces policières. Diane Labelle, 44 ans, étranglée et asphyxiée avec un sac en plastique, le 23 septembre à Laval, par son partenaire sexuel Denis Vallée, 34 ans, qui s'était assis sur sa poitrine pour l'immobiliser et a ensuite violé son cadavre. Récemment libéré sous condition, il avait emménagé avec elle trois semaines plus tôt. Vallée a prétendu l'avoir tuée pour l'empêcher de retourner se prostituer. Il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et a été condamné à 10 ans. Jacqueline Dansereau, 49 ans, jetée au bas d'un balcon le 30 septembre à Montréal, apparemment par son mari Georges Bellerose, 43 ans. Bellerose a été acquitté, probablement à cause de l'absence à son procès d'un témoin-clé. Nicky Robinson, 30 ans, poignardée à plusieurs reprises, en même temps que son bébé, ChristopheEmmanuel Robinson, 3 mois, et son mari Antonio Dutoit, par des exécutants de l'Ordre du Temple Solaire, Joel Egger et Dominique Bellaton, sous les ordres d'un ex-partenaire sexuel de Robinson, Maurice di Mambro, 70 ans. Di Mambro et les assassins se sont tous suicidés par la suite en Suisse. Plusieurs autres Québécoises auraient apparemment été tuées ou incitées à se suicider là-bas par les leaders de l'OTS, mais les autorités suisses n'ont jamais diffusé de liste complète des victimes d'un meurtre/suicide collectif qui demeure mystérieux avec des enquêtes non abouties. Micheline Leblanc, 50 ans, assommée dans sa chaise roulante à l'intérieur d'un établissement psychiatrique, le 8 octobre à Beauport, apparemment par un autre patient, Jacques Galarneau, 37 ans, qui en voulait à sa partenaire sexuelle, une autre patiente. Leblanc est morte une semaine plus tard de ses blessures et d'une pneumonie contractée dans le corridor frigide où elle a langui des heures avant d'être retrouvée. Galarneau a été jugé mentalement irresponsable du meurtre. Rosilda Houle, 58 ans, tuée de plusieurs coups de fusil dans son garage, le 13 octobre à Sainte-Eulalie, en même temps que son mari. Motif soupçonné: le vol. Aucune arrestation. Ginette Legault, tuée d'un coup de fusil, le 17 octobre à Scotstown, par son mari Adrien Martel, 56 ans, un chômeur qui s'est ensuite suicidé. Hélène Plante, 21 ans, assommée et poignardée à plusieurs reprises au visage et à la poitrine, le 24 octobre à Montréal-Est, avant d'être jetée à moitié nue dans la fosse d'une usine abandonnée utilisée pour la prostitution. Il s'agissait du neuvième meurtre de prostituée reconnu depuis novembre 1987 à Montréal. Marguerite Paris-Beauregard, 62 ans, égorgée le 2 novembre à Victoriaville par son fils schizophrène Rémi Beauregard, 31 ans, après qu'il ait reçu son congé d'un hôpital malgré les avertissements de la famille. Il avait harcelé ses frères et soeurs concernant son internement, mais Paris-Beauregard lui avait dit être responsable de cette décision. Il a été jugé non responsable du crime mais finalement réinstitutionnalisé. Hélène Hurtubise, 18 ans, noyée le 5 novembre à Montréal alors qu'elle était menottée à demi-nue sur le siège arrière de sa voiture qui a été poussée dans le fleuve Saint-Laurent et retrouvée sept mois plus tard. Le principal suspect dans cette affaire était Gérard Thériault, superviseur de l'unité de Delson de la GRC, qui aurait eu une interaction sexuelle avec elle quelques heures plus tôt, selon The Montreal Gazette (1er déc. 1995). Deux collègues de Thériault, Richard Lemay et Dany Béland, ont décrit à l'enquête publique la victime comme quelqu'un qui tentait régulièrement de séduire des policiers. Gérard Thériault a plus

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tard été accusé de l'agression sexuelle d'un enfant de deux ans, en 1998. Alice Lépine-Reeves, 52 ans, assommée à coups de téléphone le 6 novembre à Montréal-Nord par son mari, Leopold Benfante, 64 ans, qui souffrait de maladie bipolaire et a été accusé de meurtre au deuxième degré. Florence Bouchard, 73 ans, tuée le 24 novembre à Baie Saint-Paul, par Jacques Bilodeau, 38 ans, à la suite d'un vol. Éric Arpin, 9 ans, enlevé, mutilé et étranglé le 16 décembre à Magog, à sa sortie d'une école de karaté, apparemment par les frères Serge et Camille Noël, 43 ans et 24 ans. Serge Noël a été acquitté et Camille Noël condamné à perpétuité sur la base de ses aveux de culpabilité au procès de son frère, pour lequel il avait obtenu le huis clos au procès malgré les protestations de la FPJQ. Cependant, il a obtenu de la Cour suprême ­ malgré la dissidence de la juge Claire L'Heureux-Dubé ­ le droit à un nouveau procès en novembre 2002, en alléguant qu'il n'aurait pas dû subir son procès en même temps que son frère et qu'on avait utilisé abusivement son témoignage d'alors pour l'incriminer. La cause n'a pas refait surface depuis. Linda Lafrance, 30 ans, étranglée avec un foulard, le 29 décembre à Québec par son concubin, Euclide Labonté, 36 ans, avec qui elle avait décidé de rompre. Il a négocié une accusation réduite d'homicide involontaire coupable et a été condamné à 12 ans.

1995 (Chris Maurice, apparemment tuée par André Dicaire, 27 ans. Manque d'infos suffisantes.) Ghislaine Gagnon, 44 ans, étranglée le 12 janvier par un partenaire sexuel, Steve Racine, 31 ans, en libération conditionnelle. Non signalé à l'époque, ce meurtre a été divulgué en mai 2001, à l'occasion d'un second meurtre commis par Racine, celui de Brigitte Gagné. Joëlle Tremblay, 38 ans, tuée d'un coup de pistolet, le 22 janvier à Mercier, par Jean-Yves Hautcoeur, 30 ans, le partenaire sexuel de son amie, qui a aussi tiré sur cette femme et s'est ensuite suicidé. Louise Macenat, 47, tuée de deux coups de pistolet chez elle, le 2 février à Longueuil, par Frantz Gervais, 22 ans, un ex-partenaire sexuel de sa fille, Farah Cadet, que celle-ci avait quitté un an plus tôt mais avait ramené ­ a-t-il dit ­ au domicile de sa mère après l'avoir rencontré dans le métro. Gervais a également tenté de tuer Farah Cadet. Il a été condamné à 12 ans avant toute libération conditionnelle. Yvette Charbonneau-Bonneau, 80 ans, bâillonnée et asphyxiée chez elle, le 3 février à LaSalle, par Robert Simpson, 32 ans, qui a été condamné à 10 ans pour homicide involontaire coupable. Yolande Perron, 39 ans, étranglée le 2 mars à Amqui par un partenaire sexuel, l'ex-détenu David Hamilton-Bernatchez, 34 ans, avec qui elle tentait de rompre. Plaidant coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré, celui-ci a été condamné à 15 ans. Marie-Jimcia Augustin, 49 ans, tuée le 4 mars à Montréal dans un incendie criminel allumé par Marc Moïse, 45 ans, qui venait d'asperger sa femme d'essence. Il a été condamné à perpétuité et à 15 ans pour ces deux crimes.

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Christine Dallaire Labelle, 7 ans, étranglée le 5 mars à Rouyn-Noranda par son père, Jean-Pierre Dallaire, 54 ans, à l'occasion d'un « droit de visite », 10 mois après sa séparation d'avec la mère de la victime. Dallaire a écrit qu'il « tuait l'enfant pour que sa femme se souvienne de tout le mal qu'elle lui avait fait en le quittant », puis s'est suicidé. Jessica Gagnon, 21 mois, violée, sodomisée, tuée et jetée dans un conteneur à ordures, le 6 mars à SaintHubert, par Tyrone Turpin, 22 ans, à qui les parents de la victime l'avaient confié. Il a ensuite tenté d'arracher une rançon aux parents. Condamné à 25 ans. Isabelle Villeneuve, 35 ans, tuée d'un coup de pistolet, le 21 mars à La Tuque, par un ex-partenaire sexuel, Robert Lavigne, 33 ans, mécanicien, qu'elle avait quitté après 4 mois de cohabitation à cause de son alcoolisme. Lavigne a fait irruption chez elle, l'a abattue et s'est suicidé. Marie-Anne Bouffard, 34 ans, tuée de deux coups de fusil au visage, le 25 mars à Val d'Or, par Mario Lauzon, 37 ans, un ex-partenaire sexuel avec qui elle avait rompu un mois plus tôt et qui la harcelait depuis. Lauzon, qui avait pris la peine de recharger son arme entre les deux coups de feu, s'est suicidé en prison. Jocelyn Toope, 70 ans, assommée à coups de batte de baseball, le 3 avril à Beaconsfield, en même temps que son mari, le révérend Frank Toope, par trois adolescents âgés de 13, 14 et 15 ans. Ceux-ci n'ont purgé que 3 ans de prison et deux d'entre eux ont été réarrêtés en mars 2000 à Toronto avec de la marchandise volée. Annie Brissette, 29 ans, tuée d'un coup de pistolet par un voleur, le 17 avril, dans le parking souterrain de son immeuble à appartements de Laval. Lise Roberge-Beaudoin, 40 ans, pourchassée dans un champ et tuée de 30 coups de couteau de pêche (acheté aux surplus d'armée), le 19 avril à Saint-Alexandre-d'Iberville, par Sylvain Martin, 22 ans, un partenaire sexuel de sa fille de 17 ans avec qui celle-ci venait de rompre. Il a ensuite séquestré cette dernière dans une chambre de motel et a été arrêté après avoir été acheter un petit chien en peluche pour se faire pardonner. Il a été condamné à 10 ans de prison. Louise Ellis, 46 ans, journaliste pigiste d'Ottawa, étranglée le 22 avril à Ste-Cécile-de-Masham par son mari Brett Morgan, 45 ans, après avoir rompu avec lui parce qu'il la volait. Son corps a été retrouvé trois mois plus tard à Wakefield. Elle l'avait rencontré en 1992 lors du procès de David Milgaard, alors qu'elle écrivait un reportage sur les détenus. Morgan avait été condamné à 10 ans pour le meurtre d'une autre femme à Edmonton en 1978, et Ellis l'avait aidé à se faire libérer après seulement 8 ans. Il s'était également accusé du meurtre d'une troisième femme, commis en 1976, pour lequel un autre homme avait été condamné. Reconnu coupable du meurtre au premier degré d'Ellis, Morgan est mort d'hépatite C en prison. Cyndy Faucher, 9 ans, tuée de trois coups de fusil par son père Clément Mercier, entrepreneur de pompes funèbres, alors qu'elle était cachée dans un placard, le 29 avril à Sainte-Marie-de-Beauce. Mercier, que la mère de l'enfant avait informé de sa décision de rompre, a ensuite abattu le chef de police local et s'est pendu. Il était soumis à une interdiction de possession d'armes, après avoir fait feu sur son frère au cours d'un épisode dépresif précédent, mais quelqu'un lui avait remis ses armes. Marc Falardeau, 16 ans, tué par son père, Daniel Falardeau, 38 ans, le 2 mai à Arntfield (Abitibi). Christian Girard, 11 ans, lui aussi tué par son père, Urbain Girard, le 6 mai à Saint-Urbain, qui s'est

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ensuite suicidé. Nancy West, 37 ans, tuée par un partenaire sexuel, Victor Tinmouth, 46 ans, le 6 mai à Maricourt. Manon Hamel, 35 ans, serveuse, suivie, enlevée, battue, violée et tuée, le 13 mai à Boucherville, par son ex-mari, Richard Piché, 42 ans, dans le terrain de stationnement du restaurant où elle travaillait. Piché avait appelé une travailleuse sociale à son travail 3 semaines auparavant pour la prévenir de son intention de tuer son ex-femme et son fils de 6 ans. Il avait été invité à aller se faire soigner à un hôpital local. La travailleuse sociale avait aussi tenté de convaincre Hamel de se rendre à une maison d'hébergement et de déposer une plainte, comme l'avaient fait des agents de police locaux, alertés par la travailleuse sociale. Mais Piché disposait d'une ordonnance de garde conjointe, malgré le fait qu'il battait Hamel depuis 1987 et l'avait récemment violée devant leur fils. Il avait aussi reconnu sa culpabilité en 1987 à des accusations de voies de fait, d'agression sexuelle armée, d'assaut avec instrument dangereux et de séquestration, mais n'avait écopé que d'une « sentence » de 3 ans avec sursis. Dolores Lijoi, 29 ans, tuée le 31 mai à Montréal par son mari, Vincenzo Dimedio, 34 ans. Michael-Stéphane Jolin, 2 ½ mois, est tué le 3 juin à Magog par son père Jean-Louis Jolin, 40 ans. Françoise Beaulne, 50 ans, est battue à mort avec un outil de jardinage, le 10 juin à Laval, par son mari René Guy, 54 ans, qui avait déjà été reconnu coupable de voies de fait et de menaces de mort à son égard. Sentence: 30 ans pour meurtre au premier degré. Carmie Jeannot, 43 ans, et sa fille Josiane Jeannot, 12 ans, abattues de coups de feu dans leurs lits, le 12 juin à Gatineau, par leur mari et père, Joseph Jeannot, 68 ans, qui s'est ensuite suicidé. Micheline Dufault, 54 ans, assommée à coups de barre à clous le 14 juin à Montréal dans un salon de bronzage dont elle était co-propriétaire. Joleil Campeau, 9 ans, trouvée assassinée dans un marécage près de chez elle, après quatre jours de recherches, le 16 juin à Laval. Christina "Paulina" Mitriou, 23 ans, danseuse, abattue dans sa voiture le 17 juin à Montréal, à partir d'une autre voiture qui l'avait suivie à son départ du bar où elle travaillait. Pauline Berthiaume-Bouthillette, 63 ans, propriétaire d'un bar, tuée chez elle d'un coup à la tête, le 20 juin à Saint-Jean-sur-Richelieu, par Florian Girouard, 36 ans, un ex-motard qui voulait violer une des danseuses de son bar. La victime avait la poitrine nue; Girouard a prétendu l'avoir déshabillée simplement pour vérifier ses signes vitaux. Sentence: 2 ans pour homicide involontaire coupable. Claudette Servant, 65 ans, abattue de plusieurs balles, le 30 juin à Rivière-aux-Renards, en même temps que son mari, par des tueurs restés anonymes. Isabelle Bacon, 23 ans, abattue d'une balle à la tête dans une carrière de sable où il l'avait entraînée, le 10 juillet à Sainte-Thècle, par un partenaire sexuel qui la battait, Dany Martin, 27 ans. Celui-ci a tenté d'attribuer le meurtre à d'autres personnes, mais a été accusé de meurtre au deuxième degré. Ida Rudy Kramer, 83 ans, assommée chez elle à coups de marteau et de tuyau d'acier, le 14 juillet à Outremont, par un cambrioleur, Patrick James Wallace, 19 ans, et un jeune de 17 ans non identifié.

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Christine De Grandmont, 54 ans, étranglée et décapitée, le 15 juillet à Sainte-Agathe-Sud, par son ex-mari Robert Peddle, 60 ans, après qu'il ait tenté de la violer. Le couple était séparé, mais Peddle venait parfois passer le week-end chez elle à son chalet. Il a tenté de se suicider et été accusé de meurtre prémédité. Sentence: 10 ans. Maria Gallo-Dubé, 48 ans, assommée de coups de hachette à la tête, le 20 juillet à Lachine. Elle était immobilisée en chaise roulante par une sclérose multiple. Son époux avait auparavant été accusé de voies de fait contre elle mais acquitté faute de preuves. La police a rapporté que la maison avait été très soigneusement fouillée. Aucune arrestation. Daniel Desrochers, 11 ans, tué dans la rue, le 9 août à Montréal, par l'explosion d'une bombe placée sous une voiture dans le cadre de la guerre des motards. Mina "Marina" Brascoupé-Jérôme, 51 ans, assommée avec son partenaire, le 23 avril dans la réserve Kitigan, à Maniwaki, par Karl Jacob, 49 ans. Reine Lauzière-Pagé, 46 ans, enseignante, trouvée menottée et poignardée à plusieurs reprises dans sa voiture, le 1er septembre à Montréal. Mariette Giroux, 52 ans, poignardée dans son sommeil, le 2 septembre à Lac-Mégantic, par un récent partenaire sexuel, Pierre Rainville, 43 ans, qui avait été condamné en 1978 pour un autre meurtre. Accusé de meurtre au premier degré, il a déclaré s'être « fatigué d'elle ». Carrie Dolores Mancuso, 32 ans, prostituée trouvée nue et asphyxiée chez elle, le 7 septembre à Vanier, près d'Ottawa, après un appel anonyme à la police. La police de Vanier et d'Ottawa était au courant de sa pratique de prostitution. Maxime Raymond, 5 semaines, secoué à mort le 13 septembre à Saint-Césaire, par son père Stéphane Raymond, 20 ans. Nancy Guimond, 20 ans, étranglée au domicile de sa mère, le 19 septembre à Val-Alain, par son ex-mari, Jacques Senez, 28 ans, un cambrioleur récidiviste et toxicomane qu'elle venait d'informer de sa décision de demander le divorce. Senez, qui a ensuite tenté de se pendre, a été accusé de meurtre prémédité ­ il avait dit à un locataire: « Si les choses ne s'arrangent pas avec Nancy, je vais la tuer et me suicider. » Dans sa note de suicide, il avait écrit: « Elle ne mérite pas le bénéfice de ma fille. » Condamné à perpétuité pour meurtre prémédité, Senez a été tué à coups de barre de fer en octobre 2006 au pénitencier de Drummondville par deux co-détenus qu'il accusait de détourner l'argent du comité des prisonniers à vie. Tobbie Turbide, 4 ans, jeté d'un pont le 25 septembre à Montréal par son père, Guy Turbide, 29 ans, à la fin d'un week-end où il en avait la garde. Le père s'est ensuite suicidé. Judy Clark, 41 ans, cuisinière, tuée d'un coup de fusil au thorax, le 3 octobre à Saint-Anicet, par son mari, Norbert Carrière, 56 ans, un assisté social qu'elle avait épousé deux ans plus tôt mais avec qui elle venait de décider de rompre. Carrière s'est ensuite suicidé. Denise Charron, 63 ans, poignardée à plusieurs reprises et assommée à coups de marteau, le 7 octobre à Montréal, par son fils Serge Charron, 33 ans, qui cherchait de l'argent pour acheter de la drogue après être sorti de prison où il était incarcéré pour vol.

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Rollande Vincent-Rinfret, 63 ans, poignardée dans le dos avec un couteau et des ciseaux par Sylvain Dupuis, 29 ans, un ami de son fils qui voulait la voler pour jouer au video-poker, le 26 octobre à Louiseville. Il lui a pris 300$ et a été jouer, puis est rentré dormir à la maison avant de se rendre à la police le lendemain. Dupuis a négocié une accusation réduite de meurtre au deuxième degré. Sentence: 10 ans. Ashley Pluviose, 5 mois, secoué à mort, avec de multiples fractures, le 3 octobre à Montréal, par son père Alex Pluviose, 20 ans, qui s'est dit exaspéré par les cris de l'enfant et par la « trop longue absence » de la mère. Il a été accusé de meurtre au deuxième degré. Almanda Huard, 72 ans, tuée à coups de hache et de couteau, le 8 novembre à Paspébiac, par son fils Mario Delarosbil, 33 ans. Julie Gendron, 29 ans, disparaît le 24 novembre à Saint-Charles-sur-Richelieu. Son corps ne sera retrouvé qu'en mars 1996 dans un ruisseau. Aucune arrestation. Odette Pinard, 30 ans, agent de police, tuée d'une balle au visage, le 27 novembre à Montréal, alors qu'elle travaillait seule dans un poste de police communautaire du quartier Ahuntsic. Aucun suspect n'a été appréhendé même si un portrait-type a été diffusé. Sylvie Samson, 38 ans, employée de l'Université du Québec à Montréal, assommée à coups de barre de fer dans la rue, le 28 novembre à Montréal, par un homme qui l'attendait à son retour chez elle. Ginette Boucher, 43 ans, assommée avec un bloc de glace, le 30 novembre à Montréal, par André Nolet, 36 ans, avec qui elle sortait d'un bar. Il l'a laissée agoniser dans un banc de neige. Louise Plante-Ouellet, 80 ans, assommée à coups de marteau le 2 décembre à Montréal par son mari qui la battait, Paul-Émile Plante, 74 ans, après qu'elle l'ait dénoncé à la police. Les agents n'ont fait qu'amener Plante au poste puis l'ont laissé rentrer chez lui seul, sans même prévenir sa victime. Linda Borden, 36 ans, abattue de deux coups de feu, le 14 décembre à Montréal, par Dwayne Joseph, 28 ans, après qu'elle se soit rendue confronter un vendeur de drogue à propos d'une arnaque. Joseph a été accusé de meurtre au premier degré. Marielle Villeneuve, 55 ans, égorgée le 14 décembre à Val-des-Monts, par son mari Adélard Maltais, 53 ans, qui s'est ensuite pendu. Il l'avait agressée quelques heures plus tôt et elle avait décidé de le quitter. Bee-Leei Meng, 39 ans, mère de deux enfants qui vivait chez sa mère chinoise, abattue dans son sommeil, le 17 décembre à Montréal, par son mari Charles Boch, 70 ans, un industriel franco-allemand qui s'est ensuite suicidé en justifiant dans une note son crime au nom de certaines coutumes asiatiques. Meng était sa troisième épouse. Wildrine Julien, 15 ans, abattu au hasard dans la rue avec un ami plus âgé, le 17 décembre à Montréal, par Ziad Arradi, 22 ans, qui a tué ces deux jeunes pour « faire ses preuves » et être accepté dans un gang de jeunes Haïtiens. Sentence: 25 ans. Lyanne Breau, 25 ans, étranglée le 19 décembre à Montréal par une connaissance, Sylvain Brazeau, 31 ans, électricien et garde de sécurité, qui a caché le cadavre dans un édifice à bureaux.

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1996 Tung Than Nueng, 23 ans, née au Vietnam, est poignardée dans son appartement le 9 janvier à Montréal. Un ex-partenaire sexuel, Sylvain Hamelin, 28 ans, a été accusé de meurtre. Laorina Adriansen, 48 ans, est assommée à coups de marteau, le 10 janvier à Montréal, par un expartenaire sexuel, Washington Delgado, 43 ans, né au Pérou comme elle, qu'elle avait invité à une fête anniversaire mais avec qui elle n'avait pas accepté d'avoir de rapports sexuels en fin de soirée. Son corps a été retrouvé dans une cage d'escalier le lendemain matin. Juthlande Pierre, 42 ans, trouvée morte chez elle, le 15 janvier à Roxboro, où elle avait apparemment été tuée le jour de Noël par un partenaire sexuel, Dieu-Seul Jean, 35 ans, qui n'a pas été appréhendé. Il aurait caché le cadavre dans sa cave, roulé dans un tapis. Pierre avait laissé son fils chez des amis qui ont appelé la police quand elle ne s'est pas manifestée après les Fêtes. Stéphane Houle, 15 ans, abattu de six balles de pistolet le 15 janvier à Saint-Nicéphore, par son Grand Frère, le pédophile Richard Paquette, 46 ans, que l'enfant s'apprêtait à dénoncer à la police. Paquette avait pu être accepté comme « Grand Frère » malgré un burnout et une lourde médication. Il avait commencé à agresser Houle à l'automne 1994, ce dont les parents de l'enfant avaient été informés à l'été 1995. Paquette, qui demeurait responsable d'autres enfants, les a amenés à la patinoire de SaintNicéphore, a tué Houle en lui disant « Il est temps qu'on règle nos affaires » et a reconduit les deux autres jeunes chez eux avant de se rendre à la police. L'affaire semble avoir été étouffée depuis. Samuel Shawn, 8 mois, secoué à mort les 12 et 13 janvier, à Sainte-Anne-des-Lacs, par son père, Yvon Désormeaux, 32 ans, qui a été accusé d'homicide involontaire. Charles Gagné, 17 ans, battu et poignardé, le 17 janvier à Montréal, au dépanneur où il travaillait, par son collègue de travail, Raymond Gentry, 27 ans, qui était ivre. Aida El-Tomi, tuée à Longueuil en même temps que trois de ses filles Widad El-Tomi, 13 ans, Hends ElTomi, 7 ans, et Leila El-Tomi, 2 ans, par leur mari et père Mahmoud El-Tomi, 51 ans. Avocat égyptien qui n'avait pas été autorisé à pratiquer le droit au Québec, et récemment converti à un groupe soufi extrémiste dont il citait les enseignements pour justifier ses fréquentes violences à l'endroit de sa famille, le meurtrier a prétendu qu'il avait « perdu le respect de sa famille ». Il était revenu vivre avec elle après une séparation d'un an et un séjour en Égypte, mais ses rapports avec ses enfants étaient soumis à une ordonnance judiciaire, après que sa femme se soit réfugiée à deux reprises dans une maison d'hébergement ces dernières années. Le 20 janvier, il a battu et poignardé son épouse dans sa voiture, puis est retourné chez lui pour assassiner ses filles une par une à leur retour de l'école. Mahmoud ElToumi a été condamné à perpétuité. Un de ses deux enfants survivants, une jeune fille qui avait 9 ans au moment du meurtre, a comparu devant la Commission des libérations conditionnelles en octobre 2007 pour demander à ce que son père ne soit pas libéré. Minnie Kenuajuak, 18 ans, tuée à coups de fusil chez sa mère le 3 février à Povungnituk, par un expartenaire sexuel, Noah Tukalac, 18 ans. La journée précédente, Tukalac, un décrocheur toxicomane, avait fait feu sur son cousin dans le village. La police, avertie, avait attendu 24 heures avant d'intervenir. Tukalac s'est ensuite suicidé. Pierrette Plouffe-Guénette, 52 ans, activiste communautaire, étranglée et poignardée chez elle dans sa baignoire, le 8 février à Bellefeuille. Elle était séparée depuis un an, et on n'a trouvé aucune trace d'entrée

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par effraction chez elle. Aucune arrestation. Christianne "Chrissie" Asselin, 19 ans, trouvée enterrée sous le plancher d'une grange, le 19 février à Hemmingford. Un partenaire sexuel, Jeffrey Beauchemin, a été accusé de meurtre. Denise Martel, 50 ans, étranglée le 23 février à Granby par un partenaire sexuel, Gaston Duhamel, 52 ans, après lui avoir annoncé qu'elle le quittait parce qu'il avait recommencé à boire. Après son départ du domicile, il est passé par son fils pour l'inviter chez lui une dernière fois et l'a tuée alors qu'elle endossait son manteau pour repartir. Il a prétendu avoir passé la nuit en prières à côté du cadavre et a été condamné pour meurtre au deuxième degré. Louise Ruel, 49 ans, étranglée le 26 février à Montréal par Thomas Sanderson, 52 ans, un homme acquitté en 1970, pour aliénation mentale, du meurtre de son père ; il avait prétendu l'avoir fait à l'instigation de la Bible. Ruel et lui s'étaient rencontrés à la clinique externe de Louis-Hippolyte Lafontaine, après qu'il ait passé dix ans à l'Institut Pinel. Josée Tremblay, 31 ans, poignardée le 26 février à Scott-Junction par un partenaire sexuel, Alain Aubé, 37 ans, qui a prétendu que celle-ci était « tombée sur le couteau ». Décrit comme extrêmement jaloux et possessif, Aubé avait déjà été reconnu coupable de violence conjugale à son égard. Il l'a tuée après une scène de jalousie à propos d'une conversation survenue dans un bar. Accusé de meurtre au deuxième degré, il a reçcu la sentence mimumum de 10 ans. Caroline Poulin, 51 ans, tuée le 24 mars à Gatineau par un partenaire sexuel, Clifford Ronald Begley, 55 ans. Steven Martineau, 2 ½ mois, secoué à mort le 13 avril à Longueuil. Son père Benoît Martineau, 24 ans, déclaré inapte à subir son procès, a cependant été formellement accusé 10 ans plus tard, le 10 mars 2006, après de graves blessures infligées à un autre bébé de trois mois, qui a subi uner hémorragier au cerveau, un décollement de la rétine et une fracture au fémur. Ce n'est qu'en septembre 2007 que Martineau a fini par reconnaître sa culpabilité à une accusation réduite d'avoir involontairement causé la mort de son fils. Condamné en septembre 2007 à 9 années de prison après une année et demie de détention préventive. Jessica Charbonneau, 22 ans, tuée le 15 avril à Drummondville par Denis Lambert, 38 ans, un partenaire sexuel qu'elle tentait de quitter. Aline Dubé, 70 ans, tuée dans son appartement, le 16 avril à Montréal, par Philippe Lapointe, 36 ans. Guylaine Leblond, 28 ans, tuée le 11 mai à Laval par un partenaire sexuel, Mario Auclair, 33 ans, et par son neveu, Yannick Auclair, 19 ans, à qui Auclair avait promis une voiture et un emploi. Auclair avait tenté de retirer de l'argent de la compagnie d'assurance de Leblond et a décidé de la tuer pour obtenir tout le montant de la police. Condamné à perpétuité pour meurtre au premier degré. Caroline Landry, 20 ans, tuée le 27 mai à Lemoyne par Jacques Edward McGonigal, 45 ans, qui a ensuite été abattu par la police. Louana Charles, 75 ans, meurt le 28 mai à Montréal dans un incendie criminel allumé chez elle par Stéphane Charron, 30 ans. Hélène Langlais, 46 ans, tuée et laissée nue dans un boisé de Sainte-Lucie-des-Laurentides, le 18 juin.

