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DOSSIER TECHNIQUE

Par Raymond Prince

Insonorisation des bâtiments

Bien des progrès réalisés depuis vingt ans

En matière d'insonorisation des bâtiments d'habitation à logements multiples, le Québec a grandement progressé au cours des vingt dernières années, surtout dans la lutte contre les bruits aériens. L'amélioration des techniques d'assemblage des planchers et des murs ainsi que l'intégration d'une masse plus grande d'isolant dans les murs et les plafonds y ont été pour beaucoup, tant dans les bâtiments à structure de bois que ceux de béton ou d'acier.

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ous avons interviewé Michel Morin, président de MJM Conseillers en Acoustique, Yvon Lefebvre, président de Les Conceptions Acoustiques Lefebvre, et Yvon Martin, directeur des ventes chez le manufacturier Benolec, pour qu'ils nous précisent les plus importantes améliorations apportées pour contrer la propagation du bruit et des sons à l'intérieur des habitations où de nombreux ménages doivent partager un même toit. Ces entreprises oeuvrent pour la plupart dans ce domaine depuis les années 1980, ont mis au point leurs propres produits ou disposent de laboratoires de recherche. Certains ont mené des essais acoustiques et des projets de recherche pour la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Bien sûr, certains nous ont mentionné d'emblée que la tendance à l'élimination du tapis au profit des planchers de bois et l'engouement pour l'aménagement de pièces consacrées au cinéma-maison ajoutent actuellement à la difficulté de parer les bruits tant d'impact qu'aériens. La situation serait fort probablement plus grave si les entrepreneurs n'avaient pas entre leurs mains de nouvelles options découlant des recherches et méthodes mises au point et grandement généralisées maintenant sur les chantiers.Voici quelques constats.

Des cloisons mieux insonorisées

D'abord, on sait que la présence de fourrures résilientes d'un côté d'une cloison à colombages de bois contenant un absorbant phonique améliore au minimum de dix points l'indice STC (Sound Transmission Class) d'une cloison. La pose d'une seconde fourrure résiliente de l'autre côté de la cloison permet d'obtenir une amélioration additionnelle de trois points de l'indice STC. Il est préférable d'utiliser des panneaux de gypse de 13 mm au lieu de 16 mm dans la composition des cloisons insonorisées.Chaque fois que l'on double le gypse d'une des parois d'une cloison ­ munie de fourrures résilientes ­, l'indice STC est amélioré de cinq points. Pour les cloisons à simple rangée de colombages (métallique ou bois, plus fourrure résiliente) ou pour des cloisons de colombages en quinconce, on obtient un meilleur indice STC si l'espace des colombages est de 610 mm plutôt que de 406 mm, pourvu que la cavité soit remplie de laine de fibre de verre. Pour les sons supérieurs à 250 Hz, la laine de fibre minérale et la cellulose soufflée procurent le meilleur rendement et surpassent alors la performance de la laine de fibre de verre à ces fréquences. Les cloisons à double rangée de colombages, qu'elles soient constituées de bois ou de métal, fournissent de meilleurs résultats que les cloisons à simple rangée, en raison du plus grand espace d'air entre les parois de la cloison et du découplage mécanique supérieur entre les deux parois.

Des murs et des planchers/plafonds non doublés

Le remplacement des fourrures de bois par des fourrures résilientes dans les assemblages plancher/plafond séparant deux logements dans les constructions à ossature de bois a grandement contribué à améliorer l'insonorisation. Beaucoup d'entrepreneurs doublent avec raison la masse du plafond en planches de gypse fixées à des fourrures résilientes. L'affaiblissement sonore s'en trouve amélioré d'environ cinq décibels (dB). Un rapport de recherche de la SCHL de 1990 notait que la meilleure solution pour les constructions à ossature de bois existantes consistait à construire un second plafond en dessous du

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2006

Photo : Jean Garon Aujourd'hui, des projets de condos comme celui-ci à St-Eustache, de la firme Construction GBD, ont des murs et des planchers/plafonds mieux isolés acoustiquement pour répondre aux attentes des acheteurs.

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DOSSIER TECHNIQUE (SUITE)

Par Raymond Prince

Comment améliorer l'insonorisation d'un plancher existant?

Plusieurs duplex ou triplex construits à Montréal entre les années 1900 et 1950 possèdent des planchers à ossature de bois dont la composition est à peu de choses près celle illustrée à la figure 1 :

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Illustration : MJM Conseillers en Acoustique inc.

L'affaiblissement des bruits aériens que procure un tel plancher oscille entre STC 45 lorsque le plancher est nu et STC 50 lorsqu'il est recouvert de tapis. Pour ce qui est de l'isolation des bruits d'impact, l'indice obtenu varie entre IIC 40 et IIC 70, ce dernier indice étant atteint lorsqu'un tapis de haute qualité installé sur une épaisse thibaude recouvre toute la surface du plancher. Selon une étude commandée par la SCHL réalisée au début des années 1980 (publication DBR 1147 du CNRC) une séparation acoustique de l'ordre de STC 45 entre deux logements résulte en un taux d'insatisfaction des occupants de l'ordre de 25 %. La façon la plus facile et la plus efficace d'améliorer l'isolation sonore que procure l'assemblage plancher/plafond existant, tel que montré à la figure 1, consiste à ajouter un plafond additionnel composé de deux feuilles de gypse de 13 mm type « X » vissées à des colombages métalliques standards (calibre 25) de 2 1/2 po ou préférablement 3 5/8 po de profondeur eux-mêmes vissés directement aux solives du plancher existant, perpendiculairement à celles-ci à un entraxe de 16 ou 24 po, l'entraxe le plus grand étant préférable du point de vue acoustique. On prendra soin d'ajouter un coussin de laine de fibre de verre remplissant la cavité entre les colombages métalliques avant d'installer les feuilles de gypse du plafond et on veillera à ce que les joints des plaques de plâtre qui composent le plafond se chevauchent d'au moins 300 mm (12 po); il n'est pas nécessaire de tirer les joints de la première épaisseur de gypse. Les modifications recommandées sont illustrées à la figure 2. Sur la base d'une étude réalisée pour le compte de la SCHL en 19881, en l'absence de voies de flanquement, il est raisonnable d'espérer obtenir un indice de transmission du son de l'ordre de STC 55 et un indice de transmission des bruits d'impact de l'ordre de IIC 50 (sans moquette) avec la mise en place du nouveau plafond.

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Michel Morin, MJM Conseillers en Acoustique Inc. : « Projet de recherche sur l'isolement acoustique procuré par des assemblages plancher/plafond dans les constructions à ossature de bois », recherche externe SCHL.

(418) 627-6379

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877 727-6655 · www.aee.gouv.qc.ca

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NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2006

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