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Projet du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51

Activit·s 2008-2009

Prsent au

Comit· de mise en oeuvre du projet Le Bourdon ,,

Prpar par

Raymond Barrette, ing.f.

Juin 2009

Ce projet a pu ...tre r·alliis· grce ll''aiide fiinancii^re obtenue du Ce projet a pu ...tre r·a s· grce a de f nanc ^re obtenue du CLD de lla MRC d''Antoiine-Labelllle et du CLD de lla MRC des CLD de a MRC d Anto ne-Labe e et du CLD de a MRC des Laurentiides dans lle cadre du Programme de miise en valleur Laurent des dans e cadre du Programme de m se en va eur des ressources du miilliieu forestiier ­ Vollet II du miiniist^re des des ressources du m eu forest er ­ Vo et II du m n st^re des Ressources naturelllles et de lla Faune publliic. Ressources nature es et de a Faune pub c. Les renseiignements contenus dans lle pr·sent document ont Les rense gnements contenus dans e pr·sent document ont ·gallement ·t· obtenus en partiie grce au fiinancement fournii ·ga ement ·t· obtenus en part e grce au f nancement fourn par Ressources naturelllles Canada dans lle cadre du Programme par Ressources nature es Canada dans e cadre du Programme des collllectiiviit·s forestii^res du Serviice canadiien des for...ts. des co ect v t·s forest ^res du Serv ce canad en des for...ts.

Table des mati^res

Rsum .................................................................................................................... 1 1. 2. MISE EN CONTEXTE ............................................................................................ 2 OBJECTIF DU PROJET .......................................................................................... 3 2.1 Objectifs spcifiques .................................................................................... 3 3. ACTIVIT·S R·ALIS·ES ET R·SULTATS OBTENUS .................................................... 3 3.1 Mise sur pied du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire .................................................................................................... 3 3.2 Les r,gles de fonctionnement du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51 (GT) ................................................. 4 3.3 Tenue de rencontres du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51 ........................................................................ 4 3.4 Exercices de projet partag .......................................................................... 5 3.5 ·tablissement d'une liste de probl,mes, d'enjeux et de proccupations relatifs ,, l'amnagement forestier et leur classification selon l'chelle de planification stratgique, tactique et oprationnelle ........................................................... 6 3.6 Identification des enjeux cologiques, conomiques et sociaux d'intr...t commun 7 3.7 Les enjeux de biodiversit ............................................................................ 7 3.8 Les enjeux lis ,, la gestion du rseau routier des chemins principaux et secondaires .............................................................................................. 11 3.9 Enjeux conomiques .................................................................................. 11 3.10 Tenue d'une journe d'information et d'changes .......................................... 12 Conclusion............................................................................................................... 13 BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................... 14

R·GLES DE FONCTIONNEMENT 6 EXERCICES DE PROJET PARTAG, LISTE DES PEP ENJEUX DE BIODIVERSIT, ­ ASPECTS FORESTIERS ­ UAF 064-51 (CFHL) ENJEUX DE BIODIVERSIT, (APL) ENJEUX DE BIODIVERSIT,, UAF 064-51, SYNTH·SE ET DOCUMENTATION (MRNF) COMMENTAIRES RECUEILLIS LORS DE LA JOURN,E D'INFORMATION ET D',CHANGES DU 25 MARS 2009

ANNEXE A ANNEXE B ANNEXE C ANNEXE D ANNEXE E ANNEXE F

ANNEXE G

R·sum·

Dans le cadre de la dmarche adopte par le projet Le Bourdon pour atteindre ses objectifs, un groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51 (GT) a t mis sur pied au mois de mai 2008. Le mandat de ce comit est de : a. Identifier les enjeux d'intr...t commun propres aux intendants de territoire de l'UAF 064-51 et de la communaut Atikamekw de Manawan ; b. Rechercher les objectifs et les cibles qui peuvent rpondre ces enjeux ; c. Dterminer une stratgie d'amnagement forestier intgr pour l'UAF 064-51 ; d. Dvelopper un plan stratgique de mise en valeur des ressources et du territoire de cette UAF. Au cours de cette premire anne d'activits (2008-2009), le GT a obtenu plusieurs rsultats en relation avec le mandat consistant identifier les enjeux d'intr...t commun propres aux intendants de territoire de l'UAF 064-51 et de la communaut Atikamekw de Manawan. Les rgles de fonctionnement du GT ont t approuves par ses membres qui sont composs des reprsentants des quatre intendants de territoire de l'UAF 064-51 et de la communaut Atikamekw de Manawan. Des ateliers portant sur divers thmes ont permis de favoriser les interactions et les changes et de dvelopper la confiance et le respect entre les participants. Des prsentations sur des sujets varis, faites par des membres du GT et des personnes externes, visaient la mise niveau et l'amlioration des connaissances des participants. Des discussions autour de propositions claires ont men des prises de dcisions consensuelles. Enfin, des priodes de rtroaction ont permis aux participants de s'exprimer par rapport leur perception du droulement des rencontres et de l'avancement des travaux. Une liste de problmes, d'enjeux et de proccupations (PEP) relatifs l'amnagement forestier spcifiques chacun des membres du GT, a t tablie. Les travaux concernant les PEP ont t abandonns suite l'adoption d'une nouvelle approche visant identifier les enjeux d'intr...t commun plut^t que les proccupations d'intr...t particulier des intendants de territoire. Contraints par l'chancier serr relatif la planification forestire 2013-2018 du MRNF, les membres du GT ont dcid de mandater un sous-groupe de travail afin de lui soumettre une proposition d'enjeux de biodiversit retenir. Les intendants de territoire ont ainsi retenu douze (12) enjeux de biodiversit dont les objectifs et les cibles devront ...tre prciss pour l'UAF 064-51. Disposant d'une information insuffisante, mais les estimant importants, le GT a galement cibl trois autres enjeux de biodiversit mieux documenter afin ventuellement de les intgrer aux douze (12) enjeux retenus. Enfin, selon les intendants de territoire, l'information touchant cinq (5) proccupations de biodiversit doit aussi ...tre complte. Il fut dcid que lorsque le GT abordera les lments relatifs aux chelles de planification tactique et oprationnelle, les proccupations lies la gestion du rseau routier des chemins principaux et secondaires seront remises l'ordre du jour. Concernant l'aspect conomique, six enjeux communs ont t retenus. Enfin, une journe d'information et d'changes laquelle ont t convis les membres des organisations associes directement au projet et les intervenants intresss par la question du dveloppement et de l'amnagement intgr des ressources et du territoire a t tenue

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dans le but de recueillir la plus vaste adhsion possible concernant les rsultats des travaux de concertation du projet Le Bourdon.

1. MISE EN CONTEXTE

Retenu dans le cadre du Programme des collectivits forestires de Ressources naturelles Canada et devant se terminer au mois de mars 2012, le projet Le Bourdon vise :

Optimiser la capacit de production de l'unit d'amnagement forestier 064-51 dans

une perspective d'amnagement forestier durable (AFD) en respect de la biodiversit l'chelle du paysage;

Accrotre

les retombes rcrotouristiques;

conomiques

relatives

aux

secteurs

forestiers

et

Mettre la disposition des partenaires du projet et des collectivits forestires de la

MRC d'Antoine-Labelle les outils ncessaires pour leur permettre d'...tre en mesure de ragir face aux enjeux et aux possibilits lis aux ressources du milieu forestier;

Participer activement des rseaux nationaux et internationaux d'changes portant sur

la gestion forestire durable et le dveloppement des collectivits. Le territoire forestier de ce projet, oS dix-sept (17) Contrats d'amnagement et d'approvisionnement forestier (CAAF) ont t octroys, est du domaine public et correspond l'unit d'amnagement forestier 064-51. Il couvre une superficie de 10 680 km< soit plus des 2/3 de la superficie de la MRC d'Antoine-Labelle. Prs de 75 % de ce territoire est occup par des territoires fauniques structurs (Zec et pourvoiries). Il est galement situ dans les limites traditionnellement frquentes par certaines familles de la communaut Atikamekw de Manawan des fins de trappe, entre autres. Pour arriver consolider et dvelopper les secteurs forestiers et rcrotouristiques, les partenaires du projet Le Bourdon entendent modifier l'approche actuelle principalement axe sur la gestion des contraintes, tel que le rglement de conflits d'usages, en une dmarche visant l'intgration des objectifs, des valeurs et des orientations de gestion des diffrents intendants de territoire. Comme le propritaire du territoire vis par OE Le Bourdon · est le gouvernement du Qubec et que son gestionnaire est le ministre des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) du Qubec, les travaux du projet Le Bourdon doivent s'inscrire dans le plan stratgique du MRNF et si ncessaire, chercher l'influencer. Afin d'...tre en mesure de contribuer ainsi l'implantation d'un Plan d'amnagement forestier intgr (PAFI) sur le territoire de l'UAF 064-51 compter de 2013, les partenaires du projet Le Bourdon ont dcid d'laborer une stratgie d'amnagement forestier intgr et de la proposer au Forestier en chef qui dbutera en 2010 ses calculs de possibilit forestire pour la priode 2013-2018. Cette stratgie intgrera concrtement leurs objectifs tout en s'assurant la fois de la prennit des approvisionnements pour les industries forestires et de la prennit des caractristiques des habitats et sites ncessaires au secteur rcrotouristique. Un groupe de travail a donc t mis sur pied, au mois de mai 2008, afin d'identifier les enjeux, les objectifs, les indicateurs et les cibles des intendants de territoire et de dterminer les lments communs retenir qui permettront d'laborer une stratgie d'amnagement forestier intgr dans une perspective d'amnagement forestier durable. Ce rapport prsente les activits du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51 et raliss entre les mois d'avril 2008 mars 2009.

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2. OBJECTIF DU PROJET

Le but vis par le projet est : a. D'identifier les enjeux d'intr...t commun propres aux intendants de territoire de l'UAF 064-51 et de la communaut Atikamekw de Manawan ; b. De rechercher les objectifs et les cibles qui peuvent rpondre ces enjeux ; c. De dterminer une stratgie d'amnagement forestier intgr pour l'UAF 064-51 ; d. De dvelopper un plan stratgique de mise en valeur des ressources et du territoire de cette UAF. 2.1 Objectifs spcifiques Plus prcisment au cours de la premire tape, le projet a contribu :

Mettre sur pied un Groupe de travail (GT) portant sur les objectifs des

intendants de territoire;

Dresser une liste de problmes, d'enjeux et de proccupations (PEP) relatifs

l'amnagement forestier et classer ces PEP selon qu'ils sont associs l'chelle de planification stratgique, tactique ou oprationnelle;

Identifier les enjeux cologiques, conomiques et sociaux d'intr...t commun; Tenir une journe d'information et d'changes avec les membres des

associations reprsentant les intendants de territoire et la communaut Atikamekw de Manawan.

3. ACTIVIT·S R·ALIS·ES ET R·SULTATS OBTENUS

3.1 Mise sur pied du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire La MRC d'Antoine-Labelle, les pourvoiries droits exclusifs de chasse et de p...che, les ZEC et les bnficiaires de CAAF de l'UAF 064-51 sont des organisations qui le gouvernement a dlgu certaines fonctions de gestion des ressources sur ce territoire public. Au-del des discussions visant tablir des mesures d'harmonisation de leurs usages, ces intendants de territoire sont proccups par les questions qui touchent l'amnagement des for...ts et la mise en valeur des ressources du milieu forestier. Les intendants de territoire de l'UAF 064-51 ont ainsi convenu de former une table de concertation afin d'identifier les enjeux, les objectifs et les cibles d'intr...t commun par rapport l'amnagement durable des for...ts de ce territoire. Plusieurs familles de la communaut Atikamekw de Manawan frquentent ce territoire et y pratiquent diverses activits traditionnelles. Cette communaut, qui a fait l'objet d'une entente-cadre avec le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, a accept de se joindre au Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51 (GT). Z court terme, soit au mois de mars 2010, le Groupe de travail sera en mesure de proposer une stratgie intgre d'amnagement forestier pour cette UAF.

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3.2 Les r,gles de fonctionnement du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51 (GT) Favorisant un cadre d'change et d'apprentissage misant sur le dveloppement de la confiance et du respect mutuel des participants, des rgles de fonctionnement ont t adoptes par le GT (voir annexe A). Ces rgles prcisent le processus de participation des reprsentants des intendants de territoire et de la communaut Atikamekw de Manawan. Elles devraient favoriser les changes d'informations entre les participants afin de permettre le dveloppement d'un vritable langage commun. Elles prcisent galement que tous les rsultats des travaux du GT devront ...tre approuvs par le conseil de gestion du projet OE Le Bourdon · qui est l'instance dcisionnelle de ce projet. Les rsultats devront idalement ...tre valids auparavant auprs de diffrents intervenants externes au GT. Un chancier d'tapes franchir a t tabli en fonction des informations disponibles concernant le dbut des travaux des calculs de possibilit forestire par le Bureau du Forestier en chef au dbut de 2010, et anticipe le dp^t de la stratgie intgre d'amnagement forestier pour le mois de dcembre 2009. Cette chance a cependant t repousse au mois de mars 2010 suite la diffusion du processus de planification forestire 2013-2018 du MRNF. Les dcisions du GT sont prises par six personnes ayant droit de vote, soit deux reprsentants des bnficiaires de CAAF de l'UAF 064-51 et un reprsentant pour chacune des organisations suivantes soit la Rgionale des Zecs des Hautes-Laurentides, l'Association des pourvoiries des Laurentides, le Conseil de bande Atikamekw de Manawan et la Municipalit rgionale de comt d'Antoine-Labelle. De plus, les organismes suivants ont t invits mandater une ou des personnes ressources, sans droit de vote, pour participer aux travaux : Commission des ressources naturelles et du territoire des Laurentides Fdration des pourvoiries du Qubec Rseau d'innovation et d'exprimentation ­ For...t (RIE-For...t) Association des intervenants forestiers des Hautes-Laurentides Ministre des Ressources naturelles et de la Faune Les intendants de territoire de l'UAF 064-51 Service canadien des for...ts Le r^le, les responsabilits et les obligations des participants sont dcrits dans les rgles de fonctionnement du GT. Un mcanisme de participation y est prvu afin d'tablir comment les sances du GT sont convoques, les conflits d'intr...ts sont dfinis et dclars, le quorum est atteint, les prises de dcision sont recherches et le vote se prend. Advenant l'impossibilit d'arriver un consensus, une mthodologie de concertation est disponible afin de trouver une solution alternative. Les rgles de fonctionnement du GT peuvent ...tre revues, si ncessaire, en justifiant le besoin. Les ajustements ventuellement apports doivent suivre les tapes d'approbation prvues au mcanisme de prise de dcision des rgles de fonctionnement du GT. 3.3 Tenue de rencontres du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51 Le Groupe de travail s'est runi huit reprises au cours de la saison 2008-2009. Le prsident du projet Le Bourdon a t invit prsider ces rencontres et le charg de

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projet a t mandat pour leur prparation, leur animation et la rdaction des comptes-rendus. Les sujets abords, au cours de ces rencontres, cherchaient faire progresser les discussions de diffrentes manires. Du temps a t consacr pour assurer le bon fonctionnement du comit, organiser les rencontres et identifier les travaux raliser. Des ateliers portant sur divers thmes ont permis de favoriser les interactions et les changes et de dvelopper la confiance et le respect entre les participants. Des prsentations sur des sujets varis, faites par des membres du GT et des personnes externes, visaient la mise niveau et l'amlioration des connaissances des participants. Des discussions autour de propositions claires ont men des prises de dcisions consensuelles. Enfin, des priodes de rtroaction ont permis aux participants de s'exprimer par rapport leur perception du droulement des rencontres et de l'avancement des travaux. 3.4 Exercices de projet partag Ds le dbut du projet, au mois de fvrier 2008, soit avant la mise sur pied du GT, une dmarche avait t entreprise afin d'identifier les problmes, les enjeux et les proccupations (PEP) des intendants de territoire de l'UAF 064-51 par rapport l'amnagement forestier. Cumulant les PEP de chacun des intendants de territoire, une liste de plus d'une centaine d'lments avait ainsi t dresse. Plusieurs exercices ont permis d'en rduire le nombre et de dterminer les PEP prioritaires. Une fois les priorits identifies, des discussions sur leur fondement et les solutions envisages ont ensuite eu lieu au cours d'une rencontre du GT. Chacun des intendants de territoire appel prsenter un PEP devait proposer une solution ralisable (objectif et moyens). Ces discussions avaient suscit de grandes attentes chez les intendants de territoire faunique. Venant tout juste de complter une priode de ngociations intenses lies au processus de consultation du PGAF 2008-2013, les reprsentants des BCAAF se sont sentis coincs par la dmarche du GT. Ces derniers avaient l'impression que les points d'achoppement, non rgls la satisfaction de certains intervenants lors du processus PGAF 2008-2013, revenaient l'ordre du jour. Les intendants de territoire se sont montrs convaincus de la ncessit et d'accord passer d'une phase OE d'harmonisation des usages · une phase oS les enjeux et les objectifs d'intr...t commun seront intgrs OE la stratgie d'amnagement forestier ·. L'adhsion des partenaires au projet Le Bourdon tant volontaire, les intendants de territoire ont convenu de redmarrer les discussions afin de construire une solution innovatrice. Plut^t que de travailler sur des lments pouvant mener la confrontation, il fut dcid de consacrer plus de temps aux lments favorisant un terrain d'entente. Considrant qu'il est prfrable d'obtenir de petites victoires plut^t que de grandes dfaites, les discussions ont t orientes sur ce qui tait important pour l'ensemble des intendants de territoire dans la perspective d'en arriver des consensus. Par ailleurs, prfrant mettre sur pied un comit de solutions afin de dterminer les objectifs, les indicateurs et les cibles qui rpondront l'ensemble des enjeux, il fut galement dcid de ne pas discuter de pistes de solutions particulires tant que l'ensemble des enjeux cologiques, conomiques et sociaux n'aura pas t identifi. Z la reprise des travaux du GT, des ateliers dits OE exercices de projet partag · ont t tenus afin de permettre aux participants d'changer leurs points de vue en petits groupes sur diffrents thmes (voir annexe B, les 6 exercices de projet

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partag). Il s'est avr que ces ateliers prparatoires ont facilit par la suite les discussions qui ont men des prises de dcisions. Les exercices de projet partag ont galement contribu faire natre un climat de confiance et de respect mutuel au sein du GT. 3.5 ·tablissement d'une liste de probl,mes, d'enjeux et de proccupations relatifs ,, l'amnagement forestier et leur classification selon l'chelle de planification stratgique, tactique et oprationnelle Avant m...me que le OE Groupe de travail · sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51 soit form, les intendants de territoire ont t appels, ds le mois de fvrier 2008, identifier les problmes, les enjeux et les proccupations que suscitaient pour eux les activits d'amnagement forestier, ceci sans se proccuper d'en justifier le fondement. Il en est rsult une liste de 107 PEP. Afin d'en faciliter la comprhension et la prsentation, les PEP ont t distingus en six grandes familles. Les grands thmes choisis ont t les suivants (voir annexe C ­ Liste des PEP par thme): Production de matire ligneuse ; Exploitation durable et conservation de la ressource faunique ; Maintien de la biodiversit forestire ; Exploitation des ressources rcrotouristiques ; Gestion efficace et efficiente du rseau routier forestier ; PEP d'ordre gnral. Comme la dmarche du projet Le Bourdon consiste dans une premire phase laborer et proposer une stratgie intgre d'amnagement forestier, il a t jug ncessaire d'isoler les PEP qui pourraient avoir un impact sur la possibilit forestire. Ils ont ainsi t diffrencis selon qu'ils pouvaient ...tre associs une des chelles de planification forestire soit l'chelle stratgique, tactique ou oprationnelle. Les intendants de territoire ont donc t invits identifier quelle chelle de planification forestire chacun des PEP appartenait. Afin de clarifier ce qui caractrise chacune des trois chelles de planification, des dfinitions ont t tires du site Internet du Grand dictionnaire terminologique : ·chelle de planification stratgique : Processus de prise de dcision long terme par lequel une organisation dtermine ses choix stratgiques et les programmes d'action qui ont pour objectif d'assurer la mise en oeuvre de ces choix. Une planification OE stratgique · doit oprer grande chelle (en opposition avec la planification OE tactique ·, qui se rapporte des activits plus spcifiques). Il est entendu en foresterie que la porte de cette chelle de planification peut s'tendre de 5 150 ans. ·chelle de planification tactique : Art d'utiliser les moyens dont on dispose pour en tirer le meilleur parti. Les dcisions tactiques consistent jouer sur les moyens, modifier les actions spcifiques pour s'adapter aux incidents de parcours et continuer obtenir les avantages prvus sur le terrain. La porte de cette chelle est de 2 10 ans. ·chelle de planification oprationnelle : Suite d'actions plus ou moins complexes supposant la combinaison de moyens pour obtenir un rsultat dtermin. Les moyens sont composs du couple acteur

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(personne physique, groupe de personnes ou personne morale) et agent (outil, instrument, matriel, quipement, argent). Sa porte couvre un an. Faisant suite cet exercice, les intendants de territoire ont dtermin une trentaine de PEP devant ...tre traits en priorit dont environ la moiti a t associe l'chelle de planification stratgique. Tel que mentionn plus haut, les travaux concernant les PEP ont t abandonns suite l'adoption d'une nouvelle approche visant identifier les enjeux d'intr...t plut^t que les proccupations d'intr...t particulier des intendants de territoire. Le travail effectu avec les PEP n'est toutefois pas perdu. Les discussions autour de la liste des PEP reprendront lorsque les questions touchant les chelles de planification tactique et oprationnelle seront abordes. 3.6 Identification des enjeux cologiques, conomiques et sociaux d'intr...t commun Dans le but de redmarrer les travaux du GT au mois de septembre, les intendants de territoire se sont entendus pour que les discussions portent sur six grands thmes d'enjeux communs relatifs l'amnagement durable des for...ts : 1) L'laboration d'une stratgie intgre d'amnagement forestier de l'UAF 064-51 et son adoption par le MRNF en vue de la ralisation du calcul de possibilit forestire 2013-2018. La cohabitation harmonieuse de l'ensemble des intendants de territoire et des usagers du territoire afin de raliser une vision intgre du dveloppement relatif l'UAF 064-51 dans une perspective d'amnagement durable des for...ts. L'atteinte d'un partage quitable des co·ts lis l'harmonisation des usages. Le maintien et la protection de la biodiversit. L'application d'une sylviculture stratgique visant un amnagement forestier durable. L'tablissement d'un plan de gestion du rseau routier des chemins principaux et secondaires.

2)

3) 4) 5) 6)

Ces thmes sous-tendent tous plusieurs lments plus ou moins complexes. La transmission aux participants des informations et des connaissances disponibles leur sujet a contribu, au fur et mesure des discussions, les dcortiquer pour en identifier les difficults. 3.7 Les enjeux de biodiversit Un portrait des interventions forestires a t ralis partir des cartes forestires obtenues des archives de la compagnie MacLaren provenant de l'interprtation de photographies ariennes datant de 1957. L'analyse comparative de ces cartes avec les cartes coforestires les plus rcentes a permis de dcouvrir certaines tendances relatives l'volution des peuplements. Aucun portrait prindustriel de la for...t n'tant encore disponible pour le territoire d'intr...t, il n'tait pas possible d'tablir une comparaison avec le portrait actuel, ce qui aurait permis de dterminer l'tendue des carts et les priorits des enjeux de biodiversit. La ralisation du portrait historique des perturbations naturelles et des interventions anthropiques de l'UAF 064-51 a cependant t enclenche au dbut de l'anne 2008. L'analyse de la dynamique du paysage et la production de balises cologiques qui en rsultera ne sera toutefois disponible qu' l't 2009. Contraints par l'chancier serr relatif la planification forestire 2013-2018 du MRNF, les membres du GT ont dcid de

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mandater un sous-groupe de travail afin de lui soumettre une proposition d'enjeux de biodiversit retenir. Le OE Groupe enjeux cologiques · (sous-groupe de travail) a invit M. Frdrik Doyon, ing.f. Ph.D., directeur scientifique et chercheur l'Institut qubcois d'amnagement de la for...t feuillue, venir animer sa premire rencontre. Avant de procder l'identification des enjeux potentiels de biodiversit, M. Doyon a livr quelques dfinitions en ce qui a trait la biodiversit et certains concepts associs tels que le rgime de perturbations naturelles, le filtre brut et le filtre fin. Il nous a galement indiqu que l'exercice consistant identifier les enjeux de biodiversit demeure ses dbuts largement influencs par la perception des participants l'gard des problmes potentiellement rencontrs sur un territoire donn. Pour faciliter l'atteinte de consensus, diffrents lments devraient ...tre considrs : L'importance ou l'urgence de l'enjeu ; Le risque qui y est associ ; Son irrversibilit (seuil au-del duquel les conditions lies un cosystme sortent de la fourchette de variabilit naturelle, en prenant soin aussi de considrer, si possible, les dlais de rponse entre l'apparition de ces conditions et l'atteinte de l'tat d'irrversibilit) ; La certitude par rapport l'tat rel de l'enjeu ; L'application dans certains cas du principe de prcaution ; L'chelle laquelle s'exprime l'enjeu ; Les rfrences qui permettent de le documenter (par exemple, pour le filtre brut, le portrait du paysage prindustriel de la for...t, pour le filtre fin, la dmographie des espces). M. Doyon a ensuite demand aux participants d'identifier par grands cosystmes les enjeux potentiels de biodiversit en distinguant ceux associs au filtre brut de ceux du filtre fin. Pour le filtre brut, M. Doyon a guid les discussions en introduisant progressivement les lments suivants : I. II. Composition du paysage (peuplements, `ge, structure) Composition des peuplements (envahissement, richesse spcifique)

III. Habitat d'intrieur et fragmentation IV. V. Bois mort et autres lments spcifiques de l'habitat Habitats non forestiers et gestion des cotones

Pour le filtre fin, les participants sont intervenus selon leur connaissance des sujets suivants : I. II. Espces vulnrables, menaces et en voie d'extinction Plan rgional de mise en valeur de la faune 1) 2) 3) 4) Mammifres Oiseaux Herptofaune Poissons

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5) III.

Insectes et autres invertbrs

Biodiversit botanique 1) 2) 3) Plantes Champignons Mousses et lichens

Une trentaine de proccupations de biodiversit ont ainsi t identifies. La dfinition des problmatiques propres chacune d'elles devrait contribuer prciser des pistes de solutions ralistes visant faire apparatre des lments de consensus. Z cet effet, trois documents ont t produits par quelques membres du Groupe enjeux cologiques. Il s'agit de : Enjeux de biodiversit ­ Aspects forestiers ­ UAF 064-51, prpar par Valry Sicard, ing.f. du Service de l'innovation et de l'exprimentation de la Cooprative forestire des Hautes-Laurentides, fvrier 2009. (joint l'annexe D). Enjeux de biodiversit traits par L'APL, par Ana's Gasse, biol. et Fran"ois Trottier, ing.f. de l'Association des pourvoiries des Laurentides, mars 2009. (joint l'annexe E) Enjeux de biodiversit, UAF 064-51, Synthse ,ric Jaccard, biol. du MRNF. (joint l'annexe F) et documentation, par

Z partir de l'information qui a t recueillie, les auteurs des documents ont convenu par la suite d'une proposition qui fut soumise au GT afin de dgager les enjeux de biodiversit. Ils ont galement identifi quelques enjeux qui ncessitaient, court terme, une documentation plus approfondie. Lors d'une rencontre oS la proposition d'enjeux de biodiversit retenir a t discute, plusieurs commentaires recueillis ont aliment la rflexion des intendants de territoire. Douze (12) enjeux ont t retenus dont les objectifs et les cibles devront ...tre prciss pour l'UAF 064-51. Disposant d'une information insuffisante mais les estimant importants, le GT a galement cibl trois autres enjeux de biodiversit mieux documenter afin de les intgrer ventuellement aux douze (12) enjeux retenus. Enfin, selon les intendants de territoire, l'information touchant cinq (5) proccupations de biodiversit doit galement ...tre complte. Les douze (12) enjeux de biodiversit retenus, les trois (3) documenter en priorit et les cinq (5) proccupations ...tre compltes ont t regroups sous les thmes des six grands enjeux cologiques dcrits dans le OE Guide pour la description des principaux enjeux cologiques dans les plans rgionaux de dveloppement intgr des ressources et du territoire · dvelopp par le MRNF. Voici la liste de ces lments: Premier enjeu : Retenu : Second enjeu : Retenu : Z complter :

Diminution des proportions de for...ts mres et surannes ,,

Rarfaction des vieilles for...ts (ERBOJ ­ SAPBOJ - SAPBOP) La rarfaction de certaines formes de bois mort ,, Rarfaction du bois mort sur pied dans des coupes de rgnration (ERBOJ ­ SAPBOJ - SAPBOP). Rarfaction du bois mort sur pied dans des coupes partielles (jardinage et progressive irrgulire) ;

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Rarfaction du bois mort sur parterre dans les coupes de rgnration (ERBOJ ­ SAPBOJ - SAPBOP). Troisi,me enjeu: Z documenter : La simplification peuplements ^ des structures internes des

Uniformisation de la structure verticale suite au jardinage (ERBOJ).