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Binh-Khieu-Thanh Tran, 21 ans, tuée le 9 juin à Montréal par Tan-Hoing Nguyen, 25 ans, un partenaire sexuel avec qui elle venait de rompre. Louise Dubreuil, 37 ans, prostituée, tuée le 21 juin à Granby par Bernard Benoît, 47 ans, qui la harcelait depuis plusieurs jours. Condamné à 10 ans, Benoît a tenté d'obtenir un nouveau procès, demande rejetée en avril 2002. Françoise Beaulieu, 52 ans, tuée en même temps que son partenaire sexuel, le 21 juin à Disraeli, par Sylvain Lessard, 25 ans. Frankz Anatole, 17 ans, tué le 29 juin à Montréal par deux hommes dans une bataille de rue. Isabelle Bolduc, 22 ans, enlevée sur la rue, violée, torturée et tuée à coups de barre de fer, le 30 juin à Fleurimont, par Marcel Blanchette, 49 ans, Jean-Paul Bainbridge, 25 ans, et Guy Labonté, 29 ans, des récidivistes en liberté conditionnelle qui s'étaient rencontrés dans un centre de transition. Son corps a été retrouvé dans un champ une semaine plus tard. Bainbridge a été condamné à 25 ans pour meurtre au premier degré et Labonté est resté 6 ans en prison pour séquestration. Jérôme Langlois, 6 ans, et Justin Langlois, 2 ans, tués le 2 juillet à Port-Daniel par leur père Jules-André Langlois, 37 ans, qui s'est ensuite suicidé. Vicky Parent, 23 ans, et sa fille Kim Parent, 4 ans, poignardées dans une voiture le 12 juillet à SainteCatherine-de-la-Jacques-Cartier par Sébastien Larochelle, 21 ans, qui essayait d'extorquer de l'argent à Parent en l'amenant de force à sa banque. Condamné à 14 ans avant toute libération conditionnelle, Larochelle sera millionnaire en sortant de prison puisqu'il a subi de graves blessures à cause d'un accident de voiture au moment où il poignardait ses victimes, ce qui lui vaut un versement de 340$/semaine à vie de la Régie d'assurance-automobile du Québec. Sonia Raymond, 32 ans, trouvée partiellement dévêtue et poignardée à la gorge à quelques pas de la route 132 sur une plage fréquentée de Gaspésie, le 27 juillet, à Maria. La SQ a été avare de détails; Réal Savoie, de Saint-Omer, un agresseur sexuel reconnu, a été soupçonné à la suite de la découverte de taches de sang dans sa voiture mais aucune arrestation n'a été effectuée. Laurette Robert, 60 ans, et sa petite-fille Vicky Roy, 7 ans, tuées en même temps que l'époux de Robert, Claude Roy, le 7 août à Saint-Élie d'Orford, par le père de Vicky, Serge Roy, 34 ans, qui a également blessé son fils Kevin, 10 ans. Roy avait emmené ses enfants au domicile de ses parents et décidé de les tuer pour leur « épargner des souffrances dues à ses échecs personnels ». Il a été acquitté en raison de son état de dépression. Shanmatie Dookie, 39 ans, poignardée à plusieurs reprises le 7 août à Montréal par un ex-partenaire sexuel, Sultan Artesen, 35 ans, sur son balcon sous les yeux de ses voisins. Quand un premier couteau s'est brisé, Artesen est entré en chercher deux autres et a continué à poignarder sa victime. À son procès, il s'est présenté comme la véritable victime pour avoir subi les remarques acerbes quotidiennes de Dookie. Condamné à 12 ans avant toute libération conditionnelle. Johanne Godbout, 45 ans, tuée le 30 août à Sainte-Catherine par un ex-partenaire sexuel, Raymond Lelièvre, 49 ans, qui s'est ensuite suicidé. Jadwiga Lorynski, 80 ans, étranglée chez elle, le 6 septembre à Montréal, par quelqu'un qui était entré par

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une fenêtre. Aucune arrestation. Huguette-Marie Brideau, 36 ans, trouvée nue et étranglée le 8 septembre à Kahnawake. Alain Perras, 32 ans, a été accusé de meurtre. Françoise Lirette, 44 ans, tuée le 9 septembre à Baie-Comeau par son ex-mari René Gaumont, 43 ans, en même temps que leur fils Laurin Lirette, 19 ans. Gaumont s'est ensuite suicidé. Christine Lessard, 11 ans, et Jean-François Lessard, 13 ans, tués le 9 septembre à Sainte-Foy par leur père Bruno Lessard, 39 ans, qui s'est ensuite suicidé. Suzanne Bédard, 47 ans, tuée de plusieurs balles par son mari, Réjean Parent, 45 ans, le 24 septembre à Québec, dans le bureau d'un huissier où ils se rencontraient pour discuter de leur divorce. Il a été condamné à 12 ans de prison en novembre 2001 après un premier procès, un recours en appel et des tentatives pour se présenter comme ayant été provoqué par la victime. Mariette Lacombe, 49 ans, poignardée le 27 septembre à son bureau de Notre-Dame-du-Lac par un expartenaire sexuel, Richard Bastien, 50 ans, avec qui elle avait rompu 2 semaines plus tôt. Bastien a ensuite tenté de se suicider. Sentence: 25 ans pour meurtre au premier degré. Micheline-Ange Charest, 45 ans, abattue de trois coups de pistolet dans la rue, le 5 octobre à Québec, par Steve Émond, 26 ans, un danseur nu qui avait dit à un ami qu'il se rendait « tirer quelqu'un dans les jambes à propos d'une dette de jeu ». Sentence: 15 ans. Johanne Valade, 38 ans, tuée le 6 octobre à Montréal par Jean-Baptiste Hichard, 29 ans, un ex-partenaire sexuel. Dylan Lebel, 4 mois, secoué à mort, le 15 octobre à Lac Saint-Charles. Son père Steve Lebel, 25 ans, a été acquitté à deux reprises faute de l'absence de tout doute qu'il était celui qui avait tué le bébé avec qui il était seul avec la mère. Lebel a tenu plusieurs conférences de presse pour soutenir qu'il avait trouvé sur Internet des preuves contredisant l'existence même d'un « syndrome du bébé secoué ». Bitha Mengo Munsi, 36 ans, poignardée le 29 octobre à Montréal par un ex-partenaire sexuel, James Kan Kuong, 38 ans. Donna Norris, 45 ans, tuée le 7 novembre à Charlesbourg. Un partenaire sexuel, Roger Létourneau, 35 ans, a été accusé de meurtre. Sylvie Boucher, 38 ans, et son fils Francis, 12 ans, tués le 8 novembre à Gatineau par Ronald Fleury, 38 ans, qui s'est ensuite suicidé. René Lauzon, 1 ½ mois, battu à mort le 10 novembre à Granby par son père, Christian Lauzon, 24 ans. Andrée Halpin, 35 ans, tuée le 13 novembre à Montréal par son père, Bernard Halpin, 76 ans, qui s'est ensuite suicidé. Lina Charron, 41 ans, tuée de plusieurs coups à la tête chez elle le 15 novembre à Lebel-sur-Quevillon. La police a attendu 3 mois avant de traiter ce décès comme un meurtre. Il ne restait plus d'indices à ce moment.

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Ann Lyons, 74 ans, étranglée et égorgée le 20 novembre à Cowansville par Jacques Demers, 38 ans, qui a été condamné à 10 ans. Jean-Philippe Rossignol, 16 ans, tué le 21 novembre à Gatineau par son oncle, Sylvain Horth, 39 ans. Jocelyne Lemay, 43 ans, barmaid, agressée par Richard Beaupré, 41 ans, le 24 novembre à Québec. Meurt le 17 décembre. Sentence: 10 ans. Germaine Charbonneau, 76 ans, tuée en même temps que son mari Jacques Marchand par leur petit-fils, Austin Wise, 28 ans, le 24 décembre à Montréal. Skyler Hallock-Marchand, 2 ans, intoxiqué à mort le 31 décembre à Montréal par les vapeurs de méthane de feuilles de marijuana que faisait cuire Charles Collins, 35 ans, qui a été accusé d'homicide deux mois plus tard.

1997 Mary Begg, 77 ans, tuée le 2 janvier à Montréal par son mari, Charles Begg, 75 ans, qui s'est ensuite suicidé. Guylaine Fortin, 33 ans, poignardée au cou et dans le dos et traînée dans sa cave, le 13 janvier à Lac Saint-Georges, par son mari, Alain Plante, 35 ans, contremaître chez Bombardier, dont son avocat a prétendu qu'il vivait une « psychose aigue » au moment du meurtre à cause d'un surcroît de travail et a obtenu sa libération sous cautionnement. Accusé de meurtre au deuxième degré, Plante a été acquitté pour aliénation mentale. Mireille Bélanger, 46 ans, poignardée chez elle le 30 janvier à Montréal. Aucun suspect. Francine Valois, 48 ans, tuée d'un coup de poing à la poitrine par son partenaire sexuel, Michel Ouellette, 38 ans, qui l'a fait chuter sur la tête, le 15 février en République dominicaine où ils étaient en vacances. Tombée dans le coma, Valois est morte après avoir été ramenée à Montréal. Marie-Ghislaine Charles, 35 ans, poignardée dans son lit le 27 février à Montréal, pendant que ses trois enfants dormaient. Aucune arrestation. Lise Hardy, 42 ans, atrocement torturée, étranglée, et poignardée, le 2 mars à Montréal, par Alfred Émond, 65 ans. Un psychiatre témoignant pour la défense d'Émond a prétendu que les tortures infligées à Hardy (amputation des seins, vagin et rectum tailladés à coups de ciseaux) « n'étaient pas liées à une pratique sexuelle sadique ». Hardy avait des antécédents de prostitution. Émond a été condamné à 12 ans de prison. Diane Couture, 49 ans, étranglée sur son lit, les deux mains attachées derrière le dos, quasi-nue, le 21 mars à Sherbrooke. Son corps a été trouvé deux semaines plus tard. Aucune arrestation. Roxan Charbonneau, 18 ans, tuée d'un coup de fusil, le 3 avril à Saint-Eustache, par un partenaire sexuel, Jacques Richer, 19 ans, après qu'elle ait mis fin à leur relation, que des proches ont dit marquée par de la violence. Richer s'est ensuite suicidé.

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Johanne Chalut, 37 ans, tuée le 6 avril à Montréal par Roberto Belnavis, 34 ans, après qu'elle ait rompu avec lui et changé la serrure de sa porte d'appartement. Belnavis a tenté de se suicider, puis s'est enfui et a finalement été arrêté. Anne Laurin, 32 ans, chauffeure pour une agence d'escortes, tuée de trois coups de feu sur une route à Sainte-Cécile-de-Masham, près de Buckingham, le 11 avril, par un « client », François Bouthotte, 35 ans, qui a ensuite séquestré la prostituée Chantal Pilon pour la forcer une pratique sado-masochiste. À son procès, Bouthotte a prétendu qu'il avait décidé de se suicider et de tuer une prostituée pour rendre sa mort « moralement acceptable à ses enfants ». Cynthia Crichlow, 24 ans, tuée par une pierre lancée d'un viaduc dans le pare-brise de sa voiture, le 15 avril à Montréal. Aucune arrestation. Céline Fréchette, 36 ans, fonctionnaire, poignardée le 22 avril à L'Ancienne-Lorette par son mari Serge Vachon, 41 ans, lui aussi fonctionnaire, dont elle s'apprêtait à divorcer. Vachon a ensuite tué à coups de fusil leurs deux enfants, Jérôme et Laurie Fréchette-Vachon, 8 ans et 1 ½ an. Il avait accepté de lui laisser la maison et planifié son suicide, en déshéritant sa femme pour tout laisser à ses enfants. Le soir des meurtres, après avoir beaucoup bu, il a forcé Fréchette à « dialoguer à propos de leurs problèmes » pour un journal qu'il tenait quotidiennement sur magnétophone. Mercedes Castellanos, 34 ans, native du Honduras, poignardée le 1 er mai à Pointe Saint-Charles par son mari, Jose Rivas, 31 ans, natif du Salvador, alors qu'elle ramassait ses affaires après avoir rompu avec lui. Une travailleuse sociale l'avait accompagnée à l'appartement, avec deux déménageurs, mais ils ont laissée Castellanos seule avec Rivas qui feignait une attitude coopératrice. Après l'avoir tuée, Rivas s'est suicidé. Jonathan Brodeur, 17 ans, tué le 2 mai à Granby dans un incendie criminel allumé par François Brodeur, 33 ans. Gilberte Desalliers, 53 ans, abattue de trois coups de pistolet à la tête, le 16 mai à Shawinigan, par un expartenaire sexuel, Pierre Vallée, 51 ans, qui l'avait suivie jusque chez sa fille et y a fait irruption à 2 h du matin. Elle a été tuée alors qu'elle tentait d'entrer chez un voisin où sa fille s'était déjà réfugiée. Vallée, qui l'avait souvent menacée de se suicider, l'a ensuite fait. Pierrette Faucher-Villeneuve, 64 ans, tuée à coups de pistolet, le 22 mai à Sainte-Brigitte-de-Laval, par son mari Rodrigue Villeneuve, 63 ans, dont elle venait de préparer le déjeuner. Il avait prévenu un voisin qu'il allait la tuer. Il s'est ensuite suicidé. Diane Latour, 43 ans, une assistée sociale battue, poignardée et laissée à demi-nue dans son appartement, le 31 mai à Montréal, par Richard Després, 45 ans, et Guy Tremblay, 39 ans, durant une virée alcoolisée de deux jours. Caroline Laniel, 22 ans, assommée à coups de barre de fer, le 31 mai à Sainte-Foy par un partenaire sexuel, Luc Fafard, 24 ans. Fafard a été arrêté par la police sur l'autoroute après s'être enfui de Québec mais on l'a laissé repartir. Il s'est rendu jusqu'à Toronto et s'est suicidé en se couchant sur une voie ferrée, laissant une lettre d'excuses à tout le monde. Ginette Rivard, 45 ans, employée de banque, abattue à coups de pistolet, le 4 juin à Shawinigan, par son mari Lucien Brière, 45 ans, un collectionneur d'armes à feu, qui s'est ensuite suicidé. Il a prétendu avoir

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appris qu'elle avait un autre partenaire. Diane Lavigne, 42 ans, gardienne de prison, abattue de deux balles sur l'autoroute 15, le 26 juin à Mirabel, par deux hommes qui avaient suivi sa camionnette en moto, dans le cadre d'une campagne d'intimidation des gardiens de prison du Québec. Stéphane Lavigne, 28 ans, a été reconnu coupable de ce meurtre. Le leader des Hells Angels, Maurice Boucher, 44 ans, a également été accusé mais acquitté de l'organisation du meurtre. Sarah Gagnon, 7 ans, tuée le 14 juillet à Jonquière par son père Zoël Gagnon, 52 ans, qui s'est ensuite suicidé après avoir mis le feu à sa maison. Marie Bourdeau, 62 ans, infirmière, abattue d'un coup de carabine, le 15 juillet à Cleveland (Québec), par un partenaire sexuel, Prudent Plante, 61, qui s'est ensuite suicidé. Carmel Louis-Jeune, 41 ans, infirmière, abattue le 17 juillet à Laval par Michel-Ange Girard, 50 ans, qui a ensuite tenté de se suicider. Sentence: 25 ans. Nicolas Maloney, 6 ans, abattu d'un coup de fusil à la tête le 18 juillet à Lochaber, par son père Gary Maloney, 35 ans, qui s'est ensuite suicidé. Kristina Blain, 3 ans, tuée à coups de pied et à coups de poing le 25 juillet à Saint-Colomban, apparemment par Michel Otis, 27 ans, le partenaire sexuel de la mère de la victime. Elle et lui ont été accusés. Otis a été acquitté d'une accusation d'homicide ­ après que la juge Ginette Piché ait empêché le jury d'entendre un enregistrement où il avouait le meurtre ­ mais la mère de la victime a été condamnée à trois ans et demi de prison pour complicité après le fait...Un recours en Cour suprême du Procureur du Québec pour faire subir un nouveau procès à Otis a été rejeté en juin 2001. Thong Van Luangduangsuthidy, 36 ans, abattue de deux coups de feu par trois hommes d'origine asiatique, le 29 juillet à Montréal. Nathalie Rouleau, 31 ans, professeure de français, abattue de cinq coups de pistolet à la tête dans la rue, le 8 octobre à Montréal, par un de ses ex-étudiants, Iacob Marcu, 35 ans, un immigrant roumain qui la poursuivait de ses avances et a ensuite tenté de se suicider à une table de bar dans un bar en laissant une lettre de 30 pages pour se plaindre de ses malheurs. À son procès, il a plaidé l'aliénation mentale mais a été condamné à 13 ans par le juge Kevin Downs, qui a refusé de s'en tenir à la peine minimale de 10 ans prévue pour un meurtre au deuxième degré. Aurore Tremblay, 69 ans, dénudée, pendue à un arbre et aspergée d'eau froide, le 12 octobre à BoltonEst, par Denis Renaud, 47 ans, et Georges Sabourin, 47 ans, qui ont également pendu ses chiens devant elle pour l'empêcher de témoigner contre quelqu'un d'autre dans une autre affaire. Tremblay est morte trois semaines plus tard. Jeannelle Dumont, tuée à Rivière-du-Loup, le 11 novembre, par son mari, Yvon Bérubé, 52 ans, qui l'a assommée, écrasée avec son tracteur et a prétendu qu'il s'agissait d'un accident. Bérubé n'a été accusé de meurtre qu'en 1998 et a été condamné à perpétuité à la fin de 1999. Lucie Dionne, 43 ans, militante communautaire, poignardée à plusieurs reprises le 13 novembre à SaintJean-Baptiste, par Guy Pelchat, 44 ans, contre qui elle avait porté plainte pour agression sexuelle six mois plus tôt et qui avait été acquitté. Dionne travaillait à la Maison de l'Espoir, un foyer communautaire pour

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personnes très démunies. Born Samphorn, 17 ans, tué lors d'une querelle entre adolescents laotiens et vietnamiens dans une fête organisée dans un sous-sol d'église, le 16 novembre à Montréal. Sophie Champagne, 22 ans, poignardée à dix reprises, assommée et étranglée chez elle à Saint-Roch-del'Achigan, le 18 novembre. Aucune arrestation bien que le suspect principal ait échoué à plusieurs reprises au test du polygraphe. Natasha Alexandre-Scott, 10 ans, poignardée et Cédric Alexandre-Scott, 1 an, asphyxié, le 21 décembre à Montréal par leur père Jean-Jacques Alexandre, 54 ans, qui exerçait un « droit de visite » et se plaignait constamment de s'ennuyer de ses enfants. Le jour précédant les meurtres, le Journal de Montréal avait publié un reportage masculiniste sur « ces pères qui ne verront pas leur enfant à Noel ». L'assassin s'est ensuite tailladé les poignets et pendu.

(En caractères gras : les meurtres dont on sait qu'ils ont été commis par un conjoint ou un exconjoint, un partenaire sexuel ou un violeur, un fils biologique ou adoptif ou un homme membre de la famille.) 1998 Femmes/enfants tué-es par des hommes ou par des inconnus : au moins 46 (33 femmes, 13 enfants) De ces nombres : ­ au moins 30 femmes victimes d'un conjoint, ex-conjoint, partenaire sexuel ou membre de leur famille (91% des femmes) ­ 11 enfants tué-es par leur père (85% des enfants) Micheline Bond, 55 ans, poignardée, le 5 janvier à Saint-Émile, par Claude Vachon, 60 ans, dont elle s'était séparée 3 mois plus tôt. Vachon était passé très tôt le matin soi-disant pour chercher ses affaires. Il s'est pendu après le meurtre. Jeannine Marineau, 62 ans, étranglée le 16 janvier à Deux-Montagnes par son ex-partenaire sexuel, Amédée Dupuis, 71, deux semaines après leur séparation. Dupuis s'est ensuite suicidé en buvant du solvant. (À l'époque, la police n'a même pas divulgué aux médias le nom de la victime.) Estelle Letendre, 43 ans, abattue de 5 coups de fusil de chasse, le 19 janvier à La Prairie, par son ex-partenaire sexuel, Mikael Kovacs, 62 ans, qui la harcelait depuis leur séparation, cinq ans plus tôt. Kovacs, qui avait été reconnu coupable de violence conjugale quelques années plus tôt, a laissé une rose sur le cadavre puis s'est rendu abattre la soeur de Letendre et son mari, mais sans succès. Il a également tenté de se suicider, sans plus de succès, et a été condamné à 25 ans pour meurtre avec préméditation. Christiane Boucher, 31 ans, abattue de plusieurs balles dans sa voiture, le 1er février à SaintThomas, par un tueur à gages engagé par son mari, Sylvain Coutu, 27 ans, qui avait une aventure avec une jeune fille de 15 ans. Joanne Foessl, 38 ans, étranglée le 6 février à Candiac dans la maison où elle vivait avec ses enfants, apparemment par des cambrioleurs qui auraient emprunté une fenêtre du sous-sol.

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Nathalie Chassie, 22 ans, abattue dans son lit, le 5 février à Chapleau, d'un coup de fusil de chasse par son partenaire sexuel, Brian Fleury, 24 ans, à son retour d'une expédition de trappe. Le meurtrier s'est ensuite suicidé. Cathy Caretta, 22 ans, étranglée le 10 février à Laval, par son ex-partenaire sexuel, Jean-Paul Gerbert, un Français de 31 ans qu'elle venait de quitter et qui la harcelait depuis des semaines. Il a fait un double de sa clef et est entré tôt le matin chez son père où elle vivait. Gerbert a annoncé à la police son intention de se suicider mais s'est contenté de se saouler pendant leur long siège de la maison. Condamné pour meurtre au 2e degré, il sera éligible à une libération conditionnelle dès 2008. Gerbet a entamé une correspondance de nature sexuelle avec Karla Homolka qui a été urtilisée pour nier à celle-ci ses droits après sa libération. France Pelletier, 30 ans, une mère de 2 enfants, abattue de plusieurs coups de fusil de chasse à son départ du travail, le 12 février à Sainte-Angèle, par son ex-partenaire sexuel Norman Thibeault, 27 ans, un fermier qu'elle avait décidé de quitter quelques semaines plus tôt. Après avoir déjoué un barrage de police, l'assassin s'est rendu aux autorités le lendemain. Après avoir obtenu un nouveau procès où il n'a été déclaré coupable que d'homicide involontaire » et n'avoir purgé que 5 1/2 ans de sa sentence, il a été libéré et « banni de la région » pour 3 ans. La défense avait plaidé « dépression majeure avec éléments psychotiques et éléments de panique » Alex Maheux Royer, 7 mois, étouffé le 1er mars à St-Georges de Beauce par son père, Serge Royer, 35 ans, qui voulait l'empêcher de pleurer la nuit. Le meurtrier était maniaco-dépressif mais avait néanmoins tous les week-ends la garde du poupon, qui était en famille d'accueil durant la semaine. Royer a été accusé d'homicide involontaire. Hermeline Leblanc-Bourdages, 78 ans, tuée à coups de batte de base-ball et de couteau le 25 avril à Bonaventure par deux jeunes qui étaient entrés chez elle par effraction pour la voler. En raison de leur jeune âge, ils seront éligibles à une libération conditionnelle en 2005. Raymonde Poulin-Lapointe, 61 ans, poignardée à 25 reprises le 3 mai à Saint-Hubert par son partenaire sexuel, le postier Pierre Lefebvre, 53 ans, qu'elle tentait de quitter. Le meurtrier s'est infligé quelques coupures mais a survécu à cette « tentative de suicide ». D'abord condamné à la prison à vie pour meurtre au 2e degré (non prémédité), il a interjeté appel jusqu'en Cour suprême qui a ordonné un nouveau procès. Il a finalement négocié une accusation d'homicide involontaire à laquelle il a plaidé coupable, mais la Couronne a égaré une pièce du dossier. N'avait pas encore été condamné en octobre 2004, à l'indignation de la famille de la victime, signifiée au Journal de Montréal. Il a finalement été condamné en janvier 2005 à trois ans et deux mois de prison, en plus des 29 mois de détention préventive déjà purgés. Hanh Nguyen, 22 ans, étranglée, ligotée et arrosée de combustible le 29 mai à Montréal par Luc Tran, 26 ans, dont elle avait rejeté les avances. Le meurtrier a aspergé d'essence sa victime et y a mis le feu. Josée Jobidon, 29 ans, décapitée d'un coup de fusil de chasse, le 9 juin à La Sarre, par son partenaire sexuel Guy Jolin, 34 ans, à qui elle avait annoncé qu'elle le quittait. Isabelle Champoux, 29 ans, volontairement écrasée en voiture, le 11 juin à Charlesbourg, par Jean Bourdeau, 40 ans, son voisin d'en face, un batteur de femmes récemment divorcé qui s'imaginait que toutes les femmes étaient des espionnes. Bourdeau a été acquitté en utilisant une défense

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d'aliénation mentale. Lyne Villeneuve, 52 ans, tuée d'une décharge de fusil de chasse à la tête, le 11 juin à Saint-Jérôme, par son partenaire sexuel Yvon Lavallée, 54 ans, qui lui faisait souvent des scènes de jalousie. Il s'est ensuite suicidé. Marilu Ortiz, 14 ans et ses deux frères Luis Antonio Ortiz, 9 ans et Alonzo Ortiz, 3 ans, étranglés à Montréal le 11 juin par leur père Humberto Ortiz, 41 ans, un ex-policier péruvien. La mère des enfants se mourait du cancer. L'assassin s'est infligé quelques coupures au bras mais a survécu à cette « tentative de suicide ». Rachel Marcoux, 55 ans, poignardée dans son sommeil le 7 juillet à Mansonville, en même temps que son père de 83 ans, par son frère Norbert Marcoux, 50 ans. L'assassin venait de passer la nuit à boire avec le cinéaste-vedette Pierre Falardeau. Chantal Tremblay, 22 ans, poignardée le 15 juillet, à Sainte-Barbe, par son ex-partenaire sexuel Jean-Luc Brassard, 24 ans, un mois après leur séparation. Brassard a ensuite tenté de se suicider mais a survécu. Il a été accusé d'homicide involontaire. Marie-Jeanne Bouchard, 63 ans, tuée de 23 coups de couteau le 22 juillet à Val d'Or par son mari Émile Lafontaine, 69 ans. Leurs voisins ont rapporté de fréquentes scènes de violence conjugale. Le meurtrier a été condamné à 10 ans. Sun Ok Hu, 27 ans, et ses deux enfants Jae Woo Hu, 6 ans, et Jean In Hu, 2 ans, poignardés le 28 juillet à Montréal par leur père Soung Mun Koak, 34 ans, un Sud-coréen qui vivait illégalement à Montréal et qui s'est ensuite pendu. Maxime Ayotte-McPhee, un bébé de 5 mois, battu à mort le 28 juillet à Verdun par son père Patrick Ayotte, 21 ans. Condamné à 8 ans. Marguerite Boka, 31 ans, poignardée le 31 juillet à Montréal par Felix Kuadio, 31 ans, qu'elle avait quitté 2 semaines plus tôt. Les deux étaient des immigrants récents de Côte d'Ivoire. Kuadio a ensuite fait une tentative de suicide en sautant devant le métro, mais il a survécu. France Beauregard, 34 ans, trouvée coupée en morceaux dans une valise le 8 août à Montréal. Le suspect, Louis Lafond, 33 ans, un magasinier à l'université du Québec, s'est enfui dès sa libération conditionnelle. On croit qu'il se cache dans l'Ouest canadien. Tina Diaz, 18 ans, poignardée le 22 août à Montréal par son nouveau partenaire sexuel Sean Small, 32 ans, au cours d'un incident de violence conjugale. Diaz a été retournée chez elle par l'hôpital ou elle s'était présentée, après qu'on a jugé que ce n'était qu'une coupure mineure. Elle y est morte. Small, d'abord libéré par la police après que Diaz eût refusé de l'incriminer, a finalement été accusé d'homicide involontaire. Laurette Jarry, 76 ans, battue à mort et arrosée d'essence, le 26 août à St-Jean-de-Matha, par son mari Leopold Laflamme, 68 ans. Laflamme s'est ensuite suicidé en laissant une note où il affirmait que leur maladie ne leur laissait « pas d'autre issue ». Yvonne Arsenault, 52 ans, tuée de plusieurs coups de feu au visage le 27 août à Dubuisson, alors

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qu'elle était dans son lit. Son mari Raymond Arsenault, 51 ans, qui alléguait avoir été à l'extérieur de la maison a été arrêté et accusé de meurtre prémédité, même s'il avait laissé des signes d'effraction dans la maison. Jayshri Patel, 42 ans, poignardée à plusieurs reprises, le 11 septembre à Montréal, par son beaufrère Kiran Patel, 32 ans. Maxime Giasson Saint-Hilaire, 7 ans, abattu d'un coup de fusil de chasse, le 27 septembre à Montmagny, par son père adoptif, Pascal Giasson, 23 ans, quelques semaines après sa séparation de la mère de l'enfant. Giasson, qui avait obtenu la garde alternée malgré des menaces de mort adressées à la mère, a tué l'enfant au cours d'une promenade en forêt, puis s'est suicidé. Agnes McKormick-McKenzie, 95 ans, tuée le 28 septembre à Pointe-Claire par son fils, Ron McKenzie, 58 ans, près de la tombe de son mari. Il avait mis un somnifère dans son café et amené une conduite de gaz d'échappement à l'intérieur d'une voiture en mouvement où il a tenté de se suicider avec sa mère. Elle est morte, lui non, et il a été acquitté. Myriam Chrétien, 6 ans, et Audrey Danjou Chrétien, 3 ans, abattues à coups de fusils de chasse, le 30 septembre à Hull, par leur père René Chrétien, 32 ans. Celui-ci bénéficiait de la garde alternée, est passé les chercher à une date indue, à l'école et à la garderie, soi-disant pour les amener en camping. (Ce double infanticide a sans doute été influencé par celui de Maxime Giasson St-Hilaire quelques jours plus tôt.) Diane Massicotte, 52 ans, propriétaire d'une agence de voyages, tuée à coups de marteau le 4 octobre à Saint-Adolphe d'Howard, par son mari Roger Del'Salvadore, 56 ans, à leur maison de campagne. Il s'est ensuite poignardé à plusieurs reprises avant d'appeler la police. Micheline Cuerrier, 26 ans, poignardée et égorgée le 15 octobre à La Pêche par son ex-partenaire sexuel, Gilles Lemieux, 39 ans, un employé de dépanneur, 3 jours après avoir rompu avec lui. Lemieux s'était déjà reconnu coupable de harcèlement et de menaces de mort en mai 1997, mais il n'avait été condamné qu'à un an de probation et assigné à un programme de « thérapie ». Cuerrier avait supplié sa mère et son frère de venir habiter avec elle pour la protéger. Lemieux a été accusé de meurtre prémédité. Milia Abrar, 22 ans, poignardée à plusieurs reprises et défigurée avec de l'acide le 20 octobre à Montréal. Son cadavre a été retrouvé dans une toilette du Parc Angrignon. Elle s'était défendue contre son agresseur Aucun suspect n'a été arrêté même si la famille et la police soupçonne « une connaissance », âgée de 20 ans, qui, aux dires du frère de la victime, a échoué un test de polygraphe, puis déménagé à Toronto sans que des accusations aient été portées contre lui. Abrar avait récemment rompu avec son fiancé pour amorcer une autre relation. Cédric Bourgeois-Cadieux, 9 mois, suffoqué le 20 octobre à Brownsburg après que le partenaire sexuel de sa mère, Serge Malette, 27 ans, l'ait bâillonné avec du papier collant pour ne pas être dérangé alors qu'il baisait avec celle-ci. Malette et la mère de l'enfant ont été condamnés. Lisette Poulin, 39 ans, tuée le 21 octobre à Saint-Agapit par son partenaire sexuel, Émile Bergeron, 42 ans. Linda Condo, 37 ans, Trouvée tuée d'un coup de feu à la tête dans un fossé à Nouvelle, près de la Réserve

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amérindienne de Maria. Comme beaucoup de meurtres d'Amérindiennes, celui-ci n'avait pas été signalé par les médias à l'époque. Lucille Gignac-Gélinas, 75 ans, battue à mort à coups de fer à repasser chez elle, le 31 octobre à Shawinigan-Sud par Martin Castonguay, 18 ans, et Sébastien Marcouillier, 17 ans, qui venaient lui extorquer de l'argent. Ils ont tous deux condamnés à perpétuité. Gignac-Gélinas avait participé à une marche des femmes contre la violence quelques semaines plus tôt. Marlène Hogue, 30 ans, danseuse, poignardée à plusieurs reprises le 1er novembre à Saint-Damase sur un chemin de campagne par François « Spike » Beauregard, 26 ans, et Yann Desrosiers, 20 ans, qui lui avaient réclamé des services sexuels après son spectacle et qui l'avaient suivi en voiture lorsqu'elle était partie à pied. Les meurtriers, qui se sont, au procès, renvoyé la responsabilité ont été respectivement acquitté et accusé de simple complicité. Martine Lefebvre, 24 ans, employée de dépanneur, poignardée à plusieurs reprises devant son fils de 5 ans par son partenaire sexuel Daniel Labonté, 33 ans, un infirmier des Forces canadiennes. Elle avait déjà fait appel à la police pour le faire accuser de voies de fait mais on n'avait porté aucune accusation. Labonté s'est ensuite suicidé. Lorraine Pelletier, 54 ans, tuée le 27 novembre à Sainte-Julie par son partenaire sexuel, Paul Laporte, 56 ans. Marie-Pier Joly, 4 ans, tuée le 3 décembre à Montréal par son père Guy Joly, 29 ans.

1999 Femmes/enfants tué-es par des hommes ou par des inconnus : au moins 45 (36 femmes, 9 enfants) De ces nombres : ­ au moins 29 femmes victimes d'un conjoint, ex-conjoint, partenaire sexuel ou membre de leur famille (64% des femmes) ­ 4 enfants tué-es par leur père (44% des enfants) Sylvia Branco, 23 ans, tuée d'un coup de pistolet à la tête, le 12 janvier à Montréal, par un partenaire sexuel qu'elle avait décidé de quitter, Erasmo Crescenza, 27 ans. Il l'a attirée dans sa fourgonnette pour lui parler de ses sentiments. L'assassin s'est ensuite suicidé en laissant une lettre d'auto-apitoiement. Maria Susette Lamos, 46 ans, battue de coups de poings au visage et poignardée au ventre, le 18 janvier à Montréal, par un voisin et partenaire sexuel, Joseph Legato, 47 ans. L'assassin a ensuite fait une tentative de suicide. Antonia Cantin, 68 ans, étranglée et violée chez elle, le 24 janvier à Montréal, par un pédophile récemment évadé d'une prison à sécurité minimale, Ronald Smith, 41 ans. L'assassin est retourné de luimême à la prison pour détourner les soupçons. Carmina Rivas, 63 ans, d'un coup de fusil de chasse et agressée sexuellement, en même temps que son mari, le 9 février à Laval, par son fils, un schizophrène désinstitutionnalisé, Victor Portela, 28

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ans, qui s'est pendu dans sa cellule de prison le lendemain. Geneviève Dubois, 29 ans, de plusieurs balles à la tête et jetée sur une route de campagne à Saint-Hubert, le 11 janvier. Impliquée dans le trafic de drogue, elle allait être appelée à témoigner dans le procès d'un membre des Hells Angels. Karine Hamel, 10 ans, étranglée le 14 février à Saint-Pie-de-Bagot, par son père Yves Hamel, 37 ans. L'assassin a ensuite pris quelques boîtes d'aspirine dans une apparente tentative de suicide. Malgré une dépression sévère qui avait conduit à son hospitalisation, Yves Hamel avait conservé des "droits" d'accès bihebdomadaires. Son avocat a obtenu que soit retardée de 12 jours son audience préliminaire afin de lui éviter une "expérience éprouvante". Il s'est suicidé depuis. Nancy Lebreux, 28 ans, de plusieurs coups de poignard à la poitrine, le 25 mars à Montréal, par son ex-partenaire sexuel, Michel Forget, 38 ans, deux semaines après l'avoir quitté après 3 ans de cohabitation. Il lui avait demandé de la rencontrer une dernière fois chez elle. Il s'est enfui en volant sa voiture et en allumant la télé et les lumières de l'appartement pour suggérer qu'elle y était encore vivante. Au procès il a prétendu qu'elle l'avait frappé et qu'il avait eu un « blackout ». Condamné à 12 ans. Jolène Riendeau, adolescente de 12 ans, disparue en avril. Un prédateur sexuel qui habitait près de chez elle et avait un lourd dossier sexuel mais aurait toujours nié et refusé de subir un test du polygraphe aurait avoué son meurtre en avril 2005. Il l'aurait jetée dans le canal Lachine. Des plongées n'ont rien révélé. Lucette Boily, 58 ans, battue et étranglée, le 20 avril à Pointe-au-Pic, par son ex-partenaire Jacques Emond, 37 ans, qui lui avait volé ses investissements. Emond a placé le corps dans le coffre de sa voiture et été le jeter dans le fleuve à Québec, afin de détourner les soupçons. Sylvie Tétreault, 36 ans, d'une balle à la tête le 20 avril, à Montréal, par un ex-détenu qu'elle connaissait, Pierre Ratté, 39 ans, qui s'était récemment évadé de prison. L'assassin s'est suicidé quelques jours plus tard dans un motel de la ville. Michèle Blais, 30 ans, de plusieurs coups à la tête et arrosée d'essence, le 21 mai à Pabos, par son partenaire sexuel, Denis Albert, 36 ans. Roberte Dunn, 76 ans, ligotée et asphyxiée dans un sac de plastique, le 30 mai à Sainte-Eulalie, par Mario Harvey, 37 ans, un ex-détenu qu'elle avait toujours traité comme un fils et qui venait de s'évader d'une prison à faible sécurité. Il lui avait extorqué son numéro de carte de guichet et a vidé ses comptes en allant d'une caisse populaire à l'autre, le cadavre dans le coffre de la voiture avant de le jeter dans un boisé. Celui-ci, d'abord condamné - il n'a été accusé que de meurtre non prémédité, a obtenu un nouveau procès en 2003 parce qu'on l'avait empêché de consulter un avocat. Il a plaidé coupable à homicide involontaire coupable et a été condamné à 12 ans, dont 6 avant possibilité de libération conditionnelle. Ginette Roger, 42 ans, de 7 coups de pistolet dans un centre d'hébergement pour femmes, le 10 juin à Saint-Jean-sur-Richelieu, par son mari Marcel Samson, 44 ans, qui en avait forcé la porte après avoir incendié sa maison. Jean-Christophe Roy, 5 ans, étranglé, le 21 juin à Montréal, par son père récemment divorcé, Christian Roy, 35 ans, qui s'est par la suite suicidé.

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Michelle Rhéaume, 17 ans, poignardée devant sa soeur, le 26 juin à Saint-Michel-de-Bellechasse, par un partenaire sexuel qu'elle venait de quitter, Stéphane Fontaine, 23 ans. La soeur de Rhéaume s'est battue avec l'assassin pour tenter de le désarmer. Jasmine Mathews, 26 ans, étranglée le 3 juillet à Montréal, par son ex-conjoint, Jean-Robert Lymontard, 38 ans. Hélène Verreault, 45 ans, d'un coup de fusil de chasse dans le terrain de stationnement de sa conciergerie, le 8 juillet à Longueuil, par son ex-partenaire sexuel Claude Desjardins, 47 ans. L'assassin s'est ensuite suicidé. Janet Kuchinsky, 43 ans, d'un coup à la tête alors qu'elle faisait du jogging, le 11 juillet à Pierrefonds. Aucun suspect. Les policiers parlent d'une attaque à motivation sexuelle. L'organisme Jeunesse au soleil a promis une récompense de 25 000$ à quiconque permettrait l'identification de l'assassin. Gisèle Côté, 76 ans, effrayée à mort au cours d'un vol par effraction et d'une séquestration, le 15 juillet à Chicoutimi-Nord. Ses deux agresseurs ont écopé respectivement de 40 et 44 mois de prison. Fatima Kama, 28 ans, de Montréal, poignardée et abandonnée dans une malle, le 17 juillet, à l'aéroport de Londres par Youssef Wahid, 30 ans, un homme qui lui avait offert un contrat de chanteuse. Wahid s'est réfugié au Liban. Annick Babin, 23 ans, étranglée, le 22 juillet à Saint-Laurent, par un partenaire sexuel qu'elle essayait de quitter, Eric Bilodeau, 24 ans, qui a ensuite volé sa voiture et a été arrêté alors qu'il essayait de la vendre, en Nouvelle-Écosse. Karina Janveau, 24 ans, tuée, débitée à la scie et jetée dans un conteneur à déchets derrière son appartement, entre le 30 juillet et le 3 août à Gatineau, par son partenaire sexuel, Khaled Aboud Ka Farhan, 26 ans, après une querelle à propos de questions d'argent. Louiselle Caron, 46 ans, d'un coup de fusil de chasse à la tête, le 4 août à Sainte-Perpétue, par son partenaire sexuel Serge Jacques, 43 ans, après une scène de violence conjugale dans un bar de l'endroit. L'assassin a ensuite tenté de tuer la fille de Caron, puis s'est suicidé. Josette Therriault, 36 ans, battue à mort, le 7 août à Sept-Îles, par son partenaire sexuel, Mario Bordages, 37 ans. L'assassin a essayé de faire passer le crime pour l'effet d'une surdose de drogue, mais l'autopsie a révélé que Therriault était morte des suites d'une agression survenue quelques jours plus tôt. Audrey Paquet, 17 ans, et Vicky Paquet, 11 ans, abattues au fusil, le 8 août à Danville, par leur père Henri Paquet, 46 ans, qui s'est ensuite suicidé. Les médias ont jugé bon de préciser que l'assassin avait tué les filles pendant leur sommeil "afin de leur infliger aussi peu de douleur que possible" et ont cité un psychologue pour qui ce comportement était un signe évident de "surprotection". Ruby Ann Poucachiche, 34 ans, écrasée par une voiture, le 22 août, à Rapide-Sept, par un Blanc avec qui elle avait refusé de coucher. Ce cas n'a pas été retenu dans les meurtres de l'année par le journal Allô Police qui l'avait pourtant signalé à l'époque.

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Manuel Pouw, 15 ans, tué dans une bagarre de rue à Montréal le 22 août par Derek Myles, 21 ans. Kelly-Lynn Fitzpatrick, 19 ans, retrouvée le 30 août ficelée dans un sac de couchage à Luskville. Elle avait été assassinée un mois plus tôt. Pearl Lamarre-Rushford, 81 ans, de coups à la tête portés au cours d'un vol, le 20 septembre à Chambly, par trois jeunes âgés de 13 à 15 ans, dont le procès a eu lieu devant le Tribunal de la jeunesse. Steve Trudel, 17 ans, tué à Montréal le 8 octobre par Paul Ross, 35 ans. Suzanne Chiquelho, 34 ans, d'un coup de fusil de chasse devant sa fille de 6 ans, le 11 octobre à Hull, par son partenaire sexuel Alexandre Elvas, 42 ans. Anna Yarnold, 59 ans, de plusieurs coups d'un outil de jardinage à la tête dans son jardin, en plein jour, le 15 octobre à Senneville. William Fyfe, 44 ans, un entraîneur sportif vivant à Saint-Hippolyte, a avoué ce meurtre en octobre 2001, en même temps que ceux de quatre autres femmes (Monique Gaudreau, Theresa Shanahan Litzak, Mary Glenn et Hazel Scattolon, violée et assassinée à Ville Mont-Royal en 1981). Karyn Hicks, 25 ans, battue et poignardée, le 27 octobre à Montréal, par son partenaire sexuel de 29 ans, Atouani Aahd. Le meurtre a été commis alors que la police arrivait sur les lieux, appelée par les voisins alertés par les cris de Hicks battue jusque sur sa galerie. L'assassin a aussi mis le feu à l'appartement pour couvrir sa fuite. Monique Gaudreau, 45 ans, de coups de couteau dans sa chambre, le 29 octobre, à Sainte-Agathe, par William Fyfe. Yvonne Bédard, 65 ans, d'un coup de carabine, le 1er novembre à Princeville, par son mari René Lacasse, 61 ans, qui s'est ensuite suicidé. Daniel Lamirande, de la Sûreté du Québec a "justifié" le crime par une allusion aux problèmes de santé de la victime: "La vie n'avait malheureusement plus rien de bien réjouissant à leur apporter." Julie Suprenant, 19 ans, disparue à Terrebonne le 16 novembre, après être descendue d'un autobus. Le principal suspect dans sa disparition est Richard Bouillon, 49 an, un agresseur sexuel récidiviste qui était son voisin. (Le nom de Surprenant n'est pas comptabilisé dans les meurtres tant qu'un cadavre n'aura pas été identifié.) Theresa Shanahan Litzak, 55 ans, sadiquement poignardée dans son lit, entre le 17 et le 22 novembre à Laval, dans ce qui semble être une agression sexuelle. William Fyfe a avoué ce meurtre en octobre 2001. Mélanie Messier, 23 ans, battue et poignardée à la gorge chez elle, le 22 novembre à Saint-Marcelsur-Richelieu, par son mari, le soldat Jean-François Chamberland, 25 ans, qui s'est ensuite pendu dans le placard d'un motel voisin. Victor Lemay, 17 ans, assassiné sans raison le 27 novembre à Sainte-Croix-de-Lotbinière par son ami André Roy, qui a ensuite fait semblant de participer aux recherches. Condamné à 25 ans. Nicole Dubuc, 45 ans, poignardée à mort à Bowman le 8 décembre par son neveu, Joel Dubuc, 23 ans, dont elle avait refusé les avances.

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Marguerite Landry, 89 ans, assassinée dans sa résidence de Saint-Paul-de-Joliette, le 13 décembre, avec ses deux frères, par des voleurs. Lucie Castonguay, 42 ans, assassinée chez elle le 14 décembre, à Saint-Fabien-de-Panet. La police parle d'un « crime parfait ». Marc Mercier, l'ex-époux de la victime divorcé d'elle depuis un an, s'est vu refuser le montant de l'assurance vie par Desjardins Sécurité financière et les poursuit, en décembre 2004, pour plus d'un demi-million de dollars. Desjardins entend démontrer qu'il est suffisamment soupçonné d'avoir été impliqué dans le meurtre pour ne pas verser la somme réclamée. Diane Robinson, 39 ans, étranglée à Trois-Rivières vers le 10 décembre (son corps a été retrouvé le 17) par Benoît Bourdages, 37 ans, qu'elle venait de quitter et qui résidait alors en maison de transition. Il a été arrêté en prison où il avait dû retourner pour bris de ses conditions de remise en liberté. Mary Glenn, 53 ans, graphiste, battue à mort chez elle le 15 décembre à Baie d'Urfé, en banlieue de Montréal, par le meurtrier en série William Fyfe, arrêté peu après en Ontario. Carole Martin, 44 ans, abattue de deux coups de fusil .12 le 28 décembre à Rouyn-Noranda par son conjoint, Michel Lafrenière, 43 ans, en dépression, qu'elle avait décidé de quitter. L'assassin s'est ensuite suicidé.

2000 Femmes/enfants tué-es par des hommes ou par des inconnus : au moins 44 (35 femmes, 9 enfants) De ces nombres : ­ au moins 30 femmes victimes d'un conjoint, ex-conjoint, partenaire sexuel ou membre de leur famille (86% des femmes) ­ 4 enfants tué-es par leur père ou par le nouveau partenaire de leur mère (44% des enfants) Josette Duchesne, 45 ans, succombe le 3 janvier, à Laval, à des blessures infligées par Joseph Lubisa, 44 ans, le 3 décembre 1999. Pauline Bourrelle, 39 ans , tuée le 6 janvier à Léry par son époux, Guy Rufiange, 39 ans, qui a été condamné à 10 ans après avoir avoué ce meurtre. Mercedez Bondu, 64 ans, abattue le 12 janvier dans son dépanneur au Cap-de-la-Madeleine, d'une balle derrière la tête alors qu'elle essayait d'échapper à un voleur, Dominic Noël, 25 ans, en absence illégale d'une maison de transition, qui a été arrêté 2 semaines plus tard avec l'arme du crime et condamné à perpétuité parce qu'il y avait eu séquestration. Mais cette sentence peut être révisée à la baisse après 15 ans. Noël a tenté de faire invalider son procès en Cour suprême sous prétexte que son droit à garder le silence n'avait pas été respecté mais la CSC a refusé d'entendre sa cause en février 2004. Johanne Guay, 41 ans, abattue par à Sainte-Rose-de-Laval le 16 janvier par son partenaire sexuel Pierre Prénoveau, 50 ans. La famille de la victime a décrit Prénoveau, un hockeyeur raté, comme très possessif et violent. Le fils de la victime devait déménager chez elle le jour du crime. Le meurtrier s'est suicidé.