Quatri,me enjeu: La modification de la composition vgtale des for...ts ^ Retenus : Augmentation de la proportion de HEG suite au jardinage (ERBOJ) ; Rarfaction des rsineux mridionaux (THO - BIP) (ERBOJ SAPBOJ) ; Diminution de la proportion d'pinettes dans les strates d'pinettes pures et mlanges, d'pinette dominance de rsineux (SAPBOJ-SAPBOP) ; Diminution de la proportion de pin gris dans les strates de pin gris pures et mlanges, de pin gris dominance de rsineux (ER ­ BOJ ­ SAPBOJ - SAPBOP). Z complter : Cinqui,me enjeu: Retenu : Z complter : Rarfaction des feuillus peu tolrants (ERBOJ). La modification de l'organisation spatiale ^ Ouverture du couvert suite au jardinage (ERBOJ). Intgrit des lisires boises riveraines (ERBOJ ­ SAPBOJ SAPBOP) ; Massif rsineux du Mitchinamcus. Sixi,me enjeu: Retenus : Esp,ces fauniques et l'amnagement forestier ^ Protection des hronnires ; Protection des lacs allopatriques ; Protection des espces fauniques menaces ou vulnrables ; Protection des espces botaniques menaces ou vulnrables; Maintien de la population d'orignal et de ses habitats. Z documenter : Choix des espces cibles et de leurs habitats ; Protection des milieux humides. ,tant donn que la dmarche d'identification des enjeux de biodiversit s'est droule l'interne sans l'aide de spcialiste, sauf pour son dmarrage, un avis de pertinence de la dmarche et des enjeux identifis sera demand auprs de quelques personnes indpendantes possdant une expertise pertinente. La recherche des experts et la transmission de la demande seront effectues au cours de la saison 2009-2010. floristiques sensibles ,,

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3.8 Les enjeux lis ,, la gestion du rseau routier des chemins principaux et secondaires La gestion du rseau routier des chemins principaux et secondaires est une des questions qui proccupent le plus les intendants de territoire. Ceux-ci ont t invits dcrire ces proccupations. Un rsum des discussions ayant eu cours au sein du Comit accs et entretien, mis sur pied en avril 2006, a galement t prsent. Les cartes des rseaux quad et de motoneige au printemps 2008 ont t mises jour. La superposition des diffrents rseaux (primaires, forestiers, quad et motoneige) permet d'anticiper plusieurs problmes qui ncessiteront la concertation des acteurs. De plus, le MRNF estime que le rseau routier de l'UAF 064-51 s'tend sur prs de 14 000 km. Pour plusieurs, il apparat urgent de raliser une classification des chemins existants. Un exercice de projet partag (exercice no. 5) a t ralis concernant la gestion du rseau routier des chemins principaux et secondaires. Hormis les prcisions apportes relativement plusieurs problmatiques, l'exercice a permis aux intendants de territoire de constater que cette question touche peu ou pas l'chelle de planification forestire stratgique car l'tat du rseau routier tant trs dvelopp dans l'UAF 064-51, aucun impact d'importance n'est apprhend en rapport avec la possibilit forestire. Cette question demeure cependant hautement stratgique pour tous les intendants de territoire en ce qui a trait la consolidation de leurs activits et leur dveloppement. Il a t dcid que lorsque le GT abordera les lments relatifs aux chelles de planifications tactiques et oprationnelles, les proccupations lies la gestion du rseau routier des chemins principaux et secondaires seront remises l'ordre du jour. Entre temps, la Commission des Ressources naturelles et du territoire a coordonn les travaux de classification fonctionnelle du rseau routier forestier auxquels le projet Le Bourdon ne s'est pas impliqu directement. Les rsultats de ces travaux seront cependant pris en compte au moment opportun. 3.9 Enjeux conomiques Une sance du GT a t consacre la prsentation de diverses informations concernant les proccupations conomiques des intendants de territoire. Un sommaire des ,tudes de retombes conomiques des secteurs forestier et rcrotouristique dans la MRC d'Antoine-Labelle a permis de constater l'importance de ces deux secteurs d'activits et la situation critique vcue due la crise forestire par ce secteur. Mises part les donnes statistiques relatives aux activits des pourvoiries que le Portrait socio-conomique des pourvoiries des Laurentides, anne 2006, rvle, trois axes de dveloppement sur lesquels les pourvoiries devraient s'appuyer, ont t mis en vidence. Du c^t des ZEC, quelques donnes fournies permettent de noter l'importance du nombre de frquentations enregistres annuellement dans les six ZEC des Laurentides dont les territoires fauniques structurs se retrouvent en quasi-totalit dans l'UAF 064-51. Le reprsentant des BCAAF a prsent la structure des co·ts et des revenus lie l'industrie du sciage des rsineux et quelques donnes statistiques et prvisionnelles plut^t pessimistes quant aux marchs des bois de cette industrie. Tous les intendants de territoire ont pu exposer leurs proccupations conomiques sauf la communaut Atikamekw de Manawan. Le reprsentant de cette communaut, qui a assist rgulirement aux runions du GT, a sollicit en vain la prsence d'une personne comptente dans le domaine conomique pour prsenter

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la situation conomique de sa communaut lors des rencontres du OE Groupe de travail sur les objectifs des intendants de territoire ·. Les intendants de territoire ont convenu des enjeux conomiques retenir suivants: 1) 2) 3) 4) 5) 6) L'amlioration et le maintien du niveau actuel de production de toutes les ressources; L'augmentation de la dispersion des assiettes de coupe; Le maintien des paysages sensibles esthtiques; Le maintien des habitats aquatiques et terrestres afin de maintenir les rendements; Le maintien de la qualit du produit OE pourvoiries par hydravion ·; Le dveloppement de la villgiature prive, commerciale et communautaire.

3.10 Tenue d'une journe d'information et d'changes Dans le but de recueillir la plus vaste adhsion possible concernant les rsultats des travaux de concertation du projet Le Bourdon, les membres des organisations associes directement au projet et les intervenants intresss par la question du dveloppement et de l'amnagement intgr des ressources et du territoire ont t convis participer une journe d'information et d'changes. Au cours de cette journe, qui s'est droule le 25 mars 2009, les objectifs du projet, sa dmarche et les enjeux communs ont t prsents. Cette journe visait galement recueillir les perceptions et les commentaires des participants propos des diffrentes questions d'intr...t pour leur organisation. Parmi les sujets discuts, citons : L'accessibilit au territoire forestier en relation avec le rseau routier; La consolidation et l'accroissement de l'conomie lis aux ressources du territoire forestier; Le maintien et la protection de la biodiversit; Les avantages socio-conomiques dcoulant de la mise en valeur des ressources du territoire forestier. Plus de 50 personnes ont particip aux quatre ateliers et la plnire qui se sont tenus lors de cette journe. Durant la matine, les reprsentants des cinq intendants de territoire, le directeur gnral de la Commission des Ressources naturelles et de la Faune et le charg de projet ont prsent de l'information concernant leur organisation en lien avec le projet Le Bourdon. Les participants se sont dits trs satisfaits de la rencontre. Ils esprent renouveler l'exprience lorsque la stratgie intgre d'amnagement forestier sera point. Les commentaires recueillis au cours des ateliers et de la plnire sont joints en annexe G.

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Conclusion Dans le cadre des activits du projet Le Bourdon, un des onze sites du Programme des collectivits forestires de Ressources naturelles Canada, la premire tape du mandat du Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire a permis d'identifier quinze enjeux cologiques et six enjeux conomiques d'intr...t commun pour l'unit d'amnagement forestier 064-51. L'adoption des rgles de fonctionnement de cette table de concertation, divers exercices de projet partag et la tenue de plusieurs rencontres ont contribu au dveloppement de la confiance et au respect mutuel des participants. La participation une journe d'information et d'changes de plus de cinquante personnes, issues des membres des organisations associes directement au projet Le Bourdon et des intervenants intresss par la question du dveloppement et de l'amnagement intgr des ressources et du territoire, a suscit un intr...t marqu pour les travaux du GT. Un avis de pertinence concernant la dmarche d'identification des enjeux de biodiversit sera demand des experts oeuvrant dans ce domaine, ce qui donnera la possibilit d'apporter, si ncessaire, des correctifs aux rsultats obtenus. La seconde tape du mandat consistera identifier des pistes de solutions qui rpondront aux enjeux identifis. Les objectifs et les cibles qui en dcouleront seront intgrs au modle Woodstock en dveloppement pour l'UAF 064-51 afin de simuler plusieurs scnarios dont les rsultats faciliteront l'tablissement de fonctions de compromis et les prises de dcision par consensus. Combine l'utilisation d'outils d'aide la dcision, la dmarche de concertation entreprise par le GT contribuera l'laboration de la stratgie intgre d'amnagement forestier de l'UAF 064-51.

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Annexe A

R...gles de fonctionnement ­ Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire (UAF 064-51)

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PROJET LE BOURDON

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51

R^gles de fonctionnement

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R...gles de fonctionnement ­ Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire (UAF 064-51)

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1. D·finitions et acronymes AFD: APL : BCAAF : CAAF: Charg de projet : Amnagement forestier durable Association des pourvoiries des Laurentides Bnficiaires de CAAF Contrat d'approvisionnement et d'amnagement forestier Responsable de la coordination oprationnelle des activits du projet Le Bourdon Conseil de gestion du projet Le Bourdon Les intendants de territoire de l'UAF 064-51 que sont la MRC d'Antoine-Labelle, les BCAAF, les ZEC (reprsents par la RZHL), les pourvoiries (reprsentes par l'APL) et la communaut Atikamekw de Manawan Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire Municipalit rgionale de comt Parties intresses qui forment les membres du groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire afin d'y reprsenter les intr...ts d'un groupe dans l'UAF 064-51, Plan stratgique intgr de mise en valeur durable des ressources et du territoire Rgles de fonctionnement du groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire Rgionale des Zecs des Hautes-Laurentides Stratgie d'amnagement forestier intgr Unit d'amnagement forestier

CG : IT :

GT :

MRC : Participants :

PSIM :

RF :

RZHL : SAFI : UAF :

2. Contexte Le projet Le Bourdon, l'un des 11 sites retenus par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme des collectivit·s foresti^res, vise atteindre les quatre objectifs suivants :

Optimiser la capacit de production du territoire dans une perspective d'amnagement

forestier durable (AFD) en respect de la biodiversit l'chelle du paysage;

Accrotre

les retombes rcrotouristique;

conomiques

relatives

aux

secteurs

forestier

et

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R...gles de fonctionnement ­ Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire (UAF 064-51)

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Mettre la disposition des partenaires du projet et des collectivits forestires de la

MRC d'Antoine-Labelle les outils ncessaires pour leur permettre d'...tre en mesure de ragir face aux enjeux et aux possibilits lis aux ressources du milieu forestier;

Participer activement des rseaux nationaux et internationaux d'changes portant

sur la gestion forestire durable et le dveloppement des collectivits. L'lment central de l'approche privilgie par OE Le Bourdon · est l'laboration d'une stratgie d'amnagement qui intgre les objectifs des intendants de territoire (IT) et qui permet de garantir la fois la prennit des approvisionnements pour les industries forestires et la prennit des caractristiques des habitats et des sites qui sont ncessaires au secteur rcrotouristique. Afin d'...tre en mesure de contribuer l'implantation d'un Plan d'amnagement forestier intgr (PAFI) sur le territoire de l'UAF 064-51, compter de 2013, les intendants de ce territoire, partenaires du projet Le Bourdon, ont dcid d'laborer une stratgie d'amnagement forestier intgr (SAFI) et de la proposer au Forestier en chef, qui dbutera, en 2010, ses calculs de possibilit forestire pour le prochain Plan gnral 2013-2018. Un groupe de travail a donc t mis sur pied afin d'identifier les enjeux, les objectifs, les indicateurs et les cibles des IT et de dterminer les lments communs retenir qui permettront d'laborer une SAFI dans une perspective d'AFD. Ce groupe de travail travaillera galement la confection d'un plan stratgique intgr de mise en valeur durable des ressources et du territoire (PSIM).

3. Objectifs des r^gles de fonctionnement Les rgles de fonctionnement (RF) prcisent le processus de participation des IT qui permettra d'obtenir les intrants valides des parties intresses afin de dfinir une SAFI dans une perspective d'AFD, pour l'UAF 064-51, sur la base des enjeux, des objectifs, des indicateurs et des cibles qui auront fait consensus. Les RF s'appliqueront galement aux travaux visant l'laboration du PSIM qui seront entrepris par le groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire (GT). Les RF favorisent un cadre d'changes et d'apprentissage misant sur le dveloppement de la confiance et du respect mutuel des participants. Les changes d'informations entre les participants permettront ainsi le dveloppement d'un vritable langage commun.

4. Contenu Les travaux du GT offrent des occasions tous les IT intresss par l'amnagement forestier durable sur l'UAF 064-51 de travailler et d'interagir dans le but : d'identifier et de choisir des enjeux, des objectifs, des indicateurs et des cibles d'AFD ; d'laborer les stratgies visant ...tre values; d'valuer des stratgies alternatives et de choisir la stratgie optimale; de confectionner le plan stratgique intgr de mise en valeur durable des ressources et du territoire;

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d'laborer des programmes de surveillance, d'valuer les rsultats et de recommander des amliorations.

Les rsultats des travaux seront valids intervalles rguliers auprs de diffrents intervenants externes au GT. Le bureau du Forestier en chef, les comits de bassin versant de la rivire Gatineau (COMGA) et de la rivire La Livre (COBALI) et l'Association des trappeurs des Laurentides ont dj t identifis comme quelques-uns de ces intervenants. La Commission des ressources naturelles et du territoire des Laurentides, qui fait partie du GT titre d'observateur, pourra par ailleurs se rfrer son Forum consultatif si ncessaire. Tous les rsultats des travaux du GT seront approuvs par le conseil de gestion du projet Le Bourdon qui est l'instance dcisionnelle de ce projet.

5. Calendrier Le Forestier en chef a indiqu qu'il entreprendra, au dbut de 2010, ses travaux de calcul de possibilit forestire en vue de la confection du Plan gnral d'amnagement forestier (PGAF) 2013-2018. Afin de s'assurer que la SAFI dveloppe par le GT puisse ...tre accepte par le MRNF et intgre aux calculs de possibilit forestire de l'UAF 064-51, les partenaires du projet Le Bourdon ont prvu que celle-ci devra ...tre finalise et dpose au mois de dcembre 2009. Il a galement t convenu que le PSIM devra ...tre complt au mois de septembre 2010. ,tant donn l'ampleur des travaux accomplir dans le cadre du projet Le Bourdon et les chanciers trs serrs que le GT doit respecter, un plan de travail a t dvelopp en visant mettre sous processus les activits principales qui seront ralises. Le processus Le Bourdon a permis de cibler quelques dates importantes : Activit·s Adoption des rgles de fonctionnement du GT ,tablissement et validation prliminaire des enjeux et des objectifs (phase 1) Approbation des enjeux et des objectifs (phase 1) par le CG Mise jour et validation des enjeux, des objectifs et de la SAFI (phase 2) Approbation des enjeux, des objectifs et de la SAFI (phase 2) par le CG Mise jour et validation des enjeux, des objectifs et de la SAFI (phase 3) Approbation des enjeux, des objectifs et de la SAFI (phase 3) par le CG Mise jour et validation finale des enjeux, des objectifs et de la SAFI (phase 4) Novembre 2009 Septembre 2009 Ao·t 2009 Fvrier 2009 Janvier 2009 Mai 2008 Juin 2008 Sch·ancier Avril 2008

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Approbation finale des enjeux, des objectifs et de la SAFI (phase 4) par le CG Validation du PSIM Approbation du PSIM par le CG Fin du projet Le Bourdon Dcembre 2009 Ao·t 2010 Septembre 2010 Mars 2012

6. Communications internes et externes; Chaque membre du GT a la responsabilit de communiquer l'tat d'avancement des travaux l'ensemble du groupe qu'il reprsente. Pour faciliter le transfert d'information, l'envoi de documents par courriel sera favoris. Pour les communications l'externe, il revient au charg de projet d'identifier le ou les moyens de communication privilgier. Ces moyens devront permettre aux participants de communiquer, d'interagir entre eux et de communiquer avec les intervenants externes au GT. Les membres du GT s'engagent ,, ne pas faire de dclarations ,, l'externe, qui pourraient compromettre la bonne marche des travaux du GT sans en avoir au pralable inform le charg de projet qui initiera alors une approche de conciliation.

7. Ressources Dans la mesure du raisonnable, le projet Le Bourdon s'engage mettre en place les ressources humaines, technologiques, financires ou autres ncessaires l'atteinte des objectifs viss et du processus de participation des parties intresses. Lors de la tenue des rencontres, les frais de dplacement et les pertes encourues par les participants (exemple : les salaires) sont de la responsabilit de chacun et/ou des organismes qu'ils reprsentent, moins que certaines de ces dpenses aient t prvues dans le budget des activits du projet Le Bourdon.

8. Repr·sentants si·geant au GT Chaque reprsentant doit avoir l'autorisation de participer et de prendre des dcisions au nom de ceux qu'il reprsente. Chaque IT doit s'assurer que son ou ses reprsentant(s) a les comptences pertinentes pour reprsenter les intr...ts du groupe et le temps ncessaire pour collaborer efficacement aux travaux du GT. Le reprsentant reprsente les intr...ts de son milieu et non des intr...ts personnels. Le reprsentant doit prsenter une rsolution de son groupe d'intr...t. Un droit de vote est attribu par reprsentant. Les intendants de territoire suivants mandatent un ou deux reprsentants(s) afin de siger au GT : Les bnficiaires de CAAF de l'UAF 064-51 (2)

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Rgionale des Zecs des Hautes-Laurentides (1) Association des pourvoiries des Laurentides (1) Conseil de bande Atikamekw de Manawan (1) Municipalit rgionale de comt d'Antoine-Labelle (1)

Les organismes suivants sont invits nommer une ou des personnes ressources pour participer aux travaux : Commission des ressources naturelles et du territoire des Laurentides Fdration des pourvoiries du Qubec Rseau d'innovation et d'exprimentation ­ For...t (RIE-For...t) Association des intervenants forestiers des Hautes-Laurentides Ministre des Ressources naturelles et de la Faune Les intendants de territoire de l'UAF 064-51

Service canadien des for...ts Les personnes ressources n'ont pas de droit de vote.

9. R<les, responsabilit·s et obligations des participants Le r^le de chaque membre du GT est d'interagir et de reprsenter le groupe d'intr...t, pour lequel cette personne a t dsigne en vue de la ralisation des travaux, tel que dfini au point 4. Contenu. Le reprsentant a donc comme responsabilit de reprsenter les personnes qui l'ont dsign et de leur transmettre les informations relatives aux travaux du GT. De plus, il doit contribuer de fa"on active l'avancement des travaux du GT. Chaque groupe d'intr...t devra nommer un substitut. membre du GT doit : "tre mandat officiellement; Arriver l'heure; Respecter l'ordre du jour; "tre l'coute des autres; Respecter les prsentes Rgles de fonctionnement. Plus spcifiquement, chaque

Le charg de projet est responsable de la conduite de l'assemble. Il doit: S'assurer que les discussions se droulent de manire ordonne; S'assurer que tous les membres auront l'opportunit d'exprimer leur point de vue; Contr^ler le droit de parole;

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Ne pas permettre une seule personne de contr^ler la discussion; S'assurer que la discussion demeure sur le sujet; et S'assurer du respect des prsentes rgles de fonctionnement.

Les participants au GT reconnaissent que la russite du processus de concertation dans lequel ils se sont engags ncessite l'effort de chacun afin : D'tablir des relations personnelles dans un contexte professionnel; De traiter l'information et les opinions publiques contradictoires de fa"on permettre toutes les parties de conserver leur dignit. N'attaquez pas les autres publiquement et permettez-leur de sauver la face dans toute la mesure du possible; D'accepter des propositions qui rpondent aux besoins d'autrui, ou aux v^tres selon le cas, bien que les moyens d'excution soient choisis par d'autres; De viser les problmes, non les personnes; De reconnatre la lgitimit des points de vue divergents et contradictoires sans les minimiser : l'objectif n'est pas de convaincre les parties opposes qu'elles sont dans l'erreur, mais de rsoudre des questions qui sont la source de l'opposition; D'...tre pr...t s'entendre l'amiable sur le fait qu'un dsaccord persiste : certaines questions ne peuvent ...tre rsolues et il est prfrable de remettre l'tude de certains problmes une date ultrieure ou de les soumettre un arbitrage officiel; et De surveiller conjointement le processus, en sollicitant et en fournissant des ractions au fur et mesure du droulement du processus.

Dans le but de favoriser les consensus, les participants adh,rent aux principes suivants : Ax sur l'objet. Il faut un motif au processus consensuel. Non exclusion. Tous les principaux intresss par une question devraient prendre part au processus consensuel. Participation volontaire. volontairement. Les parties touches participent au processus consensuel Les parties con"oivent elles-m...mes le processus

Conception par les participants. consensuel.

Souplesse. La souplesse doit faire partie du processus. ,galit. Tous doivent avoir un accs gal aux donnes et participer d'gal gal au processus. Respect des intr...ts divergents. Il est essentiel d'accepter les valeurs, les connaissances et les intr...ts divergents des parties. Imputabilit. Les parties sont imputables envers ceux qu'elles reprsentent et envers le processus qu'elles ont convenu d'tablir. Calendriers. processus. Des emplois du temps ralistes sont ncessaires, tout au long du

Mise en oeuvre. Les engagements de mise en oeuvre et de surveillance efficaces font partie des ententes.

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10. M·canisme de participation 10.1. Convocations Les sances du GT sont convoques par le charg de projet par un avis crit ou par courriel, indiquant le jour, l'heure et l'endroit oS se tiendra la sance, accompagn d'une proposition d'ordre du jour et de la documentation pertinente. Le dlai entre l'octroi de l'avis de convocation et la tenue de la sance du GT ne doit pas ...tre infrieur sept jours. Exceptionnellement, le dlai de convocation pourra ...tre rduit deux (2) jours. Les reprsentants des IT devront entriner l'avis de convocation lors de la rencontre. 10.2. Conflits d'int·r...ts Pour les fins des travaux du GT, un conflit d'intr...ts est dfini comme tant un conflit entre des intr...ts personnels et les responsabilits officielles des participants au processus, tel que dfini prcdemment. Chaque participant est responsable de dclarer tout conflit d'intr...t rel ou apparent. Le GT devra dcider si la personne en conflit d'intr...ts peut prendre part aux discussions et aux dcisions en regard du sujet concern. 10.3. Quorum Le quorum est atteint lorsque quatre (4) IT sont prsents une sance de travail. Aucune dcision ne peut ...tre prise officiellement une runion du GT sans l'atteinte du quorum. Toutes dcisions prises par le groupe ne pourront ...tre renverses par un reprsentant absent lors de cette prise de dcision. 10.4. M·canisme de prises de d·cision Le consensus est recherch pour la prise de dcision. Il est atteint si les participants sont pr...ts vivre avec la solution nonce. Les divergences d'opinions seront discutes fond en mettant l'emphase sur les actions suivantes : Tenter de bien comprendre les vues divergentes; Clarifier les interprtations errones; Renligner les discussions sur les points spcifiques; Rechercher identifier des modifications rapprochant les participants d'une solution mutuellement acceptable. Le consensus est considr comme tant atteint, par rapport une dcision prendre, si l'unanimit est constate lorsque quatre (4) IT sont prsents. Si tous les IT sont prsents (5), une majorit de 80 % des votes doit ...tre obtenue pour que le consensus soit atteint. En cas d'impossibilit d'arriver un consensus, la mthodologie de concertation, dveloppe en 2004 par M. Jean Auclair (joint en annexe), dans le cadre du Laboratoire d'exprimentation d'activits d'harmonisation des usages multiples

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de la for...t dans un contexte rcrotouristique, sera utilise afin de trouver une solution alternative. Tous les IT (5) membres du GT devront alors ...tre prsents lors de l'application de cette mthodologie de concertation. Si aprs deux tentatives de fixer une date de rencontre afin que les 5 IT puissent ...tre prsents en vue d'appliquer la mthodologie de concertation, un IT ne donne aucune indication quant sa disponibilit pour cette rencontre ou si un IT ne se prsente pas, sans motif valable, une rencontre laquelle il avait indiqu sa disponibilit, le GT pourra tenir cette rencontre sans la prsence de cet IT. Si la position des IT ne fait pas l'unanimit, la suite de l'application de la mthodologie par rapport au sujet trait, une majorit de 80 % des reprsentants prsents, ayant droit de vote, devra ...tre obtenue afin que la dcision soit adopte. Dans le cas oS le consensus ne peut ...tre atteint, les divergences d'opinions sont consignes. 10.5. Vote Tous les reprsentants des IT ont le droit de vote, sauf les personnes agissant titre de personne-ressource. En prsence d'un reprsentant et de son substitut, seulement le reprsentant a le droit de vote. Lors de l'absence du reprsentant, son substitut a droit de vote et est rput ...tre le reprsentant. Le vote sera pris main leve moins qu'un reprsentant ne demande le scrutin. Si le vote est fait par scrutin, l'animateur de la runion agit comme scrutateur et dpouille le scrutin. Le vote par procuration n'est pas permis aux sances de travail. Suite un vote, une dcision est entrine lorsque 50 % plus un ou plus des membres prsents ayant droit de vote approuvent un ou des lments soumis au processus dcisionnel. 11. M·canismes pour ajuster le processus au besoin Lorsqu'il devient ncessaire d'ajuster le prsent processus de participation en raison notamment, de nouveaux enjeux ou de modifications lgislatives et rglementaires, une ou des parties intresses doivent soumettre au GT la ou les raisons justifiant un tel changement. Ds que le GT a pris connaissance de ces nouvelles conditions et qu'il juge que le processus de participation doit ...tre rvis, les RF sont rvises. Les ajustements au processus devront suivre les tapes d'approbation prvues au mcanisme de prise de dcision du prsent processus. 12. Participation d'experts Sur demande, il est possible d'inviter diffrentes personnes ressources (experts, chercheurs, reprsentants gouvernementaux ou autres) participer et enrichir le processus de participation. 13. Acceptation des r^gles de fonctionnement Les prsentes rgles de fonctionnement deviendront en vigueur leur approbation, lors d'une runion du GT. La dcision sera consigne dans un compte-rendu.

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Annexe B

GROUPE DE TRAVAIL PORTANT SUR LES OBJECTIFS DES

INTENDANTS DE TERRITOIRE

Exercice no.1 de projet partag·

1. Identifiez 5 valeurs auxquelles vous tenez en tant qu'individu.

2. Regroups avec les reprsentants de votre organisation, identifiez 5 valeurs propres celles-ci.

3. Regroups avec les reprsentants de votre organisation, prcisez la vision de votre organisation par rapport son dveloppement en relation avec les ressources du territoire dans une perspective moyen terme (10 ans).

4. En tant que reprsentant de votre organisation, indiquez ce qui vous motive participer aux travaux du groupe de travail.

9 septembre 2008

GROUPE DE TRAVAIL PORTANT SUR LES OBJECTIFS DES

INTENDANTS DE TERRITOIRE

Exercice no.2 de projet partag·

1. Regroups avec les reprsentants de votre organisation, dfinissez les lments de convergence pour l'ensemble des intendants de territoire (intr...ts, objectifs, enjeux) qui vous apparaissent les plus clairs.

2. Regroups avec les reprsentants de votre organisation, identifiez les lments facilitants qui permettraient de faire avancer les travaux du GT.

3. En tant qu'individu, comment comptez-vous contribuer l'atteinte des objectifs du GT.

9 septembre 2008

GROUPE DE TRAVAIL PORTANT SUR LES OBJECTIFS DES

INTENDANTS DE TERRITOIRE

Exercice no.3 de projet partag·

1. Est-ce que le maintien et la protection de la biodiversit devraient se voir attribuer ?

2. Y a-t'-il d'autres lments qui devraient faire l'objet d'une durabilit forte ?

3. Est-ce que les interventions rglementaires, normatives et administratives de l',tat devraient ...tre intensifies en ce qui concerne le maintien et la protection de la biodiversit ? Si oui, pourquoi ?

4. Quel est l'objectif de conserver des superficies soustraites de l'amnagement forestier ?

425, rue du Pont, Mont-Laurier, Qubec, J9L 2R6, Tl. 819-623-5398, fax. 819-623-7311

GROUPE DE TRAVAIL PORTANT SUR LES OBJECTIFS DES

INTENDANTS DE TERRITOIRE

Exercice no.4 de projet partag·

1.

Est-ce que le processus propos vous semble appropri afin de se doter d'une stratgie intgre d'amnagement forestier dans la perspective de l'amnagement forestier durable? Si non, que faut-il amliorer ou changer ?

2.

Croyez-vous qu'il serait plus efficace de former deux groupes diffrents pour la dtermination des enjeux lis aux cosystmes (filtre brut) et ceux associs aux espces (filtre fin) ?

3.

Quelles comptences devraient ...tre recherches pour chacun de ces groupes ou chacun de ces lments ?

4.

Attendu que les Sites d'intr...t faunique peuvent ...tre considrs comme des lments contribuant au filtre fin, croyez-vous que le groupe mandat pour identifier les enjeux cologiques lis aux espces, devrait revoir ces lments ou devrait-il les intgrer comme tels ?

GROUPE DE TRAVAIL PORTANT SUR LES OBJECTIFS DES

INTENDANTS DE TERRITOIRE

Exercice no.5 de projet partag·

L'·tablissement d'un plan de gestion du r·seau routier des chemins principaux et secondaires

1) Pour chacun des lments qui suivent, dcrivez les problmes lis au rseau routier : ,tat des infrastructures actuelles Construction des nouvelles infrastructures Entretien du rseau Partage des infrastructures Financement Aspect environnemental Autre

2) Identifiez et justifiez quelle chelle de planification se rattachent les problmatiques dcrites au point prcdent (chelles stratgique (S), tactique (T) ou oprationnelle (O) par rapport au calcul de possibilit forestire). ,tat des infrastructures actuelles : Construction des nouvelles infrastructures : Entretien du rseau :

Partage des infrastructures : Aspect environnemental : Autre :

3) Validez la liste des lments constitutifs requis pour l'laboration d'un plan de gestion des chemins primaires et secondaires de l'UAF 064-51 et indiquez, s'il y a lieu, quelle chelle de planification (S, T, ou O) chacun de ces lments correspond. Dfinitions des usages (forestier, villgiature, rcrotourisme, VTT, motoneige, etc.) : Classification des chemins : Politique de partage des infrastructures routires : Politique d'ouverture de territoires ,lments considrer lors de la planification (co·ts, travaux sylvicoles subsquents, infrastructures existantes, normes et rglementation, etc.) : ________ Identification des bonnes pratiques : __________ Financement : __________ Autres : _______________________________________ Politique d'entretien de chemins Identification des chemins viss et type d'entretien requis : ___________ Contr^le : __________ Identification des bonnes pratiques : ____________ Contraintes environnementales : ___________ Financement : _________ Politique de fermeture de chemin : ___________ Autres : __________

4) Dans le cadre de l'laboration de la stratgie intgre d'amnagement forestier, quels devraient ...tre les travaux prioritaires entreprendre et dites pourquoi.

GROUPE DE TRAVAIL PORTANT SUR LES OBJECTIFS DES

INTENDANTS DE TERRITOIRE

Exercice no.6 de projet partag·

Les pr·occupations ·conomiques

1. Quels sont les facteurs lis aux ressources du milieu forestier qui influencent le plus la rentabilit des organisations ou la prosprit des communauts que vous reprsentez ?

2. En lien avec les ressources du milieu forestier de l'UAF 064-51, quels sont les lments les plus importants pouvant favoriser l'accroissement des retombes conomiques des secteurs forestier, rcrotouristique et de mise en valeur des autres produits de la for...t ?

3. Dcrivez succinctement les projets de dveloppement de mise en valeur des ressources du milieu forestier, que vous connaissez qui pourraient avoir des impacts positifs sur les retombes conomiques touchant les communauts associes au projet Le Bourdon ?

4. ,numrez certaines conditions lies aux ressources et au territoire qui seraient requises pour la mise en oeuvre des projets cits au point prcdent ?

5. "tes-vous d'accord pour que l'on dcrive clairement la problmatique de chacune des proccupations conomiques avant de retenir les enjeux conomiques et des pistes de solutions ?

6. Quels sont les critres qui permettraient d'valuer la pertinence des enjeux conomiques retenir ?

Annexe C

LISTE DES PROBLOEMES, ENJEUX ET PRSOCCUPATIONS (PEP) DES INTENDANTS DE TERRITOIRE DE L'UAF 064-51 (juin 2008) PRODUCTION DE MATIERE LIGNEUSE ID Probl^me, enjeu ou pr·occupation identifi·s 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Maintenir les principaux attributs des paysages naturels par la mise en oeuvre d'un patron de rpartition spatiale des coupes cologiquement adquat et socialement acceptable. Maintenir en permanence une proportion de peuplements m·rs et suranns et une composition forestire dtermine en fonction de l'cologie rgionale. ,viter la modification de la composition forestire et la simplification de la structure des peuplements la suite de l'application uniforme de certains traitements. ,viter la rarfaction du pin blanc, pin rouge, thuya et de l'pinette rouge. Limiter la progression du h...tre dans les rablires. Maintenir la prsence des espces compagnes de l'rablire (tilleul, fr...ne, ch...ne, noyer, cerisier tardif, pruche, caryer). Sauvegarder les investissements des plantations de PIN. Intgrer la gestion du risque l'amnagement. Passage une gestion par objectif et exploitation de la notion de responsabilisation des professionnels forestiers. ,tablir une chelle d'analyse qui rpond aux besoins de la production du plan d'amnagement et qui permet de prendre en compte les attentes des intervenants du territoire. Dvelopper une maturit technique par station applicable toutes les chelles de planification. Du point de vue stratgique, appliquer le bon traitement, au bon endroit, au bon moment. Limiter les pertes de volumes lies la snescence. Limiter les pertes de volumes rcoltables lies aux essences compagnes. Dterminer le volume de rcolte niveau variable par priode quinquennale en s'assurant de maintenir au minimum le niveau actuel de rcolte. Intensifier l'amnagement de certaines surfaces peu rgnres. Dvelopper des traitements permettant la synchronisation future des interventions. Maintenir ou augmenter la qualit de la matire ligneuse. ,tablir la relation entre le co·t d'approvisionnement et le volume rcoltable. Maintenir dans le temps un volume rcolt/km de chemins utiliss qui est conomiquement viable.

11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51, Juin 2008

LISTE DES PROBLOEMES, ENJEUX ET PRSOCCUPATIONS (PEP) DES INTENDANTS DE TERRITOIRE DE L'UAF 064-51 (juin 2008) PRODUCTION DE MATIERE LIGNEUSE ID Probl^me, enjeu ou pr·occupation identifi·s 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 91 92 Minimiser les pertes de matire ligneuse relatives aux pidmies de tordeuse des bourgeons de l'pinette (TBE) et aux autres insectes. Minimiser les pertes de matire ligneuse relatives aux feux de for...t. La grande dispersion des chantiers sur le territoire augmente leur co·t de planification et de ralisation. Minimiser les pertes de matire ligneuse relatives aux activits de rcolte. Minimiser les pertes de superficie forestire productive. Minimiser les impacts des activits forestires sur la qualit de l'eau. Tenir compte de la synchronisation des interventions et de la cible de m·/km lors de la prescription. Dvelopper un cadre de gestion bas sur les lments critiques spcifiques du territoire et de la stratgie issue du projet Le Bourdon. Rduire les co·ts d'approvisionnement pour les usines de transformation des bois qui s'approvisionnent sur le territoire. Amliorer la valeur future des peuplements dgrads (CDL d'avant 1990). Livrer le bon bois la bonne usine. Dvelopper de nouveaux dbouchs pour les volumes sous-utiliss. Amliorer la qualit et le volume des tiges rcoltes (actuelle). Concilier la valeur de rcolte actuelle et la valeur des peuplements futurs. Optimiser la chane for...t-usine en maximisant les revenus des diffrentes essences et produits gnrs par les interventions forestires et les activits de premire transformation. Diminuer le nombre de secteurs de rcolte. Traiter par claircie les plantations `ges de 25-30 ans. Rduire l'`ge de maturit du sapin. Inciter les entreprises forestires, en for...t publique ou prive, obtenir une certification.

93 94 95 96

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51, Juin 2008

LISTE DES PROBLOEMES, ENJEUX ET PRSOCCUPATIONS (PEP) DES INTENDANTS DE TERRITOIRE DE L'UAF 064-51 (juin 2008)

EXPLOITATION DURABLE ET CONSERVATION DE LA RESSOURCE FAUNIQUE ID 34 Probl^me, enjeu ou pr·occupation identifi·s Mettre en place des stratgies d'amnagement permettant d'atteindre le rendement accru en terme d'habitat pour l'orignal, l'ours noir, le petit gibier et les poissons d'intr...t sportif (omble de fontaine, dor, brochet, etc.) sur les territoires fauniques structurs. Conserver des lments structuraux et des chicots dans les for...ts sous amnagement. Favoriser le maintien sur pied d'arbres valeur faunique lors des coupes partielles. Raliser les travaux d'claircie prcommerciale en appliquant des mthodes qui intgrent des valeurs fauniques. Atteindre un rendement accru en terme d'habitat l'chelle des secteurs de chasse. ,quilibrer le brout disponible, les abris et le couvert de fuite l'chelle des secteurs de chasse l'orignal. La perturbation des t...tes de bassin aurait des rpercussions sur les composantes biologiques et les proprits hydrologiques de l'ensemble du bassin. Il existe de nombreuses frayres non localises sur le territoire. S'entendre sur une mthode de planification, de construction, d'amlioration et d'entretien de chemins et de traverses de cours d'eau qui minimise l'apport de sdiments fins dans les frayres de l'omble de fontaine et de dor. Protger l'habitat des espces menaces ou vulnrables du milieu forestier. Inciter les intervenants fauniques et rcrotouristiques protger la bande riveraine. Rduction de la dgradation et de l'rosion des rives.

35 36 37 38 39 40 41 42

43 97 99

100 Favoriser les mosa'ques forestires asymtriques avec corridors de dplacements boiss pour relier la for...t rsiduelle. 101 Conserver au moins 50 % de for...ts `ges de plus de 30 ans par compartiments de 10 km<. 102 Limiter la superficie des claircies prcommerciales (d'un seul tenant ) un maximum de 40 ha. 103 La rcolte de la for...t rsiduelle adjacente un secteur de coupe devrait se faire aprs que la rgnration atteigne 7 mtres. 104 Protger les lots de conifres de 5 25 ha, en particulier lors des coupes partielles en for...t feuillue.

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51, Juin 2008

LISTE DES PROBLOEMES, ENJEUX ET PRSOCCUPATIONS (PEP) DES INTENDANTS DE TERRITOIRE DE L'UAF 064-51 (juin 2008)

MAINTIEN DE LA BIODIVERSITE FORESTIERE ID 44 45 Probl^me, enjeu ou pr·occupation identifi·s Identification des for...ts haute valeur de conservation telles que considres par le FSC. Les tourbires, marais et marcages sont des habitats importants et leurs bordures doivent ...tre intactes le plus possible pour le maintien de leurs fonctions et de leurs caractristiques. Maintien d'une proportion de for...ts d'intrieures sur les territoires de zec. (for...t situe plus de 200 mtres d'ouvertures d'origine anthropique). Appliquer le principe de prcaution ou reporter l'intervention en cas d'absence ou insuffisance d'information. ,valuer l'tat des habitats et, de fa"on indirecte, de la ressource OEBiodiversit · l'chelle de chacun des territoires fauniques structurs. Conserver la diversit vgtale l'chelle des territoires fauniques structurs par une sylviculture s'inspirant des perturbations naturelles. Les routes ont plusieurs impacts sur l'habitat : fragmentation, augmentation de l'effet de bordure (donc de la prdation), perte d'habitats, etc. Une trop grande quantit de routes sur un territoire donn augmente donc les risques de perte de diversit biologique.

46 47 48 49 73

105 ,viter et rduire la superficie des plantations en monoculture.

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51, Juin 2008

LISTE DES PROBLOEMES, ENJEUX ET PRSOCCUPATIONS (PEP) DES INTENDANTS DE TERRITOIRE DE L'UAF 064-51 (juin 2008)

EXPLOITATION DES RESSOURCES RECREOTOURISTIQUES ID Probl^me, enjeu ou pr·occupation identifi·s 50 Maintenir en tout temps l'encadrement visuel des chalets, des plans d'eau principaux (lacs fortement exploits ou particuliers), des sites sensibles, des chemins et des sentiers dans un tat jug acceptable par les utilisateurs. 51 Maintenir des paysages agrables et d'apparence naturelle aux yeux de la clientle accdant aux pourvoiries par hydravion et minimiser la vue de routes. 52 Procder systmatiquement aux analyses de paysages et aux simulations de paysages l'tape de la planification des travaux de rcolte dans les aires classes paysages sensibles. 53 Les modalits de protection de paysage ne permettent pas de favoriser l'approche de nouvelles formes d'hbergement sur les zecs. 54 ,viter la prsence de dchets de coupe, de chicots et d'arbres rmanents le long des corridors visuellement sensibles. 55 Protection de la qualit visuelle des lignes de cr...tes. 56 Varier la taille et la forme des blocs de rcolte. 57 S'assurer que l'amnagement forestier n'emp...che pas la mise en oeuvre des plans de dveloppement des pourvoiries. 58 Bonifier la cartographie et intgrer les sites projets de dveloppement dans la cartographie stratgique afin de pouvoir assurer la protection des futurs sites de dveloppement. 59 Manque de connaissance concernant la localisation prcise des baux de villgiature prsents sur le territoire. 60 Mise jour de la liste des infrastructures prsentes sur les ZEC et reconnues par le MRNF. 61 Assurer une rpartition spatiale adquate des secteurs de rcolte afin de ne pas altrer ngativement, au-del d'un seuil minimal, l'exprience de vacances en pourvoirie. 62 Moduler le moment des interventions forestires afin de limiter le drangement auprs des autres utilisateurs. 63 Tenir informs les autres utilisateurs du territoire des oprations de rcolte et d'amnagement qui sont prvus au cours des prochaines annes. 64 Prise en compte des affectations, des utilisations et des modes de gestion active sur le territoire. 65 Favoriser l'harmonisation des usages en for...t par la conclusion d'ententes crites consignes au plan gnral d'amnagement forestier.

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51, Juin 2008

LISTE DES PROBLOEMES, ENJEUX ET PRSOCCUPATIONS (PEP) DES INTENDANTS DE TERRITOIRE DE L'UAF 064-51 (juin 2008) EXPLOITATION DES RESSOURCES RECREOTOURISTIQUES ID Probl^me, enjeu ou pr·occupation identifi·s 66 Conserver l'inaccessibilit par voie terrestre aux pourvoiries accessibles uniquement par hydravions. 67 Les sentiers de VTT et de motoneige sur les chemins forestiers publics constituent un grave problme d'harmonisation des usages. 68 Maintenir une structure d'amnagement du territoire qui offre la souplesse d'intgrer des demandes spcifiques souleves par les pourvoyeurs. 69 Les villgiateurs aimeraient ...tre informs des activits de rcolte et d'amnagement forestier sur une base annuelle plut^t que quinquennale. 70 Maintenir en tout temps un environnement favorable aux vacances et au repos pour les clients des pourvoiries.

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51, Juin 2008

LISTE DES PROBLOEMES, ENJEUX ET PRSOCCUPATIONS (PEP) DES INTENDANTS DE TERRITOIRE DE L'UAF 064-51 (juin 2008)

GESTION EFFICACE ET EFFICIENTE DU RESEAU ROUTIER FORESTIER ID Probl^me, enjeu ou pr·occupation identifi·s 71 ,tablir un plan de dveloppement du rseau routier en priorisant les chemins caractre permanent (chemins principaux et autres). 72 Mettre en place des procdures de planification, de construction et d'entretien des chemins et de traverses de cours d'eau qui minimisent le transport de sdiments fins dans les frayres d'omble de fontaine identifies. 74 La gestion de la fermeture des chemins. 75 Validation et conclusion d'entente auprs des pourvoyeurs et des ZEC en regard de la planification du dveloppement du rseau routier l'intrieur ou proximit de celles-ci. 76 ,viter la construction ou l'amlioration de chemins moins de 80 m d'une infrastructure. 77 La rouverture d'anciens chemins (amlioration et rfection) dans le cadre des plans annuels soustrait les autres intervenants faire part de leurs attentes et problmatiques de gestion. 78 Sensibiliser les camionneurs au respect et la scurit des vhicules de promenade. 79 Augmenter la scurit des diffrents groupes d'utilisateurs du rseau routier principal. 80 Identification de la responsabilit de gestion des ponceaux sur l'ensemble du rseau routier qui sera identifie prioritaire maintenir. 81 Raliser le suivi des travaux d'entretien et d'amlioration des infrastructures de traverses de cours d'eau partir du logiciel de ponceaux dvelopp par la rgionale des ZECS des Laurentides. 82 Dterminer l'tat actuel du rseau routier principal notamment des ponceaux. 83 ,tablir un mcanisme pour assurer une gestion efficace des effets de la prsence du castor sur le rseau routier (prvention et urgence). 84 La remise en tat du rseau routier suite aux oprations forestires dans le secteur concern. 85 Le RNI ne permet pas de raliser un entretien prventif adquat des ponceaux. 86 Diminuer l'impact des andains, des aires d'branchage et des dbris ligneux. 98 Restaurer les traverses de cours d'eau entranant de l'rosion en milieu forestier.

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51, Juin 2008

LISTE DES PROBLOEMES, ENJEUX ET PRSOCCUPATIONS (PEP) DES INTENDANTS DE TERRITOIRE DE L'UAF 064-51 (juin 2008)

PEP GENERAUX ID 87 88 89 90 Probl^me, enjeu ou pr·occupation identifi·s Partage quitable des frais relis l'harmonisation des usages multiples des ressources du milieu forestier. Importance de la mise niveau des connaissances de tous les intervenants et galement du vocabulaire utilis par tous et chacun. Maintenir l'intrieur du processus de production du PAFI suffisamment de latitude pour permettre la prise en compte d'enjeux ayant cours au niveau oprationnel. Intgration du savoir autochtone.

106 Maintenir et amliorer les ententes actuelles et le processus de consultation. 107 Rendre imputable l'ensemble des IT lors des ententes d'harmonisation.

Groupe de travail portant sur les objectifs des intendants de territoire de l'UAF 064-51, Juin 2008

Annexe D

Service de l'Innovation et de l'Expérimentation Coopérative Forestière des Hautes-Laurentides

ENJEUX DE BIODIVERSITÉ ASPECTS FORESTIERS UAF 064-51

Présenté au Comité de mise en oeuvre Projet Le Bourdon

Préparé par Valéry Sicard, ing.f.

Mars 2009

Table des matières

1. 2.

Introduction..............................................................................................................1 Augmentation de la proportion de hêtres (Heg) suite au jardinage (enjeu no 1).........................................................................................................................1

3.

Raréfaction des feuillus peu tolérants (enjeu no 2), raréfaction des peuplements mixtes à feuillus peu tolérants ............................................................3

4.

Raréfaction des résineux méridionaux, épinette blanche (Epb), épinette rouge (Epr), pruche (Pru), thuya (Tho), pin blanc (Pib) : enjeux nos 3 et 9................5

5. 6. 7. 8. 9.

Augmentation en proportion du sapin (enjeux nos 4, 11 et 19)..................................5 Ouverture du couvert suite au jardinage (enjeu nº 5.2) ............................................7 Raréfaction des gros arbres (enjeu nº 7) .................................................................8 Raréfaction du bois mort (enjeux nºs 8 et 17)...........................................................9 Enfeuillement des peuplements résineux purs (enjeu nº 10).................................. 12

10. Fragmentation des massifs, entre autres due à la coupe mosaïque (CMO : enjeux nos 12 et 18) ................................................................................... 13 11. Raréfaction des gaulis denses

os

de

résineux,

due

à

l'éclaircie

précommerciale (EPC : enjeux n 14 et 21) .......................................................... 14 12. Raréfaction des forêts de résineux mûrs et surannés (enjeu no 15) ....................... 15 13. Uniformisation de la structure verticale suite à la CPRS par rapport à la dynamique des feux et/ou TBE (enjeu nº 22)......................................................... 16 14. Conclusion............................................................................................................. 18

ii

Liste des tableaux

Tableau 1 : Proportions de tiges et de gaules pour les principales surfaces soumises aux coupes partielles avant 1990 de deux unités de compilation (Belzile et al., 2007).................................................................2 Tableau 2 : Comparaison entre les volumes par essence calculés pour une partie du territoire de la concession de la compagnie McLaren et les volumes compilés et actualisés issus du 3e programme d'inventaire décennal. ................................................................................3 Tableau 3 : Proportion de tesselles par type de peuplement selon les sources de données (Puigdevall, 2009). ....................................................4 Tableau 4 : Nombre de gaules selon les types de strates (Belzile et al., 2007)..........................................................................................................6 Tableau 5 : Bois mort en coupe partielle (Gauthier et al, 2008)................................... 10 Tableau 6 : Bois mort en coupe de régénération (Gauthier et al, 2008). ..................... 11 Tableau 7 : Coefficient de distribution des feuillus intolérants pour les stations de résineux purs (Lessard, 2008)................................................ 12 Tableau 8 : Calcul de la superficie à traiter pour UAF 061-51 ..................................... 14 Tableau 9 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64M, calculs de possibilité forestière 2008-2013................................................................................................ 17 Tableau 10 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64F, calculs de possibilité forestière 2008-2013................................................................................................ 17 Tableau 11 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64R, calculs de possibilité forestière 2008-2013................................................................................................ 18

Liste des figures

Figure 1 : Figure 2 : Figure 3 : Évolution des proportions de peuplements feuillus et résineux (Puigdevall, 2009). .....................................................................................4 Occurrence des vieilles forêts sur un horizon de 150 ans suite aux interventions forestières (ha). ..............................................................8 Évolution des superficies en sénescence pour les forêts équiennes à leur optimum de production forestière. ................................. 15

iii

Remerciements

Les renseignements contenus dans le présent document ont été obtenus en partie grâce au financement fourni par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme des collectivités forestières du Service canadien des forêts.

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1. Introduction

Afin de documenter les enjeux de biodiversité de l'unité d'aménagement forestier 064-51, un groupe de travail, composé des principaux intendants du territoire et partenaires du projet Le Bourdon, a convenu de partager les recherches et analyses. Le présent rapport présente les principaux enjeux forestiers potentiels qui ont été soulevés par le groupe, ainsi que l'ampleur de la menace de ces derniers pour le territoire de l'UAF 064-51. Par la suite, ces éléments seront mis en commun afin de déterminer les enjeux majeurs pour le territoire, et serviront à l'élaboration future de la stratégie d'aménagement intégrée, prévue dans le cadre du projet Le Bourdon.

2. Augmentation de la proportion de hêtres (Heg) suite au jardinage (enjeu no 1)

Le rapport de Belzile et al. (2007) présente des résultats d'inventaire dans les coupes partielles réalisées avant 1990 sur le territoire des aires communes 064-01 et 064-03. Le nombre de gaules à l'hectare et de tiges commerciales a été pondéré, pour l'unité de compilation feuillue (064F) puis pour les deux unités de compilation (064F et 064M). Les données indiquent que la proportion de hêtres est 3,8 fois plus importante pour les gaules de l'UC 064F et 2,7 fois plus importante pour l'ensemble (voir tableau 1). Il s'agit de la

différence de proportion la plus marquée, ce qui signifie que la régénération de hêtres est très bien représentée.

En supposant que la composition de la régénération soit représentative du futur peuplement, du moins pour les essences tolérantes, cela suggère un envahissement plus ou moins prononcé du hêtre. Cette observation a aussi été faite dans des érablières jamais traitées (Angers et al. 2005). Cela laisse à penser que la récolte n'en serait pas la cause.

1

Tableau 1 : Proportions de tiges et de gaules pour les principales surfaces soumises aux coupes partielles avant 19901 de deux unités de compilation (Belzile et al., 2007).

Ratio de 2-8 sur les 10 + 3,8 0,8 1,0 0,8 0,1 0,8 0,6 1,6 19,1 0,4 0,4 0,0 0,0 1,0 Ratio de 2-8 sur les 10 + 2,7 0,9 1,6 0,8 0,4 0,9 0,5 1,3 0,4 0,8 0,3 0,4 0,7 1,0

Heg Err Sab Ep Tho Pru Boj Ers Auf Bop Peu Pig Mel Pib Tot

Ti/ha 2-8 10 + 147 8,5 184 51,6 643 140,3 41 11,7 7 12,9 4 1,0 366 129,7 1028 136,0 46 0,5 79 42,6 15 8,6 0 0 0 0,2 0 0,1 2560 553,7

% 2-8 5,7 7,2 25,1 1,6 0,3 0,2 14,3 40,2 1,8 3,1 0,6 0 0 0 100 10 + 1,5 9,3 25,3 2,1 2,3 0, 2 23,4 24,6 0,1 7,7 1,6 0 0 0 100

Heg Err Sab Ep Tho Pru Boj Ers Auf Bop Peu Pig Mel Pib Tot

Ti/ha 2-8 10 + 36 2,4 241 46,5 1241 145,3 99 22,6 39 17 1 0,2 329 122,7 541 73,9 26 12,8 237 57,3 27 14,8 1 0,5 1 0 3 0,8 2823 516,9

% 2-8 1,3 8,5 44 3,5 1,4 0 11,7 19,2 0,9 8,4 1,0 0 0 0,1 100 10 + 0,5 9 28,1 4,4 3,3 0 23,7 14,3 2,5 11,1 2,9 0,1 0 0,2 100

Des données de volumes par essence calculés en 1965 à partir d'une partie du territoire de la concession de la compagnie McLaren ont été comparées aux données issues du 3e programme d'inventaire décennal pour la même superficie. Les données du 3e décennal ont été actualisées aux fins de calculs de possibilité forestière (PGAF 2008-2013), car elles ont plus de 10 ans. Seules les proportions de volume par essence ont été comparées2. Les résultats présentent une augmentation des proportions d'érables, de bouleaux à papier et, dans une moindre mesure, de bouleaux jaunes et de hêtres.

1 2

Résumé du tableau 23 ­ Dénombrement des gaulis d'essences commerciales selon les U.C., Belzile et al. (2007)

En effet, les volumes en m3 absolus présentent de telles différences qu'il ne nous est pas possible de les comparer. Il est possible que les tarifs de cubage employés à l'époque diffèrent des tables actuelles. Cette hypothèse est plausible puisque l'usage des bois, soit les diamètres employés et les essences, différait de l'usage actuel.

UC 064 F et 064 M

UC 64 F.

2

Tableau 2 : Comparaison entre les volumes par essence calculés pour une partie du territoire de la concession de la compagnie McLaren et les volumes compilés et actualisés issus du 3e programme d'inventaire décennal.

Vol. McLaren 1962-64-65 m3 13 413 4 663 839 2 037 842 406 9 210 453 2 991 741 113 027 192 177 29 727 12 551 827 148 56 503 1 034 712 100 261 6 213 563 712 851 37 442 28 247 657 Vol. calcul PG 2008 m3 10 059 10 026 710 8 764 570 61 528 10 459 635 11 580 813 286 751 1 010 868 60 655 40 278 2 157 249 347 345 1 608 881 220 077 6 896 524 1 151 407 170 542 11 299 54 865 193 Vol. Vol. McLaren calcul Différence 1962-64-65 PG 2008 % % % 0,0 0,0 0,0 16,5 18,3 1,8 7,2 16,0 8,8 0,0 0,1 0,1 32,6 19,1 -13,5 10,6 21,1 10,5 0,4 0,5 0,1 0,7 1,8 1,2 0,1 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 2,9 3,9 1,0 0,2 0,6 0,4 3,7 2,9 -0,7 0,4 0,4 0,0 22,0 12,6 -9,4 2,5 2,1 -0,4 0,1 0,3 0,2 0,0 0,0 0,0 100 100 0,0

Autre feuillu Bouleau jaune Bouleau à papier Chêne Épinette Érable Frêne Hêtre Mélèze Ostryer Peupliers Pin blanc Pin gris Pruche Sapin Thuya Tilleul Pin rouge Total

3. Raréfaction des feuillus peu tolérants (enjeu no 2), raréfaction des peuplements mixtes à feuillus peu tolérants

Des données de volume de l'époque McLaren (tableau 2), comparées aux volumes actuels, ont permis d'observer un maintien et une légère augmentation de la proportion de bouleaux jaunes, de même pour le chêne, le frêne et le tilleul.

Selon les données de Puigdevall (2009) au tableau 3 qui présentent l'évolution des peuplements à partir des cartes de la compagnie McLaren (1957), et de celles du 3e et 4e programme d'inventaire décennal, les superficies du groupement d'essences MFTF (peuplement mixte à feuillus tolérants à dominance feuillue) sont en augmentation (4 %) bien qu'une baisse ait été observée au troisième décennal. Quant aux MFTR (peuplements mixtes à feuillus tolérants à dominance résineuse), ils sont en diminution (6 %).

3

Tableau 3 : Proportion de tesselles par type de peuplement selon les sources de données (Puigdevall, 2009).

1957 % 4,2 12,8 12,3 17,3 15,5 9,0 28,9 3 Déc. (1994) % 13,2 28,8 20,3 5,6 10,6 2,3 19,3

e

4 Déc. (2004) % 6,2 21,2 22,8 9,2 19,1 2,9 18,7

e

Différence % 2 8.4 10.5 -8.1 3.6 -6.1 -10.2

FI FT MFIF MFIR MFTF MFTR R

La figure suivante (figure 1) présente les résultats du tableau 3, en combinant toutefois les peuplements feuillus ou à dominance feuillue ainsi que les peuplements résineux ou à dominance résineuse.

e

Elle démontre que l'enfeuillement a atteint son apogée dans les

années 90 (3 décennal), pour fléchir dans les années 2000 (4e décennal). Il est donc probable que la présence d'essences résineuses observée dans le couvert dominant des peuplements soit en voie de rétablissement, du moins pour le sapin (voir section 5).

Figure 1 : Évolution des proportions de peuplements feuillus et résineux (Puigdevall, 2009).

Évolution des peuplements feuillus et resineux

80% 75% 70% 65% 60% 55% 50% 45% 40% 35% 30% 25% 20% 1957 3è me Déc. F e uillus Resine ux 4èm e Dé c. 27,1% 30,8% 44,8% 55,2% 72,9% 69,2%

4

4. Raréfaction des résineux méridionaux, épinette blanche (Epb), épinette rouge (Epr), pruche (Pru), thuya (Tho), pin blanc (Pib) : enjeux nos 3 et 9

Les données du tableau 2 démontrent une diminution des proportions d'épinette (13,5 %) et de sapin (9,4 %). Telle que présentée précédemment à la figure 1, la proportion de strates à dominance résineuse a diminué dans les années 90, pour ensuite augmenter récemment (4e décennal). Toujours selon cet auteur, la diminution des proportions de résineux n'est pas directement liée à la récolte. Les perturbations naturelles pourraient avoir une influence importante. Les successions naturelles après feux et les épidémies pourraient expliquer ce phénomène. Cela doit cependant être davantage documenté.

Le tableau 1 présente la proportion de gaules pour le thuya et les épinettes. Celle-ci est inférieure à la proportion de tiges de taille commerciale. En supposant que la composition de la régénération soit représentative du futur peuplement, du moins pour les essences tolérantes, cela suggère une légère diminution des épinettes et une diminution plus importante pour le THO et les PINS.

5. Augmentation en proportion du sapin (enjeux nos 4, 11 et 19)

Comme cité précédemment, le tableau 2 présente une forte diminution pour le sapin selon les volumes du 3e décennal. Quant à la figure 1, elle présente un retour des proportions de strates résineuses pour le 4e décennal.

Selon Belzile et al. (2007), selon quatre types de strate, la présence de régénération de sapin (Sab) est élevée (tableau 4). En effet, cette essence présente environ 30 % du nombre de gaulis dans les strates d'érablières et plus de 50 % dans les bétulaies. Le sapin est presque aussi important que l'érable dans les strates d'érables, et surpasse toutes les autres essences dans les autres strates.

5

Tableau 4 : Nombre de gaules selon les types de strates (Belzile et al., 2007).

Cette augmentation de la présence du sapin n'est pas nécessairement inquiétante. Il semble que les proportions de la forêt naturelle soient de retour, suite à une diminution des résineux en général, comme cité précédemment. Il faut par contre s'assurer que cela ne se fera pas au détriment d'autres essences résineuses, et que les proportions historiques seront respectées.

6

6. Ouverture du couvert suite au jardinage (enjeu nº 5.2)

La figure 2 présente le résultat de l'occurrence des superficies de vieilles forêts dans le temps à l'aide d'une simulation avec le logiciel « Woodstock ». Selon les critères du MRNF, les vieilles forêts de structure inéquienne se reconnaissent à leur surface terrière supérieure à 26 m2/ha (Leblanc, M., 2005)3. Le graphique démontre que les forêts de plus de 26 m2/ha sont en déclin dans le temps, suite aux travaux sylvicoles programmés. À la présente simulation, les vieilles forêts sont en disparition vers la période 15, soit dans 75 ans. La

simulation n'a toutefois pas tenu compte des territoires protégés. Pour être plus réaliste, il faudrait considérer les refuges, les îlots de vieillissement et les aires protégées qui contribueront à préserver les vieilles forêts. De plus, il faudrait considérer davantage la structure des peuplements (classes de diamètre) dans les simulations, ce qui n'est pas le cas dans la présente analyse (figure 2).

Selon les critères de l'OPMV, un minimum de 4 m2/ha doit être représenté pour chacune des 4 classes de diamètre (10-22, 24-38, 40-48, 50 cm et plus). Ainsi, au moins 12 m2/ha doivent être représentés pour les 24 cm et plus, et 8 m2/ha pour les 40 cm et plus.

3

7

Figure 2 : Occurrence des vieilles forêts sur un horizon de 150 ans suite aux interventions forestières (ha).

7. Raréfaction des gros arbres (enjeu nº 7)

Afin d'évaluer cet enjeu, des parcelles d'inventaire de l'UAF 064-51 des saisons 2005-06, 2006-07 et 2007-08 pour des superficies soumises aux coupes partielles ont été analysées. Le nombre de tiges de 50 cm et plus avant la récolte a été comparé au nombre de tiges résiduelles après la récolte. Près de 50 % des tiges sont toujours présentes après coupe. Cela représente entre 14 à 16 tiges à l'hectare, soit un maximum observé de 22 et un minimum de 8 ti/ha avant la coupe. Après la coupe, environ 7 à 8 tiges à l'hectare ont été observées, pour un maximum de 15 et un minimum de 3 tiges à l'hectare. Il s'agit surtout de tiges de qualité C et R (à plus de 50 %).

En ce qui concerne la coupe multitraitement avec martelage (CMM), un traitement innovateur à l'essai depuis 2007, c'est 59 % des tiges de 50 cm et plus qui sont conservées,

8

soit environ 8 tiges à l'hectare. Ainsi, l'application de nouvelles méthodes de coupe apporte un résultat significatif. Les coupes partielles de 2005 à 2007 visaient un assainissement plus systématique alors que la CMM permet une plus grande latitude dans le choix des tiges.

8. Raréfaction du bois mort (enjeux nºs 8 et 17)

Selon Gauthier et al, (2008) au tableau 5, 21 % des points de contrôle en coupe partielle présentent de hautes souches (tiges sur pied dont la partie supérieure seulement a été prélevée). De plus, 67 % présentent des chicots (bois mort sur pied). Ces estimations démontrent qu'entre 7 à 14 m3/ha de matière ligneuse marchande sont laissés sur le parterre de coupe. Cela ne comptabilise pas le volume non marchand, c'est-à-dire le volume des branches dont le diamètre est inférieur à 10 cm de diamètre. Ces branches sont aussi laissées sur le parterre de coupe.

9

Tableau 5 : Bois mort en coupe partielle (Gauthier et al, 2008).

Tableau 21: Présence de hautes souches (HS) après traitement CFHL 2008-2007

Nbr. de points de contrôles Nbr. de présences Présence (%)

139 30 21.6%

*Ce tableau tient compte seulement des points où la donnée a été inscrite sur la fiche d'évaluation. Tableau 22: Présence de chicots après coupe CFHL 2008-2007

Nbr. de points de contrôles Nbr. de présences Présence (%)

145 97 67%

*Ce tableau tient compte seulement des points où la donnée a été inscrite sur la fiche d'évaluation.