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Nadia Marion, 2 ans, tuée d'un coup de pied au ventre, le 21 janvier, à St-Hyacinthe par son père André Marion, 41 ans, impatienté par les pleurs de l'enfant alors qu'il écoutait la télé dans une autre pièce. La mère, qui n'avait pris aucune part dans ce meurtre, a malgré tout été d'abord accusée de négligence criminelle. Le meurtrier n'a écopé que de 42 mois de prison. Seneca Lapointe, 17 ans, abattu d'un coup de .12, le 6 février à Montréal, par son père Jean Lapointe, 41 ans, qu'il venait d'aviser de son intention d'aller rejoindre sa mère au Chili, où elle vivait depuis son divorce du meurtrier. Le meurtrier s'est ensuite suicidé. Brejnev Lee Maynard, 3 ans, battu à mort à Montréal le 7 février par le partenaire sexuel de sa mère, Gérard Kennedey Alcius, 39 ans, alors que celui-ci gardait Maynard et sa propre fille, pendant que la mère travaillait pour une agence d'« escortes ». Alcius a offert des explications contradictoires pour les blessures constatées sur le cadavre. Il a été condamné pour homicide involontaire. Denise Duquette, 36 ans, ligotée et jetée dans la Rivière du Nord, le 19 mars et retrouvée à SaintCanut le 7 juillet. Son ex-conjoint, Jean Godon, 46 ans, a finalement été accusé de meurtre prémédité sept ans plus tard, fin octobre 2007, après avoir été recruté par un enquêteur dans une organisation criminelle fictive pour le faire parler. Femme dont le nom n'a pas été publié, battue et abattue d'un coup de fusil avec son mari par son fils de 17 ans et 51 semaines, à Arundel, le 22 mars. L'assassin, un jeune décrocheur, a justifié le crime en disant que ses parents lui avaient refusé les quelques milliers de dollars qu'il comptait recevoir en atteignant 18 ans. Son psychiatre a plaidé qu'il souffrait de « dépressions saisonnières ». Malgré le degré de préparation et d'essai de camouflage du crime, le tribunal ne l'a reconnu coupable que d'homicide involontaire. Bénéficiant de la Loi sur les jeunes contrevenants, l'assassin n'est demeuré que 3 ans à l'Institut Pinel. Maryse Côté, 31 ans et Solange Bérubé-Guay, 55 ans, tuées le 26 mars à Saint-Nicéphore, Michel Beaudoin, 30 ans, par le partenaire sexuel de Côté qu'elle s'apprêtait à quitter lorsque celui-ci a jeté sa voiture à très haute vitesse (153 km/h) contre un autre véhicule sur la route. Caroline Veilleux, 24 ans, abattue dans la rue le 29 mars à Québec par son ex-partenaire sexuel, François Binette, 24 ans, un proche des Hells Angels, et par son copain, Yvon Labbé, après qu'elle eût quitté Binette. Veilleux portait un gilet pare-balles suite aux menaces de Binette mais elle a été tirée dans le cou par Labbé. Pauline Duval, 70 ans, asphyxiée dans son lit le 1er avril à Saint-Élie-de-Claxton, après que son mari, Guy Lavergne, 69 ans, ait allumé un incendie dans leur chambre, en laissant un message « Au revoir dans l'autre monde » sur sa voiture. Tanya Pinette, 15 ans, une Amérindienne en fugue du Centre de l'Escale, poignardée à plusieurs reprises au cou et jetée dans un ruisseau le 7 avril près de Québec, à l'Ancienne-Lorette. Son partenaire sexuel, Jessy Ali Bahrawy, 20 ans, qui avait des antécédents de violence, a été accusé de meurtre sans préméditation. Francine Lacroix, 49 ans, abattue de plusieurs balles à son domicile, le 27 avril à Henryville. Elle avait divorcé un an plus tôt. Aucune arrestation n'a été effectuée. Cindy Bouchard, 43 ans, violée et étranglée le 28 avril à Anjou, par son mari Robert Gaudette, 41

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ans, un spécialiste des arts martiaux qui venait de se quereller avec elle dans sa voiture. Il a jeté le cadavre dans un conteneur à ordures et a alerté la police en prétendant que sa femme avait été kidnappée par un gang asiatique. Guylaine Potvin, 19 ans, étudiante trouvée battue, étranglée, nue et violée sur son lit, le 28 avril à Jonquière. Un crime semblable a été commis deux mois et demi plus tard à Jonquière contre une femme de 20 ans qui a été laissée pour morte; l'ADN de l'agresseur était le même. René Barkley, 28 ans, a été arrêté en 2003 pour enquête. Sylvie Lamarche, 38 ans, abattue en forêt le 3 mai à La Pêche par son mari Jacques Bernier, 38 ans, qui s'est ensuite suicidé. Marie-Paule Gagné, 52 ans, tuée et jetée dans un bois le 4 mai à Montbeillard par un homme qui l'avait prise en auto-stop. Son corps a été retrouvé le 26 juillet. Ginette Gauthier, 32 ans, abattue dans sa voiture le 30 mai à Saint-Hubert par son conjoint depuis 15 ans, Stéphane Samuel, 33 ans, qu'elle venait de quitter. Elle s'était réfugiée chez sa soeur mais a été prise en embuscade alors qu'elle conduisait ses enfants à l'école. Jeannette Fradette-Fréchette, 64 ans, poignardée le 8 juin à Mont St-Hilaire dans une chambre de motel par Gaétan Deslauriers, 35 ans, qui a prétendu être « un ange » et a été acquitté pour aliénation mentale. Aylin Olana-Garcia, 15 ans, une jeune fille d'origine cubaine, attirée dans une embuscade et battue à mort, le 12 juin à Lachute, par deux adolescents de 15 ans qui se disaient racistes et en étaient à leur troisième tentative pour la battre sous prétexte qu'ils « n'aimaient pas les immigrés parce qu'ils volent le BS et les jobs des gens de la région ». Le psychiatre Louis Morrissette a prêté l'alibi de « délire paranoïde » à un des assassins, protégés par la Loi sur les jeunes contrevenants. Un d'entre eux, celui qui avait attiré la jeune fille dans le guet-apens soi-disant pour venger son ami dont elle avait ri, a été condamné à 4 ans de garde fermée et a également été accusé de complot d'évasion et de séquestration. Le juge Paul Chevalier avait refusé son plaidoyer de culpabilité à une accusation de meurtre prémédité. L'autre, celui qui a commis le meurtre, a eu six ans. Le beau-père de la victime a dit souhaiter ardemment qu'on le prévienne quand il sera remis en liberté. Natacha Desbiens, 30 ans, abattue d'une balle à la tête le 16 juin à St-Roch-de-Richelieu, dans le cadre d'une guerre des motards. Joëlle Delage, 19 ans, battue et jetée en bas d'une falaise le 7 juillet à Trois-Rivières par son expartenaire sexuel, Eric Néron, 20 ans, qu'elle avait quitté le jour d'avant. Elle avait obtenu plus tôt dans l'année une ordonnance de non-communication mais l'avocat de Néron avait obtenu qu'elle soit levée. Le psychiatre Pierre Gagné a plaidé que Néron, déjà dix fois reconnu coupable de voies de fait, présentait des « troubles de comportement » et des « troubles de contrôle de l'impulsivité ». Condamné à 14 ans. Jenny Lerner, 73 ans, asphyxiée à l'aide d'un sac plastique par son mari, Herbert Lerner, 77 ans, le 14 juillet à Château-Vaudreuil dans une chambre d'hôtel, qui a parlé d' « euthanasie ». Elle avait récemment été diagnostiquée Alzheimer. Lerner a été autorisé à plaider coupable à une accusation réduite d'homicide « involontaire ». Bianca Caron, 17 ans, trouvée morte dans un boisé le 14 juillet au mont Saint-Grégoire, alors qu'elle se

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rendait par auto-stop à Montréal. L'homme qui a alerté la police, après avoir dit l'avoir trouvé en entrant dans le bois pour uriner, a été relâché après enquête. Meutre? À confirmer. Alexandre Livernoche, 13 ans, est enlevé, agressé sexuellement, assassiné, puis enterré dans une sablière le 4 août 2000, à Sorel. Mario Bastien est accusé de meurtre prémédité. Condamné en 1995 à 3 ans de pénitencier pour menaces, harcèlement téléphonique et agression armée, il s'était vu refuser une libération conditionnelle au 2/3 de sa peine en 1997, les psychiatres qui l'avaient examiné ayant conclu qu'il était un pédophile dangereux. Remis en liberté en 1998, il est de nouveau arrêté le 21 janvier 2000 et condamné à un an de prison pour fraudes, menaces et introductions par effraction; emprisonné à TroisRivières, le directeur de la prison provinciale, ignorant la décision de la Commission fédérale des libérations conditionnelles de 1997, le libère le 21 mars 2000. Le 30 mai suivant, la Commission provinciale des libérations conditionnelles apprenant qu'il a été vu par des psychiatres, demande cependant de prendre connaissance de leur évaluation; ces évaluations ne seraient pas parvenues aux commissaires. Bastien était en absence temporaire de la prison lorsqu'il a été arrêté pour le meurtre. Chrystelle Lavigne-Gagnon, 15 ans, poignardée à mort par son ex-amoureux, Richard Germain, 20 ans, le 8 août à Chomedey, après qu'elle eût accepté de le revoir une dernière fois. Germain était en liberté surveillée malgré de nombreuses accusations d'intimidation et de menaces de mort contre Lavigne-Gagnon. Il avait peint une foule de graffitis haineux et de menaces de meurtre dans des parcs de la ville à proximité de chez elle. Celle-ci n'avait réussi à obtenir de l'aide de personne. France Roy, 44 ans, ligotée et battue à mort avec une batte de base-ball, le 9 août à Saint-Georgesde-Beauce, par son ex-mari, Richard Mathieu, 42 ans, dont elle venait de se séparer. Il avait déjà été reconnu coupable de harcèlement et de voies de fait contre elle en 1994 et 1995 mais n'avait reçu que des sentences suspendues. ____, 4 mois, battu à mort par son père André Turcotte qui gardait le bébé. Turcotte avait une longue feuille de route : voies de fait graves, bris d'ordonnance, agression armée et, depuis, bris de probation. Le meurtre n'a pas été divulgué à l'époque et la Couronne a attendu 4 ans avant d'obtenir de Turcotte un plaidoyer de culpabilité à une accusation d'homicie involontaire. Sentence attendue en mars 2005. Éliane Hervieux, une femme Algonquine de 36 ans qui travaillait à un centre de rétablissement pour enfants victimes d'agressions sexuelles, a été poignardée au cou le 25 août à Pikogan, près d'Amos, par son partenaire sexuel, Allan Kistabich, 38 ans qui a été accusé de meurtre au second degré. Colette Rondeau, 35 ans, battue à mort sur un chemin de campagne le 31 août à Sainte-MarieSalomé par son ex-concubin et probablement proxénète, Michel Mezïani, 42 ans, qu'elle venait de quitter pour se marier et qui s'est ensuite suicidé. Claudine Breault, 33 ans, abattue par son partenaire sexuel, un ex-détenu, Stéphane Tremblay, 34 ans, le 16 septembre à Saint-Jérôme dans un « pacte de suicide », quelques heures après leur mariage. Tremblay battait souvent Breault aux dires des voisins et venait d'être libéré de prison. Samuel Thompson, 23 mois, battu à mort à coups de poing le 18 septembre à Chicoutimi-Nord par le partenaire sexuel de sa mère, Eric Savard, 22 ans, qui a également été accusé de voies de fait contre la mère du bébé. Savard a été reconnu coupable d'homicide involontaire et sentencé à 9 ans de pénitencier en 2003.

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Rosiana Poucachishe, 17 ans, trouvée assassinée chez elle le 10 octobre sur la réserve amérindienne de Lac-Rapide. Anita Lelièvre, 81 ans, étouffée à l'aide d'un manteau sur son lit d'hôpital le 10 octobre à SaintEustache, par son mari Michel Ouellette, 52 ans, qui a prétendu avoir procédé à une « euthanasie ». Il a également falsifié le testament et pris les dispositions funéraires avant le crime. Condamné à six ans de prison pour meurtre prémédité. Céline Carrière, 35 ans, étranglée le 12 octobre à Omerville par son mari, Pierre Larochelle, 36 ans, après qu'il ait laissé une lettre de 10 pages justifiant son crime. Après seulement 2 ½ mois de détention et un procès où il s'est présenté comme entièrement irresponsable de ses gestes au moment du meurtre et où il a longuement calomnié sa victime avec le soutien inconditionnel du Journal de Montréal, un jury l'a reconnu coupable d'homicide involontaire et le juge, qui a tout de même paré d'un « geste volontaire » ne l'a condamné qu'à 3 ans de pénitencier, donc libération au bout d'un an. Le procureur de la Couronne, André Campagna, qui n'avait réclamé que 5-7 ans de prison (Me Jean-Pierre Rancourt, pour la défense, réclamait une simple sentence avec sursis) a plaidé : « ...dans cette affaire, deux enfants ont perdu leur mère et aussi leur père... ». Maryse Levac, 31 ans, poignardée le 13 octobre à Verdun par son partenaire sexuel Eric Senez, 27 ans, qui a été accusé de meurtre prémédité. Maria Giuseppa Siracusa, 32 ans, poignardée à St-Léonard le 28 octobre par son ex-conjoint Mohammed Reza Dadgar, 33 ans, qui s'est rendu chez elle pour le meurtre. A été accusé de meurtre au premier degré en novembre 2001 mais a plaidé coupable à homicide involontaire. Il sera admissible à une libration conditionnelle après 8 ans de sa sentence de 16 ans. Tout en protestant contre la sentence, il s'est vanté qu'en Iran, son pays d'origine, il aurait été condamné à mort. Rose Daigle, 92 ans, battue le 21 novembre à Québec par un patient de 77 ans dont le nom n'a pas été rendu public, à l'hôpital psychiatrique Robert-Giffard. Elle est morte de ses blessures deux jours plus tard. 2001 Femmes/enfants tué-es par des hommes ou par des inconnus : au moins 49 (30 femmes, 19 enfants). De ces nombres : ­ au moins 22 femmes victimes d'un conjoint, ex-conjoint, partenaire sexuel ou membre de leur famille (73% des femmes) ­ 15 enfants victimes de leur père ou du nouveau partenaire de leur mère (79% des enfants) Line Laforce, 44 ans, étranglée par son conjoint de fait Ghislain Bolduc, 44 ans, qu'elle cherchait à quitter, à Drummondville, le 12 janvier 2001. Diane Durand, 40 ans, tuée et brûlée dans sa camionnette par son partenaire Jean-Denis Henri qu'elle venait de quitter, à Notre-Dame-des-Prairies le 15 janvier 2001. Bébé au nom non divulgué, 2 mois et demi, victime d'une hémorragie au cerveau, le 2 février, à Boisbriand. Son frère jumeau présentait des fractures. Leur père, un informaticien de 36 ans, a

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plaidé coupable à l'accusation d'homicide involontaire. Pascale et Émilia Lamoureux-Thomas, 11 et 8 ans, tuées de coups de fusil .12, le 4 février, par leur père Yves Thomas, 37 ans, de Pointe-aux-Trembles, qui était séparé de leur mère depuis décembre. Le meurtrier recevait les enfants chez son frère où il habitait à tous les 2 week-ends. Il s'est ensuite suicidé. Matthew Collins, 2 mois et demi, secoué à mort le 24 mars par son père Pierre Collins, 33 ans, de Shawinigan. Au moment de son arrestation, quelques jours plus tard, le père s'était fait hospitaliser pour « dépression ». France Cossette, 46 ans, abattue par son ex-époux Michel Jacques, 52 ans, à Saint-Liboire, le 27 mars 2001. Il s'est ensuite suicidé. Ghislaine Poirier, 50 ans, abattue d'un coup de .12 le 29 mars par son fils Jacques Lachance, 25 ans, de Lavaltrie, qui a ensuite appelé une ambulance. Il a été accusé de meurtre au deuxième degré. Pierrette Charrette, 43 ans, battue et étranglée par son ex-conjoint Isaac Renquinha, 32 ans, après 4 mois de séparation, à Saint-Antoine-des-Laurentides, le 24 avril. Margaret Anglin, 65 ans, poignardée à mort avec son mari, le 16 mai à Beaconsfield, par son fils Geoffrey Fertuck, 34 ans, qui s'est ensuite suicidé. Brigitte Gagné, 27 ans, étranglée chez elle avec son conjoint à Pointe-aux-Trembles, par Serge Racine, 38 ans, qui a été condamné à perpétuité à l'automne 2002 pour meurtre au 1er degré. Racine avait également tué Ghislaine Gagnon, en janvier 1995 à La Baie. Nicole Abi-Natted, 25 ans, abattue par son mari Rolland Hajj, 29 ans, dans son auto, à Côte SaintLuc à la fin mai 2001, après une « discussion orageuse ». Il s'est ensuite suicidé. Shana ______, 7 mois. Trouvée morte sur le plancher le 31 mai à Napierville pendant que son père la gardait à la maison. Celui-ci a ensuite fait aux policiers des déclarations contradictoires pour expliquer le décès de l'enfant. Aucune accusation ne semble avoir été déposée contre lui. Lucie Gélinas, 37 ans, abattue au volant de sa voiture sur l'autoroute 15 à Laval, à la mi-juin 2001, par son ex-partenaire sexuel Jocelyn Hotte, 42 ans, un agent de la GRC. Elle l'avait invité à l'accompagner avec des amis à une discothèque. Hotte, qui a tiré de sa propre voiture, a été arrêté quelques instants plus tard alors qu'il achetait tranquillement une boisson gazeuse dans une station-service en bordure de l'autoroute. Condamné pour meurtre prémédité, Hotte a tenté sans succès en 2006 d'obtenir de la Cour suprême un nouveau procès sous prétexte qu'il n'avait pas eu droit à une défense par automatisme en raison de troubles mentaux Esther Conserve, 2 mois et demi, tuée par des coups au ventre, le 27 juin à Saint-Léonard, par le partenaire de sa mère, Joseph Gerald Georges, 34 ans, qui la gardait dans sa voiture avec sa soeur de 10 mois. Celle-ci a également été battue et laissée dans le coma. D'abord condamné à 7 ans de prison, Georges a vu sa sentence portée à 15 ans en appel, en février 2004. Georges a demandé à un codétenu d'assassiner chez elle la mère de la victime pour l'empêcher de témoigner contre lui. Dénoncé, il a été renvoyé au procès mais le procureur de la Couronne n'a réclamé qu'une peine de prison d'un an, ce qui a indigné le chroniqueur judiciaire, Rodolphe Morrissette (J de Mtl, 1 juillet

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2004) Katti Blouin, 27 ans, tuée à Montréal le 2 juillet 2001, par son ex-conjoint Richard Langlois, 34 ans, dont elle vivait séparée depuis six mois. Il s'est ensuite suicidé. William Lavallée, 2 mois et demi, secoué à mort le 11 juillet par son père, Jean-Louis Lavallée, 23 ans, de Saint-Paul de Joliette, qui le gardait à la maison. Sa conjointe l'avait quitté six jours plus tôt mais lui avait laissé le bébé pour la journée pendant qu'elle allait chez son père. Lavallée a été accusé d'homicide involontaire. Son avocat a dit aux journalistes au moment de la comparution : « Je vous rappelle que cet homme a perdu son enfant. Ce n'est pas facile à vivre pour personne. » Au procès, tenu en mars 2003, il a été révélé qu'en plus d'avoir le cerveau quasi-sorti du crâne tellement le « brassage » avait été violent, le bébé avait précédemment subi des sévices (2 côtes brisées, ecchymose à la jambe). Mais le juge Maurice Parent a « sentencé » Lavallée à seulement 2 ans moins un jour « à purger dans la collectivité ». Manon Lécuyer, 30 ans, trouvée étranglée chez elle à Montréal, le 12 juillet. Le cadavre était caché sous le matelas. Son ex-partenaire, Pascal Giroux, qu'elle avait rencontré par une agence de rencontres, a été reconnu coupable avril 2005 sur la base d'une preuve d'ADN. Avait imité une voix de femme pour laisser un message sur le répondeur de la patronne de Lécuyer comme quoi elle ne pourrait rentrer au travail. Reconnu coupable de meurtre non prémédité et condamné à 13 ans ferme. La procureure avait souligné qu'il avait tendu un piège à Lécuyer, caché le corps, effacé ses empreintes après le meurtre, etc. Denise Rybicki, 46 ans, femme d'affaires de Saint-Joseph-du-Lac, abattue de deux coups de .12 le 15 juillet par son mari Daniel Magnan, 43 ans. En instance de divorce, ils continuaient tout de même à cohabiter. Le meurtrier a dit avoir « découvert des choses qui lui ont déplu » dans le journal intime de Rybicki. Il a également dit avoir préparé un suicide mais décidé de ne pas le faire pour « éviter que ses deux fils ne perdent leurs deux parents en même temps »... Sylvie Saint-Onge, 41 ans, étranglée le 22 juillet à Lavaltrie par son conjoint Yvon Dupuis, 41 ans, avec qui elle s'apprêtait à rompre. Celui-ci, qui avait averti à l'avance sa conjointe précédente de ses intentions, a appelé la police après le meurtre, puis fait une tentative de pendaison. Sylvie SaintOnge était en arrêt de travail depuis 2 mois pour dépression et le couple venait de mettre en vente la maison familiale. Carole Deschamps, 42 ans, et son fils Ludovic Giasson, 11 ans, abattus à coups de .12 et de .22 puis aspergés d'essence avec le reste de la maison par l'ex-conjoint de Deschamps, Yvon Giasson, 42 ans, le 15 août à Montmagny, au cours de leur procédure de divorce. Il avait donné rendez-vous (pour une première « rencontre de conciliation ») à sa conjointe dans la maison familiale où il habitait seul depuis le printemps, tandis que celle-ci, en arrêt de travail depuis un an, était allée vivre chez sa mère avec l'enfant. Il était passé chercher l'enfant à cet endroit. « Ces dernières semaines, il semblait tellement conciliant », a dit la mère de Deschamps aux journalistes. L'assassin s'est suicidé dans l'incendie. Charles Tremblay, 15 ans, de Lac Saint-Charles, battu à mort et jeté dans la rivière Saint-Charles à Québec, vers le 20 août, par Jean-René Cyr, 38 ans, qui a prétendu que Tremblay lui avait demandé de la marijuana au Carré d'Youville. Le meurtrier est condamné à 12 ans avant possibilité de libération conditionnelle au début de février 2004.

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Natalie Masiak, 9 ans, tuée à coups de hache le 1er septembre à Montréal par son père Krzysztof Masiak, un conjoint violent de 41 ans, récemment séparé de la mère de la victime. Le meurtre a eu lieu le premier jour où cet homme, qui avait des antécédents de violence conjugale et avait été arrêté pour menaces de mort aux voisins, a obtenu un « droit de visite » non supervisée, un privilège accordé de plus en plus systématiquement à n'importe quel père. Masiak a été arrêté deux mois plus tard, le 14 nov., alors qu'il tentait de se procurer des documents pour quitter le pays. Claire Ouellet-Bourgault, 78 ans, tuée le 12 septembre à Sainte-Marie-de-Beauce, par Simon Chamberland, 25 ans, son petit-fils. Lison Dubé, 21 ans, poignardée à mort avec ses deux filles, Sandra, 5 ans, et Ariane, 1 an, par son conjoint Francis Thériault, 28 ans, un mécanicien automobile, à Saint-Pascal-de-Kamouraska, le 12 septembre. Des proches ont dit qu'ils étaient à la veille de s'épouser. Le meurtrier s'est ensuite suicidé. Mélissa Williski, 23 ans, une prostituée travaillant pour un « service d'escortes », est assassinée à Lachine, le 13 septembre. Helen Bauer, 50 ans, abattue à coups de revolver avec ses trois fils Jonathan, 22 ans, Wesley, 18 ans, et Justin, 14 ans, par John Bauer, le mari et père des victimes, le 20 septembre à Kirkland, en banlieue de Montréal. Bauer dont les affaires financières périclitaient, a aussi assassiné son patron, Lucio Beccherini, et le père d'Helen Bauer, Elmer Carroll, avant de se suicider. Il venait de poster à des parents son intention d'« emmener toute sa famille au ciel » et a méthodiquement commis ces meurtres d'une balle derrière la tête de chacun à leur retour à la maison. Il s'est ensuite suicidé. En octobre 2003, les journaux ont révélé qu'il avait tenté d'engager un tueur pour assassiner son patron. Celui-ci a averti la police mais Bauer a convaincu l'enquêteur que l'autre l'avait mal compris... Tanya Melzer, 27 ans, serveuse, poignardée à plusieurs reprises par son ex-partenaire, Jean Dagenais, 33 ans, le 15 septembre, à Val-des-Bois. Elle avait rompu avec le meurtrier 10 jours plus tôt et celui-ci la harcelait chez son frère où elle habitait. Dagenais a jeté le corps dans un fossé près de Sainte-Agathe et a été arrêté une semaine plus tard, à la prison de Bordeaux où il purgeait une sentence pour vol avec séquestration. Michèle Bernard, 42 ans, ex-barmaid dans des clubs de danseuses de Québec, trouvée étranglée le 4 octobre dans sa voiture derrière un de ces bars; elle y vendait de la cocaïne et avait apparemment été tuée 2 jours plus tôt. Le 25 mai 2007, Denis Delisle, 40 ans, a été condamné à 25 ans de prison pour ce meurtre prémédité, après s'en être vanté en prison où il purgeait une sentence pour un autre meurtre de trafiquant de drogue, commis en janvier 2006. Thérèse Gélinas, 73 ans, poignardée à mort le 15 octobre, apparemment par Jean-Guy Brousseau, 69 ans, un voisin du HLM où elle vivait à Shawinigan. Il la harcelait depuis plusieurs années. Brousseau a lui-même appelé la police mais a nié sa culpabilité. Marc-Alexandre Chartrand, 17 ans, abattu d'une balle de pistolet au thorax, le 20 octobre, dans la file d'attente d'un bar du centre-ville de Montréal, par Benoît Guimond, 29 ans, un membre du gang des Rockers Nord frustré de ne pas avoir pu couper la file d'attente et que Chartrand avait invité à « relaxer ». Guimond s'est rendu à la police une semaine plus tard et a été reconnu coupable en 2006 de meurtre au deuxieme degré au terme de deux procès successifs et condamné à perpétuité.