En ce qui concerne les coupes de régénération au tableau 6, 42 % des points de contrôles présentent de hautes souches, ce qui peut signifier 0,9 tige à l'hectare. Les chicots sont présents entre 2 et 27 %, ce qui signifie environ 0,9 tige à l'hectare. Le volume marchand Cela ne laissé sur les parterres de coupe en CPRS représente en moyenne 2 m3/ha.

comptabilise pas le volume non marchand et les chicots qui n'ont pas de valeur commerciale (non sains).

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Tableau 6 : Bois mort en coupe de régénération (Gauthier et al, 2008).

Tableau 37 : Présence de hautes souches après traitement

Nbr. de points de contrôles Nbr. de présences Présence (%) Nbr. ha Dénombrement Nbr. de hautes souches/ha

CFHL 07-08 146 62 42%

Forget 07-08 55 0 0%

Radermaker 07-08 oculaire

326.1 308 0.9/ha

*Tient compte seulement des points de contrôles où la donnée a été inscrite sur la fiche d'évaluation. Tableau 38 : Présence de chicot sur pied après traitement

CFHL 06-07 Nbr. de points de contrôles Nbr. de présences Présence (%) Nbr. Ha Dénombrement Nbr. de chicots/ha 118 9 8% 07-08 146 39 27%

Forget 06-07 100 11 11% 07-08 55 1 2%

Radermaker 06-07 120 n/d n/d 07-08 visuel

520.46 424 0.8/ha

*Tient compte seulement des points de contrôles où la donnée a été inscrite sur la fiche d'évaluation.

Actuellement, au plan général 2008-2013, 9 314 ha sont prévus en coupe de régénération (CR), et 3 125 ha en coupe de jardinage (CJ). Sur ces superficies en CR, une partie est réalisée à l'aide d'abatteuses multifonctionnelles, ce qui permet de conserver les branches sur le parterre de coupe.

De plus, afin d'obtenir une quantité intéressante de bois mort sur le parterre de coupe, dans le cadre du projet pilote d'expérimentation opérationnel d'un mode de gestion par objectifs, il est demandé aux opérateurs de conserver environ une haute souche et un chicot par demijournée de travail, ce qui représente environ une à deux tiges à l'hectare.

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Selon Doyon et al, 2005, environ 156 ti/ha de chicots de 5 cm et plus ont été observés en forêt naturelle. Après coupe sélective, cela représente 97 ti/ha et après une coupe par bande 119 ti/ha. Une centaine de tiges à l'hectare équivaut à une tige de 16 cm par point de prisme, ou 2 tiges de 22 cm, ou encore 3 tiges de 28 cm de diamètre.

9. Enfeuillement des peuplements résineux purs (enjeu nº 10)

Le document Lessard (2008), soit le guide sylvicole de l'UAF 064-51, permet d'observer la proportion de feuillus intolérants pour des stations de résineux purs, suite à une coupe finale. Il s'avère que presque autant de Bop et Pet, en coefficient de distribution, se retrouvent dans les stations de résineux purs que dans les strates mélangées. Ainsi, les stations de résineux purs ont tendance à ressembler à celles mélangées après une CPRS ou une coupe totale. De plus, le niveau de compétition est élevé.

Tableau 7 : Coefficient de distribution des feuillus intolérants pour les stations de résineux purs (Lessard, 2008).

Extrait de tableau 62 : Coefficient de distribution (moyenne et écart-type) des feuillus intolérants et des autres feuillus non commerciaux par station, et stade de développement potentiel de compétition pour les stations résineuses. Nb. Stade Grapp évolutif es L 9 F 10 S 41 L 7 F 9 S 17 L 18 I 23 F 8 S 136 L 21 I 75 F 101 S 178 S 6 L 5 I 21 F 39 Noncommerciaux Moy. E.T. 12 24 ------20 24 ------------------4 11 1 6 ------------------6 21 7 20 4 14 ------------2 8 -------

Station M07-RS20-mince M07-RS20-mince M07-RS20-mince M09-RS21 M09-RS21 M09-RS21 M10-RE21 M10-RE21 M10-RE21 M10-RE21 M16-RS22 M16-RS22 M16-RS22 M16-RS22 M17-RE22 M21-RS25 M21-RS25 M21-RS25

FI (Bop + Pet) Moy. E.T. 73 31 44 27 32 27 33 34 17 20 31 30 49 39 46 33 49 34 23 32 63 38 59 32 49 33 41 31 22 13 48 27 28 30 54 29

Compétition pour la station Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Moindre (validation terrain) Moindre (validation terrain) Moindre (validation terrain) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Moindre (validation terrain) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.)

12

M21-RS25 M22-RE25 M23-RS38 M24-RE39 M27-RS12 M27-RS12 R02-minceE R04-mince R04-mince R04-mince R04-mince R09-RS22 R12-RS25 R15-RE38

S S S S F S L L I F S S S S

226 47 42 24 5 11 5 7 12 6 13 51 5 5

43 34 45 36 48 40 2 9 46 50 62 55 58 14

31 37 36 36 28 31 4 15 27 38 26 25 29 11

4 0 9 3 4 ----------------------------

11 3 16 10 9 ----------------------------

Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Moindre (validation terrain) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Moindre (validation terrain)

Le stade évolutif L représente le stade de lumière, I, intermédiaire, F, faciès et S le dernier stade, soit stable.

10. Fragmentation des massifs, entre autres due à la coupe mosaïque (CMO : enjeux nos 12 et 18)

Pour le territoire de l'UAF 064-51, 60 % de la récolte est réalisée en coupe de régénération, soit 9 300 ha annuellement. De ces superficies, 60 % doit être réalisé en coupe par mosaïque. Dans le domaine de la forêt feuillue, les récoltes sont déjà dispersées sur le territoire, selon la disposition des peuplements forestiers. Après coupe partielle (40 % des superficies), le couvert forestier demeure. Le morcellement est plus important dans le nord de l'UAF, où se retrouvent surtout les forêts résineuses sujettes à la coupe de régénération. Ces coupes peuvent laisser des marques dans le paysage pendant près de 10 ans (CPRS). Selon Anger et al. (2005), des aménagements comportant de multiples traitements imitant les conditions naturelles assurent plus efficacement la protection des habitats.

La CMO ne serait pas une bonne solution de traitement sylvicole en ce qui concerne la faune et ses habitats selon Mme Gaétane Boisseau, biologiste (biol. M.Sc., comm. pers.). Ses observations concernent trois projets pilotes d'aménagement écosystémiques (Triade en Mauricie, Réserve faunique des Laurentides, Tembec en Abitibi). La coupe mosaïque visait l'aménagement de l'habitat d'espèces-vedettes pour la chasse et répondait adéquatement à ces besoins. Par contre, ces aménagements sont très néfastes pour d'autres espèces plus sensibles au morcellement du territoire.

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Le partitionnement du territoire réduit les possibilités de corridors fauniques et réduit les massifs de forêts intérieures. Cela nuit particulièrement à l'habitat d'oiseaux néo-tropicaux (qui migrent). Ce mode d'aménagement du territoire nécessite un réseau routier plus

élaboré. Ces chemins sont un obstacle important à la libre circulation de certaines espèces, comme les reptiles et tortues.

11. Raréfaction des gaulis denses de résineux, due à l'éclaircie précommerciale (EPC : enjeux nos 14 et 21)

Selon le PGAF 2008-2013 (MRNF et al, 2008), les superficies à traiter en EPC sont de 2056 ha alors que les superficies traitables, selon les critères de l'OPMV 7 (Cimon, A. et Labbé P., 2006), seraient de 53 761 ha. Alors, seulement 4 % des superficies traitables sont prévues à être traitées. Nous pouvons dire que cet OPMV est amplement atteint, et que les traitements d'EPC pour ce territoire ne sont pas abusifs.

Tableau 8 : Calcul de la superficie à traiter pour UAF 061-51

Somme d'hectares Régénération Total Naturel 45 917 Plantation 13 817 Total 59 734 % maximal à traiter * 90 100 Superficie maximale 41 326 13 817 55 143 Superficie réelle 39 944 13 817 Total

53 761

* Les plantations sont traitées en EPC en priorité, à 100 % de leurs superficies. 10 % des superficies en régénération naturelle sont conservées selon leur densité naturelle, 90 % est à traiter.

Lorsque des superficies traitables ne sont pas toutes traitées, c'est que, d'une part certaines comportent parfois une régénération naturelle adéquate. De plus, il faut respecter la somme de crédits sylvicoles disponibles, alors qu'une bonne partie de celle-ci est employée à la coupe de jardinage. D'autre part, la main-d'oeuvre forestière n'est pas toujours disponible. Enfin, la politique de rendement soutenu plutôt qu'accru empêche de réaliser davantage de travaux.

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12. Raréfaction des forêts de résineux mûrs et surannés (enjeu no 15)

Une simulation « Woodstock » des aménagements forestiers, sur un horizon de 150 ans pour les forêts équiennes à leur optimum de production forestière, a été réalisée. La figure suivante permet d'observer qu'à la 21e période, soit dans 105 ans, les vieilles forêts4 risquent de disparaître. Par contre, il faut considérer que le modèle de simulation ne considère pas qu'une certaine superficie soit protégée et ne sera soumise à aucun traitement de récolte.

Figure 3 : Évolution des superficies en sénescence pour les forêts équiennes à leur optimum de production forestière.

4

Le modèle compile les surfaces des peuplements qui ont atteint ou dépassé le volume total maximum enregistré sur la courbe de production

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13. Uniformisation de la structure verticale suite à la CPRS par rapport à la dynamique des feux et/ou TBE (enjeu nº 22)

Le tableau suivant (tableau 9) permet d'observer les strates du modèle par courbe du diagnostic sylvicole du plan général d'aménagement forestier 2008-2013. Le facteur de

Liocourt (facteur q) a été considéré pour déterminer la structure du peuplement. Il s'avère que 5,4 % des strates du modèle par courbe, en termes de superficies, seront uniformisées, soit traitées comme des strates équiennes, alors que leur structure est irrégulière ou jardinée. Il s'agit donc d'une faible proportion de strates forestières qui seront uniformisées.

Il serait possible d'étudier plus en détail la structure des peuplements, en employant par exemple le facteur de Shannon ou les indices de diversité. Quant à la comparaison avec la dynamique des feux et des perturbations telles la TBE, le projet McLaren5 phase II ainsi que le projet de dynamique des peuplements en phase III présenté par l'IQAFF6 apporteront un éclairage nouveau sur la question.

5 6

Phase II de Puigdevall, J. P. (2009). Institut Québécois d'Aménagement de la Forêt Feuillue (IQAFF).

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Tableau 9 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64M, calculs de possibilité forestière 2008-2013.

64 M Structure Équienne Courbe Essence objectif BOP EPN ERR PET SAB Données Superficie Nb. strates 18 643,0 81 584,3 18 718,3 761,5 183 866,8 303 573,9 437,8 7 546,4 7 984,2 9 342,2 9 342,2 320 900,3 24 90 18 2 177 311 1 5 6 5 5 322 % superficie 5,8 25,4 5,8 0,2 57,3 94,6 0,1 2,4 2,5 2,9 2,9 100

Total Équienne Irrégulière BOP SAB Total Irrégulière Jardinée SAB Total Jardinée Total

Tableau 10 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64F, calculs de possibilité forestière 2008-2013.

64 F Structure Équienne Courbe Essence objectif BOJ BOP EPN ERR ERS PET PIG SAB THO Données Superficie 658,9 401 897,4 601,6 1 486,9 533,7 438,7 27 028,9 619,1 32 666,2 320,3 320,3 592,8 592,8 33 579,3 Nb. strates 2 4 7 1 6 1 2 74 3 100 2 2 1 1 103 % superficie 2,0 1,2 2,7 1,8 4,4 1,6 1,3 80,5 1,8 97,3 1,0 1,0 1,8 1,8 100

Total Équienne Irrégulière THO Total Irrégulière Jardinée SAB Total Jardinée Total

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Tableau 11 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64R, calculs de possibilité forestière 2008-2013.

64R Structure Équienne C Essence objectif BOP EPN ERR SAB Données Superficie 38 896,6 35 842,2 352,2 64 074,9 139 165,9 596,6 596,6 139 762,5 Nb. strates 33 56 1 69 159 1 1 160 % superficie 27,8 25,6 0,3 45,8 99,6 0,4 0,4 100

Total Équienne Jardinée SAB Total Jardinée Total

14.

Conclusion

Les données recueillies et étudiées, pour chacun des enjeux énumérés, proviennent de données existantes pour le territoire de l'UAF 064-51. Elles fournissent des pistes de

réponses et ne présentent pas de valeurs absolues pour le territoire. La mise en commun des divers enjeux permettra une analyse globale en vue d'élaborer des stratégies d'aménagement forestier propres au territoire du projet intégré « Le Bourdon ».

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Références

ANGER, V. et al.. Comparing composition and structure in old-growth and harvested (selection and diameter-limit cuts) northern hardwood stands in Quebec, Forest Ecology and Management, 2005,217 275-293. BELZILE, J-f et al. Inventaire de connaissance des coupes partielles réalisées avant 1990 sur le territoire des aires communes 064-01 et 064-03, phase 2. Volet I, Association des intervenants forestiers des Hautes-Laurentides, janvier 2007, 61 p. BELZILE, J-F et al.. Diagnostic sylvicole de peuplements traités par coupe de jardinage il y a 10 ans (UAF 064-51), CSRE-Forêt, mars 2008, 52 p. CIMON, A. et LABBÉ P.,. Lignes directrices visant à encadrer la pratique de l'éclaircie précommerciale afin d'assurer le maintien de la biodiversité, objectif de protection et de mise en valeur du milieu forestier, Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, décembre 2006, 20 p. DOYON et al.. Effects of strip and single-tree selection cutting on birds and their habitat in a southwestern Quebec northern hardwood forest. Forest Ecology and Management,2009,p.101-115. DUCHESNE, L. et OUIMET, R. Population dynamics of tree species in southern Quebec, Canada : 1970-2005., Forest ecology and Management, 255 3001-3012, 2008. GAUTHIER, P. et al.. Expérimentation opérationnelle d'un mode de gestion par objectifs (GPO), unité d'aménagement forestier 064-51, bilan 2007-2008, rapport final, Association des intervenants forestiers des Hautes-Laurentides, septembre 2008, 92 p. LEBLANC, M. et DÉRY, S.. Lignes directrices pour l'implantation des îlots de vieillissement rattachés à l'objectif sur le maintien de forêts mûres et surannées, Partie 1 : intégration aux calculs de la possibilité forestière,Québec, gouvernement du Québec, ministère des Ressources naturelles et de la Faune, direction de l'environnement forestier, novembre 2005, 21 p. LESSARD, G. et al.. Guide sylvicole de l'UAF 064-51, Centre Collégial de Transfert de Technologie en foresterie (Centre d'enseignement et de recherche en foresterie; CERFO), mars 2007, 254 p. MRNF et al.. Plan général d'aménagement forestier pour l'UAF 064-51 ministère des Ressources naturelles et de la Faune, version B6, 4 décembre 2008.

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PUIGDEVALL, J. P.. Portrait historique de l'UAF 064-51 selon la concession McLaren, rapport final, La Coopérative forestière des Hautes-Laurentides (CFHL), Service de l'Innovation et de l'Expérimentation, février 2009, 24 p.

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Annexe E

Enjeux de biodiversité traités par l'APL

Sujets : Fragmentation Forêt d'intérieur Corridor forestier Espèce d'intérieur et de bordure Ensapinage Structure verticale et horizontale

Présenté au Comité de biodiversité Projet le Bourdon

Par Anaïs Gasse et François Trottier Association des pourvoiries des Laurentides

Le 11 mars 2009

Enjeux de biodiversité (fragmentation et forêt d'intérieur)

Remerciements ________________________________________________________________3 Avant-propos__________________________________________________________________4 Général ______________________________________________________________________5

Définition ________________________________________________________________________ 5 Impacts __________________________________________________________________________ 5 Effet de bordure ___________________________________________________________________ 6 Logiciels _________________________________________________________________________ 7

Caractéristiques des fragments ___________________________________________________7

Forêt d'intérieur - Taille _____________________________________________________________ 7 Configuration _____________________________________________________________________ 8 Distance de séparation ______________________________________________________________ 8

Corridors_____________________________________________________________________9

Définition ________________________________________________________________________ 9 Largeur __________________________________________________________________________ 9 Longueur _________________________________________________________________________ 9

Effets de la route_______________________________________________________________9 Espèces d'intérieur, de bordure ou indicatrices _____________________________________10

Espèces d'intérieur ________________________________________________________________ 10 Espèces de bordure ________________________________________________________________ 10 Espèces indicatrices _______________________________________________________________ 11

Conclusions sur la fragmentation ________________________________________________13 Autres études d'intérêt _________________________________________________________13 Ensapinage __________________________________________________________________14 Structure verticale et horizontale_________________________________________________18 Annexe 1 ____________________________________________________________________20 Annexe 2 ____________________________________________________________________22 Références___________________________________________________________________25

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Remerciements

Les renseignements contenus dans le présent document ont été obtenus en partie grâce au financement fourni par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme des collectivités forestières. De plus, le programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier (Volet II) contribua au financement de ce projet.

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Avant-propos

Dans le cadre du projet Le Bourdon, un groupe de travail fut formé pour traiter des différents enjeux de biodiversité associés à l'UAF 064-51. Le présent document fut produit dans le but de répondre aux questionnements de ce groupe. Une revue de littérature a été effectué pour documenter les aspects davantage liés à la fragmentation, aux forêts d'intérieur, aux effets de bordure et les corridors forestiers. Elle ne fait que relater les résultats des différentes études. De plus, des analyses furent effectuées afin de documenter les enjeux liés à l'ensapinage et à la structure verticale et horizontale des peuplements.

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Général

Définition Selon le Petit Robert, le terme fragmentation provient du latin fragmentum, « enfreindre » et réfère au fractionnement, au morcellement, à la parcellisation ou à la division d'un tout, d'un système ou d'un ensemble. Voici une image, tirée de Jaeger, 2000 (dans Ouimet 2008), pour illustrer le tout :

Figure 1. Phases de fragmentation (tirée de Jaereg 2000 dans Ouimet 2008)

Impacts La perte d'habitat et l'isolation sont les conséquences 2 majeures de la fragmentation et cela aura un impact sur la richesse de la biodiversité ainsi que sur la survie des espèces (Darveau et al. 2001). Une revue de littérature a été effectuée par Fahrig (2003) afin d'illustrer les impacts de divers facteurs sur différents éléments de la biodiversité (voir tableau 1). On note d'autres effets de la fragmentation tel que 1) la perte d'habitat et l'insularisation; 2) changement microclimatique et physique; 3) effets de lisière (Kneeshaw 1996, Nault 1996 DANS Gilbert 1997). Watson (2005) dresse une liste des impacts de la fragmentation sur les populations fauniques et les espèces animales (voir Annexe 1). Cependant, il est impossible de généraliser l'impact de la fragmentation car cela dépend de l'espèce concernée (Kupfer et al 2004). Cela variera en fonction du type et de la structure du

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paysage ainsi qu'en fonction de l'échelle spatiale et des processus écologiques concernés. Il est a noté que la déforestation n'est pas synonyme de fragmentation.

Tableau 1. Effets de la fragmentation sur la biodiversité (Tiré de Fahrig 2003) Effet de bordure Il est important de faire la différence entre « effet de bordure » et « écotone ». En effet, l'écotone est une zone naturelle entre deux milieux et il est souvent riche en habitats. Par conséquent, la biodiversité y est souvent élevée. La bordure constitue un milieu plus hostile pour la faune puisque cela constitue une limite brusque entre deux milieux (Ouimet 2008). De plus, elle est souvent d'origine anthropique. Le taux de décomposition est plus rapide à la bordure, il y a plus de luminosité, la densité de feuilles est plus élevée, on retrouve davantage d'épaisseur de feuilles (foliale layers), plus d'espèces intolérantes à l'ombre, plus d'espèces pionnières, plus de plantes exotiques et plus de décidus et d'arbustes (Kremsater et Bunnell 1999). La bordure est plus à risque des damages tels que le chablis, dessèchement ou à l'émondage. L'effet de bordure peut être influencé par plusieurs facteurs tels que la structure (pente, dhp, essence, etc.) et la densité. Kremsater et Bunnell (1999) mentionnent que cet effet peut se faire sentir jusqu'à environ 180 m pour la température, environ 200 m pour le vent, environ 150 m pour l'humidité/réduction de l'évapotranspiration et environ 100 m pour la radiation. Le vent peut parfois être perçu jusqu'à une distance équivalente à 100 fois la hauteur des arbres (Simberloft -6-

1994 dans Hébert 1997). Aussi, la prédation liée à la bordure peut se faire sentir jusqu'à 600 m à l'intérieur de la forêt cependant un changement de végétation se fait sentir jusqu'à 30 m de la bordure (Faaboorg et al. X).

Dans la sapinière à bouleau blanc, l'effet de bordure se fait sentir jusqu'à 300 m selon Larue et al. (1995). Toutefois, dans la Réserve Faunique de la Rouge-Matawin, les forêts profondes ont été identifiées à 100 m de la bordure lorsque l'environnement voisin était au stade de semi et d'ouverture non-forestière (eau, dénivelé humide ou sec) et 50 m lorsqu'il s'agissait de gaulis et d'aulnaies (Doyon 2002). Selon une étude dans les parcs nationaux québécois, à proximité d'un sentier pédestre, l'effet de bordure se ferait sentir jusqu'à 25 m à l'intérieur de la forêt (Ouimet 2008). Logiciels Plusieurs logiciels ont été mis au point afin d'évaluer le niveau de fragmentation d'un territoire. En voici quelques uns, mais il est a noté qu'il en existe plusieurs autres. - S*IRIS est un logiciel utilisé pour les aires protégées et biodiversité au Québec (Hébert 1997). - Complan-GIS permet d'introduire les contraintes de contiguité, de couverts, de répartition des classes de tailles et de hiérarchie spatiale permettant de reproduire plusieurs régimes de répartition spatiale. Il simule la croissance avec des modèles par courbes seulement (Doyon 2002). Le logiciel reconnaît 4 niveaux : unités d'analyse (toute la forêt) aller au peuplement. - L'index de fragmentation de Riitters inclue la dimension du fragment, le facteur « bordure », la distance entre les fragments et il peut utiliser des cartes à 1 km de résolution. Le calcul de fragmentation doit tenir compte de la composition du paysage donc la configuration du paysage, la configuration des fragments et les configurations des bordures (Kupfer et al. 2004). - FRAGSTATS s'utilise avec ArcGIS. Plusieurs critères sont à respecter. Semble populaire. - FRAGMATIK basé sur FRAGSTATS peut être utilisé en milieu forestier et doit tenir compte des changements futurs. Utilise des poids afin de donner une « résistance » à la matrice (Ouimet 2008).

Caractéristiques des fragments

Forêt d'intérieur - Taille Selon Faaborg et al (X), la grandeur de l'habitat est plus importante que l'hétérogénéité de l'habitat, le degré d'isolation et que la structure végétale. La majorité des auteurs s'entendent pour dire qu'un grand habitat d'intérieur devrait couvrir plus de 2 000 ha. En effet, Porneluzi et Faaborg (1999) parlent de plus de 2 000 ha, Kupfer et al. (2004) mentionnent 2 300 ha alors que Faaborg et al (X) considèrent qu'une grandeur minimale de 3 000 ha devrait être conservée mais que les petites réserves conservent leur importance. Néanmoins, dans le sud du Québec, Dufault (X) définie une forêt continue comme un bloc de 1 000 ha de forêt profonde. Aussi, dans la Réserve Faunique Rouge-Matawin, un massif de forêt profonde mesurait 200 ha (Doyon 2002). Dans les CPRS, il serait insuffisant pour la biodiversité de conserver des blocs de 10 ha (Darveau et al. 2001). D'ailleurs, dans certains cas, il pourrait être suffisant de conserver 10 ha de forêt

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ancienne si elle est entourée de forêt comparable alors que 100 ha sera nécessaire si elle est entourée de coupe à blanc (Harris 1984 in Hébert 1997). Néanmoins, plus l'îlot résiduel sera grand moins il sera affecté par le milieu environnent (Ouimet 2008). Kupfer et al. (2004) mentionne qu'il est important de distinguer une vraie forêt d'une forêt falsifiée (ex. forêt reboisée) afin de considérer quelle valeur doit être accordée à la forêt environnante. En effet, les caractéristiques de la forêt environnante auront un fort impact sur les populations locales habitant à l'intérieur des fragments. Configuration Les îlots devraient faire 200 ha avec une largeur minimale de 500 m (Environnement Canada 2004). De plus, ils devraient être compact (Faaborg et al. X) et idéalement carrés ou ronds (Environnement Canada 2004) ou du moins, les formes linéaires devraient être évitées (Ouimet 2008). Tous les ouvertures (lignes électriques, routes...) devraient être en bordure des fragments (Faaborg et al. X). L'effet de la perte d'habitat et de la fragmentation se font sentir lorsqu'il reste moins de 30% du couvert d'origine mais cela peut varier entre 60 et 10% selon la sensibilité de l'espèce, le nombre et l'arrangement des fragments, l'échelle d'analyse, etc. (Kupfer et al 2004). Néanmoins, certaines études considèrent que les impacts de la fragmentation sont visibles seulement lorsqu'il ne reste que 20 à 30% d'habitat à l'échelle du paysage, cependant aucune étude empirique ne l'a prouvé (Fahrig, 2003). Environnement Canada (2004), qu'en à eux, propose que dans un bassin hydrographique, 10% du couvert devrait être situé à 100 m ou plus de la lisière, 5% du couvert forestier devrait être situé à 200 m ou plus de la rivière. Dans les fragments, il est important de maintenir la complexité de la structure du peuplement et l'hétérogénéité du paysage (âge et structure du peuplement, hétérogénéité verticale associée avec les différentes strates de canopée, présence de chicots et débris ligneux au sol, variation dans la structure des trouées de la canopée)(Kupfer et al. 2004). Distance de séparation Ce qui entoure les îlots restant influencera les populations de ces fragments, ainsi que la distance qui parcourue par les espèces d'un îlot à un autre. Aussi, le fait que l'espèce soit spécialiste, ait un grand territoire ou qu'il puisse se disperser facilement influencera sur la distance minimale requise entre les îlots (Kupfer et al. 2004). Dans la mesure du possible, les fragments devraient être proches les uns des autres (Faargoorg et al.). À cet effet, Dufault (sud du Québec) considère que les fragments sont proches lorsque la distance entre les lots est de 10 km. Cependant, selon Environnement Canada (2004), les îlots devraient être à moins de 2 km de distance. Autant que possible, ces fragments devraient former un réseau en étant relié par des corridors forestiers.

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Corridors

Définition Il s'agit d'une bande d'interrelation entre les blocs résiduels. Pour qu'un corridor soit efficace, il doit être suffisamment large pour contenir une aire suffisante d'environnement d'intérieur, hormis la bordure (Miller et al. 1995 in Hébert 1997). Quelque soit la méthode utilisée pour relier les blocs, il est important de diversifier les approches (Kupfer et al. 2004). Pour assurer une connectivité entre les fragments, une méthode constituée de 6 étapes fut développée par Beier et Lee (2002) : Étape 1: Identifier les habitats qui devront être reliés Étape 2 : sélectionner quelques espèces d'intérêt à partir des espèces présentes sur le territoire Étape 3 : Evaluer les besoins des espèces sélectionnées Étape 4 : Pour chaque corridor potentiel, évaluer comment le corridor choisi pourra permettre la mobilité des espèces choisies Etape 5 : Dessiner les corridors sur une carte Etape 6 : Planifier un programme de monitoring

Néanmoins, il existe plusieurs avantages et inconvénients à la présence des corridors. Voir les listes d'arguments pour et contre les corridors fait par McKenzie (1995) en annexe 2.

Largeur Afin que les corridors soient optimums, la largeur devrait tenir compte de l'effet de bordure et de la tendance à se déplacer de l'animal ciblé (McKenzie, 1995). La largeur minimale devrait tenir compte de la grandeur et de la forme du territoire occupé par l'animal tout en étant suffisamment large pour éviter l'invasion d'espèces végétales non désirées. Dans un monde idéal, les corridors devraient être aussi larges que possible (Bond 2003). Leurs dimensions varieront en fonction de l'espèce et du type d'habitat mais devraient au moins mesurer 300 m de large. De plus, aucune maison ou autre habitation ne devraient se retrouver à moins de 90 m du corridor. Environnement Canada (2004) mentionne qu'une largeur minimale de 100 m devrait être maintenue. Longueur Pour être efficace, le corridor ne devrait pas être plus long que le territoire de l'espèce ciblée (Harrison 1992 in McKenzie 1995)

Effets de la route

La route constitue un habitat de bordure, occasionne des perturbations fréquentes, augmente la pollution de l'air, l'érosion du sol, le bruit, la perturbation humaine, le risque de présence d'espèces exotiques, etc. (Reed, Johnson et Baker 1996). De plus, la route fragmente le paysage, occasionne une perte d'habitat, cause une réduction des habitats utilisables proche des routes par les cerfs et les wapitis et augmente le bruit et la perturbation visuelle pour les animaux (Watson 2005). Aussi, des mortalités et une augmentation du braconnage lui sont directement liées.

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En ce qui concerne le dérangement sonore, deux indicateurs ont été utilisés dans l'étude de Doyon (2002) sur le territoire de la Réserve Faunique Rouge-Matawin: 1) le dérangement sonore occasionné par les chantiers de récolte et 2) le dérangement sonore occasionné par le camionnage. Dans les deux cas, le dérangement sonore associé avait des répercutions jusqu'à 1 500 m de distance. Dans cette même étude, on y retrouve aussi comment faire pour simuler cette « contrainte ». Les routes peuvent aussi avoir un effet néfaste sur la vie aquatique. En effet, l'ensablement de l'habitat du ruisseau et du poisson par les sédiments provenant des bordures de chemins ou de la route en soi constitue un problème considérable. Quelques études ont montrés que les routes pouvaient avoir un effet négatif sur ces milieux à une distance de quelques centaines de mètres et parfois jusqu'à 1 000 m (Forman 1995 dans Ouimet 2008). De plus, le plomb et le sel pourront nuire aux systèmes aquatiques même si ceux-ci sont situés à 60 m de la route. La route pourrait avoir un effet jusqu'à une centaine de mètres sur les espèces d'oiseaux dites d'intérieur (Forman 1995 dans Ouimet 2008). Aussi, le limon, la poussière et le sable de la route peuvent être perçues jusqu'à 40 m dans les bois.

Espèces d'intérieur, de bordure ou indicatrices

Les espèces dites de bordures sont les espèces que l'on retrouve dans les forêts mais près des ouvertures. Tandis que les espèces d'intérieur recherchent des caractéristiques de la forêt que l'on retrouve lorsque les effets de bordure ne se font plus sentir. Espèces d'intérieur * Viorne, érable, fraises, érable à sucre, hêtre à grandes feuilles, érable rouge, hêtre. Junco ardoisé, Chouette rayée, paruline à poitrine baie, paruline noir et blanc, paruline à gorge orangée, paruline du Canada, paruline à collier, paruline couronnée, grimpereau brun, roitelet à couronne dorée, grive solitaire, paruline verdâtre, grive à dos olive, troglodyte mignon, jay bleu, pic mineur, viréo yeux rouges, pékan, moufette, Grand-pic (Kremsater et Bunnell 1999) Hêtre, érable rouge, érable à sucre, tyran à gorge cendré, gros bec errant, mésange buissonnière, mésange à tête brune, junco ardoisé, viréo de Hutton, mésange unicolore, grive... Espèces de bordure Pic chevelu, chevaliers, viréo yeux rouges, paruline verdâtre, orignal, cerf de Virginie, martre, ours, chauve-souris (Kremsater et Bunnell 1999)

*

Les espèces en italique sont des espèces pouvant être associées tant à la bordure qu'à la forêt d'intérieur.