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Sylvie Richard, 33 ans, abattue chez elle avec son mari le soir du 20 octobre, à L'Ange-Gardien, par deux hommes à qui son mari et elle auraient volé du cannabis. Ses enfants dormaient à l'étage. Le frère de S. Richard a été arrêté quelques jours plus tard alors qu'il s'apprêtait à aller confronter l'assassin présumé, Michel Racine, 28 ans, qui a été accusé avec son frère, Dominique, 25 ans, qui l'a incriminé. Nicole Lacombe Rocheleau, 51 ans, ligotée et étranglée le 23 octobre à Rouyn, avec sa petite-fille Andréanne Tremblay, 3 ans, asphyxiée avec un sac de plastique. L'assassin, Dave Lebel Morin, 18 ans, son voisin immédiat, lui avait extorqué le NIP de sa carte de guichet automatique et a retiré 1500$ immédiatement après les meurtres. Il a été arrêté chez lui 4 jours plus tard. Gardien de sécurité, il venait d'être accusé par son employeur d'un vol de 17 000 $ chez un client. Il faudra attendre 16 mois avant qu'il soit cité à son procès (avril 2003) Lise Desmarais, 44 ans, poignardée à plusieurs reprises chez elle, le 24 octobre à Laval-des-Rapides, par son conjoint depuis un an, Marcel Imbeault, 46 ans, qui avait des antécédents de violence et qu'elle avait rencontré dans son travail de bénévole pour un groupe d'aide aux détenus. Il a mis le feu à son logement et a avoué le meurtre par téléphone à son agent de probation avant de partir en cavale et d'être arrêté 3 jours plus tard à Montréal. Josée Johnston, coiffeuse et danseuse, 28 ans, mère de deux enfants, jetée hors d'une voiture en marche par son partenaire sexuel, Shane Maigar, 25 ans, à Saint-Bernard de Lacolle, le 23 novembre, qui a prétendu qu'elle avait sauté d'elle-même; le frère de Maigar a même dit que Johnston faisait souvent cela! Des proches de Johnston ont dit aux journaux que Maigar la battait souvent. Il avait été acquitté deux ans plus tôt du meurtre d'un homme, tué à coups de lampe. Arrêté pour conduite en état d'ivresse au moment de l'incident, Maigar a été libéré peu après. Malgré ce que la police appelle des contradictions entre son témoignage et les faits constatés sur place, aucune accusation de meurtre n'a encore été portée contre lui. Louise Chaput, psychologue de Sherbrooke, 52 ans, poignardée dans un sentier de randonnée du NewHampshire vers le 15 novembre où elle s'était rendue seule. Ses affaires personnelles avaient disparu. Elle travaillait auprès de détenus délateurs. C'est son conjoint qui a alerté la police lorsqu'elle n'est pas revenue après une semaine. Femme d'environ 24 ans battue à mort, trouvée dans un marécage à Sainte-Anne-de-Sorel le 24 novembre. Une femme de la région était disparue une semaine plus tôt mais aucun nom n'a encore été rendu public. Huguette Boulanger, 58 ans, possiblement tuée par son conjoint François Fournier, 67 ans, le 11 décembre à Sainte-Marie-de-Beauce. Fournier s'est ensuite suicidé. D'après des voisins, la victime vivait murée chez elle; son meurtrier, qui éprouvait des problèmes de santé, était le seul à sortir du logis à l'occasion, essentiellement pour acheter de l'alcool. L'enquête du coroner n'a pas été rendue publique et aucune accusation de meurtre n'a été portée. Martine Scotto, 45 ans, tuée par son conjoint, Pierre Peyot, 49 ans, à Saint-Hubert, le 14 décembre. Colette Harnois, ses deux fils Mathieu McDonald, 18 ans et Mikael McDonald, 15 ans, et leur ami Francis Mongrain, 17 ans, abattus à coups de revolver, le 29 décembre à Lavaltrie, par Magloire Poissant, 52 ans, le conjoint de Harnois, qui était très violent et contrôlant à son égard et avait fait une tentative de suicide il y a 6 mois. Il a ensuite incendié la maison, apparemment pour maquiller le crime. Hospitalisé, il a été accusé de 4 meurtres prémédités et d'une tentative de meurtre (contre

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un autre jeune qui a réussi à s'échapper). 2002 Femmes/enfants tué-es par des hommes ou par des inconnus : au moins 45 (39 femmes, 6 enfants) De ce nombre : ­ au moins 28 femmes tuées par un conjoint, ex-conjoint, partenaire sexuel ou membre de leur famille (72% des femmes) ­ 5 enfants tué-es par leur père ou par le nouveau conjoint de leur mère (86% des enfants). Carrie-Ann Larocque, 29 ans, étranglée le 1er janvier par son conjoint, Michel-Noël Condo, 26 ans, après qu'il l'ait battue, à Maria, dans la réserve gaspésienne de Gesgapegiag. Le meurtrier, qui avait bu, avait déjà été arrêté pour voies de fait et bris d'ordonnance de non-communication à l'égard de la victime. Il a été inculpé de meurtre prémédité. Chantal Coutu, 37 ans, poignardée et battue à mort par son ex-conjoint Marcel Arbic, 32 ans, le 21 janvier à Montréal, sous les yeux de son fils de 3 ans, une semaine après avoir obtenu de « purger dans la collectivité » une peine avec sursis. L'assassin, libéré par le juge Gilbert Morrier avec interdiction d'approcher la victime et en « traitement » à l'organisme masculiniste Pro-Gam, a aussi agressé l'enfant, puis fait mine de se suicider avant d'être convaincu par les policiers de redescendre du tablier du pont Jacques-Cartier. Fait nouveau : le Journal de Montréal a à l'époque refusé de publier le nom de l'assassin et de la victime, soi-disant pour « protéger les enfants ». Claudine Caron, 30 ans, étranglée à St-Ferréol-des-Neiges, le 7 février, par son mari Denis Deblois, 49 ans, quelques jours après lui avoir dit qu'elle le quittait. Il venait de rentrer de la Baie James et avait passé deux jours à la harceler pour qu'elle revienne sur sa décision. Il s'est ensuite pendu. Joséphine Petitpas, 71 ans, poignardée chez elle le 11 février à Saint-Lin par Christian Leduc, 37 ans, qu'elle avait hébergé durant trois mois après le divorce de Leduc, qui était maintenant l'amant de sa fille. Celle-ci avait payé une caution pour le sortir de prison après « une séparation douloureuse » de sa conjointe précédente. Leduc s'était fait saisir son assurance-chômage et son retour d'impôt pour pension alimentaire non payée. Un vol d'équipement électronique avait été commis deux semaines plus tôt chez Madame Petitpas. Leduc a plaidé coupable à une accusation de meurtre non prémédité et a été sentencé à 11 as avant possibilité de libération. Nancy Potvin, 35 ans, poignardée à mort le 10 mars à Mascouche par son mari Benoît Rodrigue, 38 ans. Ils s'apprêtaient à se séparer, avaient convenu des questions de garde d'enfant, etc. Rodrigue, qui venait de perdre son emploi, a enfermé son fils de 9 ans dans la cave avant de commettre le meurtre, puis s'est suicidé avec le couteau. France Saint-Germain, 49 ans, étranglée chez elle le 1er avril à Drummondville par son ex-mari Yvon Ross, 55 ans, dont elle s'était séparée l'automne dernier après 7 ans de vie commune. Des parents ont dit aux journaux qu'ils étaient restés en rapport amical. L'assassin s'est ensuite pendu dans l'arrière-boutique de son magasin. Maude Bélair, 18 ans, assommée à coups de blocs de béton le 8 avril à Montréal dans un boisé généralement utilisé pour la prostitution alors qu'elle rentrait chez elle de son travail comme serveuse dans un restaurant de l'Est de la ville. Une expertise d'ADN a désigné Aaron Frank Adams, 30 ans, incarcéré pour agression sexuelle, qui avait au cours des mois précédents violé et

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laissé pour mortes 3 autres jeunes femmes dans ce quartier. Un mauvais signalement policier (erreur d'indication de couleur de peau) lui avait permis d'échapper aux recherches. Liliane DeMontigny, comptable, étranglée chez elle le 22 avril à Brossard par son ex-mari, Martin Brossard, qui a ensuite noyé dans leur baignoire ses filles Béatrice DeMontigny 1 ½, et Claudia DeMontigny, 4 ans. Les époux étaient séparés depuis octobre 2001. La mère avait conservé la garde des enfants et le père était retourné vivre chez ses parents. Il s'est pendu après le triple meurtre. Cécile Clément, 55 ans, violée et égorgée avec des ciseaux à Trois-Rivières le 30 avril par l'exdétenu Conrad Brossard, 54 ans, qu'elle avait rencontré à une soirée de bingo dans un centre hospitalier de longue durée où il travaillait comme bénévole dans le cadre d'une libération conditionnelle, après plusieurs condamnations pour meurtre et tentative de meurtre accumulées depuis 1970. Brossard a été condamné à 25 ans sans possibilité de libération conditionnelle. La famille de Clément a obtenu un rapport d'un comité d'experts mandaté par Service correctionnel Canada pour enquêter sur les raisons de la mise en liberté de Conrad Brassard. Ce comité a conclu qu'il n'aurait jamais du être relâché. La famille envisage un recours civil. Jessica Grimard, 13 ans, violée, poignardée à plusieurs reprises et abandonnée dans un boisé près de chez elle, le 6 mai à Rivière-des-Prairies. Angelo Colalillo, un récidiviste de 38 ans, a été inculpé en décembre 2002, sur la base de lettres écrites à un autre agresseur sexuel emprisonné à PortCartier, où il affirmait avoir violé et tué non seulement Grimard mais deux autres jeunes filles dans le nord de Montréal: Christine Speich, le 19 février 1993, et Anna-Lisa Cefali, le 6 avril 1993. Il aurait dissimulé leurs meurtres en mettant le feu à leurs maisons. Aline Robidoux, 26 ans, battue à mort et poignardée le 30 mai à Saint-Jean-sur-Richelieu par son conjoint Luc Daigle, 28 ans, qui la battait depuis longtemps et qu'elle venait d'informer de sa décision de le quitter définitivement. La DPJ avait enlevé ses 5 enfants à Aline Robidoux après qu'elle ait laissé Daigle revenir chez elle malgré une ordonnance de non-communication. L'assassin a demandé à un ami de l'aider à disposer du corps de la victime qu'il a tronçonné avec un couperet de boucher. Il a été accusé de meurtre prémédité et de profanation de cadavre. À son procès au début décembre 2004, il a prétendu avoir été inconscient de ses actes après avoir étranglé Robidoux en « légitime défense ». Il s'est décrit comme victime d'une femme « agressive » qui lui avait « fait vivre un enfer psychologique » durant huit ans, notamment en le « privant » de la garde de leurs 3 enfants. Il a été condamné à 12 ans minimum de prison. Julie Boisvenu, 27 ans, violée à deux reprises à sa sortie d'un bar de Sherbrooke, battue à mort et laissée dans un fossé le 19 juin, Hugo Bernier, 27 ans, un récidiviste de Montréal qui avait été arrêté en raison d'un comportement suspect près de la scène du crime, puis libéré, a finalement été accusé de meurtre sur la base d'une preuve d'ADN en septembre 2002. Déjà condamné à 18 mois de prison pour agression sexuelle et séquestration, Bernier n'avait purgé que 3 mois de sa sentence avant d'être libéré et d'agresser Boisvenu. Il a dit à son frère avoir tué « une prostituée » et a prétendu au procès avoir étouffé Boisvenu sans s'en rendre compte pendant un rapport sexuel consensuel. Condamné par la juge Lise Côté à 25 ans ferme fin octobre 2004 - pour meurtre au 1er degré, agression sexuelle, séquestration et enlèvement - mais possibilité d'être entendu par un nouveau jury après 15 ans. Jean-François Parenteau, 2 ans, de Saint-Jean-sur-Richelieu, tué d'un coup de poing à l'estomac le 23 juin par Marc Bourdages, 19 ans, partenaire depuis quelques semaines de la mère de la victime, rencontrée par une agence de rencontres et chez qui il venait de s'installer. L'autopsie a montré que

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Bourdages avait battu et mordu l'enfant à plusieurs reprises dans les journées précédant le décès. Il a prétendu que l'enfant s'était simplement étranglé avec sa gomme à mâcher. En plaidant coupable à une offre d'accusation réduite d'homicide involontaire (procureur : Me Eric Simard), Bourdages a évité une narration des sévices infligés et obtenu une sentence de 5 ans et 2 mois. Le juge (Maximillien Polak) a décliné la recommandation de la Couronne d'ordonner que B. purge au moins la moitié de cette sentence. Jeanne d'Arc Alarie-Ouellet, 80 ans, poignardée à plusieurs reprises dans sa cuisine de Trois-Rivières (Cap-de-la-Madeleine), le 2 juillet. Le peu d'argent qu'elle avait dans son sac à main a été volé. Aucune trace d'entrée par effraction; aucun suspect arrêté. Angela Moreau, 68 ans, étranglée et poignardée dans la bouche, le 7 juillet à Montréal, par Oscar Molina, 25 ans, le fils schizophrène d'une amie qu'elle hébergeait pour lui rendre service. On avait vu au cours des semaines précédentes Molina lire la Bible sur la rue et haranguer les passants. Anthony Lefebvre-Richer, 3 mois, secoué à mort par son père Jean-François Richer, 23 ans, le 13 juillet. Le meurtre n'a été rapporté dans les médias que 4 mois plus tard quand le meurtrier a avoué. Clothilde D'Auteuil-Quimnper, 78 ans, étranglée dans un centre d'accueil avec un fil électrique, le 22 juillet à Rimouski, par son fils Alain Quimper, 46 ans, qui a dit avoir agi par « compassion » sous prétexte qu'elle souffrait de la maladie d'Alzheimer. Quimper était particulièrement agressif et menaçant envers le personnel du centre d'accueil lorsqu'il rendait visite à la victime, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, réclamant que les préposées changent la musique diffusée, etc.. Sentence : 14 ans de prison Jeannette Lamoureux, 56 ans, battue à mort le 31 juillet à Gatineau par son mari Jean-Jacques Picard, 69 ans, chez qui on venait de diagnostiquer un cancer avancé. Picard s'est ensuite réfugié chez sa fille dans la région du Saguenay où il a pu demeurer une semaine avant que la police ne vienne l'arrêter. Marie-France Foucault, 41 ans, battue à mort chez elle à coups de madrier par un de ses élèves en éducation des adultes, Dominique Henri, 23 ans, au début d'août à Victoriaville. Henri a également tué l'époux de Foucault lorsque celui-ci est arrivé, attiré par le bruit. Le meurtrier a prétendu que Foucault l'avait « provoqué » par sa tenue. Il a été déclaré inapte à subir son procès. Stéphanie Ladouceur, 27 ans, poignardée à mort le 4 août à Montréal par son conjoint violent, Johnny DiOrio, 35 ans, dont elle s'était séparée 10 jours plus tôt après 7 ans de cohabitation. DiOrio a ensuite fait une tentative de suicide. Il conserve néanmoins ses prérogatives paternelles : son fils de 20 mois lui est amené deux fois par mois en prison. La mère de Stéphanie Ladouceur, Vicky Roy, a entamé en janvier 2004 une campagne de pression pour que ces droits lui soient retirés. Lise Laporte, 35 ans, étranglée le 4 août à Montréal par son conjoint Serge Paré, 41 ans. À son enquête préliminaire, Paré a prétendu que Laporte, qui venait de compléter un programme de désintoxication, se préparait à retourner se prostituer pour avoir de quoi s'acheter de la drogue et que c'est pour l'en empêcher qu'il l'a étranglée. Paré, qui avait déjà assassiné une fillette de 12 ans en 1978, a été condamné à 14 ans de prison en 2003. Lina Stinziani, 70 ans, poignardée à mort le 16 août à Laval par son mari Michel Stinziani, 69 ans,

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qui avait de longs antécédents de violence conjugale à son égard. En 1996 et 1997, il avait fait l'objet d'ordonnances de non-communication, mais avait finalement obtenu la levée de ces restrictions. Des voisins ont témoigné qu'il l'empêchait depuis quelque temps d'adresser la parole aux voisins. Stinziani s'est légèrement tailladé les poignets après son meurtre, ce qui a été qualifié de tentative de suicide. Christine Dubé, 31 ans, conseillère en fonds mutuels, étranglée le 17 août à Gatineau par Stéphane Mongeon, 30 ans, chez lui où elle était venue lui présenter des options de placements. Mongeon, qui avait loué des films XX avant l'arrivée de Dubé, a tenté de l'agresser sexuellement et l'a tuée à coups de pied lorsqu'elle a tenté de partir. Après lui avoir donné un bain pour la « relaxer », il est allé enterrer le corps dans une sablière à Maniwaki après l'avoir sodomisé. Il a été identifié grâce au carnet de rendez-vous de Dubé, à son bureau. Mongeon a prétendu que c'était « le démon » qui l'avait poussé à attaquer Dubé. Il a été décrit par le psychiatre Hendrik Buller (appelé par l'avocat Jacques Gagnon) comme « hors de contrôle », mais a néanmoins été condamné à 25 ans pour meurtre prémédité. Sylvie Cyr, 40 ans, poignardée à plusieurs reprises, le 25 août à Montréal, par Dany Tremblay, 30 ans, qui cohabitait avec elle depuis trois mois et était en liberté surveillée après avoir battu sa partenaire précédente. Après une beuverie de 15 heures, Tremblay a fait une scène de jalousie à Cyr et l'a tuée avec un couteau de cuisinier. Il a ensuite pris une douche et appelé la police, en disant que Cyr l'avait également agressée. Il a été condamné à 12 ans par le juge Boilard. Hélène Morneau, 37 ans, couturière, battue, étranglée et suffoquée avec un sac de plastique le 25 août à Québec par Stéphane Bolduc, 29 ans, un ex-détenu condamné à neuf ans pour une série de vols en 1995 et qui était déjà en liberté surveillée. En fait, Bolduc était évadé de la maison de transition où il devait de rapporter tous les soirs. Quelques heures avant le meurtre de Morneau, des agents de police avaient vérifié l'identité de Bolduc dans la rue, mais comme son évasion ne leur avait pas été signalée, ils l'ont laissé aller. Il s'est lui-même rendu aux policiers six jours plus tard. Sylvie Lemoyne est trouvée asphyxiée dans sa voiture à Fort Coulonges, le 26 août. Son partenaire Steve Cyr, 41 ans, a été accusé d'incitation, puis d'assistance au suicide. Il se défend en parlant de « pacte de suicide » auquel il aurait survécu et donnait en début avril 2004 beaucoup de difficulté à ses avocats, refusant de les rencontrer. Finalement, Cyr est acquitté le 5 mai 2005 après 12 heures de délibérations. Prétend avoir pris de la coacine et de l'alcool ensemble et ne pas avoir eu conscience ou participé à l'adduction de monoxyde de carbone dans sa camionnette. Dominique Tremblay, 44 ans, étranglée à Saguenay (Chicoutimi) le 29 août par Yan « Spider » Roy, 23 ans. Céline Letellier, 66 ans, battue à mort en même temps que son époux, le 19 septembre à Lorraine, par leur fils schizophrène, André, 30 ans, qui avait été retourné chez eux et donnait depuis quelques semaines des signes d'agitation. Le meurtrier s'est ensuite suicidé. Natacha Genovesi, 23 ans, incitée au suicide par son partenaire sexuel Mathieu Delisle, 22 ans, à Amos le 23 septembre. Delisle a lui-même préparé le cocktail de médicaments qu'a pris Genovesi dans ce qu'elle croyait être un pacte de suicide commun. Delisle a été condamné à 5 ans de prison en 2003. Danielle Dufour, 44 ans, étranglée à Roberval, le 24 septembre, par son conjoint Thomas

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Gaudreault, 64 ans. A finalement plaidé coupable, en mars 2004, à une accusation de meurtre au second degré et condamné à 10 ans avant possibilité De libération conditionnelle. Cristobalina Vasquez, 46 ans, poignardée à mort, le 2 octobre à Montréal, par son mari Elmer Espaderos, 48 ans, immigrant lui aussi du Guatemala, qui s'est ensuite suicidé. Leurs noms n'ont même pas été publiés à l'époque (dans le Journal de Montréal). Sacha Vallée, 4 ½ ans, battu à mort le 9 octobre à Ville-Émard par Éric Grenier, 29 ans, qui avait promis à la mère de l'enfant, rencontrée par Internet, de régler le problème d'incontinence de l'enfant en le gardant durant 4 jours, période où il n'a cessé de martyriser l'enfant, un bébé adopté par la mère en Russie. Grenier a néanmoins été libéré dans l'attente de son procès (par le juge Richard Mongeau) avec une simple ordonnance de non-communication avec la mère et invité à « consulter un psychologue ». Grenier a fnalement été reconnu coupable du meurtre au deuxième degré de Sacha Vallée le 21 oct. 2004, après avoir tenté d'attribuer à la mère, avec l`aide d'un expert légiste, les coups portés à l'enfant (le cadavre portait 73 traces d'ecchymoses). Condamné à 12 ans avant possibilité de libération conditionnelle. Joanne Salvatore, 45 ans, poignardée par son mari Antonio Ramon Dias, 37 ans, le 24 octobre à Montréal, après que celui-ci l'ait prise en otage et menacé de la tuer si la police chargeait. La police a chargé. Après le meurtre, Dias a fait mine de sauter du balcon. Toxicomane et violent, il agressait souvent sa femme - aux dires des voisins - jetant ses affaires par la fenêtre de leur appartement, etc. Kathryn Hannan, 29 ans, étranglée par son ex-conjoint de 24 ans, Gilbert Gosselin, à Contrecoeur le 11 novembre, une semaine après avoir repris avec lui. Après avoir étranglé Hannan, Gosselin l'a pendue pour faire croire à un suicide et fait semblant de la chercher dans un boisé environnant avec les deux enfants qu'elle avait d'un mariage précédent. Confronté à des conclusions de l'expertise de la scène du crime qui démentaient l'allégation de suicide, Gosselin a avoué, été accusé de meurtre non prémédité, et sentencé en 2003 à 12 ans minimum avant possibilité de libération. Danielle Guilbault, 45 ans, poignardée à mort chez elle avec son mari de coups de plusieurs couteaux de cuisine, le 15 novembre à Napierville. Son fils de 20 ans, Vincent Poupart, qui avait pleuré plus fort que tous les autres aux funérailles, a avoué le meurtre une semaine plus tard après avoir prétexté une panne d'essence pour se donner un alibi. Il semble qu'il avait tenté sans succès d'obtenir de l'argent de ses parents pour acquitter une dette de drogue. Condamné à perpétuité, donc 13 ans ferme en mai 2005. Tanya Buschman, 35 ans, amenée morte par son mari Michel Bérubé, 36 ans, à l'Hôpital Lakeshore de Montréal, le 20 nov. Il a prétendu qu'elle s'était pendue. L'autopsie a révélé qu'elle était plutôt morte de voies de fait et que la corde était trop longue pour justifier l'allégation de mort par pendaison. Bérubé parlait de déménager à Calgary. Elle ne voulait pas y déménager avec lui et des disputes avaient eu lieu entre eux. Un rapport d'autopsie et d'enquête a été déposé en février 2003 on croyait alors que Bérubé était parti pour Calgary - et le meurtrier a été arrêté à la fin mai 2003e t accusé de meurtre prémédité. Bonnie Dagenais, 52 ans, abattue à coups de revolver avec son mari au cours d'un cambriolage dans leur chalet, à Val-des-Monts le 23 novembre, par René Michaud, un ex-détenu de 26 ans, et un des adolescents, âgé de 15 ans, dont il était l'idole avec ses histoires de pénitencier. Michaud a par la suite été accusé de menaces de mort à l'endroit d'un témoin co-détenu et condamné à perpétuité. Il a vendu un « témoignage » de sa prison à CJRC, une station radio de Gatineau à qui il s'est dit tout

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à fait innocent du meurtre, décrit comme un « accident ». L'adolescent a été condamné en déc. 2003 à 5 ans de garde fermée et 4 ans de « surveillance étroite » dans la collectivité. Isabelle Lutz, 41 ans, abattue à bout portant devant chez elle dans la rue avec un fusil de chasse, le 3 décembre à Drummondville, par Albert Levasseur, 61 ans, un ex-partenaire sexuel quitté depuis une semaine après cinq mois de cohabitation. Levasseur, qui s'était rendu chez elle pour la tuer, est rentré chez lui et s'est suicidé. Annette Wilson, 41 ans, poignardée à mort par son partenaire sexuel le 8 décembre à Verdun, John Pilgrim, 34 ans, qui, selon une voisine, la battait régulièrement depuis longtemps. Joanne Cloutier, 38 ans, poignardée à mort avec un couteau et un éclat de verre à Saint-Ferréoldes-Neiges le 9 décembre par son ex-conjoint, Bruno Lavoie, 37 ans, qui venait d'être remis en liberté par le juge Mario Tremblay après avoir été arrêté à deux reprises au cours des dernières semaines pour voies de fait avec arme et voies de fait simples contre la victime avec bris d'ordonnance de non-communication. Alors que celui-ci venait de faire une tentative de suicide, l'avocat de Lavoie a nié - avant le meurtre - que son patient était en dépression, dans le but d'obtenir sa libération. En refusant la recommandation d'incarcération de la Couronne, le juge Tremblay avait pris la peine de dire, en faisant la morale à Lavoie avant de le confier à la surveillance de son père, que "les tribunaux vivent dans la hantise de commettre une erreur" en refusant d'incarcérer. Aussitôt libéré, Lavoie s'est rendu tuer Joanne Cloutier, prenant d'abord soin de couper le fil du téléphone avant d'entrer chez elle par effraction. Diane Tremblay, 53 ans, tuée de 2 balles de .357 à la tête et d'une dans le corps, à Mirabel le 17 décembre, pendant qu'elle écoutait de la musique dans son lit avec des écouteurs, par son conjoint Daniel Verville, 60 ans. Celui-ci a affirmé qu'elle le lui avait demandé. Verville a d'abord été accusé de meurtre prémédité, mais le procureur de la Couronne, Me Pierre Teasdale, a justifié un pleabargaining d'homicide involontaire en affirmant au tribunal que Monsieur « avait tué par amour et pour mettre un terme à la dépression de Madame qui allait en augmentant ». Avant d'envoyer Verville pour 6 ans dans un établissement à sécurité minimum, le juge Valmont Beaulieu a été tout aussi empathique : « L'homicide involontaire de Daniel Verville ne se situe pas dans un conflit conjugal comme on en voit généralement devant les tribunaux. Si c'était le cas, l'approche du tribunal serait toute autre. Ici, nous sommes devant un homme usé, fatigué et repentant qui paraît plus que son âge »... Blandine Simoneau-Girouard, 81 ans, de Victoriaville, tuée de plusieurs coups de marteau à la tête, le 20 décembre, par son fils, André Girouard, 58 ans, qui s'en occupait depuis 1997. « Elle souffrait de la maladie d'Alzheimer » a `expliqué' un réseau de télévision. Il a « agi par compassion, était déprimé, aurait dû être institutionnalisé », a lancé son avocat, qui a obtenu un examen psychiatrique, sous prétexte que son client, décrit comme « psychiatrisé » depuis 1973, n'aurait pas pris sa médication le matin du meurtre. Le procès a eu lieu en janvier 2005. Diane Bergeron, 50 ans, tuée avec un objet contondant entre le 29 décembre et le 1er janvier à Victoriaville par son voisin, François Verville, 25 ans, un schizophrène accusé à plusieurs reprises de voies de fait et de bris de probation (après des menaces de mort à l'égard de son père) parce qu'il refusait de prendre sa médication. On envoyait au logement où un juge lui avait ordonné d'habiter des intervenants du Centre d'intégration communautaire de Victoriaville à toutes les 48 h pour vérifier s'il avait pris ses pilules. Verville a été accusé de meurtre au second degré et envoyé pour évaluation psychiatrique à l'Institut Pinel.

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2003 Femmes/enfants tué-es en 2003 par des hommes ou des inconnus : au moins 32 (27 femmes, 5 enfants). De ce nombre : ­ au moins 17 femmes tuées par un conjoint, ex-conjoint, partenaire sexuel ou membre de leur famille (63% des femmes) ­ 4 enfants tuées par leur père (80% des enfants). Rosa del Carmen Yanez Cartagena, 40 ans, poignardée à la gorge par son ex-conjoint, Gabriel Salgado, 56 ans, le 11 mars 2003, à Montréal. Séparés depuis 7 mois, ils s'étaient rencontrés pour régler les derniers détails. Elle le reconduisait en voiture chez lui lorsqu'il a commencé à lui reprocher un nouveau conjoint et l'a poignardée avec un couteau qu'il portait caché sur lui. Elle a tenté de fuir, il l'a suivie dans la rue et l'a achevée avant d'être saisi par des passants. Accusé de meurtre prémédité. Emma Reda di Girolamo, 61 ans, de Kirkland, tuée à coups de tuyaux avec son mari Michel par deux cambrioleurs américains, les cousins Ernest et Justin Gay, à une des fermes que possédait le couple aux États-Unis et où ils se rendaient le week-end. Christine Baillargeon, 16 ans, apparemment poussée hors d'un camion en marche, le 31 mars 2003 à La Tuque, par son amant, Dave Robert, 20 ans, qui a été décrit par la famille de la victime et par d'autres témoins comme très violent et possessif. Le véhicule lui a écrasé la tête. Robert a prétendu que Baillargeon avait pris de la drogue, était « devenue hystérique » et s'était jetée elle-même hors du camion. Robert a tenté de s'innocenter d'avance en passant un test de polygraphe en compagnie de son avocat. Il ne semble pas qu'une accusation ait été portée dans cette affaire. Alyn Taylor-Francoeur, 50 ans, battue à mort de plusieurs coups à la tête le 1er avril 2003 à Granby dans un stationnement de Caisse populaire alors qu'elle sortait d'un bingo. C'était une marcheuse enthousiaste qui allait souvent faire ses transactions bancaires le soir. Béatrice Thibodeau, 70 ans, fauchée par Alexandre Collin, 20 ans, à Thetford Mines le 7 avril 2003, lorsque celui-ci a lancé volontairement à très haute vitesse en voiture dans un ravin en fauchant deux piétons qui marchaient en bordure du chemin. Nadège Châtelain, 50 ans, tuée à coups de hache en pleine rue, le 9 avril 2003 devant son domicile à Rawdon, par son ex-conjoint Michel Desjardins, 47 ans, dont elle était séparée depuis 4 mois et qui habitait non loin depuis, dans une maison de chambres. Il s'était présenté chez elle en soirée, elle a refusé de le laisser entrer, il est parti et revenu deux heures plus tard avec une hache et l'a agressée avec sa mère de 69 ans, Mauricette Châtelain-Tessier, qu'elle avait appelée à la rescousse et qui a, elle aussi, subi de graves blessures. Desjardins a été arrêté et accusé de meurtre prémédité. Sidney Normandin, 37 ans, une prostituée montréalaise, retrouvée momifiée 5 mois après sa mort, le 7 mai 2003 à Montréal, une plaie à l'abdomen et enveloppée dans une couverture, dans l'appartement d'un revendeur de drogue, Jean-Pierre Calce, 36 ans, lui aussi décédé depuis le début de décembre 2002. Il l'aurait tuée puis aurait succombé à un malaise après avoir tenté d'effacer les traces du meurtre. Andrée Guénette, 52 ans, battue et tailladée à mort le 8 juin 2003 à Mont Saint-Michel par son conjoint Marcel Millette, 55 ans, qui était depuis longtemps d'une violence extrême avec elle et était

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« barré » dans tous les bars de la région. Millette s'est ensuite jeté dans la Lièvre, au même endroit où son frère s'était déjà suicidé de la même façon. Jacqueline Lecors, 62 ans, suffoquée avec un sac de plastique au début juin 2003 à Montréal par son ex-conjoint, André Louis-Saint, 72 ans. Les deux étaient d'origine haïtienne et elle le parrainait au Canada depuis son arrivée. Il l'épiait et la violentait. Il a été arrêté, intoxiqué, dans un parc voisin du domicile de la victime. Lydia Enaruiluk, 66 ans, morte d'un arrêt respiratoire durant une agression par son fils Lazaruesie Qaquluk, 38 ans, à Povungnituk le 13 juin 2003. Celui-ci a été accusé de voies de fait ayant causé la mort. Elisapi Assepa, 31 ans, tuée d'un coup de .12 qui lui a arraché la tête par Levi Novalinga, 40 ans, qu'elle était venue injurier à l'entrée de chez lui., à Povungnituk le 14 juin 2003. Josée Matte, 36 ans, battue à mort dans son logis de Pointe St-Charles en juin par son conjoint Johnny Boudreault, 38 ans, qui a caché le cadavre dans un placard et s'est finalement pendu le 27 juin 2003 dans la maison lorsque l'odeur est devenue perceptible à l'extérieur. Audrey Martin, 22 mois, oubliée par son père Dominic Martin, 26 ans, dans une voiture laissée en plein soleil toute une journée, le 17 juillet 2003 à Montréal. Après un battage médiatique délirant le présentant comme une victime, toute poursuite contre le père a été abandonnée le 25 avril 2004, la procureure Marion Ouimet allant jusqu'à affirmer qu'il n'y avait eu « aucune négligence ou erreur de jugement dans cette affaire », le père étant « stressé » du fait de devoir amener sa fille à la garderie... Claudette Frenière, 57 ans, une « femme à sa place », tuée de coups à la tête et au visage et asphyxiée dans son lit à Rosemont, le 14 juillet 2003. Un homme en état d'ébriété avait été vu lui criant des menaces quelques semaines plus tôt. Jean William Cook, 57 ans, qu'on avait vu dans le quartier le soir du crime, a été arrêté le 31 mars 2004 sur la base d'indices trouvés près du corps. Lyne Massicotte, 43, de Montréal, disparaît le 17 juillet dans la région de Québec où elle était venue rejoindre Alain Perreault, un homme avec qui elle communiquait par Internet. Sa voiture a été retrouvée portant des traces de boue correspondant au bord du Saint-Laurent dans la région de Lotbinière où des recherches ont été organisées pour retrouver son corps à la mi-septembre 2004. Perreault a déclaré avoir eu une relation sexuelle avec elle mais qu'elle était repartie lorsqu'il a refusé de conduire vers Québec après avoir fumé un joint. Valérie Aubin, 20 ans, une jeune femme atteinte de schizophrénie qui communiquait par Internet avec Duane Pereira, un colosse de 24 ans, et avait amorcé une relation avec lui. Le 24 juillet 2003, celui-ci s'est rendu à la maison de Pierrefonds où elle vivait avec son père pour voler des objets de valeur repérés lors d'une visite précédente. Il la croyait sortie, et l'a tuée (en la poussant à terre, at-il dit) lorsqu'il l'a trouvée à la maison. Avec un complice Raymond Norris, 28 ans, il a dépecé le corps de sa victime avec une scie à fer, l'a ensaché dans un sac de hockey et l'a jeté dans le fleuve St-Laurent, en laissant une dédicace signée sur un bloc de pierre au bord de l'eau, avant de revenir mettre le feu au logis pour faire disparaître les traces du meurtre. Comme le sac a flotté, il a été récupéré et la police a rapidement arrêté Pereira et Norris. Norris a été condamné à 6 ans, Pereira a plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré et a été condamné à 15 ans par je juge Boilard. Deux ans avant l'attentat, il avait purgé une peine de 5 mois pour avoir assailli dans

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un abribus une autre adolescente draguée par Internet. Manon Dubé, 45 ans, et ses filles Marie-Hélène, 15, et Audrey, 12, abattues tour à tour par leur mari et père, Jacques Picard, un machiniste de 45 ans, le 24 juillet 2003, à Otterburn Park. Il avait dit à un ami que « sa femme voulait le laisser et qu'il allait se retrouver tout nu dans la rue. » Qualifié d'« ardent chasseur » par un journaliste, Picard, qui s'est ensuite suicidé, conservait 16 fusils et carabines à la maison. Ivy Roberts, 47 ans, suffoquée avec un sac de plastique par son conjoint, Réjean Auchu, 50 ans, le 25 juillet 2003 à Metabetchouan. Auchu avait été plusieurs fois condamné pour agressions sexuelles, voies de fait et vol. Il était sévèrement intoxiqué au moment de son arrestation. Julie Marcil, 26 ans, étranglée par un client de l'agence d'escortes pour qui elle travaillait, Luxure V.I.P, en août 2003, à Montréal. Massimo Guiesto, 31 ans, a été accusé de meurtre au deuxième degré mais les médias ont été très discrets sur cette affaire. Jeanne-Lolita Cameron, 69 ans, tuée à coups de marteau à la tête par son conjoint, Marcel Desrosiers, 69 ans, le 8 septembre 2003 à Lavaltrie. Jeanie Poucachie, 20 ans, battue, violée et étranglée par un autre Autochtone dont elle avait refusé les avances, Alphonse Papattie, 27 ans, le 12 septembre 2003 à Lac-Simon. Judy O'Reilly, 52 ans, poignardée par son conjoint, Leonard Ishmael, 50 ans, le 18 septembre 2003, à Gatineau. Il avait commencé à dépecer son corps au moment de son arrestation. Véronique Lalonde, 21 ans, violée, étouffée et poignardée à mort le 20 septembre 2003, dans un boisé utilisé pour la prostitution sur la rue Notre-Dame, près Dixon, à Montréal. Karol Desjardins, qui avait 24 ans à l'époque, a finalement été arrêté et cité à procès en avril 2006 sur le témoignage d'un ami à qui il avait confié le meurtre quelques jours plus tard en disant : "Ce n'était qu'une prostituée". Cet ami a attendu un an avant de le dénoncer. Un jury a reconnu Desjardins coupable de meurtre au 1er degré. Sentence: 25 ans. Marie-Claire Pothier, 22 ans, trouvée étranglée dans un loft de Saint-Henri, le 30 septembre 2003. Récemment séparée, elle s'était laissée convaincre de retourner chez son ex-conjoint, Stephan Carr, 35 ans, qui a été trouvé pendu dans l'appartement. Mah Traoré, étranglée le 28 octobre 2003, à Québec, par son partenaire sexuel, Yagnesh Maherchand, étudiant en génie, lrsqu'elle lui a dit qu'elle le quittait. À son procès, en mai 2005, il a dit avoir bu et pris des pilules et n'avoir pas eu conscience du meurtre. Déclaré coupable de meurtre non prémédité. Tous deux originaires de l'ile Maurice. Meurtre non rapporté par les médias. Marcela Paolucci, 73 ans, battue dans son logement de Montréal le 30 octobre 2003 par Stephen Harding, 33 ans, un voisin violeur en série, qui a été identifié par son ADN pour trois viols commis en juin et oct. 2003. Paolucci est décédée de ses blessures le 2 avril 2004. Marguerite Montreuil, 80 ans, poignardée en pleine rue à Amos, le 3 novembre 2003, alors qu'elle revenait de l'église, par un ex-locataire de sa maison de chambres, récemment expulsé, Fernand Côté, 63 ans.

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Jessica Sylvain, 14 ans, tuée à coups de couteau à Oka, le 27 novembre, par son père, Yves Sylvain, 35 ans, après qu'elle ait eu été convaincue de revenir à la maison malgré sa crainte des attaques de celui-ci contre les membres de la famille. Sa mère et ses deux soeurs avaient réussi à s'échapper de la maison après l'explosion de colère du meurtrier, durant le souper. Jessica avait confié à une amie sa crainte d'être tuée par son père. Celui-ci avait cessé de consommer des antidépresseurs. Tamara Shaikh, 35 ans, tuée à coups de pied et à coups de poing à Ville LaSalle le 30 novembre par son ex-conjoint, Tommy Kane, 39 ans, quelques jours après lui avoir annoncé sa décision de divorcer. Elle était retournée le voir pour essayer de le convaincre de suivre une cure de désintoxication.. Trois autres personnes - deux femmes et un pasteur - ont essayé de s'interposer. Kane, une ex-vedette de football, a plaidé non-coupable au moment de sa comparution, puis, au moment du procès, a négocié un plaidoyer de culpabilité à un simple meurtre au 2e degré (homicide involontaire), en s'excusant auprès de la famille de sa victime au procès. Condamné à 18 ans de prison en novembre 2004, malgré un rapport de deux psychiatres disant que toxicomane, déprimé et sans emploi au moment du meurtre, il n'était « pas à même de former une intention criminelle ».. Elizabeth Fuller, 52 ans, abattue dans sa camionnette le 10 décembre, à Cowansville, par Michel Lacroix, 44 ans, le conjoint qu'elle avait décidé de quitter après plusieurs épisodes de violence conjugale où la Sûreté du Québec s'était rendue sur place mais n'avait jamais déposé d'accusation criminelle. Lacroix a fracassé l'une après l'autre toutes les vitres du véhicule avec la crosse de son fusil avant d'abattre Fuller à bout portant. Il s'est ensuite enfui en voiture et s'est suicidé un peu plus loin. Ginette Synott, 62 ans, trouvée morte avec son mari Jacques Synott, 65, à leur domicile de Lorraine le 31 déc. Asphyxiés dans leur lit par monoxyde de carbone - la voiture était dans le garage. Leurs enfants ont nié la thèse du suicide. (Meurtre? À confirmer)

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2004 Femmes/enfants tué-es par des hommes ou des inconnus en 2004 au Québec : au moins 45 (31 femmes, 14 enfants) De ce nombre : ­ au moins 24 femmes tuées par un conjoint, ex-conjoint, partenaire sexuel ou membre de leur famille (79% des femmes) ­ 12 enfants tué-es par leur père biologique ou d'accueil ou par le nouveau partenaire de leur mère (85% des enfants) John Feurer Pellerin, 6 ans, trouvé pendu le 9 janvier à Drummondville, avec son père, Bruno Feurer, 32 ans, qui en avait obtenu la garde 4 ans plus tôt, au moment de sa séparation de la mère. L'assassin a laissé des lettres adressées à diverses personnes. Il avait un emploi, ne donnait aucun signe de dépression et envoyait son fils à l'école privée. Leila Arbaoui, 30 ans, égorgée par son mari, Mohamad Youssef Allaoui, 37 ans, dont elle voulait divorcer à Limoilou le 12 janvier. Celui-ci a appelé la police, puis bu un produit de nettoyage toxique mais a survécu. Leurs 2 enfants de 4 et 5 ans dormaient dans leur chambre. Allaoui a été reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné à vie (25 ans avant possibilité de libération conditionnelle) en avril 2005 Nadia Panarello, 37 ans, mère de 2 enfants de 10 et 14 ans, trouvée morte chez elle le 12 février, à Vimont, après ne s'être pas présentée au travail. Son corps portait des traces de lacération aux bras et à la tête. Elle aurait peut-être été égorgée. Aucun suspect arrêté. Son mari, qui avait été celui qui avait reconduit ses deux filles à l'école ce matin-là, a été interrogé par la police, puis relâché. Lai « Josephine » Wah, 51 ans, étranglée par son frère, Tak Fu « Joseph » Deer, 49 ans, le 14 février à Montréal. Ai Ny Cai, 32 ans, mère d'une fille de 7 ans, égorgée de façon extrêmement violente chez elle, le 12 mars à Brossard, sans qu'il y ait eu effraction. Ne parlant que le cantonais, elle vivait isolée, travaillant à domicile alors que son mari travaillait à Montréal. Sa fille a trouvé le corps de sa mère en rentrant de l'école. Zacharie Hallé, 22 jours, tué le 6 mars par son père Simon Hallé, 27 ans, de Beauport, d'une gifle à la tête. Confronté au témoignage d'un pédiatre-neurologue qui avait noté un grave hématome à l'arrière du crâne de la victime, Hallé a plaidé coupable fin octobre 2004 à une accusation d'homicide involontaire et « bris d'engagement », ainsi qu'à des contacts sexuels avec une fillette de 11 ans, dans une autre affaire. Maxime Bélair-Côté, 8 ans, tué de coups d'un objet perçant au thorax par Benoit Bélair, son père de 33 ans à Granby le 13 mars. L'assassin avait rompu avec sa nouvelle conjointe quelques mois plus tôt et perdu son emploi. Le père, qui avait la garde de l'enfant depuis ses six mois, s'est ensuite suicidé. Leurs noms n'ont d'abord pas été publiés. Johanne Bonhomme, 34 ans, poignardée à cinq reprises par son voisin schizophrène, Michel Roy, 49 ans, le 11 mars à St-Jean-sur-Richelieu, avec qui elle venait de passer la soirée. Il a été arrêté chez lui. Roy avait déjà tué sa soeur en 1977 lors d'une évasion de L.-H. Lafontaine, mais avait tout de même été désinstitutionnalisé en 2000. Il n'était soumis à aucun contrôle de la Commission d'examen des troubles

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mentaux. Audrey-Ève Charron, 23 ans, tuée par balles dans une voiture avec son partenaire sexuel dans une ruelle de Verdun, le 15 mars. Celui-ci avait des antécédents de vente de stupéfiants. La police a attribué le meurtre à un règlement de comptes dans le monde de la vente de drogue. Deux hommes ont été arrêtés en septembre 2004, Daniel Martel, 35 ans, qui aurait décidé du meurtre et Winton Johannes, 37 ans, qui l'aurait exécuté. Johannes avait déjà été condamné en 1985 pour le meurtre de 2 personnes qui l'avaient embarqué en auto-stop et avait été libéré en 2002, grâce à un plaidoyer sur sentence de meurtre au 2e degré. Nathalie Boutin, 34 ans, comptable à Salaberry-de-Valleyfield, tuée de coups de fusil le 24 mars par son ex-conjoint, Pierre-Georges Laberge, 52 ans, qui s'était caché dans un placard, et l'avait invitée à venir chercher ses effets et son chat chez elle. Elle y avait été avec deux collègues de travail, mais ceux-ci sont repartis sous la menace de l'arme de Laberge. Leur commentaire après le meurtre : « Il en voulait à tous les hommes... On ne le pensait pas aussi débile que ça. » Boutin l'avait quitté 5 jours plus tôt après une « scène de jalousie » et avait peur de le trouver pendu. Il s'est suicidé après le meurtre. Chantale Gervais 25 ans, de Chateauguauy, technicienne en informatique, trouvée morte à la fin avril, enveloppée dans une feuille de pellicule plastique, sur le terrain d'une entreprise de Ville LaSalle, deux jours après sa mort. Elle avait été battue à mort à coups de barre de fer. Après avoir téléphoné aux parents de la victime pour qu'ils viennent chercher la voiture de celle-ci demeurée stationnée devant chez lui, son partenaire sexuel, Francois Cordeau, 28 ans, a dit à la police que Chantale Gervais avait passé la nuit chez lui le 17 avril puis reçu un appel sur son cellulaire et que quelqu'un était passé la prendre. Il a été accusé de meurtre au 1er degré au début de décembre 2004. Son procès a débuté en novembre 2006. Monique Gravel, 49 ans, enseignante en soins infirmiers au cégep St-Laurent, tuée chez elle à Ville Saint-Laurent, le 24 ou le 25 avril, par un inconnu. Ses enfants qui passaient le week-end chez leur père depuis sa séparation d'avec elle il y a quelques mois l'ont trouvée à leur retour. La police a déclaré qu'elle avait été battue avec une extrême violence qui a dû éclabousser de sang le ou les assassins. Le comédien Serge Turgeon qui la connaissait est mort d'un infarctus au poste de police durant son témoignage. Anne Lapointe, 47 ans, tuée à Marieville, le 6 mai, par son conjoint, Christian Leclaire, 42 ans, qui a déclaré avoir laissé son cadavre dans une malle le long de la route, entre Marieville et Abercorn. La malle et les ossements de la victime ont finalement été retrouvés en mai 2006. Leclaire a été condamné à 23 ans de prison. Marie Clermont-Bazzarelli, 44 ans, tuée d'un coup de .12 à Saint-Eustache le 16 mai, par le mari dont elle était séparée depuis une semaine, François Bazzarelli, 48 ans, qui a d'abord invectivé son fils de 14 ans à l'extérieur de la maison puis abattu son ex-conjointe lorsqu'elle est sortie défendre celui-ci. S'est ensuite suicidé. Une fillette haïtienne, Anastasia Siméon, 4 ans, meurt avec son grand-père Dieu Siméon, 72 ans, dans l'incendie criminel nocturne de leur logis à Montréal-Nord, le 21 mai. Traces d'accélérant trouvées sur les lieux. La grand-mère, Anne-Marie Jean-Pierre, dans la cinquantaine, a été gravement brûlée dans l'incendie, ainsi que la soeur d'Anastasia, 2 ans. Le couple avait la garde des enfants depuis la mort de leur fils l'an dernier..

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Kathy Rioux, 33 ans, abattue par balles le 22 mai, à Québec, par Stéphane Linteau, 35 ans, dont elle avait un bébé de 15 mois. Ils étaient séparés depuis quelques mois après avoir fait vie commune et que Linteau ait souvent agressé Rioux. Linteau s'est rendu à la police, revolver en main, le lendemain, après avoir négocié avec eux par téléphone. Comme cela se produit souvent, la police avait bouclé un « périmètre de sécurité » autour de chez la victime durant plusieurs heures avant de constater que l'assassin s'était enfui. Puis ils ont dragué la rivière St-Charles pour trouver l'arme du crime (qu'il avait conservée)... Tommy Saint-Germain, 2 mois, battu à mort par son père Steve Saint-Germain, 22 ans, à Lachute, le 9 juin alors qu'il le gardait. L'enfant présentait plusieurs ecchymoses et côtes brisées et le cerveau avait été endommagé. Le père a été accusé de meurtre prémédité le 29 juillet, une première dans les cas de « bébés secoués ». Après avoir longtemps nié sa responsabilité, il a obtenu une réduction de cette accusation et a plaidé coupable à une accusation d'homicide involontaire le 29 mai 2006, après un weekend de négociations intensives avec la Couronne. *Shade Durand, 2 ans et demi, décédée après avoir été battue par le conjoint de sa mère, Steve Ratelle-Marchand, 20 ans, pendant qu'il le gardait, à St-Michel des Saints, le 15 juin. Il a été arrêté le 24 juin après que l'autopsie ait démenti la thèse de la « chute », énoncée par les parents lorsqu'ils ont conduit l'enfant à l'urgence. La mère de l'enfant a témoigné que l'accusé avait également secoué violemment l'enfant à 4 ou 5 occasions au cours des mois précédents. Ratelle-Marchand a finalement été accusé de meurtre prémédité trois ans plus tard. Un expert entendu lors du procès a comparé les blessures subies par l'enfant à une chute de dix étages. Ratelle-Marchand a décidé de reconnaître sa culpabilité à mi-procès et a été condamné à 13 ans de prison à la fin 2007. *Josée Olsen, 34 ans, tuée d'une vingtaine de coups de marteau à la tête et au visage par son conjoint Francis Gignac, 35 ans, le 23 juin à Montréal, dans un logement où elle n'habitait que depuis 3 semaines. Gignac avait été accusé de menaces le 5 janvier. Il a été condamné à neuf ans de prison à la fin décembre 2007 (la sentence est de 15 ans mais il en avait déjà passé 3 en détention préventive, et ces années comptent en double). Dominique Papineau, 31 ans, tuée à Montréal-Nord, le 23 juillet, par son ex-conjoint Giovanni Rizzolo, 32 ans, qui a amené deux bidons d'essence à l'appartement de la victime et y a mis le feu. Les vêtements en flammes, il a sauté du troisième étage. Il a été arrêté sur son lit d'hôpital et accusé de meurtre prémédité. Le Journal de Montréal a écrit que, selon des voisins, « le couple vivait de durs moments », euphémisme habituel pour décrire la violence conjugale. Rose Kaitak, 15 mois, tuée d'au moins une balle de .22 par son frère Nutukie Kaitak Jr., 19 ans, à Salluit (Nouveau-Québec) le 6 août. Il a tiré à travers le plafond du rez-de-chaussée, tuant la fillette dans son berceau au premier étage, après une conversation téléphonique orageuse avec sa partenaire sexuelle. Il a été accusé d'homicide involontaire et d'usage négligent d'une arme. Sa mère a affirmé qu'il tentait en fait de se suicider mais s'était raté. Nazia Chahen, 29 ans, tuée à Montréal le 9 août par son conjoint, Khalid Mahmood Khan, 39 ans, qui a tenté de déguiser le meurtre en accident en mettant le feu à l'appartement avant de sortir faire une promenade avec leur fils de 4 ans. Il a été arrêté 11 jours plus tard, après que l'autopsie a montré que Chahen portait des marques de violence, et accusé de meurtre prémédité et d'incendie criminel. Tsao Chih Pan, 40 ans, trouvée la gorge tranchée dans son appartement du centre-ville à Montréal,

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le 17 août. Son ex-conjoint, Amo Huang Wen Pi, 47 ans, a été arrêté sur place. Les trois enfants de la victime étaient également dans l'appartement. Les policiers avaient été appelés sur les lieux pour violence conjugale. Nancy Ouellette, 35 ans, tuée chez elle à Contrecoeur, le 5 sept., de plus de vingt coups d'un lourd pied de table à la tête, par un collègue de cellule de son conjoint, Richard Cournoyer, 34 ans, qui avait aménagé avec elle cinq jours plus tôt. Cournoyer a ensuite grimpé dans un pylône électrique, réclamé une pizza et à son procès, plaidé l'intoxication. Accusé de meurtre prémédité, il n'a été reconnu coupable que de meutre au deuxième degré, en décembre 2006. Jeannine Gagnon, 51 ans, et ses deux petites-filles, Angel Laskaris, 4, et Melina Laskaris, 2 ans, dans un incendie criminel à Joliette le 7 septembre. Un engin explosif aurait été lancé par une fenêtre du premier étage de leur maison vers 6 heures du matin. Paul Laskaris, 42 ans, le père des enfants, avait été condamné un mois plus tôt pour menaces de mort à l'endroit de son ex-conjointe mais avait les enfants en garde alternée malgré un interdit de communiquer avec leur mère, Jezabel Gagnon, ou de se présenter au domicile familial à Joliette. Aux journalistes, Laskaris a, le jour même, accusé la mère d'avoir « fabriqué une histoire de menaces de mort » et ostensiblement déposé des fleurs et un crucifix sur les lieux du sinistre. En l'absence de témoin, aucune arrestation n'a été effectuée. Ève Saint-Onge, 13 mois, étouffée dans ses draps à Weedon le 8 septembre. Le décès a d'abord été traité comme une mort naturelle, mais l'autopsie a révélé que le bébé avait eu les deux jambes brisées quelques jours auparavant. Plus tôt, des ecchymoses avaient été constatées sur les bras de l'enfant à la garderie. Le 21 octobre, Ghyslain Duplin, 31 ans, nouveau conjoint de la mère du bébé, a été accusé d'homicide involontaire, de négligence ayant causé la mort, de ne pas avoir fourni des choses essentielles à la vie et de voies de fait. En avril 2004, Duplin avait été accusé de menaces proférées à l'endroit d'une ex-conjointe et de bris de probation. (Informations publiées dans La Tribune de Sherbrooke et le Journal de Montréal, le 22 octobre) En septembre 2006, Duplin a été condamné à 4 ans de pénitencier. *Raphaël Paris, 3 ans et demi, apparemment secoué à mort, le 18 septembre 2004 à Victoriaville, par l'homme qui en avait la charge en famille d'accueil. Il a prétendu que l'enfant était tombé mais la taille du caillot constaté à l'autopsie interdisait cette hypothèse selon un spécialiste. Il a tout de même été acquitté d'une accusation d'homicide involontaire à la fin décembre 2007. Barbara Erhardt, 52 ans, et sa fille Hilary, 17, tuées de coups de pistolet à Lorraine, le 30 septembre, par le père, George Erhardt, 48 ans, qui a laissé un message sur le répondeur d'un collègue au sujet de ses ennuis et s'est suicidé. La police avait été appelée chez les Erhardt à plusieurs reprises pour violence domestique. Leurs voisins et les collègues d'Hilary rapportent que l'assassin était hyper-possessif de sa fille, athlète de base-ball, et que celle-ci était en conflit permanent avec sa mère. ________________Femme dans la cinquantaine, tuée à coups de couteau de boucher chez elle à Montréal, le 4 octobre par son conjoint Fu Shiang Tan, 53 ans, qui a également tenté d'étrangler une de ses filles. Il y avait huit personnes dans la maison, où la famille vivait depuis vingt ans. Le Journal de Montréal a rapporté que Tan avait de graves dettes de jeu. Kelly Ann Drummond, 24 ans, étudiante à Concordia gravement blessée à la tête et au cou avec un couteau mince dont la lame lui est restée plantée dans le crâne, chez elle, le 3 octobre, à MontréalNord, après ce que les médias ont décrit comme « une violente dispute ». Elle est morte à l'hôpital