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Espèces indicatrices « Valeria Echegoyen (1999) a suggéré une démarche pour l'élaboration d'indicateurs locaux d'aménagement forestier durable pour la Forêt Montmorency (Québec). Cette démarche comprend sept étapes: la préparation d'une liste préliminaire des enjeux, la proposition d'une première liste d'indicateurs, l'élaboration d'une deuxième liste d'indicateurs, la validation des indicateurs, la validation des objectifs pour les indicateurs, la confrontation ou l'harmonisation et la vérification des indicateurs sur le terrain. » Source : Hétu et al. 2002 De plus, Kneeshaw et al (2000) propose que le filtre fin devrait inclure les espèces menacées ou vulnérables ainsi que les espèces commerciales. Pour la sapinière à bouleau blanc et à bouleau jaune, Hétu et al. (2002) ont dressé une liste d'espèces indicatrices afin d'évaluer l'hypothèse stipulant que l'aménagement forestier n'a pas d'effet sur la richesse et l'abondance des espèces ni sur leur répartition dans le temps et l'espace. Jeunes forêts : orignal, lynx du Canada, lièvre, gélinotte, Pic Chevelu Forêt mûres : grand polatouche, chouette raye, mésange à tête brune, bec-croisé des sapins, chauve-souris nordiques, campagnol des rochers Vielles forêts : martre, Pic à dos noir, Nyctale de Tengmalm, chauve-souris argentée « En 2001, un groupe de chercheurs du Réseau de Centres d'Excellence sur la Gestion Durable des Forêts a dressé une liste préliminaire des groupes d'espèces potentiellement pertinents à suivre (Macnab et Moses 2001). Cette liste incluait: des petits mammifères (campagnols, lièvres et castors), des oiseaux (hiboux, pics, gélinottes, tétras et passereaux) des amphibiens (grenouilles et crapauds), des insectes (carabidés, fourmis, et insectes du bois mort) et des plantes (lichens, champignons et mauvaises herbes). » Source : Hétu et al. 2002 Plusieurs études associent la martre comme l'espèce cible des couverts résineux mûrs, la gélinotte huppée celle des feuillus, le tétras du Canada celle de l'épinette noire, le castor pour le milieu riverain, l'orignal pour les peuplements jeunes et mûrs et le garrot pour les chicots (Hétu et al. 2002). Les tableaux 1 et 2 sont tirés de Doyon et Bouffard (2008) et illustrent les espèces indicatrices sélectionnées pour la Réserve Faunique Rouge-Matawin.

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Conclusions sur la fragmentation

En résumé, l'effet de bordure est influencé par de nombreux facteurs et variera en fonction de l'espèce. Néanmoins, l'effet semble se faire sentir jusqu'à une distance minimale de 100 m mais peut aller jusqu'à 300 m voir 600 m dans certains cas. Afin que les fragments laissés intacts puissent être utilisés par une plus grande diversité biologique, ils doivent être compacts, idéalement ronds ou carré. De plus, une superficie minimale de 1000 à 2000 ha est désirée. Il est cependant très important de penser à la fragmentation à l'échelle du paysage et non pas îlot par îlot. Afin de permettre les déplacements des espèces d'un îlot à l'autre, ces derniers devraient être le plus près possible les uns des autres et être reliés par des corridors forestiers. Ces corridors devraient avoir une largeur minimale variant de 100 à 300 m mais cela variera en fonction de l'espèce ciblée. Si l'on désire savoir si le territoire est trop fragmenté, il faudrait cibler des espèces indicatrices pour chacune des zones bioclimatiques. De plus, il faudra tenir compte des espèces menacées ou vulnérables ainsi que les espèces vedettes tel l'orignal et le cerf de Virginie. De façon générale, nous pourrions reprendre les conclusions émises par Turner et al. (2001) et citées pas Kufper et al. (2004). Ils mentionnent que 1) les fragments plus grands et hétérogènes supporteront le plus d'espèces, 2) la configuration des bordures influencera l'abondance des populations vivant à l'intérieur des fragments, 3) l'effet de la connectivité est basée sur un seuil critique et 4) les caractéristiques de l'environnement entourant les fragments influenceront les populations locales à l'intérieur des fragments. Pour ce qui est des impacts causés par les routes, il semblerait que plusieurs soient négatifs. Le dérangement sonore peut avoir des répercutions jusqu'à 1 500 m des routes et chantiers. Parmi les solutions envisageables, on retrouve la fermeture de chemins après son utilisation si possible, la concentration des déplacements, l'utilisation des routes déjà existantes et l'application du Guide des saines pratiques en voiries forestières. Il est très important de se souvenir que la variété des techniques appliquées demeure probablement la clé du succès pour la protection et conservation de la biodiversité!

Autres études d'intérêt

Nolet, P. et N. Rojas. 1998. Effets des coupes de jardinage sur la biodiversité végétale. Rapport remis aux : Industries James MacLaren Raréfaction du pin blanc, ensapinage, enfeuilement, augmentation du hêtre, etc. Grodin, P. et A. Cimon. 2003. Les enjeux de biodiversité relatifs à la composition forestière. Gouvernement du Québec Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs.

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Ensapinage

La méthode utilisée est de comparer la proportion du volume sur pied (10 cm et +) d'un regroupement de strate à l'intérieur d'une unité de compilation avec la proportion de tige en régénération dans ces mêmes unités. De façon général, on peut remarquer un accroissement de la proportion de sapin versus l'épinette dans les unités de compilations mélangée et résineuse et une baisse du sapin dans les unités de compilations feuillus. Dans le cas des peuplements de pin gris, la proportion de sapin augmente dans les unités de compilations feuillue et mélangée et reste plutôt stable dans l'unité de compilation résineuse. Les calculs ont tous été réalisés avec les tables du 3ième décennal mis à jour et les données de relectures de placettes.

____ Baisse de la proportion ____ Proportion stable ____ Hausse de la proportion

Peuplement Épinette (EE): 11 258 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 1351.06 59633.71 32710.34 93695.11 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 4.29 2.19 1.13 Epinette 60.65 74.65 77.56 Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 35.10 3.21 5.04 Epinette 55.29 29.50 39.32 EPN 4.81 24.56 34.28 PIG 0.00 4.97 17.68 EPR 15.38 1.73 0.00 SAB 8.17 28.06 15.52 PIG 0.00 4.97 17.68 SAB 8.17 28.06 15.52 EPN 43.47 71.81 76.43 PIG 1.09 6.22 5.43 EPR 12.89 0.65 0.00 SAB 19.13 8.78 6.07 PIG 1.09 6.22 5.43 SAB 19.13 8.78 6.07

Dans l'unité de compilation feuillue (0001I (F)) on peut remarquer une diminution de la proportion de l'épinette et du sapin. Cependant, dans le cas des unités de compilations mélangées (0002I (M)) et des unités de compilations résineuses (0003I (R)), l'épinette subit une baisse marquée au profit du sapin.

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Peuplement Pin Gris (PGPG): 1 437 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 581.04 5871.03 3078.59 9530.66 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 2.45 0.17 0.15 Epinette 7.75 23.66 28.81 EPN 5.10 23.47 28.05 PIG 86.87 64.38 65.95 Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 0.00 4.92 0.00 Epinette 23.44 17.64 34.41 EPN 23.44 12.72 2.15 PIG 25.00 14.50 55.38 EPR 0.00 0.00 32.26 SAB 51.56 50.75 0.00 PIG 25.00 14.50 55.38 SAB 51.56 50.75 0.00 EPR 0.20 0.02 0.61 SAB 0.83 2.10 0.36 PIG 86.87 64.38 65.95 SAB 0.83 2.10 0.36

Dans les unités de compilations feuillues et mélangées, augmentation significative de la proportion de sapin dans la régénération au détriment du pin gris. L'épinette reste relativement stable. Dans la unité de compilation résineuse, aucune augmentation du sapin mais une légère augmentation de l'épinette versus le pin gris.

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Peuplement Mélangé à prédominance d'épinette: 2 990 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 232.62 6645.55 2725.22 9603.39 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 3.68 0.81 2.74 Epinette 62.00 41.50 61.29 EPN 43.40 40.41 58.35 PIG 0.73 15.57 27.96 Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 45.16 2.61 0.00 Epinette 51.61 25.00 20.79 EPN 0.00 21.93 20.79 PIG 0.00 12.12 55.20 EPR 6.45 0.46 0.00 SAB 3.23 23.77 24.01 PIG 0.00 12.12 55.20 SAB 3.23 23.77 24.01 EPR 14.92 0.28 0.20 SAB 18.52 3.15 1.70 PIG 0.73 15.57 27.96 SAB 18.52 3.15 1.70

Dans l'unité de compilation feuillue, augmentation du sapin au détriment de l'épinette. Dans l'unité de compilation mélangée, augmentation du sapin contre une baisse équivalente de l'épinette. Dans l'unité de compilation résineuse, augmentation du sapin et du pin gris contre une baisse importante de l'épinette.

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Peuplement Mélangé à prédominance de pin gris: 1 758 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 688.44 9115.76 5007.07 14811.27 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 3.04 0.19 0.23 Epinette 9.16 23.77 33.38 EPN 5.94 23.56 32.68 PIG 84.73 63.87 60.21 EPR 0.18 0.02 0.47 SAB 0.81 2.19 0.45 PIG 84.73 63.87 60.21 SAB 0.81 2.19 0.45

Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 0.00 5.26 0.00 Epinette 20.00 18.10 37.26 EPN 20.00 12.84 14.57 PIG 32.00 11.90 42.58 EPR 0.00 0.00 22.69 SAB 48.00 53.62 2.24 PIG 32.00 11.90 42.58 SAB 48.00 53.62 2.24

Dans l'unité de compilation feuillue, augmentation du sapin et de l'épinette et baisse drastique du pin gris. Dans l'unité de compilation mélangée, augmentation du sapin et baisse de l'épinette et du pin gris. Pour l'unité de compilation résineuse, légère augmentation du sapin et de l'épinette et baisse du pin gris.

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Peuplement Épinette à prédominance résineuse: 86 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 54.87 255.61 0 310.48 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 1.43 3.72 0.00 Epinette 65.19 65.15 0.00 EPN 54.78 60.16 0.00 PIG 0.31 10.08 0.00 Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 28.57 6.45 0.00 Epinette 57.14 29.03 0.00 EPN 0.00 22.58 0.00 PIG 0.00 0.00 0.00 EPR 28.57 0.00 0.00 SAB 0.00 22.58 0.00 PIG 0.00 0.00 0.00 SAB 0.00 22.58 0.00 EPR 8.98 1.27 0.00 SAB 25.74 10.74 0.00 PIG 0.31 10.08 0.00 SAB 25.74 10.74 0.00

Dans l'unité de compilation feuillue, baisse importante du sapin et légère baisse de l'épinette. Dans l'unité de compilation mélangée, augmentation du sapin et baisse de l'épinette et du pin gris. Conclusion On peut remarquer une hausse de la proportion de sapin en régénération par rapport au volume sur pied. Il faudra mettre en place des méthodes opérationnelles afin de maintenir les structures de peuplements le plus possible (regarnis sentier en épinette et pin gris, favoriser l'épinette et le pin gris dans le cadre des EPC, etc.).

Structure verticale et horizontale

Selon les recherches de Doyon et Nolet (2007), seulement 12% des peuplements feuillus ont une structure inéquienne. 50% des peuplements ont plutôt une structure bi-cohorte. Les coupes de jardinages tel que nous les appliquons présentement, débalancent la structure diamétrale des peuplements pour créer des structure bi-cohorte. Les peuplements traités sont généralement moins inéquiens que les peuplements non-traités. On peut remarquer que les structures

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inéquiennes en diamètre sont rare mais que les structures inéquiennes en hauteur le sont beaucoup plus. Doyon et Nolet (2007) font remarquer que plus la surface terrière est grande, plus la représentativité des grosses tiges augmentent. Cet effet diminue suite à une coupe de jardinage à cause de la sélection biaisé des grosses tiges. Le choix fait lors du jardinage est fonction de la relation diamètre ­ âge du peuplement. Cependant, le diamètre est plus en fonction avec la croissance. Si l'on veut tenir compte de l'âge, la hauteur des tiges est préférable. MM. Doyon et Nolet croient qu'il serait pertinent d'incorporé une description de la structures en hauteur des peuplements. Selon lui, la superficie des parcelles utilisées présentement est inadéquate. Les parcelles de 11.28 m. (1/25 ha) ne sont pas appropriées pour caractériser la structure diamétrale des peuplements. Il suggère d'opter plutôt pour des parcelles de 28.21m. ( 1/4 ha). Finalement, il propose l'utilisation de cohorte pour évaluer les rendements à utiliser dans le calcul de possibilité forestière.

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Annexe 1

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Liste des impacts de la fragmentation sur les populations fauniques et les espèces animales (Watson, 2005).

· Increased isolation of populations or species, which leads to: - Adverse genetic effects; i.e. inbreeding depression (depressed fertility and fecundity, increased natal mortality) and decreased genetic diversity from genetic drift and bottlenecks; - Increased potential for extirpation of localized populations or extinction of narrowly distributed species from catastrophic events such as hurricanes, wildfires or disease outbreaks; · Changes habitat vegetative composition, often to weedy and invasive species; · Changes the type and quality of the food base; · Changes microclimates by altering temperature and moisture regimes, · Changes flows of energy and nutrients; · Changes availability of cover and increases edge effect, bringing together species that might otherwise not interact, potentially increasing rates of predation, competition and nest parasitism; · Increases opportunities for exploitation by humans, such as poaching or illegal collection for the pet trade

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Annexe 2

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Liste d'arguments pour et contre les corridors fait par McKenzie (1995). Arguments pour les corridors: 1. Enhanced immigration, which would enhance gene flow, increase genetic diversity, allow recolonization of extinct patches, and enhance overall metapopulation survival in connected patches. 2. The opportunity for some species to avoid predation. 3. Accommodation of range shifts due to climate change. 4. Provision of a fire escape function. 5. Maintenance of ecological process connectivity. Arguments contre les corridors: 1. Paucity of data on corridor use and a lack of sufficient controls in corridor field studies 2. Paucity of data on significance of loss of genetic variation due to inbreeding and in small populations 3. The establishment of smaller reserves as a result of corridors

- There

is the possibility of a loss of genetic variation due to genetic drift in an ensemble

of smaller refuges that would be greater than the gain in genetic diversity due to immigration and gene flow through corridors. NOTE: Genetic drift is the change in genetic composition of populations that result from random effects (random combinations of parent genes in the next generation) 4. Habitat unsuitability of corridors (i.e. riparian corridors will not serve as a conduit for nonriparian species) 5. High rates of poaching or trapping in corridors 6. Increased exposure to domestic animals harboring disease 7. Avenues for the spread of catastrophes (predators, fire, disease) may be provided through corridors - corridors have a high fraction of edge habitat and may attract edge-inhabiting predators - the negation of the quarantine effect of isolation would allow disease to spread between populations 8. Entry routes, avenues, and reservoirs for weedy or exotic species may potentially be provided by corridors - 23 -

- some corridors may favor movement by introduced species 9. Corridors may function as genetic traps or sinks - low quality (habitat) corridors could act as genetic sinks due to increased mortality. resulting in local extinctions and a decrease in the size of a metapopulation 10. Economic factors, including higher management costs due to high edge-inferior ratio and the cost of building bridges over corridors

- preserving

corridors may not be the most cost-effective way to facilitate survival of all

conservation-priority target species - relocation of animals might be as effective as corridors and less costly 11. Conflict with other conservation acquisitions

- Is

preserving corridors sufficient to maintain species viability where wildlife refuges are

insufficient ? - Is a corridor the only or even the best way to provide whatever movement is necessary between populations? - Does preserving corridors foster the belief that one has done enough and need not preserve larger tracts of valuable habitat? 12. The theory of central place foraging predicts that species with colonial social structure and that consume widely dispersed food may be disadvantaged in narrow, linear-shaped habitats (Lindenmayer and Nix, 1992).

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Références

Beier, P. et S. Loe. 1992. A checklist for evaluating impacts to wildlife movement corridors. Wildlife Society Bulletin 20:434-440. Bond, M. C. 2003. Principles of Wildlife Corridor Design. Center for Biological Diversity Brotons, L., M. Mönkkönen, E. Huhta, A. Nikula et A. Rajasärkkä. 2003. Effects of landscape structure and forest reserve location on old-growth forest bird species in northern Finland. Landscape Ecology 18 Darveau, M., Boulet, M., Vallières, C., Bélanger, L. et J.C. Ruel. 2001. Utilisation par les oiseaux de paysages forestiers résultant de différents scénarios de récolte ligneuse dans la pessière noire Rapport synthèse 1997-1999. Ministère des ressources naturelles du Québec - Direction de l'environnement forestier, Québec, Rapport DEF-0198. 42 p. Doyon, F. 2002a. Évaluation de différents régimes de répartition spatiale de coupes sur la biodiversité, le dérangement sonore et la rentabilité économique dans la Réserve faunique Rouge-Matawin. Institut Québécois d'Aménagement de la Forêt Feuillue, Ripon, Québec. Rapport technique. 115 p. Doyon, F. et D. Bouffard. 2008. L'intégration des valeurs fauniques et de biodiversité à la planification forestière. Rapport technique de l'Institut québécois d'aménagement de la forêt feuillue. Remis au Comité sur l'aménagement des ressources forestières et l'environnement (ARFE), Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Avril 2008. 33p. + Annexe. Doyon, F. et P. Nolet. 2007. Application de la sylviculture irrégulière aux peuplements feuillus jugés inaptes au jardinage et prédiction du rendement par la modélisation. Rapport d'étape, deuxième année. IQAFF. Dufault, D. 2007. Enclaves forestières décidues en matrice agricole et activité reproductrice d'une espèce aviaire sensible aux conditions d'intérieur de forêt. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Montréal. Environnement Canada. 2004. Fiche d'information sur les Grand Lacs: Quand l'habitat est-il suffisant ? 2e édition. Environnement Canada. Faaborg, J. M., Brittingham, T. Donovan, and J. Blake. 1993. Habitat fragmentation in the temperate zone: A perspective for managers. In Status and Management of Neotropical Migratory Birds, ed. D.M. Finch and P.W. Stangel, 331-38. US Forest Service General Technical Report RM-229. Fahrig, L. 2003. Effects of habitat fragmentation on biodiversity. Annual Reviews of Ecology and Systematics 34: 487-515. Gilbert, H. 1997. Réactions prévisibles des espèces végétales forestières en situation précaire en regard de pratiques forestières québécoises. Éco-Service pour le ministère québécois des Ressources naturelles, Direction de l'environnement forestier. ES-011-2, 35 pages + 2 annexes. Hétu, G., M. Darveau et C. Latendresse. 2002. Bilan faunique d'une aire commune d'aménagement forestier en Mauricie, Québec. Seconde version. NCE Sustainable Forest Management Network, Edmonton, 2002-1. p. Kremsater L. et F. L. Bunnell. 1999. Edge effects: Theory, evidence and implications to management of Westerne North American forests in Rochelle, J.A., L.A. Lehmann et J. Wisniewski. 1999. Forest wildlife and fragmentation management implications.

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Kupfer J. A., Malanson, G.P. et S.B. Franklin. 2004. Identifying the biodiversity research needs related to forest fragmentation. National Commission for Science on Sustainable Forestry, Washington, DC. 218 pp. LaRue, P., Bélanger, L., et J. Huot. 1995. Riparian edge effects on boreal balsam fir bird communities. Canadian Journal of Forest Research. 25: 555-566. McKenzie, E. 1995. Important Criteria and Parameters of Wildlife Movement Corridors ­ A Partial Literature Review. Silva Forest Foundation. February, 1995. Nolet, P., Delagrange, S., Doyon, F., Bouffard, D. et E. Forget. 2007. La connaissance : éloigne les préjugés... sur l'érable à sucre. IQAFF. Ouimet, C-A. 2008. Fragmentation, intégrité écologique et parcs nationnaux québécois : Analyse de deux indicateurs. Thèse. Université de Sherbrooke. Sherbrooke. 88p. Porneluzi, P.A. & J. Faaborg. 1999. Season long fecundity, survival, and viability of Ovenbirds in fragmented and unfrangmented landscapes. Conservation Biology 13:1151-1161. Reed, R. A., Johnson-Barnard, J. and W. L. Baker. 1996. The contribution of roads to forest fragmentation in the Rocky Mountains. Conservation Biology 10: 1098-1106. Watson, M. L. 2005. Habitat fragmentation and the effects of roads on wildlife and habitats. Background and Literature Review. New Mexico Department of Game and Fish. Santa Fe.

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Annexe F

ENJEUX DE BIODIVERSITÉ

UAF 064-51

SYNTHÈSE ET DOCUMENTATION

Présenté au: Groupe de travail portant sur les enjeux de biodiversité Projet: « LE BOURDON » Par: Eric Jaccard, biologiste Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, mars 2009

Mandats du sous-groupe de travail

· · · ·

PRÉCISER CERTAINS ÉLÉMENTS MAL DÉFINIS DOCUMENTER LES ENJEUX À L'AIDE DE RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES ÉTABLIR LES INTERRELATIONS ENTRE LES ENJEUX METTRE EN LUMIÈRE LA COMPLEXITÉ DE CES INTERRELATIONS

CONNECTIVITÉ

Directe et indirecte

Conservation des attributs des vieilles forêts

Préservation de l'intégrité des massifs forestiers résiduels

Conservation des milieux humides et des bandes riveraines

OBJECTIF: 33% -Zones inexploitables -Refuges biologiques -Îlots de vieillissement -Réserves biologiques -Territoires protégés -Rétention variable -Bois mort -Arbres fauniques CARACTÉRISTIQUES -Structure -Proportion -Composition -Dimensions -Forme -Répartition -Orientation -Configuration spatiale -Représentativité -Hétérogénéïté FORÊTS D'INTÉRIEUR -Considérations forestières -Considérations fauniques -Espèces indicatrices FRAGMENTATION ET EFFET DE LISIÈRES -Perturbations naturelles -Perturbations anthropiques -Réseau routier -Dérangement sonore -Pénétration effets anthropiques -Biogéographie insulaire

CONSIDÉRATIONS -Diversité biologique -Qualité de l'eau -Habitats aquatiques -Qualité des sols -Régimes hydriques

La conservation des caractéristiques et des attributs écologiques des forêts naturelles Pour le maintien de la biodiversité et la viabilité des écosystèmes

NOTES PARTICULIÈRES

· · · · · ·

DOCUMENTATION DÉVELOPPÉE DAVANTAGE POUR LES FORÊTS BORÉALES DISTINCTION MARQUÉE ENTRE LES NOTIONS FORESTIÈRES ET FAUNIQUES INTERRELATIONS COMPLEXES ENTRE LES ÉLÉMENTS DE BIODIVERSITÉ LES MODÈLES PROPOSÉS PRÉSENTENT DIFFÉRENTS NIVEAUX DE PERTINENCE SPÉCIFICITÉS ET PARTICULARITÉS DE CHAQUE ÉTUDE LACUNES IMPORTANTES EN TERME DE DOCUMENTATION SCIENTIFIQUE

Vieilles forêts

Problématique générale

Raréfaction des forêts anciennes et de leurs attributs structuraux. (hétérogénéïté structurale, abondance de chicots et de gros débris ligneux et présence de tiges à fort diamètre). Les caractéristiques particulières des forêts anciennes en font des écosystèmes uniques et difficilement reproductibles à l'aide des techniques d'aménagement actuellement en vigueur (Desponts et al., 2002.)

Vieilles forêts (suite)

Définition et particularités1

Forêt ancienne: Écosystème qui se distingue par la présence d'arbres âgés (180 ­ 220 ans), à fort diamètre et possédant divers attributs structuraux particuliers et relativement stables en l'absence de perturbations majeures (accumulation importante de débris ligneux au sol de forte dimension, un haut degré de fermeture de la canopée4, une structure complexe et une composition variées, de nombreuses ouvertures, plusieurs irrégularités du couvert ainsi qu'une microtopographie fine). De plus, la présence d'espèces intimement associées au vieilles forêts caractérise l'atteinte de ce stade de développement (Watson., 2001).

1: Adaptée en fonction des espèces retrouvées en Amérique du nord, sous nos latitudes. 4: Certains vieux peuplements, composés de tiges très espacées et de forme allongée et étroite, ne rencontrent pas ce critère

Vieilles forêts (suite)

Méthodes et outils disponibles

ESPÈCES REPRÉSENTATIVES Développement d'un INDICE DE VIEILLESSE (SCF., 2008) Caractéristiques structurales

Structure irrégulière et inéquienne Âge moyen des arbres dominants (180 à 220 ans) Présence d'arbres très âgés (+ 220 ans) Arbres morts et moribonds debout (non quantifiable) Gros débris ligneux au sol à divers degrés de décomposition Régénération naturelle dans les trouées

Vieilles forêts (suite)

Méthodes et outils disponibles (suite)

Développement d'un INDICE DE VIEILLESSE (SCF., 2008) Caractéristiques de composition Dominance des essences d'ombre à longue durée de vie Présence d'espèces indicatrices Caractéristiques des processus Incidence modérée de perturbations à petite échelle Cycle naturel long des perturbations catastrophiques majeures Stabilité relative du niveau de développement (climax)

Vieilles forêts (suite)

Perspectives pour l'aménagement

Maintien du seuil de 33% des proportions historiques (MRNF., 2005) Refuges biologiques Îlots de vieillissement Adoption de pratiques sylvicoles adaptées Réseau de territoires protégés Zones inexploitables Principes généraux d'aménagement proposés (Desponts et al., 2002) Maintenir des superficies minimales de 100 ha d'un seul tenant Rallonger la période de révolution de peuplements ciblés2

2: Afin de préserver les attributs structuraux des vieilles forêts. À ne pas confondre avec la notion de massifs forestiers. Cependant, le maintien des attributs des vieilles forêts doit passer par le maintien des caractéristiques des forêts d'intérieur

Massifs forestiers

CONCEPT DE FORÊT RÉSIDUELLE ET D'INTÉRIEUR

Problématique générale

La raréfaction des massifs forestiers de grande dimension et la perte des caractéristiques d'habitats d'intérieur, pour plusieurs espèces, constitue le premier volet des problématiques liées à la préservation de massifs forestiers de grande dimension. La forêt résiduelle, après perturbation, constitue l'habitat refuge de la plupart des espèces présentes sur le territoire affecté. La proportion et les caractéristiques de la forêt résiduelle doit ainsi lui permettre, de manière permanente, d'assumer pleinement son rôle de refuge3 (Bertrand et Potvin., 2002).

3: Sans limitations face à la dynamique des perturbations naturelles, essentielle aux grands processus écologiques

Massifs forestiers (suite)

CONCEPT DE FORÊT RÉSIDUELLE ET D'INTÉRIEUR

Définition et particularités1

FORÊT D'INTÉRIEUR: Portions d'une forêt où des espèces floristiques et fauniques vivent sans être affectées par les conditions environnementales (pénétration de lumière, vent, température, humidité, etc.) existant en bordure. La distance d'influence de la bordure sur les espèces abritées par la forêt d'intérieur varie selon les secteurs entre 50 et 250 m (considérations végétales) et entre 50 et 600 m (considérations fauniques). (MRNF., 2008)

Anaïs, effet de lisière

MASSIFS DE FORÊT FERMÉE: Aire forestière représentative, d'une superficie de 10 à 30 km2 (1000 à 3000 ha) dans laquelle se trouve majoritairement (66%) des peuplements de 7 m et plus de hauteur, bien répartis dans le massif et dont le couvert minimal est de 40% (densités A, B, et C). (Kouki et Väänänen., 2000).

Anaïs, Forêt d'intérieur (taille)

Massifs forestiers (suite)

CONCEPT DE FORÊT RÉSIDUELLE ET D'INTÉRIEUR

Définition et particularités1 (suite)

CATÉGORIES DE FORÊT RÉSIDUELLE

Lisières boisées riveraines Bloc insulaire Bloc péninsulaire Corridor Fragments

CARACTÉRISTIQUES IMPORTANTES

Structure Proportion Composition Dimension Forme Répartition Orientation Configuration spatiale Représentativité Hétérogénéïté

Massifs forestiers

FRAGMENTATION

Problématique générale

La fragmentation des massifs forestiers engendre plusieurs effets négatifs au sein des communautés d'espèces recherchant des caractéristiques de forêts d'intérieur. Notamment en modifiant les interactions interspécifiques, en augmentant la pression exercée par la prédation et la compétition intraspécifique, en modifiant les comportements et la dynamique sociale des populations et des individus, en augmentant l'effet de lisière5, en modifiant l'apport en ressources énergétiques et en affectant potentiellement la composition génétique des populations locales (Debinski et Holt., 1998).

Anaïs, tableau

5: Les ouvertures mineures mais à fortes densités favorisent l'étalement spatial de l'effet de lisière (Boucher et al., 2008)

Massifs forestiers (suite)

Méthodes et outils disponibles

APPLICATION DE LA THÉORIE DE LA BIOGÉOGRAPHIE INSULAIRE - Une zone de grande surface plutôt qu'une petite (A) - À surface égale, une grande zone serait plus intéressante qu'une série de petites zones (B) - De petites zones proches plutôt qu'éloignées (C) - Une distance homogène entre les zones (D), - Des zones liées par des corridors plutôt qu'isolées (E) - Des zones de forme aussi longue que large plutôt qu'oblongues pour augmenter les effets tampons (F) (Shafer (1990), page 94).

Anaïs, configuration et distance de séparation

Massifs forestiers (suite)

Méthodes et outils disponibles (suite)

ESPÈCES INDICATRICES D'INTÉRIEUR

Anaïs, espèces indicatrices

Connectivité et corridors forestiers

Problématique générale

Les paysages forestiers naturels affichent généralement un niveau de connectivité supérieur aux paysages aménagés. Cette connectivité est essentielle aux déplacements des espèces et des populations, offre une certaine protection contre la prédation, et contribue au maintien des processus écologiques. Cependant, le concept de corridors forestiers comporte certaines lacunes dont la prise en considération est essentielle à un aménagement forestier optimal. Parmi ces lacunes, notons: la faible qualité d'habitats, le risque de prédation et de compétition élevé, l'isolement de certaines populations, la vulnérabilité aux perturbations, la création de voies de pénétration d'espèces exotiques, les coûts d'aménagement élevés, la disparition d'espèces indigènes et la surexploitation des ressources incluses dans les corridors (Mc Kenzie., 1995).

Anaïs, Corridors

Connectivité et corridors forestiers

Définition et particularités

Plusieurs paramètres doivent être considérés lors de l'application du concept de connectivité aux étapes de planification et de réalisation des aménagements forestiers (Mc Kenzie., 1995). HABITATS ET GROUPES D'ESPÈCES CIBLÉES FORME DES CORRIDORS LARGEUR DES CORRIDORS LONGUEUR DES CORRIDORS LOCALISATION DES CORRIDORS DIVERSITÉ ET HÉTÉROGÉNÉÏTÉ APPLICATION DE ZONES TAMPON

Anaïs, effet du réseau routier

Anaïs, conclusion

Mesures de conservation des éléments de biodiversité

Perspectives d'aménagement (Lindermayer et al., 2006)

Synthèse des grands principes de conservation des éléments de biodiversité, applicables aux différentes échelles de planification forestière. Établissement d'un réseau de conservation prioritaire Intégration du concept d'aménagement écosystémique Application des concepts d'indicateurs structuraux (complexité, diversité et hétérogénéïté) Maintien de la connectivité des habitats Maintien de l'intégrité des écosystèmes aquatiques Optimiser le développement des réseaux routiers forestiers Augmenter les périodes de rotation entre les interventions Utilisation de stratégies de conservation multiples, applicables à différentes échelles spatiales6 Adopter une approche d'aménagement adaptative S'inspirer du régime de perturbations naturelles

6: Exemples en page suivante

EXEMPLES DE STRATÉGIES D'AMÉNAGEMENT MULTI-ÉCHELLES LES UNITÉS TERRITORIALES OPÉRATIONNELLES APPROCHE MULTI-ÉCHELLES (Everett et al., 1994)

Bassin versant

Population

Station forestière

Annexe G

Service de l'Innovation et de l'Expérimentation Coopérative Forestière des Hautes-Laurentides

ENJEUX DE BIODIVERSITÉ ASPECTS FORESTIERS UAF 064-51

Présenté au Comité de mise en oeuvre Projet Le Bourdon

Préparé par Valéry Sicard, ing.f.

Mars 2009

Table des matières

1. 2.

Introduction..............................................................................................................1 Augmentation de la proportion de hêtres (Heg) suite au jardinage (enjeu no 1).........................................................................................................................1

3.

Raréfaction des feuillus peu tolérants (enjeu no 2), raréfaction des peuplements mixtes à feuillus peu tolérants ............................................................3

4.

Raréfaction des résineux méridionaux, épinette blanche (Epb), épinette rouge (Epr), pruche (Pru), thuya (Tho), pin blanc (Pib) : enjeux nos 3 et 9................5

5. 6. 7. 8. 9.

Augmentation en proportion du sapin (enjeux nos 4, 11 et 19)..................................5 Ouverture du couvert suite au jardinage (enjeu nº 5.2) ............................................7 Raréfaction des gros arbres (enjeu nº 7) .................................................................8 Raréfaction du bois mort (enjeux nºs 8 et 17)...........................................................9 Enfeuillement des peuplements résineux purs (enjeu nº 10).................................. 12

10. Fragmentation des massifs, entre autres due à la coupe mosaïque (CMO : enjeux nos 12 et 18) ................................................................................... 13 11. Raréfaction des gaulis denses

os

de

résineux,

due

à

l'éclaircie

précommerciale (EPC : enjeux n 14 et 21) .......................................................... 14 12. Raréfaction des forêts de résineux mûrs et surannés (enjeu no 15) ....................... 15 13. Uniformisation de la structure verticale suite à la CPRS par rapport à la dynamique des feux et/ou TBE (enjeu nº 22)......................................................... 16 14. Conclusion............................................................................................................. 18

ii

Liste des tableaux

Tableau 1 : Proportions de tiges et de gaules pour les principales surfaces soumises aux coupes partielles avant 1990 de deux unités de compilation (Belzile et al., 2007).................................................................2 Tableau 2 : Comparaison entre les volumes par essence calculés pour une partie du territoire de la concession de la compagnie McLaren et les volumes compilés et actualisés issus du 3e programme d'inventaire décennal. ................................................................................3 Tableau 3 : Proportion de tesselles par type de peuplement selon les sources de données (Puigdevall, 2009). ....................................................4 Tableau 4 : Nombre de gaules selon les types de strates (Belzile et al., 2007)..........................................................................................................6 Tableau 5 : Bois mort en coupe partielle (Gauthier et al, 2008)................................... 10 Tableau 6 : Bois mort en coupe de régénération (Gauthier et al, 2008). ..................... 11 Tableau 7 : Coefficient de distribution des feuillus intolérants pour les stations de résineux purs (Lessard, 2008)................................................ 12 Tableau 8 : Calcul de la superficie à traiter pour UAF 061-51 ..................................... 14 Tableau 9 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64M, calculs de possibilité forestière 2008-2013................................................................................................ 17 Tableau 10 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64F, calculs de possibilité forestière 2008-2013................................................................................................ 17 Tableau 11 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64R, calculs de possibilité forestière 2008-2013................................................................................................ 18

Liste des figures

Figure 1 : Figure 2 : Figure 3 : Évolution des proportions de peuplements feuillus et résineux (Puigdevall, 2009). .....................................................................................4 Occurrence des vieilles forêts sur un horizon de 150 ans suite aux interventions forestières (ha). ..............................................................8 Évolution des superficies en sénescence pour les forêts équiennes à leur optimum de production forestière. ................................. 15

iii

Remerciements

Les renseignements contenus dans le présent document ont été obtenus en partie grâce au financement fourni par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme des collectivités forestières du Service canadien des forêts.

iv

1. Introduction

Afin de documenter les enjeux de biodiversité de l'unité d'aménagement forestier 064-51, un groupe de travail, composé des principaux intendants du territoire et partenaires du projet Le Bourdon, a convenu de partager les recherches et analyses. Le présent rapport présente les principaux enjeux forestiers potentiels qui ont été soulevés par le groupe, ainsi que l'ampleur de la menace de ces derniers pour le territoire de l'UAF 064-51. Par la suite, ces éléments seront mis en commun afin de déterminer les enjeux majeurs pour le territoire, et serviront à l'élaboration future de la stratégie d'aménagement intégrée, prévue dans le cadre du projet Le Bourdon.

2. Augmentation de la proportion de hêtres (Heg) suite au jardinage (enjeu no 1)

Le rapport de Belzile et al. (2007) présente des résultats d'inventaire dans les coupes partielles réalisées avant 1990 sur le territoire des aires communes 064-01 et 064-03. Le nombre de gaules à l'hectare et de tiges commerciales a été pondéré, pour l'unité de compilation feuillue (064F) puis pour les deux unités de compilation (064F et 064M). Les données indiquent que la proportion de hêtres est 3,8 fois plus importante pour les gaules de l'UC 064F et 2,7 fois plus importante pour l'ensemble (voir tableau 1). Il s'agit de la

différence de proportion la plus marquée, ce qui signifie que la régénération de hêtres est très bien représentée.

En supposant que la composition de la régénération soit représentative du futur peuplement, du moins pour les essences tolérantes, cela suggère un envahissement plus ou moins prononcé du hêtre. Cette observation a aussi été faite dans des érablières jamais traitées (Angers et al. 2005). Cela laisse à penser que la récolte n'en serait pas la cause.

1

Tableau 1 : Proportions de tiges et de gaules pour les principales surfaces soumises aux coupes partielles avant 19901 de deux unités de compilation (Belzile et al., 2007).

Ratio de 2-8 sur les 10 + 3,8 0,8 1,0 0,8 0,1 0,8 0,6 1,6 19,1 0,4 0,4 0,0 0,0 1,0 Ratio de 2-8 sur les 10 + 2,7 0,9 1,6 0,8 0,4 0,9 0,5 1,3 0,4 0,8 0,3 0,4 0,7 1,0

Heg Err Sab Ep Tho Pru Boj Ers Auf Bop Peu Pig Mel Pib Tot

Ti/ha 2-8 10 + 147 8,5 184 51,6 643 140,3 41 11,7 7 12,9 4 1,0 366 129,7 1028 136,0 46 0,5 79 42,6 15 8,6 0 0 0 0,2 0 0,1 2560 553,7

% 2-8 5,7 7,2 25,1 1,6 0,3 0,2 14,3 40,2 1,8 3,1 0,6 0 0 0 100 10 + 1,5 9,3 25,3 2,1 2,3 0, 2 23,4 24,6 0,1 7,7 1,6 0 0 0 100

Heg Err Sab Ep Tho Pru Boj Ers Auf Bop Peu Pig Mel Pib Tot

Ti/ha 2-8 10 + 36 2,4 241 46,5 1241 145,3 99 22,6 39 17 1 0,2 329 122,7 541 73,9 26 12,8 237 57,3 27 14,8 1 0,5 1 0 3 0,8 2823 516,9

% 2-8 1,3 8,5 44 3,5 1,4 0 11,7 19,2 0,9 8,4 1,0 0 0 0,1 100 10 + 0,5 9 28,1 4,4 3,3 0 23,7 14,3 2,5 11,1 2,9 0,1 0 0,2 100

Des données de volumes par essence calculés en 1965 à partir d'une partie du territoire de la concession de la compagnie McLaren ont été comparées aux données issues du 3e programme d'inventaire décennal pour la même superficie. Les données du 3e décennal ont été actualisées aux fins de calculs de possibilité forestière (PGAF 2008-2013), car elles ont plus de 10 ans. Seules les proportions de volume par essence ont été comparées2. Les résultats présentent une augmentation des proportions d'érables, de bouleaux à papier et, dans une moindre mesure, de bouleaux jaunes et de hêtres.

1 2

Résumé du tableau 23 ­ Dénombrement des gaulis d'essences commerciales selon les U.C., Belzile et al. (2007)

En effet, les volumes en m3 absolus présentent de telles différences qu'il ne nous est pas possible de les comparer. Il est possible que les tarifs de cubage employés à l'époque diffèrent des tables actuelles. Cette hypothèse est plausible puisque l'usage des bois, soit les diamètres employés et les essences, différait de l'usage actuel.

UC 064 F et 064 M

UC 64 F.

2

Tableau 2 : Comparaison entre les volumes par essence calculés pour une partie du territoire de la concession de la compagnie McLaren et les volumes compilés et actualisés issus du 3e programme d'inventaire décennal.

Vol. McLaren 1962-64-65 m3 13 413 4 663 839 2 037 842 406 9 210 453 2 991 741 113 027 192 177 29 727 12 551 827 148 56 503 1 034 712 100 261 6 213 563 712 851 37 442 28 247 657 Vol. calcul PG 2008 m3 10 059 10 026 710 8 764 570 61 528 10 459 635 11 580 813 286 751 1 010 868 60 655 40 278 2 157 249 347 345 1 608 881 220 077 6 896 524 1 151 407 170 542 11 299 54 865 193 Vol. Vol. McLaren calcul Différence 1962-64-65 PG 2008 % % % 0,0 0,0 0,0 16,5 18,3 1,8 7,2 16,0 8,8 0,0 0,1 0,1 32,6 19,1 -13,5 10,6 21,1 10,5 0,4 0,5 0,1 0,7 1,8 1,2 0,1 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 2,9 3,9 1,0 0,2 0,6 0,4 3,7 2,9 -0,7 0,4 0,4 0,0 22,0 12,6 -9,4 2,5 2,1 -0,4 0,1 0,3 0,2 0,0 0,0 0,0 100 100 0,0

Autre feuillu Bouleau jaune Bouleau à papier Chêne Épinette Érable Frêne Hêtre Mélèze Ostryer Peupliers Pin blanc Pin gris Pruche Sapin Thuya Tilleul Pin rouge Total

3. Raréfaction des feuillus peu tolérants (enjeu no 2), raréfaction des peuplements mixtes à feuillus peu tolérants

Des données de volume de l'époque McLaren (tableau 2), comparées aux volumes actuels, ont permis d'observer un maintien et une légère augmentation de la proportion de bouleaux jaunes, de même pour le chêne, le frêne et le tilleul.

Selon les données de Puigdevall (2009) au tableau 3 qui présentent l'évolution des peuplements à partir des cartes de la compagnie McLaren (1957), et de celles du 3e et 4e programme d'inventaire décennal, les superficies du groupement d'essences MFTF (peuplement mixte à feuillus tolérants à dominance feuillue) sont en augmentation (4 %) bien qu'une baisse ait été observée au troisième décennal. Quant aux MFTR (peuplements mixtes à feuillus tolérants à dominance résineuse), ils sont en diminution (6 %).

3

Tableau 3 : Proportion de tesselles par type de peuplement selon les sources de données (Puigdevall, 2009).

1957 % 4,2 12,8 12,3 17,3 15,5 9,0 28,9 3 Déc. (1994) % 13,2 28,8 20,3 5,6 10,6 2,3 19,3

e

4 Déc. (2004) % 6,2 21,2 22,8 9,2 19,1 2,9 18,7

e

Différence % 2 8.4 10.5 -8.1 3.6 -6.1 -10.2

FI FT MFIF MFIR MFTF MFTR R

La figure suivante (figure 1) présente les résultats du tableau 3, en combinant toutefois les peuplements feuillus ou à dominance feuillue ainsi que les peuplements résineux ou à dominance résineuse.

e

Elle démontre que l'enfeuillement a atteint son apogée dans les

années 90 (3 décennal), pour fléchir dans les années 2000 (4e décennal). Il est donc probable que la présence d'essences résineuses observée dans le couvert dominant des peuplements soit en voie de rétablissement, du moins pour le sapin (voir section 5).

Figure 1 : Évolution des proportions de peuplements feuillus et résineux (Puigdevall, 2009).

Évolution des peuplements feuillus et resineux

80% 75% 70% 65% 60% 55% 50% 45% 40% 35% 30% 25% 20% 1957 3è me Déc. F e uillus Resine ux 4èm e Dé c. 27,1% 30,8% 44,8% 55,2% 72,9% 69,2%

4

4. Raréfaction des résineux méridionaux, épinette blanche (Epb), épinette rouge (Epr), pruche (Pru), thuya (Tho), pin blanc (Pib) : enjeux nos 3 et 9

Les données du tableau 2 démontrent une diminution des proportions d'épinette (13,5 %) et de sapin (9,4 %). Telle que présentée précédemment à la figure 1, la proportion de strates à dominance résineuse a diminué dans les années 90, pour ensuite augmenter récemment (4e décennal). Toujours selon cet auteur, la diminution des proportions de résineux n'est pas directement liée à la récolte. Les perturbations naturelles pourraient avoir une influence importante. Les successions naturelles après feux et les épidémies pourraient expliquer ce phénomène. Cela doit cependant être davantage documenté.

Le tableau 1 présente la proportion de gaules pour le thuya et les épinettes. Celle-ci est inférieure à la proportion de tiges de taille commerciale. En supposant que la composition de la régénération soit représentative du futur peuplement, du moins pour les essences tolérantes, cela suggère une légère diminution des épinettes et une diminution plus importante pour le THO et les PINS.

5. Augmentation en proportion du sapin (enjeux nos 4, 11 et 19)

Comme cité précédemment, le tableau 2 présente une forte diminution pour le sapin selon les volumes du 3e décennal. Quant à la figure 1, elle présente un retour des proportions de strates résineuses pour le 4e décennal.

Selon Belzile et al. (2007), selon quatre types de strate, la présence de régénération de sapin (Sab) est élevée (tableau 4). En effet, cette essence présente environ 30 % du nombre de gaulis dans les strates d'érablières et plus de 50 % dans les bétulaies. Le sapin est presque aussi important que l'érable dans les strates d'érables, et surpasse toutes les autres essences dans les autres strates.

5

Tableau 4 : Nombre de gaules selon les types de strates (Belzile et al., 2007).

Cette augmentation de la présence du sapin n'est pas nécessairement inquiétante. Il semble que les proportions de la forêt naturelle soient de retour, suite à une diminution des résineux en général, comme cité précédemment. Il faut par contre s'assurer que cela ne se fera pas au détriment d'autres essences résineuses, et que les proportions historiques seront respectées.

6

6. Ouverture du couvert suite au jardinage (enjeu nº 5.2)

La figure 2 présente le résultat de l'occurrence des superficies de vieilles forêts dans le temps à l'aide d'une simulation avec le logiciel « Woodstock ». Selon les critères du MRNF, les vieilles forêts de structure inéquienne se reconnaissent à leur surface terrière supérieure à 26 m2/ha (Leblanc, M., 2005)3. Le graphique démontre que les forêts de plus de 26 m2/ha sont en déclin dans le temps, suite aux travaux sylvicoles programmés. À la présente simulation, les vieilles forêts sont en disparition vers la période 15, soit dans 75 ans. La

simulation n'a toutefois pas tenu compte des territoires protégés. Pour être plus réaliste, il faudrait considérer les refuges, les îlots de vieillissement et les aires protégées qui contribueront à préserver les vieilles forêts. De plus, il faudrait considérer davantage la structure des peuplements (classes de diamètre) dans les simulations, ce qui n'est pas le cas dans la présente analyse (figure 2).

Selon les critères de l'OPMV, un minimum de 4 m2/ha doit être représenté pour chacune des 4 classes de diamètre (10-22, 24-38, 40-48, 50 cm et plus). Ainsi, au moins 12 m2/ha doivent être représentés pour les 24 cm et plus, et 8 m2/ha pour les 40 cm et plus.

3

7

Figure 2 : Occurrence des vieilles forêts sur un horizon de 150 ans suite aux interventions forestières (ha).

7. Raréfaction des gros arbres (enjeu nº 7)

Afin d'évaluer cet enjeu, des parcelles d'inventaire de l'UAF 064-51 des saisons 2005-06, 2006-07 et 2007-08 pour des superficies soumises aux coupes partielles ont été analysées. Le nombre de tiges de 50 cm et plus avant la récolte a été comparé au nombre de tiges résiduelles après la récolte. Près de 50 % des tiges sont toujours présentes après coupe. Cela représente entre 14 à 16 tiges à l'hectare, soit un maximum observé de 22 et un minimum de 8 ti/ha avant la coupe. Après la coupe, environ 7 à 8 tiges à l'hectare ont été observées, pour un maximum de 15 et un minimum de 3 tiges à l'hectare. Il s'agit surtout de tiges de qualité C et R (à plus de 50 %).

En ce qui concerne la coupe multitraitement avec martelage (CMM), un traitement innovateur à l'essai depuis 2007, c'est 59 % des tiges de 50 cm et plus qui sont conservées,

8

soit environ 8 tiges à l'hectare. Ainsi, l'application de nouvelles méthodes de coupe apporte un résultat significatif. Les coupes partielles de 2005 à 2007 visaient un assainissement plus systématique alors que la CMM permet une plus grande latitude dans le choix des tiges.

8. Raréfaction du bois mort (enjeux nºs 8 et 17)

Selon Gauthier et al, (2008) au tableau 5, 21 % des points de contrôle en coupe partielle présentent de hautes souches (tiges sur pied dont la partie supérieure seulement a été prélevée). De plus, 67 % présentent des chicots (bois mort sur pied). Ces estimations démontrent qu'entre 7 à 14 m3/ha de matière ligneuse marchande sont laissés sur le parterre de coupe. Cela ne comptabilise pas le volume non marchand, c'est-à-dire le volume des branches dont le diamètre est inférieur à 10 cm de diamètre. Ces branches sont aussi laissées sur le parterre de coupe.

9

Tableau 5 : Bois mort en coupe partielle (Gauthier et al, 2008).

Tableau 21: Présence de hautes souches (HS) après traitement CFHL 2008-2007

Nbr. de points de contrôles Nbr. de présences Présence (%)

139 30 21.6%

*Ce tableau tient compte seulement des points où la donnée a été inscrite sur la fiche d'évaluation. Tableau 22: Présence de chicots après coupe CFHL 2008-2007

Nbr. de points de contrôles Nbr. de présences Présence (%)

145 97 67%

*Ce tableau tient compte seulement des points où la donnée a été inscrite sur la fiche d'évaluation.

En ce qui concerne les coupes de régénération au tableau 6, 42 % des points de contrôles présentent de hautes souches, ce qui peut signifier 0,9 tige à l'hectare. Les chicots sont présents entre 2 et 27 %, ce qui signifie environ 0,9 tige à l'hectare. Le volume marchand Cela ne laissé sur les parterres de coupe en CPRS représente en moyenne 2 m3/ha.

comptabilise pas le volume non marchand et les chicots qui n'ont pas de valeur commerciale (non sains).

10

Tableau 6 : Bois mort en coupe de régénération (Gauthier et al, 2008).

Tableau 37 : Présence de hautes souches après traitement

Nbr. de points de contrôles Nbr. de présences Présence (%) Nbr. ha Dénombrement Nbr. de hautes souches/ha

CFHL 07-08 146 62 42%

Forget 07-08 55 0 0%

Radermaker 07-08 oculaire

326.1 308 0.9/ha

*Tient compte seulement des points de contrôles où la donnée a été inscrite sur la fiche d'évaluation. Tableau 38 : Présence de chicot sur pied après traitement

CFHL 06-07 Nbr. de points de contrôles Nbr. de présences Présence (%) Nbr. Ha Dénombrement Nbr. de chicots/ha 118 9 8% 07-08 146 39 27%

Forget 06-07 100 11 11% 07-08 55 1 2%

Radermaker 06-07 120 n/d n/d 07-08 visuel

520.46 424 0.8/ha

*Tient compte seulement des points de contrôles où la donnée a été inscrite sur la fiche d'évaluation.

Actuellement, au plan général 2008-2013, 9 314 ha sont prévus en coupe de régénération (CR), et 3 125 ha en coupe de jardinage (CJ). Sur ces superficies en CR, une partie est réalisée à l'aide d'abatteuses multifonctionnelles, ce qui permet de conserver les branches sur le parterre de coupe.

De plus, afin d'obtenir une quantité intéressante de bois mort sur le parterre de coupe, dans le cadre du projet pilote d'expérimentation opérationnel d'un mode de gestion par objectifs, il est demandé aux opérateurs de conserver environ une haute souche et un chicot par demijournée de travail, ce qui représente environ une à deux tiges à l'hectare.

11

Selon Doyon et al, 2005, environ 156 ti/ha de chicots de 5 cm et plus ont été observés en forêt naturelle. Après coupe sélective, cela représente 97 ti/ha et après une coupe par bande 119 ti/ha. Une centaine de tiges à l'hectare équivaut à une tige de 16 cm par point de prisme, ou 2 tiges de 22 cm, ou encore 3 tiges de 28 cm de diamètre.

9. Enfeuillement des peuplements résineux purs (enjeu nº 10)

Le document Lessard (2008), soit le guide sylvicole de l'UAF 064-51, permet d'observer la proportion de feuillus intolérants pour des stations de résineux purs, suite à une coupe finale. Il s'avère que presque autant de Bop et Pet, en coefficient de distribution, se retrouvent dans les stations de résineux purs que dans les strates mélangées. Ainsi, les stations de résineux purs ont tendance à ressembler à celles mélangées après une CPRS ou une coupe totale. De plus, le niveau de compétition est élevé.

Tableau 7 : Coefficient de distribution des feuillus intolérants pour les stations de résineux purs (Lessard, 2008).

Extrait de tableau 62 : Coefficient de distribution (moyenne et écart-type) des feuillus intolérants et des autres feuillus non commerciaux par station, et stade de développement potentiel de compétition pour les stations résineuses. Nb. Stade Grapp évolutif es L 9 F 10 S 41 L 7 F 9 S 17 L 18 I 23 F 8 S 136 L 21 I 75 F 101 S 178 S 6 L 5 I 21 F 39 Noncommerciaux Moy. E.T. 12 24 ------20 24 ------------------4 11 1 6 ------------------6 21 7 20 4 14 ------------2 8 -------

Station M07-RS20-mince M07-RS20-mince M07-RS20-mince M09-RS21 M09-RS21 M09-RS21 M10-RE21 M10-RE21 M10-RE21 M10-RE21 M16-RS22 M16-RS22 M16-RS22 M16-RS22 M17-RE22 M21-RS25 M21-RS25 M21-RS25

FI (Bop + Pet) Moy. E.T. 73 31 44 27 32 27 33 34 17 20 31 30 49 39 46 33 49 34 23 32 63 38 59 32 49 33 41 31 22 13 48 27 28 30 54 29

Compétition pour la station Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Moindre (validation terrain) Moindre (validation terrain) Moindre (validation terrain) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Moindre (validation terrain) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.)

12

M21-RS25 M22-RE25 M23-RS38 M24-RE39 M27-RS12 M27-RS12 R02-minceE R04-mince R04-mince R04-mince R04-mince R09-RS22 R12-RS25 R15-RE38

S S S S F S L L I F S S S S

226 47 42 24 5 11 5 7 12 6 13 51 5 5

43 34 45 36 48 40 2 9 46 50 62 55 58 14

31 37 36 36 28 31 4 15 27 38 26 25 29 11

4 0 9 3 4 ----------------------------

11 3 16 10 9 ----------------------------

Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Moindre (validation terrain) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Élevée (dég.) Moindre (validation terrain)

Le stade évolutif L représente le stade de lumière, I, intermédiaire, F, faciès et S le dernier stade, soit stable.

10. Fragmentation des massifs, entre autres due à la coupe mosaïque (CMO : enjeux nos 12 et 18)

Pour le territoire de l'UAF 064-51, 60 % de la récolte est réalisée en coupe de régénération, soit 9 300 ha annuellement. De ces superficies, 60 % doit être réalisé en coupe par mosaïque. Dans le domaine de la forêt feuillue, les récoltes sont déjà dispersées sur le territoire, selon la disposition des peuplements forestiers. Après coupe partielle (40 % des superficies), le couvert forestier demeure. Le morcellement est plus important dans le nord de l'UAF, où se retrouvent surtout les forêts résineuses sujettes à la coupe de régénération. Ces coupes peuvent laisser des marques dans le paysage pendant près de 10 ans (CPRS). Selon Anger et al. (2005), des aménagements comportant de multiples traitements imitant les conditions naturelles assurent plus efficacement la protection des habitats.

La CMO ne serait pas une bonne solution de traitement sylvicole en ce qui concerne la faune et ses habitats selon Mme Gaétane Boisseau, biologiste (biol. M.Sc., comm. pers.). Ses observations concernent trois projets pilotes d'aménagement écosystémiques (Triade en Mauricie, Réserve faunique des Laurentides, Tembec en Abitibi). La coupe mosaïque visait l'aménagement de l'habitat d'espèces-vedettes pour la chasse et répondait adéquatement à ces besoins. Par contre, ces aménagements sont très néfastes pour d'autres espèces plus sensibles au morcellement du territoire.

13

Le partitionnement du territoire réduit les possibilités de corridors fauniques et réduit les massifs de forêts intérieures. Cela nuit particulièrement à l'habitat d'oiseaux néo-tropicaux (qui migrent). Ce mode d'aménagement du territoire nécessite un réseau routier plus

élaboré. Ces chemins sont un obstacle important à la libre circulation de certaines espèces, comme les reptiles et tortues.

11. Raréfaction des gaulis denses de résineux, due à l'éclaircie précommerciale (EPC : enjeux nos 14 et 21)

Selon le PGAF 2008-2013 (MRNF et al, 2008), les superficies à traiter en EPC sont de 2056 ha alors que les superficies traitables, selon les critères de l'OPMV 7 (Cimon, A. et Labbé P., 2006), seraient de 53 761 ha. Alors, seulement 4 % des superficies traitables sont prévues à être traitées. Nous pouvons dire que cet OPMV est amplement atteint, et que les traitements d'EPC pour ce territoire ne sont pas abusifs.

Tableau 8 : Calcul de la superficie à traiter pour UAF 061-51

Somme d'hectares Régénération Total Naturel 45 917 Plantation 13 817 Total 59 734 % maximal à traiter * 90 100 Superficie maximale 41 326 13 817 55 143 Superficie réelle 39 944 13 817 Total

53 761

* Les plantations sont traitées en EPC en priorité, à 100 % de leurs superficies. 10 % des superficies en régénération naturelle sont conservées selon leur densité naturelle, 90 % est à traiter.

Lorsque des superficies traitables ne sont pas toutes traitées, c'est que, d'une part certaines comportent parfois une régénération naturelle adéquate. De plus, il faut respecter la somme de crédits sylvicoles disponibles, alors qu'une bonne partie de celle-ci est employée à la coupe de jardinage. D'autre part, la main-d'oeuvre forestière n'est pas toujours disponible. Enfin, la politique de rendement soutenu plutôt qu'accru empêche de réaliser davantage de travaux.

14

12. Raréfaction des forêts de résineux mûrs et surannés (enjeu no 15)

Une simulation « Woodstock » des aménagements forestiers, sur un horizon de 150 ans pour les forêts équiennes à leur optimum de production forestière, a été réalisée. La figure suivante permet d'observer qu'à la 21e période, soit dans 105 ans, les vieilles forêts4 risquent de disparaître. Par contre, il faut considérer que le modèle de simulation ne considère pas qu'une certaine superficie soit protégée et ne sera soumise à aucun traitement de récolte.

Figure 3 : Évolution des superficies en sénescence pour les forêts équiennes à leur optimum de production forestière.

4

Le modèle compile les surfaces des peuplements qui ont atteint ou dépassé le volume total maximum enregistré sur la courbe de production

15

13. Uniformisation de la structure verticale suite à la CPRS par rapport à la dynamique des feux et/ou TBE (enjeu nº 22)

Le tableau suivant (tableau 9) permet d'observer les strates du modèle par courbe du diagnostic sylvicole du plan général d'aménagement forestier 2008-2013. Le facteur de

Liocourt (facteur q) a été considéré pour déterminer la structure du peuplement. Il s'avère que 5,4 % des strates du modèle par courbe, en termes de superficies, seront uniformisées, soit traitées comme des strates équiennes, alors que leur structure est irrégulière ou jardinée. Il s'agit donc d'une faible proportion de strates forestières qui seront uniformisées.

Il serait possible d'étudier plus en détail la structure des peuplements, en employant par exemple le facteur de Shannon ou les indices de diversité. Quant à la comparaison avec la dynamique des feux et des perturbations telles la TBE, le projet McLaren5 phase II ainsi que le projet de dynamique des peuplements en phase III présenté par l'IQAFF6 apporteront un éclairage nouveau sur la question.

5 6

Phase II de Puigdevall, J. P. (2009). Institut Québécois d'Aménagement de la Forêt Feuillue (IQAFF).

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Tableau 9 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64M, calculs de possibilité forestière 2008-2013.

64 M Structure Équienne Courbe Essence objectif BOP EPN ERR PET SAB Données Superficie Nb. strates 18 643,0 81 584,3 18 718,3 761,5 183 866,8 303 573,9 437,8 7 546,4 7 984,2 9 342,2 9 342,2 320 900,3 24 90 18 2 177 311 1 5 6 5 5 322 % superficie 5,8 25,4 5,8 0,2 57,3 94,6 0,1 2,4 2,5 2,9 2,9 100

Total Équienne Irrégulière BOP SAB Total Irrégulière Jardinée SAB Total Jardinée Total

Tableau 10 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64F, calculs de possibilité forestière 2008-2013.

64 F Structure Équienne Courbe Essence objectif BOJ BOP EPN ERR ERS PET PIG SAB THO Données Superficie 658,9 401 897,4 601,6 1 486,9 533,7 438,7 27 028,9 619,1 32 666,2 320,3 320,3 592,8 592,8 33 579,3 Nb. strates 2 4 7 1 6 1 2 74 3 100 2 2 1 1 103 % superficie 2,0 1,2 2,7 1,8 4,4 1,6 1,3 80,5 1,8 97,3 1,0 1,0 1,8 1,8 100

Total Équienne Irrégulière THO Total Irrégulière Jardinée SAB Total Jardinée Total

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Tableau 11 : Résumé du diagnostic sylvicole pour l'UAF 064-51, modèle par courbe, unité de compilation 64R, calculs de possibilité forestière 2008-2013.