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deux jours plus tard. Son conjoint, Martin Moreau-Cousineau, 30 ans, a été accusé de meurtre. À son procès, en mars 2006, il a plaidé l'accident au cours d'une dispute à propos d'une somme due à leur propriétaire. Mais il a été révélé que la victime lui avait annoncé son départ deux semaines plus tôt et qu'il l'avait menacée. La mère de la victime a créé une Fondation d'aide aux victimes de violence conjugale, disant que Drummond était de plus en plus renfermée et intimidée au cours des mois précédant l'attentat. Alicia Moses, 20 ans, poignardée par son conjoint de 23 ans, à Puvirnituq, le 5 octobre. Il s'est ensuite tailladé, mais sa vie n'est pas en danger. Ana-Maria Salinass Norbakk, 25 ans, poignardée à mort chez elle par son époux depuis 2 mois, Jean-Philippe Mailhot, 22 ans, à Montréal, le 13 octobre. Les voisins avaient entendu des éclats de bruit 30 minutes avant qu'il appelle la police, en prétendant l'avoir trouvée morte à son arrivée chez lui et victime de quelqu'un qui serait entré par effraction. Il a été accusé de meurtre. La mèere de la victime est venue du Chili pour assister au procès de Mailhot en octobre 2006. Mathieu Millette, 13 ans, battu à mort le 21 octobre à Shawinigan et laissé dans une baignoire par Jason Shawn Fresco, 21 ans, le conjoint depuis 3 mois de la mère d'un des amis de la victime. Après avoir été remis en liberté et s'être enfui à Banff (Alberta) où il a été retrouvé à l'été 2005 après ne s'être pas représenté à son procès, Fresco a fait des aveux et a été accusé de meurtre non prémédité. Chantale Deschênes, tuée à coups de marteau et de couteau, le 24 octobre, chez elle à Sainte-Foy par son conjoint EustachioGallese, 36 ans, qui s'est ensuite livré à la police. Condamné en 2006 à 15 ans de réclusion pour meurtre au second degré. Lise Phaneuf, 64 ans, étouffée par son conjoint, Jean-Claude Dufresne, 65 ans, le 30 octobre à Saint-Philippe. Celui-ci, qu'on a dit dépressif depuis quelque temps, a ensuite ingurgité des pilules, juste avant l'arrivée de la police mais n'est pas décédé. Mais les rapports médicaux n'ont établi aucune perte de contact avec la réalité. A plaidé coupable en avril 2005 à meurtre non prémédité. Condamné à 10 ans ferme. Carole Lirette, 45 ans, tuée d'un coup de fusil de chasse à Maniwaki le 9 novembre par son exconjoint, Gilbert Généreux, 60 ans, « possessif et très jaloux » selon un proche, dont elle était séparée depuis un mois après avoir tenté de refaire vie commune durant 2 mois. Le meurtrier a également tué le nouveau partenaire de Lirette, Marcel Rozon, 55, avant de se suicider. Julie Généreux a finalement obtenu le dossier médical de son père, qui a commis le geste une journée après avoir reçu son congé de l'hôpital de Maniwaki. Tout au long de son hospitalisation de neuf jours, Gilbert Généreux avait fait part aux médecins et aux infirmières de ses idées suicidaires. Le personnel le soupçonnait également de consommer de la drogue à l'hôpital et il avait demandé luimême à être transféré dans un centre de désintoxication. Malgré tous ces éléments, son médecin lui a permis de quitter l'hôpital. Andrée Gagné, 42 ans, poignardée chez elle à St-Georges de Clarenceville, le 13 novembre, par son conjoint, Jean Rozon, 53 ans, qui a déclaré à la police qu'ils jouaient à se lancer des couteaux devant un couple d'amis après une soirée arrosée. Rozon a été accusé d'homicide involontaire et de négligence criminelle. Il a plaidé coupable à son procèes en avril 2007 mais soutenu qu'il s'agissait d'un accident. La fille et le gendre de la victime ne croient pas à cette version, à la lumière du rapport du coroner qui avait révélé une plaie profonde à l'abdomen et deux autres plaies mineures.

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Auréa Desormeaux, 69 ans assassinée chez elle à Rawdon, le 24 novembre. Son corps a été trouvé sur la véranda de la maison par un membre de sa famille. Plusieurs coups à la tête avec objet contondant. Sa maison a brûlé en mai 2005 dans ce qui a été décrit comme un incendie accidentel. Aucun suspect. Karine Gaudreault, 30 ans, étranglée chez elle dans l'arrondissement Chicoutimi de Saguenay, à quelques kilomètres d'un appartement où venait d'être trouvée une autre victime de meurtre, un homme dans la vingtaine qu'elle connaissait. Son corps a été trouvé le 23 novembre dans le cadre de l'enquête sur ce meurtre, apparemment lié au milieu de la drogue. Nathalie Côté, 33 ans, retrouvée étranglée chez elle à Longueuil, le matin du 6 décembre. Selon un voisin, son meurtrier est apparemment reparti au volant d'une Subaru stationnée devant chez elle, dont il avait laissé tourner le moteur pendant le crime. Il est entré par effraction chez Côté par une fenêtre et l'a tuée dans son sommeil. Côté avait été victime de violence conjugale en juin et s'était alors séparée de son ex-conjoint, Christophe Tessier. Celui-ci devait subir son procès le 13 décembre pour voies de fait, extorsion et vol. Après le meurtre, la police de Longueil a rencontré Tessier et son avocat. Tessier ne s'est pas présenté en cour le 13 décembre et il est maintenant recherché. Fait exceptionnel, son procès pour voies de fait et extorsion aura lieu malgré l'absence de la femme assassinée. Jeannine Barlati, 75 ans, handicapée, battue et étranglée par Jean-Paul Sergerie, son conjoint de 72 ans, à Montréal, le 19 décembre. Celui-ci a appelé la police et été accusé de meurtre au premier degré.

2005 Femmes/enfants tué-es par des hommes ou des inconnus en 2005 au Québec : au moins 27 (23 femmes, 4 jeunes et enfants) De ce nombre : ­ au moins 16 femmes tuées par un conjoint, ex-conjoint, partenaire sexuel ou membre de leur famille (69% des femmes) ­ 2 enfants tués par leur père, un jeune tuée par un conjoint (75% des jeunes) « Cynthia », dite « La mouette », 35 ans, prostituée sans logis, d'origine autochtone, morte des suites de coups à la tête et au ventre lundi soir, le 3 janvier, rue de Bullion, dans ou près d'un édifice à logements dont elle occupait souvent l'entrée depuis 10 ans. La victime a réussi à aller demander de l'aide au bar Midway de la rue St-Laurent, mais on l'en a expulsée. Elle est morte sur le trottoir. On ne sait même pas si quelqu'un a appelé l'ambulance qui l'a finalement recueillie. Son conjoint, Autochtone lui aussi, a été interrogé par la police comme témoin important, le dernier à l'avoir vue vivante, selon The Montreal Gazette. Lilianne Thélène, battue à mort à Laval-des-Rapides, le 19 janvier, par son fils Pascal Monnier, 46 ans, en même temps que son mari. Le meurtrier n'avait pas d'antécédents psychiatriques mais a tout de même été acquitté pour aliénation mentale en septembre 2005. Chantal Trudeau, 39 ans, abattue de coups de feu le 8 mars à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, en même temps que son conjoint, qui était apparemment vendeur de drogue (si l'on se fie à leur gros train de vie).

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Isabelle Lespérance, étranglée par son conjoint, Michel Ménard, 37 ans, à Montréal, le 31 mars, sous les yeux de sa fille de 13 ans. Transportée à l'hôpital, on n'a pu la réanimer et elle y est décédée 2 jours plus tard. Ménard, qui travaille comme remorqueur, était très agité au moment de son arrestation. Les médias ont dit qu'il souffrait de troubles psychiatriques. Sandra Gilbert, 36 ans, violée et battue à mort chez elle à Granby, le 27 avril. Des voisins l'ont entendu crier « Arrête! » vers 10 heures du soir. Son corps a été retrouvé le lendemain matin. Son conjoint, Claude Lévesque, 39 ans, a été arrêté à Montréal et accusé de meurtre, agression sexuelle et séquestration après s'être enfui avec la voiture de la victime. Elle était mère de trois enfants et lui de deux et ils cohabitaient depuis moins d'un an. Denise L'Escarbeau, 79 ans battue à mort à Gatineau, le 2 juin, par son fils Paul Sarroino, 52 ans. Le meurtrier a caché le corps sous un lit et s'est caché sur le balcon à l'arrivée de la police. Il s'est ensuite tué en sautant du 8e étage. Sarroino, un ex-détenu qui avait purgé 9 ans de prison pour homicide involontaire en 1977, venait régulièrement menacer sa mère et lui extorquer de l'argent, la menaçant de mort devant témoins. Il l'avait même récemment battue à coups de canne, mais un juge l'avait laissé libre en lui ordonnant simplement de ne pas communiquer avec elle. L'autre fils de la victime a dit au journal Le DROIT que son frère aurait dû être incarcéré. Mirlande Pépin, dans la vingtaine, tuée avec son conjoint à Victoriaville le 3 juin. Sa fille de 4 ans était sur les lieux. Un homme de 39 ans a été arrêté quelques jours plus tard. Triangle amoureux soupçonné. *Maude Lepage, 29 ans, poignardée à 22 reprises par son conjoint de 42 ans, René Corbey Jr, à Montréal le 7 juin, à qui elle venait d'annoncer sa décision de le quitter afin de refaire vie commune avec le père de son enfant. Celui-ci s'est ensuite donné des coups de couteau au thorax et a appelé la police. Il n'a été accusé que d'homicide involontaire et a été condamné à 15 ans de prison avant toute libération conditionnelle, en février 2008. Marielle Houle, 44 ans, atteinte de l'ataxie de Friedrich, tuée le 7 juillet par son conjoint, André Bergeron, 46 ans, ex-préposé aux bénéficiaires, à Sherbrooke, à l'aide d'un sac de plastique. Laissée dans le coma, elle a finalement été débranchée le 10 juillet. Bergeron a plaidé le « meurtre par compassion » et les médias lui ont attribué la sympathie des frères et des soeurs de la victime. En avril 2006, Begeron a finalement plaidé coupable à une accusation réduite de voies de fait ayant causé la mort et a été « condamné », en octobre 2006, à une sentence suspendue de 3 ans sous prétexte qu'il s'était longtemps occupé de la victime. Shanna Poissant, 16 ans, battue à mort ­ avec un objet contondant à la tête ­ le 11 juillet à Hemmingford, par Kurt Lauders, un agent de sécurité et lutteur professionnel de 23 ans, pesant 147 kg, qui la courtisait sans succès depuis quelque temps. Lauder, qui se fait appeler dans le ring « Career Killer » avait confié à des proches son intention de « faire beaucoup de mal » à Poissant pour avoir refusé ses avances. Sa mère et son père ont été accusés de complicité pour avoir caché le meurtre, commis chez eux après que Lauder ait emmené Poissant faire un tour de camion. Le corps n'a été retrouvé que deux semaines plus tard dans un boisé, malgré une grande battue organisée dans la région. La fédération de « lutte extrême » à laquelle appartient Lauder prend sa défense sur son site Web. Rachel Brood, 43 ans, assassinée chez elle le 29 juillet à Sainte-Geneviève et retrouvée par son fils de 12 ans. Son conjoint, Sylvain Langlois, 40 ans, s'est rendu à la police le lendemain et a été accusé

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de meurtre prémédité. Audrey Côté, 21 ans, de Québec, battue à mort le 31 juillet à Brompton (Ontario) par un expartenaire sexuel de 26 ans qu'elle avait quitté un an plus tôt mais avec qui elle avait gardé le contact. Arrêté quelques minutes après le crime, il a été accusé d'homicide involontaire. Inès Méjia de Mogrovejo, 75 ans, fait une chute mortelle de son balcon du 9e étage à Gatineau, le 7 août, après qu'un homme ait allumé, pour la 2e fois en 3 jours, un incendie dans l'ascenseur d'un immeuble de 80 logis où elle habitait avec beaucoup d'autres personnes à mobilité réduite. Deux autres incendies avaient été allumés dans les jours précédents dans des foyers pour personnes âgées. Gilberte Marquis-Nadeau, 85 ans, meurt d'une crise cardiaque après avoir confronté un cambrioleur, le 9 août, dans l'appartement situé au-dessus de chez elle, à Saguenay. Brigitte Pelletier, 43 ans, tuée chez elle le 10 août, de coups de feu (arme de chasse) par Marcel Poirier, 44 ans, à Pohenegamook. Ils étaient séparés depuis peu et elle avait emménagé à Pohenegamook et pris un emploi dans un restaurant. Il venait la voir deux ou trois fois par semaine. Le meurtrier s'est ensuite suicidé. Danielle Cyr-Lacasse, 47 ans, trouvée morte avec traces de coups, dans son logement de Cap-Chat, en Gaspésie, le 17 août. Elle était originaire de la Côte Nord. Le bureau du coroner a reporté l'autopsie en disant aux médias qu'elle était peut-être morte de la consommation d'alcool frelaté. Josée Pothier, 39 ans trouvée poignardée à trente reprises sous un futon à Montréal, le 26 septembre, à la suite d'un appel anonyme. Son conjoint de 35 ans, Daniel Dussault, sorti de prison en juillet après 2 ans de détention, a été arrêté chez des membres de sa famille à Sorel-Tracy et sera accusé de meurtre non prémédité. Les médias ont parlé d'antécédents de violence conjugale. Gabrielle van Chestein, septuagénaire tuée de plusieurs coups de couteau rue Bretonvilliers dans le quartier Ahuntsic de Montréal, le 21 octobre, avec son mari par leur fils de 32 ans, un schizophrène qu'on n'avait pas vu dans le quartier depuis plusieurs années. Samuel Archambault, 18 ans, tué d'un coup de feu le 23 octobre dans son sommeil, à SaintDominique, par son père, Daniel Archambault, 43 ans, qui avait été arrêté une semaine plus tôt pour harcèlement de son ex-conjointe ­ dont il était séparé depuis près d'un an - et usage négligent d'une arme de feu. Le meurtrier avait été référé à un service de psychiatrie mais laissé en liberté. Il avait remis deux armes à feu à la police mais il avait conservé un revolver. La police n'avait pas fouillé son domicile, faute de mandat. Il s'est suicidé après le meurtre. Julie Croteau, 32 ans, infirmière de St-Liboire, retrouvée tuée à coups de machette dans le coffre de sa voiture à St-Hyacinthe, deux jours après sa disparition le 25 octobre. Le meurtrier a laissé une note pour se dissocier du graffiti « I kill 4 fun » qui était tracé sur un mur près de la voiture. Ghislain Dion, 41 ans, époux de Crtoteau depuis 17 ans, qui avait été consolé par la famille aux funérailles, a finalement été arrêté en mars 2006 sur la base d'éléments de preuve trouvés sur le corps. Selon la meilleure amie de Julie Croteau, celle-ci vivait des « problèmes conjugaux ». À la fin décembre 2007, Dion a été condamné à 25 ans ferme pour meurtre prémédité, notamment sur la base du témoignage de sa maîtresse à qui il avait souvent dit que sa rupture avec la victime serait officialisée le 27 octobre.

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Patricio Astudillo, 17 ans poignardé de plusieurs coups au thorax par deux autres adolescents de 15 ans devant une école de Cartierville le 28 octobre, dans ce qui semble être une querelle entre gangs de rue. Il est mort quelques instants après être entré se réfugier dans l'école. Berthe Dionne-Champagne, 96 ans, battue de coups de poing et étranglée le 27 octobre par un autre résidant de 73 ans, un patient du CHLSD St-Georges, à Montréal, qui est apparemment entré dans sa chambre au hasard. La victime est morte 3 jours plus tard à l'hôpital. Le directeur du CHSLD a refusé de divulguer la dangerosité reconnue de l'agresseur, allant jusqu'à nier la présence de patients souffrant de maladie mentale dans son établissement. Il a toutefois reconnu que les patients souffrant de la maladie d'Alzheimer présentaient des symptômes d'agressivité. Madeleine Gauthier, 52 ans, tuée d'un coup de feu chez elle à Nominingue, le 3 novembre par un partenaire sexuel, Guy Richard, 63 ans, jaloux d'un autre homme. Le meurtrier s'est servi de son arme de chasse et s'est ensuite suicidé. Anne Craig, 67 ans, poignardée dans sa cuisine par son mari, Jean Dupuis, 75 ans, le 7 novembre à Dorval. Face aux caméras de télévision, le meurtrier a mimé à plusieurs reprises le fait d'avoir coupé la gorge à sa femme lorsque la police l'a emmené de chez lui. Ce qui lui a permis d'être reconnu non coupable pour aliénation mentale fin mai 2006. Valérie Gignac, policière de 25 ans, abattue par François Pépin, 40 ans, avec une carabine de très fort calibre, le 14 décembre à Laval, alors qu'elle répondait à un appel concernant une chicane entre colocataires. Après un siège prolongé, le meurtrier s'est rendu et a été accusé de meurtre prémédité, de bris de conditions et de possession d'arme. Il avait deux jours plus tôt été condamné à 500$ d'amende pour harcèlement criminel envers une autre policière, mais le juge lui avait laissé le droit de posséder des armes de chasse sous certaines conditions, malgré une interdiction générale de posséder des armes à feu jusqu'en 2009. Émilie Lord, 18 mois, tuée par balles à Cap St-Ignace, le 17 décembre, par son père, Gino Lord, 29 ans, qui s'est ensuite suicidé. Il avait la garde partagée de la fillette depuis sa séparation de la mère, de 21 ans, l'été dernier, séparation que celle-ci a expliquée par le caractère « contrôlant et jaloux » de Lord. Celui-ci avait demandé à des amis de lui procurer une arme de chasse quelques mois plus tôt. Avant le meurtre, il a téléphoné à la mère pour exiger qu'elle revienne habiter avec lui. Il s'était séparé d'une autre conjointe en 1997 et avait également leur fils en garde partagée; il l'a reconduit chez sa mère l'après-midi du meurtre. Jean-François Vézina du Groupe d'Aide aux Personnes Impulsives (GAPI) a déclaré au journal Le Soleil qu'il s'agissait sans doute pour Lord non d'un acte de violence mais de « donner la délivrance » à la victime. Johanne Bourbeau, 44 ans, battue à mort chez elle à l'aide d'une batte de baseball à Beauport, le 18 décembre, par son conjoint de 49 ans, Donald Cauchon, qui s'est ensuite pendu. La police lui avait retiré toutes ses armes à feu il y a 3 semaines, après des menaces de mort. Un voisin, Éric Gauthier a déclaré aux médias avoir appelé le 9-1-1 à trois reprises en attendant la victime râler. Il a fallu que le fils de Cauchon, 12 ans, de retour à la maison après sa `run' de journaux, le fasse lui-même, après avoir trouvé les cadavres, pour qu'une voiture soit enfin envoyée. Cauchon avait déjà été emprisonné 18 mois en 1993 pour avoir sauvagement battu une femme prostituée, à Québec. Leur fille disait à tout le monde que son père voulait tuer sa mère. Pour J.-F. Vézina de GAPI, il s'agissait simplement d'un « couple dans un cycle de violence ».

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2006 *Brigitte Serre, 17 ans, poignardée à une vingtaine de reprises avec une bouteille de bière brisée et un poignard à Saint-Léonard, le 25 janvier, dans une station-service Shell où elle travaillait de nuit. Tommy Gagné, 20 ans, a plaidé coupable en septembre 2007 à une accusation de meurtre non prémédité et a été condamné à purger au moins 10 ans de prison avant d'être admissible à une libération conditionnelle. Le complice de Gagné, Joël Nantais, qui attendait dans la voiture à l'extérieur de la station-service, n'a écopé que de 18 mois avec sursis aprèes avoir plaidé coupable à des accusations de vol qualifié et de complot. Guylaine Bélanger, 43 ans, tuée de plusieurs coups chez elle à Charlesbourg, dans la nuit du l1 au 12 février, après que la police, appelée par des voisins qui entendaient des coups et des cris, soit repartie parce qu'on ne leur avait pas ouvert la porte de l'appartement de la victime... Comme Bélanger se prostituait, les voisins soupçonnent que l'assassin, encore inconnu, était peut-être un acheteur de services sexuels, preuve du caractère mensonger du discours présentant l'organisation de bordels "discrets" comme plus sécuritaires pour les femmes ainsi exploitées. Lise Legault, 35 ans, abattue à Granby, le 12 mars, par son mari Patrick Adam, 36 ans, un joueur compulsif à qui elle avait refusé les revenus du salon de coiffure qu'elle opérait dans le sous-sol du domicile familial. Celui-ci s'est ensuite suicidé. Leurs deux enfants, de 5 et 8 ans, dormaient à l'étage. *Lorraine Hamel, 54 ans, trouvée morte le 21 avril, chez elle à Québec, avec son partenaire, le dermatologue Jean-Marie Savoie, qui était en procès pour attouchements sexuels sur ses patientes et s'apprêtait à recevoir sa sentence. Comme habituellement dans ce genre d'affaire, la police et les médias ont parlé d'un « double suicide ». Jessica Racine, 19 ans, d'Alma, tuée le 1er mai par son ex-conjoint, Jimmy Laforêt, 23 ans, qu'elle avait laissé trois semaines plus tôt. Celui-ci s'est ensuite suicidé en se jetant dans les Chutes Montmorency, à Québec. Louise Fortin, 47 ans, abattue de 3 coups de fusil de chasse par son mari Roger Turmel, 49 ans, à Gatineau, le 11 mai. Elle lui avait annoncé leur divorce, après 27 ans de mariage, quelques semaines plus tôt. *Colombe Pelletier, 38 ans, mère de deux enfants, battue à mort chez elle à St-Georges-de-Beauce le 12 mai, par un individu de 57 ans qui a été retrouvé quelques heures plus tard, blessé, dans un stationnement. Géralda Dubé, 76 ans, tuée d'un coup de revolver par son conjoint, Marcel Breault, 70 ans, chez elle à Pointe-Calumet le 12 mai. On a dit qu'il avait le cancer et « ne voulait pas la laisser seule ». Il s'est ensuite suicidé. Geneviève Beaulieu, 30 ans, mère autonome d'une fillette de 10 ans, abattue de plusieurs coups de feu chez elle où elle conservait des stupéfiants, à St-Christophe d'Arthabaska, le 19 mai. Aucune arrestation n'a encore été effectuée même si des caméras de surveillance ont vraisemblablement enregistré la scène. Nassima Saroufim, 52 ans, battue à mort chez elle à Gatineau le 23 mai, en même temps que sa mère de 83 ans, Afife Saroufim, en visite du Liban, par son ex-mari Abdulnasser ElChamouri, 48 ans, un chauffeur de taxi, dont elle était séparée depuis peu et qui s'est ensuite pendu. Les corps des victimes ont été retrouvés par un des 3 enfants de Saroufim à son retour de l'école.