64R Structure Équienne C Essence objectif BOP EPN ERR SAB Données Superficie 38 896,6 35 842,2 352,2 64 074,9 139 165,9 596,6 596,6 139 762,5 Nb. strates 33 56 1 69 159 1 1 160 % superficie 27,8 25,6 0,3 45,8 99,6 0,4 0,4 100

Total Équienne Jardinée SAB Total Jardinée Total

14.

Conclusion

Les données recueillies et étudiées, pour chacun des enjeux énumérés, proviennent de données existantes pour le territoire de l'UAF 064-51. Elles fournissent des pistes de

réponses et ne présentent pas de valeurs absolues pour le territoire. La mise en commun des divers enjeux permettra une analyse globale en vue d'élaborer des stratégies d'aménagement forestier propres au territoire du projet intégré « Le Bourdon ».

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Références

ANGER, V. et al.. Comparing composition and structure in old-growth and harvested (selection and diameter-limit cuts) northern hardwood stands in Quebec, Forest Ecology and Management, 2005,217 275-293. BELZILE, J-f et al. Inventaire de connaissance des coupes partielles réalisées avant 1990 sur le territoire des aires communes 064-01 et 064-03, phase 2. Volet I, Association des intervenants forestiers des Hautes-Laurentides, janvier 2007, 61 p. BELZILE, J-F et al.. Diagnostic sylvicole de peuplements traités par coupe de jardinage il y a 10 ans (UAF 064-51), CSRE-Forêt, mars 2008, 52 p. CIMON, A. et LABBÉ P.,. Lignes directrices visant à encadrer la pratique de l'éclaircie précommerciale afin d'assurer le maintien de la biodiversité, objectif de protection et de mise en valeur du milieu forestier, Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, décembre 2006, 20 p. DOYON et al.. Effects of strip and single-tree selection cutting on birds and their habitat in a southwestern Quebec northern hardwood forest. Forest Ecology and Management,2009,p.101-115. DUCHESNE, L. et OUIMET, R. Population dynamics of tree species in southern Quebec, Canada : 1970-2005., Forest ecology and Management, 255 3001-3012, 2008. GAUTHIER, P. et al.. Expérimentation opérationnelle d'un mode de gestion par objectifs (GPO), unité d'aménagement forestier 064-51, bilan 2007-2008, rapport final, Association des intervenants forestiers des Hautes-Laurentides, septembre 2008, 92 p. LEBLANC, M. et DÉRY, S.. Lignes directrices pour l'implantation des îlots de vieillissement rattachés à l'objectif sur le maintien de forêts mûres et surannées, Partie 1 : intégration aux calculs de la possibilité forestière,Québec, gouvernement du Québec, ministère des Ressources naturelles et de la Faune, direction de l'environnement forestier, novembre 2005, 21 p. LESSARD, G. et al.. Guide sylvicole de l'UAF 064-51, Centre Collégial de Transfert de Technologie en foresterie (Centre d'enseignement et de recherche en foresterie; CERFO), mars 2007, 254 p. MRNF et al.. Plan général d'aménagement forestier pour l'UAF 064-51 ministère des Ressources naturelles et de la Faune, version B6, 4 décembre 2008.

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PUIGDEVALL, J. P.. Portrait historique de l'UAF 064-51 selon la concession McLaren, rapport final, La Coopérative forestière des Hautes-Laurentides (CFHL), Service de l'Innovation et de l'Expérimentation, février 2009, 24 p.

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Enjeux de biodiversité traités par l'APL

Sujets : Fragmentation Forêt d'intérieur Corridor forestier Espèce d'intérieur et de bordure Ensapinage Structure verticale et horizontale

Présenté au Comité de biodiversité Projet le Bourdon

Par Anaïs Gasse et François Trottier Association des pourvoiries des Laurentides

Le 11 mars 2009

Enjeux de biodiversité (fragmentation et forêt d'intérieur)

Remerciements ________________________________________________________________3 Avant-propos__________________________________________________________________4 Général ______________________________________________________________________5

Définition ________________________________________________________________________ 5 Impacts __________________________________________________________________________ 5 Effet de bordure ___________________________________________________________________ 6 Logiciels _________________________________________________________________________ 7

Caractéristiques des fragments ___________________________________________________7

Forêt d'intérieur - Taille _____________________________________________________________ 7 Configuration _____________________________________________________________________ 8 Distance de séparation ______________________________________________________________ 8

Corridors_____________________________________________________________________9

Définition ________________________________________________________________________ 9 Largeur __________________________________________________________________________ 9 Longueur _________________________________________________________________________ 9

Effets de la route_______________________________________________________________9 Espèces d'intérieur, de bordure ou indicatrices _____________________________________10

Espèces d'intérieur ________________________________________________________________ 10 Espèces de bordure ________________________________________________________________ 10 Espèces indicatrices _______________________________________________________________ 11

Conclusions sur la fragmentation ________________________________________________13 Autres études d'intérêt _________________________________________________________13 Ensapinage __________________________________________________________________14 Structure verticale et horizontale_________________________________________________18 Annexe 1 ____________________________________________________________________20 Annexe 2 ____________________________________________________________________22 Références___________________________________________________________________25

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Remerciements

Les renseignements contenus dans le présent document ont été obtenus en partie grâce au financement fourni par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme des collectivités forestières. De plus, le programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier (Volet II) contribua au financement de ce projet.

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Avant-propos

Dans le cadre du projet Le Bourdon, un groupe de travail fut formé pour traiter des différents enjeux de biodiversité associés à l'UAF 064-51. Le présent document fut produit dans le but de répondre aux questionnements de ce groupe. Une revue de littérature a été effectué pour documenter les aspects davantage liés à la fragmentation, aux forêts d'intérieur, aux effets de bordure et les corridors forestiers. Elle ne fait que relater les résultats des différentes études. De plus, des analyses furent effectuées afin de documenter les enjeux liés à l'ensapinage et à la structure verticale et horizontale des peuplements.

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Général

Définition Selon le Petit Robert, le terme fragmentation provient du latin fragmentum, « enfreindre » et réfère au fractionnement, au morcellement, à la parcellisation ou à la division d'un tout, d'un système ou d'un ensemble. Voici une image, tirée de Jaeger, 2000 (dans Ouimet 2008), pour illustrer le tout :

Figure 1. Phases de fragmentation (tirée de Jaereg 2000 dans Ouimet 2008)

Impacts La perte d'habitat et l'isolation sont les conséquences 2 majeures de la fragmentation et cela aura un impact sur la richesse de la biodiversité ainsi que sur la survie des espèces (Darveau et al. 2001). Une revue de littérature a été effectuée par Fahrig (2003) afin d'illustrer les impacts de divers facteurs sur différents éléments de la biodiversité (voir tableau 1). On note d'autres effets de la fragmentation tel que 1) la perte d'habitat et l'insularisation; 2) changement microclimatique et physique; 3) effets de lisière (Kneeshaw 1996, Nault 1996 DANS Gilbert 1997). Watson (2005) dresse une liste des impacts de la fragmentation sur les populations fauniques et les espèces animales (voir Annexe 1). Cependant, il est impossible de généraliser l'impact de la fragmentation car cela dépend de l'espèce concernée (Kupfer et al 2004). Cela variera en fonction du type et de la structure du

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paysage ainsi qu'en fonction de l'échelle spatiale et des processus écologiques concernés. Il est a noté que la déforestation n'est pas synonyme de fragmentation.

Tableau 1. Effets de la fragmentation sur la biodiversité (Tiré de Fahrig 2003) Effet de bordure Il est important de faire la différence entre « effet de bordure » et « écotone ». En effet, l'écotone est une zone naturelle entre deux milieux et il est souvent riche en habitats. Par conséquent, la biodiversité y est souvent élevée. La bordure constitue un milieu plus hostile pour la faune puisque cela constitue une limite brusque entre deux milieux (Ouimet 2008). De plus, elle est souvent d'origine anthropique. Le taux de décomposition est plus rapide à la bordure, il y a plus de luminosité, la densité de feuilles est plus élevée, on retrouve davantage d'épaisseur de feuilles (foliale layers), plus d'espèces intolérantes à l'ombre, plus d'espèces pionnières, plus de plantes exotiques et plus de décidus et d'arbustes (Kremsater et Bunnell 1999). La bordure est plus à risque des damages tels que le chablis, dessèchement ou à l'émondage. L'effet de bordure peut être influencé par plusieurs facteurs tels que la structure (pente, dhp, essence, etc.) et la densité. Kremsater et Bunnell (1999) mentionnent que cet effet peut se faire sentir jusqu'à environ 180 m pour la température, environ 200 m pour le vent, environ 150 m pour l'humidité/réduction de l'évapotranspiration et environ 100 m pour la radiation. Le vent peut parfois être perçu jusqu'à une distance équivalente à 100 fois la hauteur des arbres (Simberloft -6-

1994 dans Hébert 1997). Aussi, la prédation liée à la bordure peut se faire sentir jusqu'à 600 m à l'intérieur de la forêt cependant un changement de végétation se fait sentir jusqu'à 30 m de la bordure (Faaboorg et al. X).

Dans la sapinière à bouleau blanc, l'effet de bordure se fait sentir jusqu'à 300 m selon Larue et al. (1995). Toutefois, dans la Réserve Faunique de la Rouge-Matawin, les forêts profondes ont été identifiées à 100 m de la bordure lorsque l'environnement voisin était au stade de semi et d'ouverture non-forestière (eau, dénivelé humide ou sec) et 50 m lorsqu'il s'agissait de gaulis et d'aulnaies (Doyon 2002). Selon une étude dans les parcs nationaux québécois, à proximité d'un sentier pédestre, l'effet de bordure se ferait sentir jusqu'à 25 m à l'intérieur de la forêt (Ouimet 2008). Logiciels Plusieurs logiciels ont été mis au point afin d'évaluer le niveau de fragmentation d'un territoire. En voici quelques uns, mais il est a noté qu'il en existe plusieurs autres. - S*IRIS est un logiciel utilisé pour les aires protégées et biodiversité au Québec (Hébert 1997). - Complan-GIS permet d'introduire les contraintes de contiguité, de couverts, de répartition des classes de tailles et de hiérarchie spatiale permettant de reproduire plusieurs régimes de répartition spatiale. Il simule la croissance avec des modèles par courbes seulement (Doyon 2002). Le logiciel reconnaît 4 niveaux : unités d'analyse (toute la forêt) aller au peuplement. - L'index de fragmentation de Riitters inclue la dimension du fragment, le facteur « bordure », la distance entre les fragments et il peut utiliser des cartes à 1 km de résolution. Le calcul de fragmentation doit tenir compte de la composition du paysage donc la configuration du paysage, la configuration des fragments et les configurations des bordures (Kupfer et al. 2004). - FRAGSTATS s'utilise avec ArcGIS. Plusieurs critères sont à respecter. Semble populaire. - FRAGMATIK basé sur FRAGSTATS peut être utilisé en milieu forestier et doit tenir compte des changements futurs. Utilise des poids afin de donner une « résistance » à la matrice (Ouimet 2008).

Caractéristiques des fragments

Forêt d'intérieur - Taille Selon Faaborg et al (X), la grandeur de l'habitat est plus importante que l'hétérogénéité de l'habitat, le degré d'isolation et que la structure végétale. La majorité des auteurs s'entendent pour dire qu'un grand habitat d'intérieur devrait couvrir plus de 2 000 ha. En effet, Porneluzi et Faaborg (1999) parlent de plus de 2 000 ha, Kupfer et al. (2004) mentionnent 2 300 ha alors que Faaborg et al (X) considèrent qu'une grandeur minimale de 3 000 ha devrait être conservée mais que les petites réserves conservent leur importance. Néanmoins, dans le sud du Québec, Dufault (X) définie une forêt continue comme un bloc de 1 000 ha de forêt profonde. Aussi, dans la Réserve Faunique Rouge-Matawin, un massif de forêt profonde mesurait 200 ha (Doyon 2002). Dans les CPRS, il serait insuffisant pour la biodiversité de conserver des blocs de 10 ha (Darveau et al. 2001). D'ailleurs, dans certains cas, il pourrait être suffisant de conserver 10 ha de forêt

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ancienne si elle est entourée de forêt comparable alors que 100 ha sera nécessaire si elle est entourée de coupe à blanc (Harris 1984 in Hébert 1997). Néanmoins, plus l'îlot résiduel sera grand moins il sera affecté par le milieu environnent (Ouimet 2008). Kupfer et al. (2004) mentionne qu'il est important de distinguer une vraie forêt d'une forêt falsifiée (ex. forêt reboisée) afin de considérer quelle valeur doit être accordée à la forêt environnante. En effet, les caractéristiques de la forêt environnante auront un fort impact sur les populations locales habitant à l'intérieur des fragments. Configuration Les îlots devraient faire 200 ha avec une largeur minimale de 500 m (Environnement Canada 2004). De plus, ils devraient être compact (Faaborg et al. X) et idéalement carrés ou ronds (Environnement Canada 2004) ou du moins, les formes linéaires devraient être évitées (Ouimet 2008). Tous les ouvertures (lignes électriques, routes...) devraient être en bordure des fragments (Faaborg et al. X). L'effet de la perte d'habitat et de la fragmentation se font sentir lorsqu'il reste moins de 30% du couvert d'origine mais cela peut varier entre 60 et 10% selon la sensibilité de l'espèce, le nombre et l'arrangement des fragments, l'échelle d'analyse, etc. (Kupfer et al 2004). Néanmoins, certaines études considèrent que les impacts de la fragmentation sont visibles seulement lorsqu'il ne reste que 20 à 30% d'habitat à l'échelle du paysage, cependant aucune étude empirique ne l'a prouvé (Fahrig, 2003). Environnement Canada (2004), qu'en à eux, propose que dans un bassin hydrographique, 10% du couvert devrait être situé à 100 m ou plus de la lisière, 5% du couvert forestier devrait être situé à 200 m ou plus de la rivière. Dans les fragments, il est important de maintenir la complexité de la structure du peuplement et l'hétérogénéité du paysage (âge et structure du peuplement, hétérogénéité verticale associée avec les différentes strates de canopée, présence de chicots et débris ligneux au sol, variation dans la structure des trouées de la canopée)(Kupfer et al. 2004). Distance de séparation Ce qui entoure les îlots restant influencera les populations de ces fragments, ainsi que la distance qui parcourue par les espèces d'un îlot à un autre. Aussi, le fait que l'espèce soit spécialiste, ait un grand territoire ou qu'il puisse se disperser facilement influencera sur la distance minimale requise entre les îlots (Kupfer et al. 2004). Dans la mesure du possible, les fragments devraient être proches les uns des autres (Faargoorg et al.). À cet effet, Dufault (sud du Québec) considère que les fragments sont proches lorsque la distance entre les lots est de 10 km. Cependant, selon Environnement Canada (2004), les îlots devraient être à moins de 2 km de distance. Autant que possible, ces fragments devraient former un réseau en étant relié par des corridors forestiers.

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Corridors

Définition Il s'agit d'une bande d'interrelation entre les blocs résiduels. Pour qu'un corridor soit efficace, il doit être suffisamment large pour contenir une aire suffisante d'environnement d'intérieur, hormis la bordure (Miller et al. 1995 in Hébert 1997). Quelque soit la méthode utilisée pour relier les blocs, il est important de diversifier les approches (Kupfer et al. 2004). Pour assurer une connectivité entre les fragments, une méthode constituée de 6 étapes fut développée par Beier et Lee (2002) : Étape 1: Identifier les habitats qui devront être reliés Étape 2 : sélectionner quelques espèces d'intérêt à partir des espèces présentes sur le territoire Étape 3 : Evaluer les besoins des espèces sélectionnées Étape 4 : Pour chaque corridor potentiel, évaluer comment le corridor choisi pourra permettre la mobilité des espèces choisies Etape 5 : Dessiner les corridors sur une carte Etape 6 : Planifier un programme de monitoring

Néanmoins, il existe plusieurs avantages et inconvénients à la présence des corridors. Voir les listes d'arguments pour et contre les corridors fait par McKenzie (1995) en annexe 2.

Largeur Afin que les corridors soient optimums, la largeur devrait tenir compte de l'effet de bordure et de la tendance à se déplacer de l'animal ciblé (McKenzie, 1995). La largeur minimale devrait tenir compte de la grandeur et de la forme du territoire occupé par l'animal tout en étant suffisamment large pour éviter l'invasion d'espèces végétales non désirées. Dans un monde idéal, les corridors devraient être aussi larges que possible (Bond 2003). Leurs dimensions varieront en fonction de l'espèce et du type d'habitat mais devraient au moins mesurer 300 m de large. De plus, aucune maison ou autre habitation ne devraient se retrouver à moins de 90 m du corridor. Environnement Canada (2004) mentionne qu'une largeur minimale de 100 m devrait être maintenue. Longueur Pour être efficace, le corridor ne devrait pas être plus long que le territoire de l'espèce ciblée (Harrison 1992 in McKenzie 1995)

Effets de la route

La route constitue un habitat de bordure, occasionne des perturbations fréquentes, augmente la pollution de l'air, l'érosion du sol, le bruit, la perturbation humaine, le risque de présence d'espèces exotiques, etc. (Reed, Johnson et Baker 1996). De plus, la route fragmente le paysage, occasionne une perte d'habitat, cause une réduction des habitats utilisables proche des routes par les cerfs et les wapitis et augmente le bruit et la perturbation visuelle pour les animaux (Watson 2005). Aussi, des mortalités et une augmentation du braconnage lui sont directement liées.

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En ce qui concerne le dérangement sonore, deux indicateurs ont été utilisés dans l'étude de Doyon (2002) sur le territoire de la Réserve Faunique Rouge-Matawin: 1) le dérangement sonore occasionné par les chantiers de récolte et 2) le dérangement sonore occasionné par le camionnage. Dans les deux cas, le dérangement sonore associé avait des répercutions jusqu'à 1 500 m de distance. Dans cette même étude, on y retrouve aussi comment faire pour simuler cette « contrainte ». Les routes peuvent aussi avoir un effet néfaste sur la vie aquatique. En effet, l'ensablement de l'habitat du ruisseau et du poisson par les sédiments provenant des bordures de chemins ou de la route en soi constitue un problème considérable. Quelques études ont montrés que les routes pouvaient avoir un effet négatif sur ces milieux à une distance de quelques centaines de mètres et parfois jusqu'à 1 000 m (Forman 1995 dans Ouimet 2008). De plus, le plomb et le sel pourront nuire aux systèmes aquatiques même si ceux-ci sont situés à 60 m de la route. La route pourrait avoir un effet jusqu'à une centaine de mètres sur les espèces d'oiseaux dites d'intérieur (Forman 1995 dans Ouimet 2008). Aussi, le limon, la poussière et le sable de la route peuvent être perçues jusqu'à 40 m dans les bois.

Espèces d'intérieur, de bordure ou indicatrices

Les espèces dites de bordures sont les espèces que l'on retrouve dans les forêts mais près des ouvertures. Tandis que les espèces d'intérieur recherchent des caractéristiques de la forêt que l'on retrouve lorsque les effets de bordure ne se font plus sentir. Espèces d'intérieur * Viorne, érable, fraises, érable à sucre, hêtre à grandes feuilles, érable rouge, hêtre. Junco ardoisé, Chouette rayée, paruline à poitrine baie, paruline noir et blanc, paruline à gorge orangée, paruline du Canada, paruline à collier, paruline couronnée, grimpereau brun, roitelet à couronne dorée, grive solitaire, paruline verdâtre, grive à dos olive, troglodyte mignon, jay bleu, pic mineur, viréo yeux rouges, pékan, moufette, Grand-pic (Kremsater et Bunnell 1999) Hêtre, érable rouge, érable à sucre, tyran à gorge cendré, gros bec errant, mésange buissonnière, mésange à tête brune, junco ardoisé, viréo de Hutton, mésange unicolore, grive... Espèces de bordure Pic chevelu, chevaliers, viréo yeux rouges, paruline verdâtre, orignal, cerf de Virginie, martre, ours, chauve-souris (Kremsater et Bunnell 1999)

*

Les espèces en italique sont des espèces pouvant être associées tant à la bordure qu'à la forêt d'intérieur.

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Espèces indicatrices « Valeria Echegoyen (1999) a suggéré une démarche pour l'élaboration d'indicateurs locaux d'aménagement forestier durable pour la Forêt Montmorency (Québec). Cette démarche comprend sept étapes: la préparation d'une liste préliminaire des enjeux, la proposition d'une première liste d'indicateurs, l'élaboration d'une deuxième liste d'indicateurs, la validation des indicateurs, la validation des objectifs pour les indicateurs, la confrontation ou l'harmonisation et la vérification des indicateurs sur le terrain. » Source : Hétu et al. 2002 De plus, Kneeshaw et al (2000) propose que le filtre fin devrait inclure les espèces menacées ou vulnérables ainsi que les espèces commerciales. Pour la sapinière à bouleau blanc et à bouleau jaune, Hétu et al. (2002) ont dressé une liste d'espèces indicatrices afin d'évaluer l'hypothèse stipulant que l'aménagement forestier n'a pas d'effet sur la richesse et l'abondance des espèces ni sur leur répartition dans le temps et l'espace. Jeunes forêts : orignal, lynx du Canada, lièvre, gélinotte, Pic Chevelu Forêt mûres : grand polatouche, chouette raye, mésange à tête brune, bec-croisé des sapins, chauve-souris nordiques, campagnol des rochers Vielles forêts : martre, Pic à dos noir, Nyctale de Tengmalm, chauve-souris argentée « En 2001, un groupe de chercheurs du Réseau de Centres d'Excellence sur la Gestion Durable des Forêts a dressé une liste préliminaire des groupes d'espèces potentiellement pertinents à suivre (Macnab et Moses 2001). Cette liste incluait: des petits mammifères (campagnols, lièvres et castors), des oiseaux (hiboux, pics, gélinottes, tétras et passereaux) des amphibiens (grenouilles et crapauds), des insectes (carabidés, fourmis, et insectes du bois mort) et des plantes (lichens, champignons et mauvaises herbes). » Source : Hétu et al. 2002 Plusieurs études associent la martre comme l'espèce cible des couverts résineux mûrs, la gélinotte huppée celle des feuillus, le tétras du Canada celle de l'épinette noire, le castor pour le milieu riverain, l'orignal pour les peuplements jeunes et mûrs et le garrot pour les chicots (Hétu et al. 2002). Les tableaux 1 et 2 sont tirés de Doyon et Bouffard (2008) et illustrent les espèces indicatrices sélectionnées pour la Réserve Faunique Rouge-Matawin.

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Conclusions sur la fragmentation

En résumé, l'effet de bordure est influencé par de nombreux facteurs et variera en fonction de l'espèce. Néanmoins, l'effet semble se faire sentir jusqu'à une distance minimale de 100 m mais peut aller jusqu'à 300 m voir 600 m dans certains cas. Afin que les fragments laissés intacts puissent être utilisés par une plus grande diversité biologique, ils doivent être compacts, idéalement ronds ou carré. De plus, une superficie minimale de 1000 à 2000 ha est désirée. Il est cependant très important de penser à la fragmentation à l'échelle du paysage et non pas îlot par îlot. Afin de permettre les déplacements des espèces d'un îlot à l'autre, ces derniers devraient être le plus près possible les uns des autres et être reliés par des corridors forestiers. Ces corridors devraient avoir une largeur minimale variant de 100 à 300 m mais cela variera en fonction de l'espèce ciblée. Si l'on désire savoir si le territoire est trop fragmenté, il faudrait cibler des espèces indicatrices pour chacune des zones bioclimatiques. De plus, il faudra tenir compte des espèces menacées ou vulnérables ainsi que les espèces vedettes tel l'orignal et le cerf de Virginie. De façon générale, nous pourrions reprendre les conclusions émises par Turner et al. (2001) et citées pas Kufper et al. (2004). Ils mentionnent que 1) les fragments plus grands et hétérogènes supporteront le plus d'espèces, 2) la configuration des bordures influencera l'abondance des populations vivant à l'intérieur des fragments, 3) l'effet de la connectivité est basée sur un seuil critique et 4) les caractéristiques de l'environnement entourant les fragments influenceront les populations locales à l'intérieur des fragments. Pour ce qui est des impacts causés par les routes, il semblerait que plusieurs soient négatifs. Le dérangement sonore peut avoir des répercutions jusqu'à 1 500 m des routes et chantiers. Parmi les solutions envisageables, on retrouve la fermeture de chemins après son utilisation si possible, la concentration des déplacements, l'utilisation des routes déjà existantes et l'application du Guide des saines pratiques en voiries forestières. Il est très important de se souvenir que la variété des techniques appliquées demeure probablement la clé du succès pour la protection et conservation de la biodiversité!

Autres études d'intérêt

Nolet, P. et N. Rojas. 1998. Effets des coupes de jardinage sur la biodiversité végétale. Rapport remis aux : Industries James MacLaren Raréfaction du pin blanc, ensapinage, enfeuilement, augmentation du hêtre, etc. Grodin, P. et A. Cimon. 2003. Les enjeux de biodiversité relatifs à la composition forestière. Gouvernement du Québec Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs.

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Ensapinage

La méthode utilisée est de comparer la proportion du volume sur pied (10 cm et +) d'un regroupement de strate à l'intérieur d'une unité de compilation avec la proportion de tige en régénération dans ces mêmes unités. De façon général, on peut remarquer un accroissement de la proportion de sapin versus l'épinette dans les unités de compilations mélangée et résineuse et une baisse du sapin dans les unités de compilations feuillus. Dans le cas des peuplements de pin gris, la proportion de sapin augmente dans les unités de compilations feuillue et mélangée et reste plutôt stable dans l'unité de compilation résineuse. Les calculs ont tous été réalisés avec les tables du 3ième décennal mis à jour et les données de relectures de placettes.

____ Baisse de la proportion ____ Proportion stable ____ Hausse de la proportion

Peuplement Épinette (EE): 11 258 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 1351.06 59633.71 32710.34 93695.11 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 4.29 2.19 1.13 Epinette 60.65 74.65 77.56 Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 35.10 3.21 5.04 Epinette 55.29 29.50 39.32 EPN 4.81 24.56 34.28 PIG 0.00 4.97 17.68 EPR 15.38 1.73 0.00 SAB 8.17 28.06 15.52 PIG 0.00 4.97 17.68 SAB 8.17 28.06 15.52 EPN 43.47 71.81 76.43 PIG 1.09 6.22 5.43 EPR 12.89 0.65 0.00 SAB 19.13 8.78 6.07 PIG 1.09 6.22 5.43 SAB 19.13 8.78 6.07

Dans l'unité de compilation feuillue (0001I (F)) on peut remarquer une diminution de la proportion de l'épinette et du sapin. Cependant, dans le cas des unités de compilations mélangées (0002I (M)) et des unités de compilations résineuses (0003I (R)), l'épinette subit une baisse marquée au profit du sapin.

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Peuplement Pin Gris (PGPG): 1 437 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 581.04 5871.03 3078.59 9530.66 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 2.45 0.17 0.15 Epinette 7.75 23.66 28.81 EPN 5.10 23.47 28.05 PIG 86.87 64.38 65.95 Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 0.00 4.92 0.00 Epinette 23.44 17.64 34.41 EPN 23.44 12.72 2.15 PIG 25.00 14.50 55.38 EPR 0.00 0.00 32.26 SAB 51.56 50.75 0.00 PIG 25.00 14.50 55.38 SAB 51.56 50.75 0.00 EPR 0.20 0.02 0.61 SAB 0.83 2.10 0.36 PIG 86.87 64.38 65.95 SAB 0.83 2.10 0.36

Dans les unités de compilations feuillues et mélangées, augmentation significative de la proportion de sapin dans la régénération au détriment du pin gris. L'épinette reste relativement stable. Dans la unité de compilation résineuse, aucune augmentation du sapin mais une légère augmentation de l'épinette versus le pin gris.

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Peuplement Mélangé à prédominance d'épinette: 2 990 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 232.62 6645.55 2725.22 9603.39 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 3.68 0.81 2.74 Epinette 62.00 41.50 61.29 EPN 43.40 40.41 58.35 PIG 0.73 15.57 27.96 Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 45.16 2.61 0.00 Epinette 51.61 25.00 20.79 EPN 0.00 21.93 20.79 PIG 0.00 12.12 55.20 EPR 6.45 0.46 0.00 SAB 3.23 23.77 24.01 PIG 0.00 12.12 55.20 SAB 3.23 23.77 24.01 EPR 14.92 0.28 0.20 SAB 18.52 3.15 1.70 PIG 0.73 15.57 27.96 SAB 18.52 3.15 1.70

Dans l'unité de compilation feuillue, augmentation du sapin au détriment de l'épinette. Dans l'unité de compilation mélangée, augmentation du sapin contre une baisse équivalente de l'épinette. Dans l'unité de compilation résineuse, augmentation du sapin et du pin gris contre une baisse importante de l'épinette.

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Peuplement Mélangé à prédominance de pin gris: 1 758 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 688.44 9115.76 5007.07 14811.27 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 3.04 0.19 0.23 Epinette 9.16 23.77 33.38 EPN 5.94 23.56 32.68 PIG 84.73 63.87 60.21 EPR 0.18 0.02 0.47 SAB 0.81 2.19 0.45 PIG 84.73 63.87 60.21 SAB 0.81 2.19 0.45

Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 0.00 5.26 0.00 Epinette 20.00 18.10 37.26 EPN 20.00 12.84 14.57 PIG 32.00 11.90 42.58 EPR 0.00 0.00 22.69 SAB 48.00 53.62 2.24 PIG 32.00 11.90 42.58 SAB 48.00 53.62 2.24

Dans l'unité de compilation feuillue, augmentation du sapin et de l'épinette et baisse drastique du pin gris. Dans l'unité de compilation mélangée, augmentation du sapin et baisse de l'épinette et du pin gris. Pour l'unité de compilation résineuse, légère augmentation du sapin et de l'épinette et baisse du pin gris.

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Peuplement Épinette à prédominance résineuse: 86 peuplements Sin_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) Total ha 54.87 255.61 0 310.48 Volume (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 1.43 3.72 0.00 Epinette 65.19 65.15 0.00 EPN 54.78 60.16 0.00 PIG 0.31 10.08 0.00 Gaule (%) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) SIN_Code 0001I (F) 0002I (M) 0003I (R) EPB 28.57 6.45 0.00 Epinette 57.14 29.03 0.00 EPN 0.00 22.58 0.00 PIG 0.00 0.00 0.00 EPR 28.57 0.00 0.00 SAB 0.00 22.58 0.00 PIG 0.00 0.00 0.00 SAB 0.00 22.58 0.00 EPR 8.98 1.27 0.00 SAB 25.74 10.74 0.00 PIG 0.31 10.08 0.00 SAB 25.74 10.74 0.00

Dans l'unité de compilation feuillue, baisse importante du sapin et légère baisse de l'épinette. Dans l'unité de compilation mélangée, augmentation du sapin et baisse de l'épinette et du pin gris. Conclusion On peut remarquer une hausse de la proportion de sapin en régénération par rapport au volume sur pied. Il faudra mettre en place des méthodes opérationnelles afin de maintenir les structures de peuplements le plus possible (regarnis sentier en épinette et pin gris, favoriser l'épinette et le pin gris dans le cadre des EPC, etc.).

Structure verticale et horizontale

Selon les recherches de Doyon et Nolet (2007), seulement 12% des peuplements feuillus ont une structure inéquienne. 50% des peuplements ont plutôt une structure bi-cohorte. Les coupes de jardinages tel que nous les appliquons présentement, débalancent la structure diamétrale des peuplements pour créer des structure bi-cohorte. Les peuplements traités sont généralement moins inéquiens que les peuplements non-traités. On peut remarquer que les structures

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inéquiennes en diamètre sont rare mais que les structures inéquiennes en hauteur le sont beaucoup plus. Doyon et Nolet (2007) font remarquer que plus la surface terrière est grande, plus la représentativité des grosses tiges augmentent. Cet effet diminue suite à une coupe de jardinage à cause de la sélection biaisé des grosses tiges. Le choix fait lors du jardinage est fonction de la relation diamètre ­ âge du peuplement. Cependant, le diamètre est plus en fonction avec la croissance. Si l'on veut tenir compte de l'âge, la hauteur des tiges est préférable. MM. Doyon et Nolet croient qu'il serait pertinent d'incorporé une description de la structures en hauteur des peuplements. Selon lui, la superficie des parcelles utilisées présentement est inadéquate. Les parcelles de 11.28 m. (1/25 ha) ne sont pas appropriées pour caractériser la structure diamétrale des peuplements. Il suggère d'opter plutôt pour des parcelles de 28.21m. ( 1/4 ha). Finalement, il propose l'utilisation de cohorte pour évaluer les rendements à utiliser dans le calcul de possibilité forestière.

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Annexe 1

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Liste des impacts de la fragmentation sur les populations fauniques et les espèces animales (Watson, 2005).

· Increased isolation of populations or species, which leads to: - Adverse genetic effects; i.e. inbreeding depression (depressed fertility and fecundity, increased natal mortality) and decreased genetic diversity from genetic drift and bottlenecks; - Increased potential for extirpation of localized populations or extinction of narrowly distributed species from catastrophic events such as hurricanes, wildfires or disease outbreaks; · Changes habitat vegetative composition, often to weedy and invasive species; · Changes the type and quality of the food base; · Changes microclimates by altering temperature and moisture regimes, · Changes flows of energy and nutrients; · Changes availability of cover and increases edge effect, bringing together species that might otherwise not interact, potentially increasing rates of predation, competition and nest parasitism; · Increases opportunities for exploitation by humans, such as poaching or illegal collection for the pet trade

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Annexe 2

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Liste d'arguments pour et contre les corridors fait par McKenzie (1995). Arguments pour les corridors: 1. Enhanced immigration, which would enhance gene flow, increase genetic diversity, allow recolonization of extinct patches, and enhance overall metapopulation survival in connected patches. 2. The opportunity for some species to avoid predation. 3. Accommodation of range shifts due to climate change. 4. Provision of a fire escape function. 5. Maintenance of ecological process connectivity. Arguments contre les corridors: 1. Paucity of data on corridor use and a lack of sufficient controls in corridor field studies 2. Paucity of data on significance of loss of genetic variation due to inbreeding and in small populations 3. The establishment of smaller reserves as a result of corridors

- There

is the possibility of a loss of genetic variation due to genetic drift in an ensemble

of smaller refuges that would be greater than the gain in genetic diversity due to immigration and gene flow through corridors. NOTE: Genetic drift is the change in genetic composition of populations that result from random effects (random combinations of parent genes in the next generation) 4. Habitat unsuitability of corridors (i.e. riparian corridors will not serve as a conduit for nonriparian species) 5. High rates of poaching or trapping in corridors 6. Increased exposure to domestic animals harboring disease 7. Avenues for the spread of catastrophes (predators, fire, disease) may be provided through corridors - corridors have a high fraction of edge habitat and may attract edge-inhabiting predators - the negation of the quarantine effect of isolation would allow disease to spread between populations 8. Entry routes, avenues, and reservoirs for weedy or exotic species may potentially be provided by corridors - 23 -

- some corridors may favor movement by introduced species 9. Corridors may function as genetic traps or sinks - low quality (habitat) corridors could act as genetic sinks due to increased mortality. resulting in local extinctions and a decrease in the size of a metapopulation 10. Economic factors, including higher management costs due to high edge-inferior ratio and the cost of building bridges over corridors

- preserving

corridors may not be the most cost-effective way to facilitate survival of all

conservation-priority target species - relocation of animals might be as effective as corridors and less costly 11. Conflict with other conservation acquisitions

- Is

preserving corridors sufficient to maintain species viability where wildlife refuges are

insufficient ? - Is a corridor the only or even the best way to provide whatever movement is necessary between populations? - Does preserving corridors foster the belief that one has done enough and need not preserve larger tracts of valuable habitat? 12. The theory of central place foraging predicts that species with colonial social structure and that consume widely dispersed food may be disadvantaged in narrow, linear-shaped habitats (Lindenmayer and Nix, 1992).

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Références

Beier, P. et S. Loe. 1992. A checklist for evaluating impacts to wildlife movement corridors. Wildlife Society Bulletin 20:434-440. Bond, M. C. 2003. Principles of Wildlife Corridor Design. Center for Biological Diversity Brotons, L., M. Mönkkönen, E. Huhta, A. Nikula et A. Rajasärkkä. 2003. Effects of landscape structure and forest reserve location on old-growth forest bird species in northern Finland. Landscape Ecology 18 Darveau, M., Boulet, M., Vallières, C., Bélanger, L. et J.C. Ruel. 2001. Utilisation par les oiseaux de paysages forestiers résultant de différents scénarios de récolte ligneuse dans la pessière noire Rapport synthèse 1997-1999. Ministère des ressources naturelles du Québec - Direction de l'environnement forestier, Québec, Rapport DEF-0198. 42 p. Doyon, F. 2002a. Évaluation de différents régimes de répartition spatiale de coupes sur la biodiversité, le dérangement sonore et la rentabilité économique dans la Réserve faunique Rouge-Matawin. Institut Québécois d'Aménagement de la Forêt Feuillue, Ripon, Québec. Rapport technique. 115 p. Doyon, F. et D. Bouffard. 2008. L'intégration des valeurs fauniques et de biodiversité à la planification forestière. Rapport technique de l'Institut québécois d'aménagement de la forêt feuillue. Remis au Comité sur l'aménagement des ressources forestières et l'environnement (ARFE), Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Avril 2008. 33p. + Annexe. Doyon, F. et P. Nolet. 2007. Application de la sylviculture irrégulière aux peuplements feuillus jugés inaptes au jardinage et prédiction du rendement par la modélisation. Rapport d'étape, deuxième année. IQAFF. Dufault, D. 2007. Enclaves forestières décidues en matrice agricole et activité reproductrice d'une espèce aviaire sensible aux conditions d'intérieur de forêt. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Montréal. Environnement Canada. 2004. Fiche d'information sur les Grand Lacs: Quand l'habitat est-il suffisant ? 2e édition. Environnement Canada. Faaborg, J. M., Brittingham, T. Donovan, and J. Blake. 1993. Habitat fragmentation in the temperate zone: A perspective for managers. In Status and Management of Neotropical Migratory Birds, ed. D.M. Finch and P.W. Stangel, 331-38. US Forest Service General Technical Report RM-229. Fahrig, L. 2003. Effects of habitat fragmentation on biodiversity. Annual Reviews of Ecology and Systematics 34: 487-515. Gilbert, H. 1997. Réactions prévisibles des espèces végétales forestières en situation précaire en regard de pratiques forestières québécoises. Éco-Service pour le ministère québécois des Ressources naturelles, Direction de l'environnement forestier. ES-011-2, 35 pages + 2 annexes. Hétu, G., M. Darveau et C. Latendresse. 2002. Bilan faunique d'une aire commune d'aménagement forestier en Mauricie, Québec. Seconde version. NCE Sustainable Forest Management Network, Edmonton, 2002-1. p. Kremsater L. et F. L. Bunnell. 1999. Edge effects: Theory, evidence and implications to management of Westerne North American forests in Rochelle, J.A., L.A. Lehmann et J. Wisniewski. 1999. Forest wildlife and fragmentation management implications.

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Kupfer J. A., Malanson, G.P. et S.B. Franklin. 2004. Identifying the biodiversity research needs related to forest fragmentation. National Commission for Science on Sustainable Forestry, Washington, DC. 218 pp. LaRue, P., Bélanger, L., et J. Huot. 1995. Riparian edge effects on boreal balsam fir bird communities. Canadian Journal of Forest Research. 25: 555-566. McKenzie, E. 1995. Important Criteria and Parameters of Wildlife Movement Corridors ­ A Partial Literature Review. Silva Forest Foundation. February, 1995. Nolet, P., Delagrange, S., Doyon, F., Bouffard, D. et E. Forget. 2007. La connaissance : éloigne les préjugés... sur l'érable à sucre. IQAFF. Ouimet, C-A. 2008. Fragmentation, intégrité écologique et parcs nationnaux québécois : Analyse de deux indicateurs. Thèse. Université de Sherbrooke. Sherbrooke. 88p. Porneluzi, P.A. & J. Faaborg. 1999. Season long fecundity, survival, and viability of Ovenbirds in fragmented and unfrangmented landscapes. Conservation Biology 13:1151-1161. Reed, R. A., Johnson-Barnard, J. and W. L. Baker. 1996. The contribution of roads to forest fragmentation in the Rocky Mountains. Conservation Biology 10: 1098-1106. Watson, M. L. 2005. Habitat fragmentation and the effects of roads on wildlife and habitats. Background and Literature Review. New Mexico Department of Game and Fish. Santa Fe.

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ENJEUX DE BIODIVERSITÉ

UAF 064-51

SYNTHÈSE ET DOCUMENTATION

Présenté au: Groupe de travail portant sur les enjeux de biodiversité Projet: « LE BOURDON » Par: Eric Jaccard, biologiste Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, mars 2009

Mandats du sous-groupe de travail

· · · ·

PRÉCISER CERTAINS ÉLÉMENTS MAL DÉFINIS DOCUMENTER LES ENJEUX À L'AIDE DE RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES ÉTABLIR LES INTERRELATIONS ENTRE LES ENJEUX METTRE EN LUMIÈRE LA COMPLEXITÉ DE CES INTERRELATIONS

CONNECTIVITÉ

Directe et indirecte

Conservation des attributs des vieilles forêts

Préservation de l'intégrité des massifs forestiers résiduels

Conservation des milieux humides et des bandes riveraines

OBJECTIF: 33% -Zones inexploitables -Refuges biologiques -Îlots de vieillissement -Réserves biologiques -Territoires protégés -Rétention variable -Bois mort -Arbres fauniques CARACTÉRISTIQUES -Structure -Proportion -Composition -Dimensions -Forme -Répartition -Orientation -Configuration spatiale -Représentativité -Hétérogénéïté FORÊTS D'INTÉRIEUR -Considérations forestières -Considérations fauniques -Espèces indicatrices FRAGMENTATION ET EFFET DE LISIÈRES -Perturbations naturelles -Perturbations anthropiques -Réseau routier -Dérangement sonore -Pénétration effets anthropiques -Biogéographie insulaire

CONSIDÉRATIONS -Diversité biologique -Qualité de l'eau -Habitats aquatiques -Qualité des sols -Régimes hydriques

La conservation des caractéristiques et des attributs écologiques des forêts naturelles Pour le maintien de la biodiversité et la viabilité des écosystèmes

NOTES PARTICULIÈRES

· · · · · ·

DOCUMENTATION DÉVELOPPÉE DAVANTAGE POUR LES FORÊTS BORÉALES DISTINCTION MARQUÉE ENTRE LES NOTIONS FORESTIÈRES ET FAUNIQUES INTERRELATIONS COMPLEXES ENTRE LES ÉLÉMENTS DE BIODIVERSITÉ LES MODÈLES PROPOSÉS PRÉSENTENT DIFFÉRENTS NIVEAUX DE PERTINENCE SPÉCIFICITÉS ET PARTICULARITÉS DE CHAQUE ÉTUDE LACUNES IMPORTANTES EN TERME DE DOCUMENTATION SCIENTIFIQUE

Vieilles forêts

Problématique générale

Raréfaction des forêts anciennes et de leurs attributs structuraux. (hétérogénéïté structurale, abondance de chicots et de gros débris ligneux et présence de tiges à fort diamètre). Les caractéristiques particulières des forêts anciennes en font des écosystèmes uniques et difficilement reproductibles à l'aide des techniques d'aménagement actuellement en vigueur (Desponts et al., 2002.)

Vieilles forêts (suite)

Définition et particularités1

Forêt ancienne: Écosystème qui se distingue par la présence d'arbres âgés (180 ­ 220 ans), à fort diamètre et possédant divers attributs structuraux particuliers et relativement stables en l'absence de perturbations majeures (accumulation importante de débris ligneux au sol de forte dimension, un haut degré de fermeture de la canopée4, une structure complexe et une composition variées, de nombreuses ouvertures, plusieurs irrégularités du couvert ainsi qu'une microtopographie fine). De plus, la présence d'espèces intimement associées au vieilles forêts caractérise l'atteinte de ce stade de développement (Watson., 2001).

1: Adaptée en fonction des espèces retrouvées en Amérique du nord, sous nos latitudes. 4: Certains vieux peuplements, composés de tiges très espacées et de forme allongée et étroite, ne rencontrent pas ce critère

Vieilles forêts (suite)

Méthodes et outils disponibles

ESPÈCES REPRÉSENTATIVES Développement d'un INDICE DE VIEILLESSE (SCF., 2008) Caractéristiques structurales

Structure irrégulière et inéquienne Âge moyen des arbres dominants (180 à 220 ans) Présence d'arbres très âgés (+ 220 ans) Arbres morts et moribonds debout (non quantifiable) Gros débris ligneux au sol à divers degrés de décomposition Régénération naturelle dans les trouées

Vieilles forêts (suite)

Méthodes et outils disponibles (suite)

Développement d'un INDICE DE VIEILLESSE (SCF., 2008) Caractéristiques de composition Dominance des essences d'ombre à longue durée de vie Présence d'espèces indicatrices Caractéristiques des processus Incidence modérée de perturbations à petite échelle Cycle naturel long des perturbations catastrophiques majeures Stabilité relative du niveau de développement (climax)

Vieilles forêts (suite)

Perspectives pour l'aménagement

Maintien du seuil de 33% des proportions historiques (MRNF., 2005) Refuges biologiques Îlots de vieillissement Adoption de pratiques sylvicoles adaptées Réseau de territoires protégés Zones inexploitables Principes généraux d'aménagement proposés (Desponts et al., 2002) Maintenir des superficies minimales de 100 ha d'un seul tenant Rallonger la période de révolution de peuplements ciblés2

2: Afin de préserver les attributs structuraux des vieilles forêts. À ne pas confondre avec la notion de massifs forestiers. Cependant, le maintien des attributs des vieilles forêts doit passer par le maintien des caractéristiques des forêts d'intérieur

Massifs forestiers

CONCEPT DE FORÊT RÉSIDUELLE ET D'INTÉRIEUR

Problématique générale

La raréfaction des massifs forestiers de grande dimension et la perte des caractéristiques d'habitats d'intérieur, pour plusieurs espèces, constitue le premier volet des problématiques liées à la préservation de massifs forestiers de grande dimension. La forêt résiduelle, après perturbation, constitue l'habitat refuge de la plupart des espèces présentes sur le territoire affecté. La proportion et les caractéristiques de la forêt résiduelle doit ainsi lui permettre, de manière permanente, d'assumer pleinement son rôle de refuge3 (Bertrand et Potvin., 2002).

3: Sans limitations face à la dynamique des perturbations naturelles, essentielle aux grands processus écologiques

Massifs forestiers (suite)

CONCEPT DE FORÊT RÉSIDUELLE ET D'INTÉRIEUR

Définition et particularités1

FORÊT D'INTÉRIEUR: Portions d'une forêt où des espèces floristiques et fauniques vivent sans être affectées par les conditions environnementales (pénétration de lumière, vent, température, humidité, etc.) existant en bordure. La distance d'influence de la bordure sur les espèces abritées par la forêt d'intérieur varie selon les secteurs entre 50 et 250 m (considérations végétales) et entre 50 et 600 m (considérations fauniques). (MRNF., 2008)

Anaïs, effet de lisière

MASSIFS DE FORÊT FERMÉE: Aire forestière représentative, d'une superficie de 10 à 30 km2 (1000 à 3000 ha) dans laquelle se trouve majoritairement (66%) des peuplements de 7 m et plus de hauteur, bien répartis dans le massif et dont le couvert minimal est de 40% (densités A, B, et C). (Kouki et Väänänen., 2000).

Anaïs, Forêt d'intérieur (taille)

Massifs forestiers (suite)

CONCEPT DE FORÊT RÉSIDUELLE ET D'INTÉRIEUR

Définition et particularités1 (suite)

CATÉGORIES DE FORÊT RÉSIDUELLE

Lisières boisées riveraines Bloc insulaire Bloc péninsulaire Corridor Fragments

CARACTÉRISTIQUES IMPORTANTES

Structure Proportion Composition Dimension Forme Répartition Orientation Configuration spatiale Représentativité Hétérogénéïté

Massifs forestiers

FRAGMENTATION

Problématique générale

La fragmentation des massifs forestiers engendre plusieurs effets négatifs au sein des communautés d'espèces recherchant des caractéristiques de forêts d'intérieur. Notamment en modifiant les interactions interspécifiques, en augmentant la pression exercée par la prédation et la compétition intraspécifique, en modifiant les comportements et la dynamique sociale des populations et des individus, en augmentant l'effet de lisière5, en modifiant l'apport en ressources énergétiques et en affectant potentiellement la composition génétique des populations locales (Debinski et Holt., 1998).

Anaïs, tableau

5: Les ouvertures mineures mais à fortes densités favorisent l'étalement spatial de l'effet de lisière (Boucher et al., 2008)

Massifs forestiers (suite)

Méthodes et outils disponibles

APPLICATION DE LA THÉORIE DE LA BIOGÉOGRAPHIE INSULAIRE - Une zone de grande surface plutôt qu'une petite (A) - À surface égale, une grande zone serait plus intéressante qu'une série de petites zones (B) - De petites zones proches plutôt qu'éloignées (C) - Une distance homogène entre les zones (D), - Des zones liées par des corridors plutôt qu'isolées (E) - Des zones de forme aussi longue que large plutôt qu'oblongues pour augmenter les effets tampons (F) (Shafer (1990), page 94).

Anaïs, configuration et distance de séparation

Massifs forestiers (suite)

Méthodes et outils disponibles (suite)

ESPÈCES INDICATRICES D'INTÉRIEUR

Anaïs, espèces indicatrices

Connectivité et corridors forestiers

Problématique générale

Les paysages forestiers naturels affichent généralement un niveau de connectivité supérieur aux paysages aménagés. Cette connectivité est essentielle aux déplacements des espèces et des populations, offre une certaine protection contre la prédation, et contribue au maintien des processus écologiques. Cependant, le concept de corridors forestiers comporte certaines lacunes dont la prise en considération est essentielle à un aménagement forestier optimal. Parmi ces lacunes, notons: la faible qualité d'habitats, le risque de prédation et de compétition élevé, l'isolement de certaines populations, la vulnérabilité aux perturbations, la création de voies de pénétration d'espèces exotiques, les coûts d'aménagement élevés, la disparition d'espèces indigènes et la surexploitation des ressources incluses dans les corridors (Mc Kenzie., 1995).

Anaïs, Corridors

Connectivité et corridors forestiers

Définition et particularités

Plusieurs paramètres doivent être considérés lors de l'application du concept de connectivité aux étapes de planification et de réalisation des aménagements forestiers (Mc Kenzie., 1995). HABITATS ET GROUPES D'ESPÈCES CIBLÉES FORME DES CORRIDORS LARGEUR DES CORRIDORS LONGUEUR DES CORRIDORS LOCALISATION DES CORRIDORS DIVERSITÉ ET HÉTÉROGÉNÉÏTÉ APPLICATION DE ZONES TAMPON

Anaïs, effet du réseau routier

Anaïs, conclusion

Mesures de conservation des éléments de biodiversité

Perspectives d'aménagement (Lindermayer et al., 2006)

Synthèse des grands principes de conservation des éléments de biodiversité, applicables aux différentes échelles de planification forestière. Établissement d'un réseau de conservation prioritaire Intégration du concept d'aménagement écosystémique Application des concepts d'indicateurs structuraux (complexité, diversité et hétérogénéïté) Maintien de la connectivité des habitats Maintien de l'intégrité des écosystèmes aquatiques Optimiser le développement des réseaux routiers forestiers Augmenter les périodes de rotation entre les interventions Utilisation de stratégies de conservation multiples, applicables à différentes échelles spatiales6 Adopter une approche d'aménagement adaptative S'inspirer du régime de perturbations naturelles

6: Exemples en page suivante

EXEMPLES DE STRATÉGIES D'AMÉNAGEMENT MULTI-ÉCHELLES LES UNITÉS TERRITORIALES OPÉRATIONNELLES APPROCHE MULTI-ÉCHELLES (Everett et al., 1994)

Bassin versant

Population

Station forestière

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

25 mars 2009 Érablière Boisclair, Mont-Laurier

Cet événement a été financé en partie par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme des collectivités forestières du Service canadien des forêts.

Mise en commun des préoccupations des différents groupes et plénière

Question 1

Le réseau routier que l'on retrouve à l'intérieur du territoire du projet Le Bourdon est vaste et très développé. Il permet une accessibilité à l'ensemble du territoire pour une multitude d'activités quelles soient commerciales ou non. En quoi le réseau routier du territoire couvert par le projet Le Bourdon influence-t-il les activités de vos organismes et, à cet égard, qu'attendezvous du projet?

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Mise en commun QUESTION 1

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

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80% des sentiers quad et des sentiers de motoneiges 90% utilisent les chemins forestiers Les coûts d'entretien du réseau routiers représentent une part importante des budgets des ZECS Il est important de tenir compte de la conservation et la protection du milieu aquatique. Pour une question d'équité, il importe d'implanter une politique de financement du réseau routier qui fait en sorte que l'ensemble des utilisateurs contribuent à son financement. (3) Il y a des problèmes d'entretien de chemins d'hiver (reliant Manawan à Mont-Laurier) Il y a intérêt à appliquer en concertation le règlement sur la fermeture des chemins. (3) Un mauvais entretien des chemins a des conséquence sur la sécurité routière et le développement récréotouristique (2)

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Mise en commun QUESTION 1

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suite

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

La localisation des sentiers de motoneiges et de quad doit se faire en concertation Il y a un intérêt à stabiliser les sentiers de motoneiges Il est important de concevoir en concertation une stratégie de développement du réseau routier (3) Prolifération des chemins entraîne des coûts d'entretien élevés (2) Problème de cohabitation entre les VHR et les opérations forestières Solution possible: en concertation, stabiliser le réseau de sentiers VHR

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Mise en commun QUESTION 1

suite

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

Points ajoutés lors de la plénière: · Utiliser un montant provenant des frais de plaques d'immatriculation des VHR pour financer l'entretien des chemins · Une solution du financement réseau routier: que les commerces régionaux qui tirent bénéfices de l'accessibilité des chemins paient une partie de la facture (principe de l'utilisateur/payeur) · Il devrait y avoir moyen de faire payer les utilisateurs en fonction de leur passage sur les chemins d'accès principaux · Créer un comité pour se pencher sur la question du financement de la construction et de l'entretien des chemins en présence des élus

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Question 2

L'économie de la MRC d'Antoine-Labelle témoigne d'une capacité de prise en charge remarquable au niveau de la mise en valeur des ressources du territoire forestier public situées sur son territoire, et ce, autant sur le plan faunique et récréotouristique que sur le plan de la sylviculture et de la première transformation des bois. L'étude des Retombées économiques de l'industrie forestière et de l'industrie du récréotourisme dans les MRC d'Antoine-Labelle et des Laurentides produite en 2004 par EcoTec Consultants démontre que «les activités sur terres publiques du secteur forestier et celui du récréotourisme font une contribution significative à l'économie des Hautes-Laurentides. Le secteur forestier, avec 21,6 % des revenus totaux gagnés par les travailleurs de la MRC d'Antoine-Labelle, est un secteur dominant de l'économie de cette MRC. Le secteur du récréotourisme est également un important contributeur avec 5,1 % des revenus.» Quelles sont vos attentes spécifiques concernant l'apport du projet Le Bourdon à la consolidation et à l'accroissement de l'économie de la région, dans une perspective de développement et de cohabitation de l'ensemble des activités présentes sur le territoire ? 7

Mise en commun QUESTION 2

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

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Développer une signature particulière pour la région au niveau récréotouristique. On doit chercher à créer une synergie entre les différentes entreprises ayant un produit récréotouristique à offrir, il importe également que ces produits soient de qualité. Pour le développement récréotouristique, il est nécessaire de maintenir la quiétude, la beauté des paysages et la qualité des habitats de la faune terrestre et aquatique. Mise en valeur optimale de l'ensemble des ressources du milieu forestier. (3) Développer une offre de services forestiers diversifiés et des projets de deuxième et troisième transformation pour la communauté de Manawan. Mettre en valeur des produits forestiers nonligneux et le récréotourisme au bénéfice de la communauté de Manawan.

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Mise en commun QUESTION 2

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suite

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

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Faire connaître l'entente cadre intervenue entre le gouvernement et la communauté de Manawan. Identifier des indicateurs économiques pertinents pour l'ensemble des secteurs. Développer des outils d'aide à la décision permettant de comparer des scénarios d'aménagement du territoire sur le plan économique. Améliorer la communication et le partage des connaissances entre les différents intendants Tenir compte de l'impact du développement sur la qualité de l'eau Établir un portrait faunique de l'ensemble du territoire. Il est important que le développement de la villégiature se fasse en concertation dans une approche de développement durable. Finaliser la cartographie des sentiers de VHR. 9

Mise en commun QUESTION 2

suite

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon Points ajoutés lors de la plénière: · Comme les dépotoirs à ciel ouvert ne sont plus permis et que seuls les Lieux d'enfouissement en territoire isolé (LETI) peuvent recevoir les déchets des villégiateurs, nous sommes inquiets pour la pollution dans notre territoire · Créer un espace visuel, naturel entre chaque villégiateur et réduire le développement de regroupement de proximité entre ces derniers · Concernant les paysages, pouvons-nous réaménager les bordures de chemins? · Pouvoir développer davantage l'habitat faunique et que l'état agisse en ce sens · Amasser les réservoirs à essence qui sont abandonnés en forêt · Il faudrait qu'il y ait une juste part des emplois offerts à la communauté de Manawan

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Question 3

La définition de la biodiversité que l'on retrouve sur le site Wikipédia est la suivante : « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes ». Les représentants des partenaires du projet Le Bourdon considèrent que la durabilité de la biodiversité prime avant tout. Cela permet non seulement d'assurer le maintien des espèces et des écosystèmes mais aussi de garantir que le développement des collectivités des Hautes-Laurentides soit durable. Les travaux et les discussions se poursuivent actuellement dans le but d'identifier les objectifs de biodiversité qui devront être retenus. Qu'attendez-vous de cette approche ?

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Mise en commun QUESTION 3

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

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Augmenter les connaissances concernant les espèces fauniques présentes et les écosystèmes. Établir des corrélations entre la fréquentation des espèces animales et les patrons de coupe. Protéger la ressource eau pour maintenir la biodiversité. Valoriser la gestion intégrée des ressources par tous les intervenants du territoire. Comptabiliser les prélèvements de l'ensemble des utilisateurs (ZEC, pourvoiries, autochtones) Convenir d'une échelle d'analyse des différents éléments de la biodiversité. Définir les seuils critiques tout en tenant compte des besoins sociaux.

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Mise en commun QUESTION 3

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suite

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

Identifier les enjeux de biodiversité et les faire connaître. (2) Contribuer à la protection des habitats des espèces menacées ou vulnérables. Contribuer à la protection des lacs allopatriques. Mettre en valeur les habitats protégés.

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Question 4

Les forêts des Hautes-Laurentides procurent des avantages sociauxéconomiques aux collectivités forestières qui en dépendent. Ces dernières ont tout intérêt à ce que ces avantages soient durables afin de pouvoir maintenir une prospérité sociale. En 2004, l'étude d'Écotec Consultants montrait que 15,5 % des emplois totaux dans la MRC d'Antoine-labelle provenaient du secteur forestier lié à la forêt publique tandis que 6,6 % de ces emplois étaient tributaires du secteur du récréotourisme. Quels sont les éléments qui devraient être pris en compte afin que le niveau d'acceptabilité sociale associé à la mise en valeur de l'ensemble des ressources que l'on retrouve sur le territoire (matière ligneuse ou non-ligneuse, faune, fruit, paysages, etc.) puisse contribuer à maintenir la prospérité sociale de la MRC d'Antoine-Labelle?

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Mise en commun QUESTION 4

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

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Les pourvoiries souhaitent étendre leur gestion du territoire qu'ils occupent en ce qui a trait au secteur récréotouristique. (vilégiature, cueillette, etc.) Toute surexploitation des ressources est inacceptable. La concertation est nécessaire en ce qui concerne les interventions forestières et les ententes convenues doivent être respectées. (2) Favoriser la relève pour le secteur forestier Protéger et mettre en valeur les paysages, la faune et la matière ligneuse. Conserver les droits ancestraux des autochtones en ce qui concerne les prélèvements.

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Mise en commun QUESTION 4

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Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

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Favoriser l'intégration des autochtones en ce qui concerne la gestion des zecs et des pourvoiries ainsi que les emplois s'y rattachant. Valoriser les activités traditionnelles de piégeage car les trappeurs ont un rôle à jouer pour assurer l'équilibre entre les populations des différentes espèces. Faire connaître les discussions concernant les négociations entre la communauté de Manawan et les gouvernements. Faire reconnaître l'occupation du territoire par les Atikamekw. Informer et éduquer la population locale et extérieure à l'importance de la mise en valeur de l'ensemble des ressources. Favoriser le maintien de la biodiversité Faire connaître à l'ensemble de la région les résultats des travaux du projet Le Bourdon.

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Mise en commun QUESTION 4

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

Points ajoutés lors de la plénière: · L'acceptabilité sociale doit être considéré aussi bien à long terme qu'à court terme

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Question 5

L'approche de communication de l'information utilisée par le projet Le Bourdon répond-elle à vos attentes ? S'il y a lieu, quels sont les éléments pour lesquels vous souhaiteriez une amélioration ?

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Mise en commun QUESTION 5

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

Points abordés par les représentants des groupes lors de la plénière: · Diffuser les avancées des travaux (promouvoir l'inscription à l'info-lettre) · Répéter annuellement la rencontre d'information et d'échanges sur le projet · Inviter l'ensemble des partenaires à s'inscrire à la plate-forme web collaboration · Les pourvoyeurs sont satisfaits de leurs représentants · Un journal bi-annuel papier devrait être publié pour tous les intervenants · Communiquer l'information générale par le biais des journaux locaux · La population résidente et saisonnière devrait aussi avoir accès à l'information

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Mise en commun QUESTION 5

suite

Journée d'information et d'échanges sur le projet Le Bourdon

Points abordés par les représentants des groupes lors de la plénière: · Beaucoup d'information est actuellement disponible via le web mais il faudrait aussi en avoir sous format papier · Diffuser communiqués de presse dans chacune des organisations · Projet de diffusion d'un documentaire avec l'ONF et la communauté de Manawan (demander le nom du site) · Installer des affiches à l'entrée du territoire du projet Le Bourdon (UAF 064-51) en indiquant le nom des partenaires du projet · Voir avec le réseau des forêts modèles des possibilités de mieux faire connaître le réseau au grand public

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