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*_____________, 57 ans qui vivait seule chez elle, à Montréal, dans le quartier Côte-des-Neiges, a été battue à mort durant la fin de semaine du 10-11 juin. La police n'a même pas divulgué son nom. Colette Couture, 87 ans, abattue à Montréal, le 29 juin, d'un coup de fusil de chasse, par son fils, Donald, 61 ans, postier retraité chez qui elle habitait. Donald Couture, qui s'est ensuite suicidé, avait sorti la victime d'un centre d'accueil parce qu'à ses dires, on ne l'y traitait pas assez bien. Elle était paralysée à la suite d'un ACV, ce qui a permis à son deuxième fils ­ qui a préféré garder l'anonymat ­ et aux médias de parler de "meurtre par compassion". Faye Geraghty, 35 ans, tuée chez elle, le 23 juillet, à Lennoxville, de 51 coups de poignard par son ex-conjoint, Jeffrey Loach, 45 ans, qui avait la garde partagée de ses 3 enfants de 9h à 13 h chaque jour. Il a été arrêté le 10 août et inculpé de meurtre prémédité après qu'on ait trouvé des traces de sang de la victime dans sa voiture. Lors d'un premier procès, il a été acquitté de cette accusation par le juge James Brunton qui a réduit l'accusation à celle de meurtre au deuxième degré. Il a été condamné en juillet 2007 à 14 ans avant toute libération conditionnelle. Le fils de Loach a admis au procès avoir eu une liaison avec la victime. Myriam Kathoun Njonkou-Kouando, 18 ans, une femme originaire du Cameroun, poignardée à mort à Montréal le 5 août au soir par son partenaire sexuel, Luc Charlotin, 19 ans, qui après s'être enfui nu de l'appartement, s'est rendu à la police. Sa comparution quelques jours plus tard a été reportée à cause d'une « crise de schizophrénie ». *_____________________, femme de 50 ans, retrouvée morte chez elle, rue Concorde à Limoilou, le 9 août. Son conjoint, qui lui rendait fréquemment visite, a été interrogé par la police. Anastasia Rebecca DeSousa, 18 ans, tuée de plusieurs coups de feu au Collège Dawson, le 13 septembre, par Kimveer Gill, 25 ans, un homme sans emploi qui vivait au sous-sol chez ses parents à Laval, s'entraînait au tir dans un club sportif et avait annoncé sur un site Web la chasse aux « preppies » qu'il préparait. Gill, qui est entré dans l'établissement sous les yeux de deux agents de police après avoir blessé des étudiants à l'extérieur du collège, a tué DeSousa de plusieurs balles et blessé dix-neuf personnes ­ dont deux très gravement ­ avant d'être touché par une balle de la police et de se suicider. Diana Martinez, 29 ans, tuée le 14 septembre à Mont-Tremblant, dans le secteur de St-Jovite, par Steve Poisson, le conjoint de son âge avec qui elle habitait. Il a été appréhendé et accusé de meurtre. Mila Voynova, 40 ans, historienne et professeur de gymnastique, tuée dans son sommeil en même temps que ses deux filles, Eva, 17 ans, et Alia, 10 ans, à Beaconsfield, le 13 octobre, à coups de revolver .357, par le père de famille, Dragolub Tzokovitch, 41 ans, un psychologue qui éprouvait des problèmes psychologiques depuis quelque temps et a averti un ami par courriel avant les meurtres que "c'était sa dernière journée sur Terre". La police n'a été avertie par cet interlocuteur que le lendemain et il était trop tard... *Melissa McDonald, 32 ans, travailleuse en garderie, poignardée à mort chez elle, le 15 octobre, par un ex-conjoint violent, Christopher Walters, 40 ans, avec qui elle avait rompu il y a 2 semaines après plusieurs années de violences, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal. Rejoint alors qu'il s'éloignait du lieu du meurtre, le meurtrier a ensuite menacé les policiers avec un couteau de chasse et a été blessé d'une balle. *Francine Guignard, 54 ans, tuée à Limoilou le 26 octobre par son partenaire Michel Larouche, un

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trafiquant de stupéfiants, âgé de 54 ans, qui lui a donné une dose de plus de 30 mg de morphine. Ayant prétendu qu'il n'avait fait que répondre à sa demande (suicide assisté) parce qu'elle souffrait d'emphysème et de mal de bras, il a été accusé d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort, mais n'a été reconnu coupable que de négligence criminelle. Il a été sentencé à 3 ans seulement en février 2007 , et les médias ont déploré qu'on emprisonne un homme « gravement malade » (sclérose en plaques) *Carole Nabhan, 33 ans, est trouvée morte le 29 octobre 2006, à l'intersection du boulevard Notre-Dame et de la rue Alton-Goldbloom, dans le quartier Chomedey de Laval ; la police croit à un homicide lié au milieu de la vente de drogue. Catherine Bourbonnière, 27 ans, vendeuse dans une boutique de ses parents, poignardée à mort chez elle à Québec, dans le quartier St-Roch, le 31 octobre. Après l'émission d'un avis de recherche, son amant, Hugo Jesus Gamez Pineda, 30 ans, s'est rendu à la police de Montréal le lendemain et a été accusé de meurtre prémédité. Il a été condamné à perpétuité. Lor Huy Teang, 47 ans, poignardée à mort par son mari Ly Hieng Kia, 53 ans, qui a caché son corps entre le lit et le mur de sa chambre, le 3 décembre à Montréal. Après avoir servi le déjeuner à son fils de 6 ans, Kia s'est ensuite suicidé avec un couteau de cuisine. Des proches ont raporté que le couple était « en difficultés » depuis quelque temps mais sans en dire plus ­ la violence conjugale est un lourd tabou dans la collectivité du sud-est asiatique. Ils étaient mariés depuis sept ans et étaient arrivés du Cambodge au Canada il y a une vingtaine d'années. Anna Palmerone, 65 ans, trouvée morte chez elle avec son mari Jacques Lavigne, 69 ans, après l'incendie de son domicile à Repentigny le 9 décembre. Un des corps portait des traces de violence et l'incendie aurait été allumé. A confirmer. *Kelly Morisseau, femme autochtone prostituée de 27 ans, trouvée tôt le matin du 10 décembre dans un stationnement de Hull, à l'entrée du Parc de la Gatineau, nue et ensanglantée après avoir été poignardée une douzaine de fois. Décès constaté à l'hôpital. Un portrait-tobot d'un jeune agresseur blanc a été diffusé et une dizaine de suspects identifiés.

2007 ______________, femme d'une quarantaine d'années trouvée morte, le 25 janvier, chez elle à SainteAngèle-de-Monnoir. Elle avait subi des blessures mortelles à la partie supérieure du corps. Tyler Jacobs, 17 ans, tué par balles dans une ruelle du quartier Notre-Dame-de-Grâces de Montréal, le 26 janvier, apparemment dans un contexte de lutte entre gangs de rues. Stéphanie Forest, 20 ans, réceptionniste dans un « swingers club » (bordel) de Brossard, l'Auberge des libertins, poignardée à mort chez elle, à Brossard, le 5 février, en fin de nuit, apparemment par Raphaël Charron, 23 ans, qui a demandé à une voisine d'appeler la police, avait du sang sur les mains, etc. Il était recherché pour évasion depuis une semaine et a été accusé de meurtre au second degré. Charron est le fils d'un agent de police de Longueuil.

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Céline Tardif, 55 ans, assassinée par son fils le 24 février, à Longueuil, dans l'arrondissement de Brossard. Le drame est survenu sur la rue Nantel. La dame aurait été agressée avec une arme blanche. C'est le meurtrier, Pascal Proteau, 30 ans, qui a appelé les policiers. Francine Coderre-Grégoire, 66 ans, tuée le 9 mars chez elle à Lorraine dans ce qui a d'abord semblé une chute, en bas de l'escalier intérieur. La police a été appelée par son conjoint, Bernard Grégoire. L'autopsie a révélé qu'il y avait eu agression, avec coups portés au haut du corps avant la chute de la victime. Le mari ­ qui a immédiatement mis en vente la maison ­ a parlé d'un « braquage ». Lucie Piché, dans la soixantaine, décapitée chez elle le 21 mars, ainsi que son mari Gaétan Piché ­ qui habitait en centre d'accueil et était venu voir pourquoi elle ne répondait plus au téléphone ­, par leur fils Alain Piché, 36 ans, à Cap-de-la-Madeleine. Il a mis leurs corps dans le congélateur et, lors de son arrestation, a refusé d'être représenté par un avocat. Il a été accusé de meurtre. Karina Esquivel, 18 ans, battue à mort, le 23 avril à Dorval, dans un appartement alors qu'elle tentait de protéger une femme contre son conjoint agresseur, James Gould, 22 ans, qui venait de sortir de prison. Après une cavale d'une dizaine de jours, James Gould a été arrêté et accusé de meurtre au deuxième degré, ainsi qu'un complice. Marlène Barbeau, dite « l'Indienne », 47 ans, trouvée morte dans son logement de la rue Deschênes à Limoilou le 12 mai. Son conjoint Gaston Paquet, 52 ans, a appelé la police. Celui-ci a été arrêté deux jours plus tard et a comparu pour une accusation de voies de fait avec lésions survenues au cours de la semaine précédant le meurtre. Leurs voisins ont rapporté que Madame Barbeau présentait souvent des ecchymoses et qu'elle et Paquet se « disputaient » souvent. Marie-France Robichaud, 52 ans, une prostituée de Longueuil qui se rendait au domicile de ses clients, est retrouvée le 24 mai dans le coffre arrière de sa voiture incendiée à Chambly. Elle était disparue depuis 5 jours. Martin Tétreault, 28 ans, de Chambly a été arrêté le 25 mai et accusé de meurtre prémédité. Manisay Ridvisay, 40 ans, étranglée le 31 mai par son conjoint Sy Tansery, 47 ans, à Laval, qui a appelé la police pour dire que sa femme, couchée sur le plancher du garage familial, «ne respirait plus». Les voisins ont témoigné que le couple laotien, qui a quatre enfants, « se querellait fréquemment » depuis quelques mois. La victime avait signalé son intention de demander le divorce, mais le couple vivait toujours sous le même toit. Francine Nadeau, 53 ans, trouvée morte le 13 juin, à Sorel-Tracy après que les voisins aient entendu des coups de feu en pleine nuit et qu'un appel de détresse ait été logé à la police. Son exconjoint de 49 ans, Pierre Davignon, récemment séparé d'elle et qui l'avait menacée à plusieurs reprises, a été retrouvé gravement blessé sur les lieux, avec une arme à feu. Dépressif, il avait reçu son congé quelques jours plus tôt de l'hôpital de Sorel. Lina Tremblay, 53 ans, poignardée à mort chez elle à Chicoutimi le 25 juin par son mari, Carol Lapointe, 60 ans, enseignant à la retraite, dont elle s'apprêtait à divorcer. La police avait été appelée un an plus tôt chez eux pour violence conjugale. Tremblay vivait chez sa soeur depuis l'agression mais a dormi au domicile conjugal le soir du meurtre. Lapointe s'est ensuite suicidé. Les médias ont évidemment parlé de drame passionnel.

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Rachelle Wrathmall, 31 ans, poignardée chez elle à Lennoxville, le 29 juin. Son ex-conjoint, Raphiou Oumar Alfa Sow, 30 ans, est disparu après le meurtre. Le camion de la victime a été retrouvé dans un centre commercial de Dorval et il a été rapporté le 19 juillet que Sow est retourné en Guinée, son pays. Aucune demande d'extradition n'est prévue puisqu'il n'est considéré que comme un « témoin-clé ». Nathalie Dupont 31 ans, mère de 4 enfants, noyée à Waterloo, le 14 juillet, par son concubin, Scott Chase, 36 ans, après qu'il l'ait violemment battue chez elle en fin de nuit. Elle a tenté de fuir par une fenêtre de l'étage supérieur de la maison. Chase l'a rejoint et lui a retenu la tête sous l'eau d'un marais voisin. À l'arrivée de la Sûreté du Québec, appelée par les voisins, il a fui dans un boisé et a été arrêté, une heure plus tard, par les policiers. Dupont et Chase s'étaient séparés la semaine précédente après une dizaine d'années de vie commune. La victime avait eu trois enfants avec lui. Elle l'avait déjà quitté il y a six ans, à cause de la violence conjugale de Chase. Celui-ci a « été en thérapie » puis, il y a trois ans, les deux s'étaient mariés. La Couronne a annoncé une accusation de meurtre au premier degré. Quant au « thérapeute », il n'a pas été inquiété. (Cédrika Provencher, 9 ans, enlevée le 31 juillet à Trois-Rivières, apparemment par un homme qui approchait des fillettes depuis une semaine dans le quartier. La police a avisé le 3 août la centaine de gens de la région qui participaient aux recherches de rentrer chez eux , que ce travail « était l'affaire de policiers expérimentés ». qui allaient « éplucher la liste des 60 à 75 dossiers de pédophiles connus de la région de Trois-Rivières ». Le nom de Provencher n'est pas comptabilisé dans les meurtres tant qu'elle n'aura pas été retrouvée.) Estelle Lauzon, 81 ans, soeur de la Providence (Soeur Françoise Monique), battue à mort le matin du 13 août au Centre Émilie-Gamelin, un centre communautaire du sud-est de Montréal, accueillant à la fois des femmes âgées et des personnes « en réinsertion sociale ». Madame Lauzon s'occupait particulièrement des résidants masculins du Centre, dont Martin Rondeau, 31 ans, le présumé meurtrier, qui était au Centre depuis un an, que la presse a unanimement excusé comme « aux prises avec des problèmes psychiatriques » et qui a été seulement accusé de meurtre non prémédité. *Francesca St-Pierre, 14 ans, qui s'était rendue du centre d'accueil de Montréal où elle résidait à une bibliothèque voisine, trouvée battue à mort dans un parc du nord-est de Montréal, le 19 août. Un adolescent de 15 ans qui la connaissait bien a été arrêté le lendemain et accusé de meurtre prémédité. Roseline Malo, 48 ans poignardée à mort, le 20 août, par son ex-conjoint et père de son enfant Jocelyn Lortie, 48 ans, dans le quartier sud-est de Montréal, au cours d'un épisode de violence conjugale. Elle est décédée peu après l'arrivée de la police, appelée par une voisine après que Madame Malo ait appelé à l'aide de son balcon. La police s'était contentée d'entourer la maison. Son agresseur s'est apparemment infligé des blessures avec l'arme du meurtre; il a été emmené à l'hôpital. Ghislaine Grand'Maison, 52 ans, poignardée à plusieurs reprises chez elle à Trois-Rivières, le 7 octobre. Des cris ont attiré l'attention des voisins. Son frère, Normand Grand'Maison, qui souffrait de problèmes psychiatriques et que la victime tentait d'aider, a été trouvé sur les lieux en train de se mutiler avec l'arme du crime. Il est considéré comme un témoin important. Chantale Larose, 35 ans, mère de deux enfants de 13 ans et 10 mois et employée dans un bowling du village, poignardée à plusieurs reprises chez elle, ainsi que sa colocataire, à 5 h 30 du matin le 8

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octobre, à St-Zotique, par Stéphane Gauthier, 38 ans, un conjoint avec qui elle avait vécu deux ans et qui l'avait agressée en juillet 2007. Il avait alors été reconnu coupable de voies de fait et de menaces de mort, mais non incarcéré. Larose l'avait finalement expulsée de chez elle, après qu'il l'ait menacée pour obtenir d'elle de l'argent pour acheter de la drogue, et elle avait obtenu une ordonnance de non-communication. Gauthier avait toutefois continué à la suivre, l'espionner et la menacer par téléphone. Après l'assassinat, Gauthier est retourné chez lui, à quelques rues de distance, se tuer avec le couteau. Josée Papillon, 33 ans, tuée à coups de bâton par son ex-conjoint, ____________, 43 ans, rue Eveline-Gallant à Pointe-aux-Trembles, le 10 octobre. Le corps de la victime et l'appartement présentaient plusieurs marques de violence. La victime n'avait pas donné de ses nouvelles à sa famille depuis plusieurs semaines. Le présumé meurtrier, qui avait un long passé de violence conjugale à son égard, s'est rendu à la police le lendemain. Nicole Blanchette, mère de famille de 49 ans, battue à mort avec un objet contondant le 15 octobre et laissée à demi-dévêtue entre trois sapins dans le parc Déséry du quartier HochelagaMaisonneuve de Montréal qui est souvent fréquenté par des prostitueurs. Bernard Armelin, un sans-abri de 40 ans originaire de l'Abitibi, a été arrêté le 17 septembre 2008 et accusé de meurtre prémédité. Armelin, qui traîne un lourd passé criminel en matière de violence et d'agressions sexuelles, est soupçonné de plusieurs agressions sexuelles contre des femmes avec coups au visage au cours des cinq dernières années. Sylvie Tremblay, 43 ans, poignardée à mort à Pointe-aux-Trembles (Montréal), la nuit du 25 octobre, par son ex-conjoint, Claude Lupien, 44 ans, un récidiviste qu'elle n'avait pas vu depuis leur séparation, il y a plus de 20 ans. Pour l'aider à échapper à la police qui le recherchait, elle l'avait accueilli dans le logement où elle vivait avec ses deux enfants de 17 ans et 14 ans. Lupien a poignardé Tremblay au thorax, sous prétexte qu'elle refusait de l'accompagner chez un frère de celle-ci pour aller chercher quelque chose au beau milieu de la nuit. Il a été arrêté par la police à l'extérieur du logement. Chantal Dubeau, 44 ans, tuée chez elle de plusieurs coups de feu par son ex-conjoint, l'ex-policier de la Ville de Montréal Adrien Boulay, 58 ans, chez elle à Ste-Elizabeth, le 5 novembre. Son jeune fils a couru chez une voisine qui a tenté en vain de ranimer la victime. Boulay ­ un homme d'affaires qui n'avait pas réussi à obtenir un changement de règlement de zonage ou un prêt de René Angélil et Céline Dion pour un projet de complexe récréatif ­ a également abattu ce soir-là un de ses locataires et a tenté d'abattre son ex-avocat et ami chez lui, à deux reprises, avant de se suicider dans sa camionnette à l'arrivée de la police. Cet homme avait reçu des menaces et tenté d'obtenir une ordonnance de protection, mais un juge la lui avait refusée. Il y avait sept autres personnes à abattre sur une liste qu'on a trouvée au domicile de Boulay. Gisèle Laperle, 48 ans, assassinée chez elle d'un coup d'arbalète, le 7 novembre à Saint-Césaire, par son fils, David St-Pierre, 26 ans, qui a aussi grièvement blessé son père. Le meurtrier a été arrêté 30 minutes plus tard dans un restaurant de l'endroit. Anita Roy, 72 ans, tuée chez elle à Tring-Jonction (Beauce), le 21 novembre, de plusieurs coups d'un objet tranchant à la tête par son mari Jean-Guy Bosa, 71 ans, qui s'est ensuite suicidé. Comme la victime avait reçu un diagnostic de cancer quelques mois plus tôt, les médias ont immédiatement parlé d'un « pacte de suicide ».

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David Nyagahene Mutunzy, 17 ans, tué d'un coup de feu devant témoins, le 24 novembre à Montréal, par Marseille Marchath, 18 ans, qui tentait de lui extorquer de l'argent. Le corps n'a pas été retrouvé. Gurpreet Kaur, une femme d'origine indienne, trouvée battue, étranglée et enroulée dans un drap chez elle le 25 décembre à Montréal. Le conjoint de la victime, Harinder Singh Cheema, un camionneur de 28 ans, disparu depuis le 24, avait laissé leurs deux enfants d'un an et demi et trois semaines chez une amie en disant qu'il reviendrait une heure plus tard. Il est recherché par la police, aux États-Unis où il se serait enfui avec une maîtresse. Kaur avait obtenu le statut de réfugiée au Canada il y a trois ans. Selon des proches, Cheema, qui l'avait rencontrée dans le quartier, l'avait épousée pour obtenir la citoyenneté canadienne. La victime avait confié à sa mère être malheureuse en ménage. Diane Grégoire, 51 ans, disparue à un centre d'achats de Saint-Bruno le 31 décembre. Son mari, Paul Laplante, est le principal suspect. Peu de temps avant de signaler la disparition de sa femme, il aurait mangé dans un restaurant et demandé un reçu avec indication de l'heure, en prétendant que Grégoire l'attendait dans la voiture. Les recherches se poursuivent encore, notamment dans la région de St-Hyacinthe. 2008 Renée Vaudreuil, 42 ans, directrice générale de la municipalité de St-Rémi-de-Tingwick, trouvée morte dans son bureau en flammes le 14 janvier après-midi. Robert Godbout, 51 ans, un homme qui avait poursuivi la municipalité, parce qu'elle l'empêchait d'ouvrir un zoo dans l'école du village, a été accusé de meurtre prémédité. Diane Grégoire, 51 ans, disparue le 31 janvier, apparemment dans un centre commercial de la Rive-Sud de Montréal, les Promenades St-Bruno. Son mari, Paul Laplante, est soupçonné; un média a rapporté qu'il avait demandé un reçu horodaté dans un restaurant à l'heure de la disparition de Diane Grégoire, en prétendant que celle-ci l'attendait dans l'auto. Il a retenu les services d'un criminaliste de haut vol et s'est dit prêt à se soumettre au test du polygraphe. Des recherches ont été menées en mai à St-Liboire, dans la région de St-Hyacinthe, où des déplacements suspects ont été observés le jour de la disparition de Grégoire. Charlotte Cuerrier-Tassé, 19 ans, poignardée à Mont-Tremblant par son partenaire sexuel, Patrick Dumoulin, 20 ans, qui a été arrêté quelques heures après la découverte du corps, le 4 février. Il l'aurait tuée 2 ou 3 jours plus tôt. Il a été accusé de meurtre au deuxième degré. Lydie Lemoine, 45 ans, poignardée à mort le 3 février dans son domicile de l'Île-des-Soeurs par son mari, Thierry Lemoine, 52 ans, cuisinier dans des restaurants chic de Montréal. Celui-ci s'est ensuite pendu. Le couple, qui avait deux filles adolescentes, était arrivé de France il y a cinq ans. Un voisin a signalé que la victime se retrouvait souvent à l'extérieur de chez elle récemment, sans manteau d'hiver. Saroya Sinnathurai, 50 ans, tuée ar son mari Karthikeyan, 56 ans, qui s'est ensuite suicidé en mettant le feu à la maison, à Ville St-Laurent, dans la nuit du 4 au 5 février. Les deux étaient des immigrants sri-lankais. Diane Clouâtre, 47 ans, tuée d'une dizaine de coups de couteau à Victoriaville tôt le matin du 9 février

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par un homme qu'elle venait de rencontrer sur un site Internet, Mario Larivière, 42 ans, qui a été arrêté alors qu'il quittait la ville en autobus. Celui-ci avait envoyé plusieurs courriels de menaces de mort dans les jours précédant le meurtre à son ex-partenaire sexuelle, qui l'avait dénoncé à la police. Larivière a plaidé coupable à une accusation réduite de meurtre non prémédité et été condamné à 18 ans avant toute demande de libération conditionnelle. Bébé de 9 mois secoué à mort à Ville La Salle, Montréal le 16 février, apparemment par le conjoint de sa mère. Un mandat d'arrestation a été émis contre Casy Pierre Mesidor, 26 ans, et sa conjointe de 19 ans. _____________________, 39 ans, meurt étranglée le 25 février, par un homme de 41 ans, ______________, à St-Bruno-de-Montarville, dans un contexte de sadisme sexuel, qualifié de « jeu sexuel » par les médias. Placide Munger, un sexologue interviewé à l'occasion par le Réseau TVA, a expliqué à un vaste auditoire qu'il fallait se rendre très très près de la mort de la femme ainsi étranglée pour que son partenaire « ait l'impression d'avoir atteint le maximum (de jouissance). » Roséda St-Amand, 72 ans, tuée d'un coup de feu par son mari Fernand Labbé, 81 ans, à La Sarre, le 27 mars. Il s'est ensuite suicidé. Renée Bourbeau, 41 ans, tuée en voiture par son conjoint, Patrick Laflamme, 36 ans, qui a foncé sur elle au volant d'une camionnette, à Drummondville le 12 avril. Il a présenté l'accident comme une coïncidence. Carine Morneau, 27 ans, tuée par balles par son conjoint Martin Vézina, 30 ans, à Cacouna le 3 mai, pendant que leurs enfants étaient chez des parents. Vézina s'est ensuite suicidé. Nancy Michaud, 37 ans, attachée politique d'un ministre du gouvernement Charest, kidnappée et tuée, le 16 mai à Rivière-Ouelle, par un voisin, Francis Proulx, 29 ans, en l'absence de son mari. Proulx a participé aux recherches avant d'être identifié comme le coupable... Le cadavre de Michaud a été retrouvé dans le sous-sol d'une maison abandonnée appartenant aux parents de Proulx, qui avait utilisé la carte de débit automatique de Michaud et de son mari, a été accusé de meurtre prémédité, d'agression sexuelle et de nécrophilie. Mathieu _____________, 2 mois, apparemment tué par son père, rue Baillargé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal le 31 mai après-midi. Un pathologiste a constaté des marques de violence sur le corps du bébé après que les parents aient appelé la police en disant que le bébé avait cessé de respirer. Rita Bernier, 68 ans, trouvée morte près du quai du traversier à Lévis, le 7 juillet. Mort qualifiée de suspecte. Johanne Ayotte, 53 ans et Diane Joannette, 64 ans, étranglées à quelques heures d'avis dans leurs logements le 30 juillet à Gatineau. Patrick Lalonde, _ ans, un autre locataire de l'immeuble ­ où résident des personnes dites « fragilisées » ou ayant connu l'itinérance ­ a été arrêté et accusé de meurtre prémédité. Il était dans l'appartement de l'une des victimes à l'arrivée des policiers. Mélissa Beaudin, 17 ans, battue à mort à Yamaska le soir du 30 juillet et abandonnée dans un boisé par le père de son ami, Richard Bédard, 44 ans, déjà reconnu coupable par le passé d'agressions sexuelles et physiques contre des prostituées. Bérard a prétexté devoir courir au secours de la mère

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de Beaudin, qu'il disait agressée par son mari, pour convaincre celle-ci de l'accompagner. Il a été accusé en plus d'agression sexuelle contre Beaudin en septembre 2008. Anne Morency, 30 ans, étudiante en sciences juridiques, poignardée à mort, chez elle à Limoilou, le 3 août, par son ex-partenaire sexuel toxicomane, Carol Bujold, 50 ans, éconduit deux semaines plus tôt. Bujold s'est ensuite infligé des blessures superficielles. Il a été accusé de meurtre au premier degré. Vayolla Brutus, 24 ans, retrouvée morte au domicile familial, le 5 août à Vimont (Laval), apparemment de coups de bâton à la tête. Son partenaire sexuel et fiancé depuis novembre dernier, Paul Polydore Banza Tshiani, 30 ans, qualifié de très possessif par des amies de Brutus et que celleci voulait quitter, a été arrêté et accusé d'indignité à l'égard d'un cadavre. Il avait passé quelques jours en compagnie du cadavre de Brutus avant de la ramener chez ses parents et de l'y laisser dans un lit. Après trois semaines d'incarcération, Tsihany a été remis en liberté au début septembre dans l'attente de son procès pour le seul chef d'indignité à l'égard d'un cadavre. Femme de 72 ans, retrouvée morte chez elle le 25 août, sur l'avenue des Laurentides à MontréalNord. N'avait pas donné de nouvelles à sa famille depuis dix jours. Mort qualifiée de suspecte par la police. Pas d'autres détails publiés. Marie-Claude Dugas, 34 ans, originaire de Donnacona, battue à mort dans une résidence de Vanier le 4 septembre, par Stéphane Laberge, 28 ans, qui a été accusé de meurtre prémédité et de séquestration, avec deux complices. Le corps de Dugas n'a pas été retrouvé mais la preuve est suffisante pour intenter la poursuite, selon la police. Marilou Labrèche, ingénieure mère de 3 enfants, retrouvée morte avec traces de violence dans la cour derrière chez elle à Candiac, le 12 septembre. Son conjoint qui était à l'intérieur quand le corps a été trouvé par des ouvriers a été interrogé. Labrèche avait fait appel à la police la veille, qui s'était rendue chez elle mais n'a pas divulgué pourquoi. Marie Rosa Perluzzo, 88 ans, égorgée chez elle par son petit-fils, _________, 28 ans, dans le quartier Villeray, à Montréal. Meurtre-suicide d'un couple de Westmount trouvé mort dans son garage de la rue Roslyn à Westmount, le 2 octobre. La police n'a pas publié les noms. Nathalie Fournier, 28 ans, une prostituée disparue il y a 4 ans alors qu'elle montait dans un camion en direction des USA, retrouvée dans une sablière du nord de l'État de New-York avec l'aide de son assassin, Adam Morris, qui a avoué le fait et été accusé de meurtre non prémédité le 7 octobre 2008. Micheline Vadnais, 46 ans, disparue à Ste-Émélie-de-l'Énergie le 27 août et retrouvée en bordure d'un chemin à Estérel, le 10 octobre. Marques de violence sur le corps (en décomposition). Sa voiture avait été retrouvée à Montréal-Nord à la fin août. Rollande Liboiron, 50 ans, tuée à Repentigny le 20 octobre par son conjoint, Yvan Samson, 53 ans, qui s'est pendu. Il disait à ses voisins de ne pas parler à sa femme sous prétexte qu'elle ne les comprendrait pas parce que, disait-il, elle avait la maladie d'Alzheimer. Il se décrivait comme un « aidant naturel ». « Là où il n'y a pas de noms, il n'y a pas de morts. » (Une des mères de la Plaza del Mayo, en Argentine)

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